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>>Haïti : actualité pour longtemps. Droits linguistiques et droits humains fondamentaux en Haïti : une même perspective historique. La fin du mandat de la Minustah.




Montréal, octobre 2017

Droits linguistiques et droits humains fondamentaux en Haïti : une même perspective historique

par Robert Berrouët-Oriol , linguiste-terminologue, publié dans Le National

Paru dans Le National, à Port-au-Prince, le 5 octobre 2017, le texte « Système éducatif haïtien : retour sur l’aménagement linguistique en salle de classe » consigne la conclusion suivante : « L’aménagement linguistique étant une question hautement politique, l’une des pistes à envisager serait la mobilisation concertée des organisations des droits humains appelées à s’emparer de la question linguistique et à intégrer effectivement les droits linguistiques au titre d’un droit humain fondamental. »

Pareille conclusion pose la nécessité de bien comprendre la notion centrale de « droits linguistiques », de bien la situer dans le dispositif des droits humains fondamentaux en Haïti et montrer qu’il s’agit là d’une vision nouvelle, porteuse et rassembleuse dans la mise en place d’une future politique nationale d’aménagement linguistique du pays. Car, à ne pas savoir véritablement en quoi consiste l’aménagement linguistique, méconnaître ou ignorer la nature et la portée de la notion centrale de « droits linguistiques », on s’expose à une dommageable mal-vision sociolinguistique, à des choix programmatiques contre-productifs et à des errements dogmatiques comme on l’a vu lors de l’apparition, sous la plume de l’ONG Académie créole, de pseudo « droits linguistiques » spécifiques aux enfants (voir Robert Berrouët- Oriol : « Les “droits linguistiques des enfants” en Haïti : mal-vision et aberration conceptuelle », Le National, 18 septembre 2016).

Hormis les langagiers, peu de gens savent qu’il existe, à l’échelle internationale, une « Déclaration universelle des droits linguistiques ». Cette déclaration a été proclamée à Barcelone en juin 1996 durant la conférence Mondiale des Droits linguistiques. Elle stipule que « Tous les peuples ont (…) le droit d’exprimer et de développer leur culture, leur langue et leurs normes d’organisation, se dotant pour cela de leurs propres structures politiques, éducatives, de communication et d’administration publique ».

En proclamant l’universalité des « droits linguistiques », la « Déclaration universelle des droits linguistiques » de 1996 établit les fondements de cette notion juridico-linguistique majeure. On entend par « droits linguistiques » l’« ensemble des droits fondamentaux dont disposent les membres d’une communauté linguistique tels que le droit à l’usage privé et public de leur langue, le droit à une présence équitable de leur langue dans les moyens de communication et le droit d’être accueilli dans leur langue dans les organismes officiels » (Gouvernement du Québec, Thésaurus de l’action gouvernementale, 2017). (Sur la notion de « droits linguistiques » et sur celle de « droit à la langue », voir Berrouët-Oriol, R., D., Cothière, R., Fournier, H., Saint-Fort : L’aménagement linguistique en Haïti : enjeux, défis et propositions, Cidihca et Éditions de l’Université d’État d’Haïti, 2011).

L’universalité des « droits linguistiques » s’entend donc au sens du « droit à la langue », du « droit à la langue maternelle » et de « l’équité des droits linguistiques ». En fonction du principe que les droits linguistiques sont à la fois individuels et collectifs, l’universalité des « droits linguistiques » pose : 1) le droit d’une communauté linguistique à l’enseignement de sa langue maternelle et de sa culture ; 2) le droit d’une communauté de locuteurs à une présence équitable de sa langue maternelle et de sa culture dans les médias ; 3) le droit pour chaque membre d’une communauté linguistique de se voir répondre dans sa propre langue dans ses relations avec les pouvoirs publics et dans les institutions socioéconomiques.

Alors même que la Constitution de 1987 ne fournit pas de provisions juridico-linguistiques exhaustives et explicites quant aux « droits linguistiques » de l’ensemble de la population, elle consigne pourtant les balises générales permettant de les formaliser et de les articuler dans un futur énoncé de politique linguistique d’État et dans la future et première législation d’aménagement linguistique que le Parlement haïtien devra voter un jour prochain. Tandis qu’elle expose le dispositif d’un ensemble de « droits fondamentaux » — « droit à l’information », « droit à la sécurité », « droit à la vie et à la santé », droit à la « liberté de réunion et d’association », droit à « la liberté individuelle », droit à « la liberté d’expression » —, c’est plutôt dans ses articles 5 et 40 que cette Constitution fournit les paramètres généraux en lien avec les « droits linguistiques ». L’orientation d’ensemble quant aux droits du citoyen est donnée en préambule de la loi-mère dans les termes suivants : « Pour fortifier l’unité nationale, en éliminant toute discrimination entre les populations des villes et des campagnes, par l’acceptation de la communauté de langues et de culture et par la reconnaissance du droit au progrès, à l’information, à l’éducation, à la santé, au travail et au loisir pour tous les citoyens. »

Aussi, c’est « par l’acceptation de LA COMMUNAUTÉ DE LANGUES et de culture » que le lien constitutionnel est établi entre la notion de « droits linguistiques » et les droits humains fondamentaux en Haïti. On notera à dessein que le préambule de la Constitution de 1987 est en cohérence avec l’article 5 de cette loi-mère qui atteste l’existence, sur le plan historique, du patrimoine linguistique bilingue d’Haïti en établissant la co-officialité du créole et du français. On notera également qu’un tel dispositif constitutionnel invalide les prétentions idéologiques des promoteurs de l’enfermement catéchétique cher à certains prédicateurs créolistes, membres ou proches de l’Académie créole, qui prônent le « tout en créole tout de suite » au motif que « Fransé sé danjé » et qu’« Haïti est un pays essentiellement monolingue (…) Haïti est des plus monolingues des pays monolingues » (Yves Dejean : « Rebati », 12 juin 2010).

Comme nous l’avons précisé dans différents textes et dans le livre que nous avons coécrit avec le linguiste Hugues Saint-Fort, La question linguistique haïtienne / Textes choisis, (Cidihca et Éditions Zémès, juin 2017), la notion de « droits linguistiques » est relativement nouvelle dans le paysage sociolinguistique haïtien. Elle met en cohérence une vision de la problématique linguistique au pays qui s’articule aux notions de « patrimoine linguistique bilingue », de « droit à la langue », de « droit à la langue maternelle » créole, « d’équité des droits linguistiques », de future « parité statutaire entre les deux langues officielles », de « didactique convergente créole-français », de « politique linguistique d’État » et de « législation linguistique contraignante ». Et c’est bien en conformité avec cette vision de la problématique linguistique haïtienne que nous avons institué, en avril 2017, le « Plaidoyer pour la création d’une Secrétairerie d’État aux droits linguistiques en Haïti » dans le droit fil des perspectives inscrites dans notre texte « Les grands chantiers de l’aménagement linguistique d’Haïti (2017 – 2021) » daté de février 2017.

En l’absence avérée de leadership de l’État haïtien dans le domaine linguistique, c’est précisément cette vision de la problématique linguistique d’Haïti qui doit être inscrite et débattue au creux des priorités des organisations haïtiennes des droits humains. Nous en avons dénombré une trentaine, parmi lesquelles la Plateforme des organisations haïtiennes des droits humains (POHDH), le Centre œcuménique des Droits humains (CEDH), le Groupe d’Appui aux Rapatriés et aux réfugiés (GARR), la Commission épiscopale nationale justice et paix (CE-JILAP), Kay fanm, etc. Pour l’établissement d’un État de droit post dictature duvaliériste en Haïti, ces organisations font un travail remarquable dans des conditions difficiles et elles entendent au quotidien dire le droit tout en menant un combat citoyen de premier plan : ce combat est conduit et se dit pour l’essentiel dans la langue maternelle des sujets parlants, le créole. Il y a donc à la fois parenté linguistique et perspective historique commune entre les « droits linguistiques » et les droits citoyens. L’exercice comme l’efficience des droits humains fondamentaux en Haïti, s’ils s’exercent sur un continuum sociopolitique et économique et dans le champ appelé « droit », se nomment en amont et en aval dans la langue et par la langue – au premier chef dans la langue maternelle créole –, malgré le fait que nos séculaires lois régaliennes soient rédigées uniquement en français, ce qui renvoie d’ailleurs à la problématique de la nécessaire production/traduction de toutes les lois du pays en créole (voir Alain Guillaume : « L’expression créole du droit : une voie pour la réduction de la fracture juridique en Haïti », Revue française de linguistique appliquée, 2011/1 (Vol. XVI).

Pour accompagner l’État haïtien et obliger l’exécutif à intervenir au plan législatif dans l’entreprise des « droits linguistiques » au pays, il est donc urgent, nécessaire et incontournable, que les organisations haïtiennes des droits humains – en liaison avec d’autres institutions de la société civile — instituent une concertation linguistique prioritaire. L’inclusion des « droits linguistiques » dans le dispositif des droits humains fondamentaux au pays est une perspective historique rassembleuse d’autant que les « droits linguistiques » constituent, dans toute société, un droit premier incontournable qui assure l’expression de tous les droits citoyens. Les « droits linguistiques », sujet majeur de société, sont inséparables des droits citoyens consignés dans la Constitution de 1987 et c’est dans cette perspective que devrait être conduite l’éducation à la citoyenneté à l’échelle du pays tout entier. Dans un premier temps, l’action conjointe des organisations haïtiennes des droits humains pourrait cibler leur contribution à l’élaboration d’une politique linguistique d’État et d’une législation contraignante d’aménagement simultané des deux langues officielles d’Haïti.





Nous reproduisons ici l’article publié par
Robert Berrouët-Oriol sur son site www.berrouet-oriol.com, et dans Le National . En mettant l’accent sur le problème réel de la cohabitation des deux langues, créole et français, l’auteur rappelle l’influence pernicieuse que les USA tentent d’exercer à Haïti à travers certains "scientifiques" et diverses ONG opportunistes (pour ne parler que de ceux-ci).

Montréal, 31 Juillet 2017

Le « monolinguisme » créole est-il une utopie ?

Robert Berrouët-Oriol

« Le monolinguisme du ridicule » (Verly Sylvestre, Le National, Port-au-Prince, 26 juillet 2017) expose un corps d’idées intéressantes notamment en ce qu’il pointe du doigt le refoulement discriminant de la langue créole dans nombre d’écoles en Haïti où des enfants sont encore punis lorsqu’ils s’expriment de façon tout à fait légitime en créole. Avec justesse, l’auteur de l’article rappelle que la minorisation institutionnelle du créole est une pratique anti-pédagogique encore largement assumée en Haïti dans le corps professoral en dépit des aspects positifs de la réforme Bernard des années 1980. Cela étant, il y a lieu toutefois d’apporter un certain éclairage sur l’un ou l’autre volet de l’article de Verly Sylvestre.

Il est conforme à la réalité historique de qualifier Haïti de pays FRANCOCRÉOLOPHONE au sens où deux langues, le français et le créole, coexistent dans les appareils d’État, dans le système éducatif et dans la population selon un usage différencié. La réalité du patrimoine linguistique bilingue et bi-séculaire haïtien –qu’il est illusoire et vain de nier au prétexte réducteur de « l’exclusion de la majorité créolophone unilingue »–, est attestée à travers l’histoire du pays dans différents champs de la vie nationale comme nous l’avons montré dans le livre de référence « L’aménagement linguistique en Haïti : enjeux, défis et propositions » (Cidihca et Éditions de l’Université d’État d’Haïti, 2011). Alors même que le créole demeure « la langue qui unit tous les Haïtiens » (article 5 de la Constitution de 1987), qu’il est la langue usuelle des sujets parlants nés et élevés au pays, il est contre-productif sinon aberrant –comme veulent le faire croire certains linguistes haïtiens formés aux États-Unis–, que le français serait une langue étrangère en Haïti au même titre que le finlandais ou le japonais. Et accréditer la ritournelle selon laquelle « ceux qui ont le français comme langue maternelle, ils sont en nombre insignifiant selon Yves Dejean » revient à poser faussement la question de la coexistence de nos deux langues officielles. Prendre appui sur certains errements idéologiques du linguiste Yves Dejean dont la langue maternelle est le français, s’avère, encore une fois, improductif, car ces errements conduisent à enfermer la question linguistique haïtienne au périmètre d’une borgne comptabilité et à l’y réduire. En effet, il faut savoir qu’aujourd’hui, aucune enquête sociolinguistique d’envergure nationale menée par une institution haïtienne n’a apporté de données crédibles et vérifiables sur le nombre de locuteurs du français en Haïti : représentent-ils 5 %, 10 %, 15 %, 25 % de la population ? De son côté, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) –citant le Rapport sur le développement humain (PNUD, 2010) et World Population Prospects The 2008 Revision (Division des affaires économiques et sociales des Nations Unies, 2008)–, estimait en 2010 le nombre de locuteurs de français en Haïti à 4 279 000 personnes sur un total de 10 188 000 habitants. Une fois de plus, il faut prendre toute la mesure qu’au-delà du nombre de locuteurs du français parlé en Haïti, l’aspect central de la question demeure le statut réel des deux langues officielles dans le corps social, leur mode de fonctionnement institutionnel en cohabitation inégalitaire et le fait, discriminant, que le créole n’est toujours pas une langue d’emploi obligatoire dans la totalité du système national d’éducation.

De même, aucune recherche à l’échelle nationale n’a jusqu’ici permis de mesurer la compétence linguistique des sujets parlant français chez les enseignants comme parmi les étudiants. En revanche, ce qu’il importe de bien comprendre, ce sont les conditions réelles de la coexistence inégale de nos deux langues officielles dans un dispositif qui alimente ce qu’il faut bien nommer, en particulier dans le système éducatif national, un aveugle apartheid linguistique dans le contexte de l’inexistence d’une politique d’État d’aménagement linguistique (voir Robert Berrouët-Oriol : « Les grands chantiers de l’aménagement linguistique d’Haïti (2017 – 2021) » ; voir aussi Robert Berrouët-Oriol et Hugues Saint-Fort : La question linguistique haïtienne / Textes choisis, Éditions Zémès, juin 2017).

Le Centre national de ressources textuelles et lexicales (CNRS, France), définit comme suit le « monolinguisme » : « État d’une personne qui ne parle qu’une langue, d’un pays où l’on ne parle qu’une seule langue ». Si l’observation empirique de la réalité linguistique du pays permet de poser que les unilingues créolophones constituent la majorité des sujets parlants, on ne saurait rigoureusement soutenir qu’Haïti est « un pays où l’on ne parle qu’une seule langue ». Haïti est un pays de langues en contact au sens où il existe bien une dynamique inégalitaire des usages du français et du créole, mais il serait tout aussi vain de nier qu’en raison des flux migratoires des 20e et 21e siècles et des échanges économiques entre Haïti et ses voisins, les langues sœurs anglaise et espagnole sont également parlées au pays par un nombre indéterminé de locuteurs.

Ainsi, soutenir l’idée qu’« Il faut tirer les conséquences du fait qu’Haïti est un pays essentiellement monolingue (…) Haïti est des plus monolingues des pays monolingues » (Yves Dejean : « Rebati, 12 juin 2010) revient à s’enfermer dans une dommageable myopie idéologique et linguistique qui pourrait faire obstacle à l’aménagement simultané des deux langues officielles du pays ainsi qu’à l’ouverture assumée au multilinguisme de notre modernité de sujets parlants.

À répéter hors de toute analyse crédible et de manière habitudinaire le cliché selon lequel « le français est un butin de guerre » en Haïti, et qu’il y a au pays « des francolâtres (…) des francoaphones, il s’agit alors des 95 % qui ne connaissent pas le français, eux qui vivent dans un territoire dit francophone tout en étant privés des bienfaits présumés d’une telle francophonie » revient à enfermer la question linguistique haïtienne au périmètre des approximations idéologiques. Il en résulte la négation complaisante du « droit à la langue », du droit constitutionnel de tous les locuteurs haïtiens à la possession de la langue française par une scolarisation de qualité en phase avec les droits linguistiques de toute la population. Quel en est l’enjeu ?

Le combat multiforme pour la langue créole est une tâche historique –j’en fais le plaidoyer depuis plusieurs années dans mes livres et articles. Mais, ce combat ne doit pas être opposé au français ni être réduit à une obtuse et une rituelle folklorisation de la langue créole elle-même. À contre-courant des approximations et des errements idéologiques, il s’agit aujourd’hui de porter sur les fronts institutionnels, et notamment à l’École de la République, LA VISION DE L’AMÉNAGEMENT CONCOMITANT DES DEUX LANGUES OFFICIELLES DU PAYS (voir à ce sujet, Robert Berrouët- Oriol, « Plaidoyer pour la création d’une Secrétairerie d’État aux droits linguistiques en Haïti », Le National 18 et 19 avril 2017, et http://www.ameriquelatine.msh-paris.fr/spip.php ?article895. On mesurera l’impact du futur aménagement simultané de nos deux langues officielles à l’École de la République en rappelant que « Selon l’Unicef, « Le système éducatif haïtien accueille 2 691 759 élèves dans 15 682 écoles. Alors que le secteur public reçoit 20% des élèves (538 963) dans 9% des écoles (1 420 écoles publiques), le secteur non public accueille 80% des élèves (2 152 796) dans 91% des écoles (14 262 écoles non publiques » (Unicef : « L’éducation fondamentale pour tous »).

De manière judicieuse, Verly Sylvestre pointe du doigt « Ce monolinguisme [créole] excommunié de l’incapacité de l’État à lui faire jouer son rôle dans le développement du pays. » Mais il faut aller plus loin dans le diagnostic et en tirer les conséquences : « Ce monolinguisme [créole] excommunié » se nourrit de préjugés sociaux tenaces et aveugles ; également, il est alimenté par l’absence quasi totale de leadership de l’État haïtien en matière d’aménagement linguistique, l’absence de vision articulée de la question linguistique nationale ainsi que le déni des droits linguistiques de la totalité de la population.

Le combat multiforme pour la langue créole, une tâche historique : il faut le mener sur le terrain institutionnel selon la vision des droits linguistiques. En clair, c’est précisément cette vision nouvelle et rassembleuse qu’il s’agit de promouvoir dans le corps social haïtien, dans nos institutions et parmi les décideurs politiques du pays.

Cette vision nouvelle ainsi que la configuration des droits linguistiques au pays figurent dans le livre de référence « L’aménagement linguistique en Haïti : enjeux, défis et propositions » ; elles sont rigoureusement conformes à la « Déclaration universelle des droits linguistiques » de 1996. Partant du principe que les droits linguistiques sont à la fois individuels et collectifs, qu’ils constituent des droits personnels inaliénables, nous les avons identifiés au titre des droits humains fondamentaux. Cette neuve manière de problématiser la question linguistique haïtienne, à contre-courant de l’approche « militantiste » et de l’enfermement identitaire/essentialiste, permet de circonscrire l’aménagement des deux langues officielles du pays sur le terrain des droits citoyens et des obligations de l’État car l’aménagement linguistique est en amont une question politique, une intervention planifiée de l’État dans le domaine linguistique (Jacques Maurais : « Politique et aménagement linguistiques », 1987). Les notions qui sont au fondement de cette vision sont celles de « patrimoine linguistique bilingue », de « droits linguistiques », de « droit à la langue », de « droit à la langue maternelle » créole, « d’équité des droits linguistiques », de future « parité statutaire entre les deux langues officielles », de « didactique convergente créole-français », de « politique linguistique d’État » et de « législation linguistique contraignante ». Elles doivent régir toute entreprise d’État d’aménagement simultané des deux langues officielles d’Haïti.


Avril 2017

La fin du mandat de la Minustah

On parle finalement assez peu d’un événement majeur pour la République d’Haïti : la fin programmée de la présence de la Minustah de l’ONU après treize ans de services pas toujours bons ni absolument loyaux.

Il reviendra bien sûr au pays d’assurer ensuite pleinement les missions de sécurité qui incombaient à la Minustah. Les forces de police locales de la PNH (un peu moins de 13,000 agents aujourd’hui) participeront donc à des exercices de formation d’ici deux ans. La résolution du Conseil de sécurité de l’ONU prévoit que 2,360 soldats auront quitté le pays au 15 octobre de cette année, après la fin de la prorogation du mandat pour la stabilisation. Prendront le relais pour six mois initiaux sept unités de police constituées (980 hommes), ainsi que 295 policiers hors unités constituées, qui formeront la Minujusth. En plus de sa mission de formation, celle-ci sera également chargée de veiller à la mise en place edes mesures adéquates en matière de droits humains, d’en rendre compte et de les analyser.

Vu de l’extérieur, on craint l’éventualité d’un retour d’une police politisée, mon redoute une recrudescence de la contrebande d’armes et du trafic de drogues. Mais, finalement, n’est-ce pas une occasion pour le pays de se prendre en mains en ces matières aussi ?

Vraiment ? On finit par se le demander, car la décision de l’ONU vient en partie de la volonté de l’administration Trump de réduire officiellement les sommes transitant par l’ONU pour les opérations de sécurité de celle-ci. De toute façon, l’influence des USA à Haïti reste assurée politiquement et économiquement, directement ou à travers des actions menées par certaines ONG ou des groupes religieux de type pentecôtiste. Pourquoi, en avançant des arguments confortables, payer davantage lorsque ce n’est plus tout à fait nécessaire ?



3 janvier 2017

Les résultats définitifs de l’élection présidentielle confirment les estimations premières ; ils donnent Jovenel Moïse gagnant avec 55,60% des voix, devant Jude Célestin (parti Lapeh) avec 19,57 %. Il faudra à présent que le vainqueur, apparemment éloigné jusqu’alors de la politique, gagne une légitimité que la minceur du nombre des votants ne semble pas lui accorder d’emblée.


Paris, 28 novembre 2016

Laënnec Hurbon nous a accordé un entretien à l’occasion d’un passage à Paris au cours duquel il expose la situation, toujours incertaine, qui règne dans le pays à la suite des élections présidentielles qui viennent d’avoir lieu. Et c’est évidemment l’occasion de revenir sur les derniers malheurs qui ont frappé Haïti, avec des conséquences dues autant au manque d’infrastructures solides (par la faute d’un pouvoir local largement défaillant) qu’à la responsabilité d’une partie de la communauté internationale. Et bien sûr, on ne saurait oublier à cet instant exceptionnel l’appartenance du pays aux Caraïbes, et les effets de la proximité de Cuba sur la politique interne.

Aux dernières nouvelles, Jovenel Moïse, le candidat choisi par l’ancien président Michel Martelly, lui-même téléguidé par les États-Unis et Hillary Clinton, aurait été élu dès le premier tour devant Jude Célestin, du parti Lapeh. "A quoi bon tout ça ?" ont dû s’interroger les électeurs confrontés à un trop-plein de candidatures et à la vacuité des programmes, puisque le taux de participation n’aurait atteint que... 21,69%. L’annonce officielle des résultats définitifs est prévue pour la fin décembre.


Laënnec Hurbon 28-11-2016 par Dominique Fournier




Port-au-Prince, 1er août 2016

Voici un texte d’humeur, pas foncièrement optimiste sur l’avenir immédiat du pays, qui nous a été transmis par notre ami Laënnec Hurbon, et qui a été initialement présenté à l’émission Point du Jour sur Radio IBO le lundi 25 juillet 2016

LA LOGIQUE DU CHAOS...

Hérold Jean-François

Nous nous acheminons vers une dévaluation conséquente de notre Gourde qui dégringole de jour en jour à chaque nouvelle transaction et dans les super marchés, l’ajustement des prix est déjà effectif. On paie déjà de 10 à 26% plus cher pour certains produits, comparée à la mi-juillet 2016.

La zone métropolitaine de la capitale augmente en laideur tous les jours et l’hygiène publique est devenue un véritable défi. Il faut peut-être revenir à 1989 où nous avions un sérieux déficit dans le ramassage des ordures pour trouver une situation d’insalubrité aussi préoccupante. L’État est dépourvu de moyens, l’économie est exsangue, les difficultés des uns et des autres pour faire face aux obligations renvoient à une situation de pré-faillite. L’économie est en mode décroissant, les prévisions de croissance sont revues à la baisse suivant les données des autorités monétaires, le défaut d’investissements, l’arrêt des chantiers publics, l’assèchement des fonds du Petro Caribe, le désengagement du financement international, le gel de la coopération bilatérale sont autant d’aspects qui font que l’étouffement d’Haïti est garanti.

Or nous prétendons nous assumer pleinement en ignorant l’argent de l’étranger que l’on avait à tort comptabilisé dans notre Budget national, pour financer nos élections et faire comme si les choses allaient bien en affichant un train de vie insolent pendant les cinq dernières années d’un pouvoir aussi bambocheur que prédateur.

En octobre 2016 nous prévoyons d’aller aux élections pour mettre fin à la déconstruction démocratique planifiée sciemment par l’administration Martelly. Tout le monde est d’accord pour qu’Haïti relève la tête et initie le rapatriement de ses prérogatives de souveraineté en garantissant le financement du processus électoral à partir des ressources internes. Il va falloir être ingénieux pour trouver l’argent nécessaire en détournant des rubriques dans l’ancien Budget, car le Parlement insouciant que nous avons avait boudé la convocation du Président provisoire au menu duquel figurait le vote d’un Budget rectificatif. Ou il faudra aller sur le marché emprunter de l’argent dans les réserves disponibles, ou souscrire un emprunt public en utilisant les mécanismes du système.

Ce sont là autant d’hypothèques sur le prochain mandat régulier. Le Président qui sortira des prochaines élections devra avoir des reins solides, une détermination de fer et de l’imagination pour nettoyer les écuries d’Augias et mettre de l’ordre en imposant des sacrifices chez un peuple habitué certes à la souffrance, aux privations et à des conditions de vie extrêmes, mais peu enclin à se conformer à des cures amaigrissantes suivant le modèle de ce que l’on a vu à Cuba de 1959 à nos jours. Et dans notre cas, n’est-il pas difficile d’imaginer imposer plus de restrictions encore à un peuple dont les données des institutions financières indiquent que sa grande majorité survit avec moins de 2 dollars américain par jour, soit 128.80 gourdes au taux de 64.40 gourdes pour 1 dollar, le 25 juillet 2016 ?

Mais qui se soucie en Haïti des données statistiques, des chiffres indiquant toutes sortes de malaises et de déséquilibres macro-économiques ? Nos politiciens ? Nous savons tous déjà qu’Haïti est une République d’individus où les intérêts personnels des uns ne leur laissent pas le temps de se lamenter sur les difficultés du reste de la population. Si vous aviez besoin d’un exemple, tournez le regard sur le Parlement en auto-veilleuse depuis des mois et où de façon miraculeuse on a pu tenir une séance le 20 juillet dernier, le temps d’accorder décharge de leur gestion à deux Sénateurs, un Questeur et un ancien Président du Grand Corps. En d’autre temps, il faudra revenir et questionner certaines pratiques qui se donnent libre cours au Parlement en matière de reddition de comptes... Ici, on n’est dans un monde non-orthodoxe... Les normes qui s’appliquent ailleurs en matière de contrôle des actes et de la gestion des deniers publics se règlent de manière débonnaire, à la bonne franquette. Le temps de dire pour assis contre debout comme cela se faisait à la Chambre unique des Duvalier, le rapport de gestion des comptables des Chambres législatives est libéré, et le parlementaire en question a les coudées franches pour se porter candidat et revenir à la charge, avec la plus grande complicité de ses pairs... Pauvre peuple, cadet des soucis de ses mandataires !...

DE LA CLASSE POLITIQUE HAÏTIENNE...

Bizarroïde serait le mot qui conviendrait pour qualifier nos femmes et nos hommes politiques. Elles et ils agissent à l’opposé de ce qu’elles ou ils disent. Ils combattent les élections, mais ils se portent candidats aux mêmes élections. Le premier qui dénonce la convocation par le Président provisoire du peuple dans ses comices est celui-là même qui, à l’encontre de ses convictions et positions tapageuses dans les médias quant à la réalité au Grand Corps, se compromet en faisant toutes les contorsions pour que séance se tienne afin d’obtenir décharge de sa gestion et s’inscrire en bonne et due forme pour participer aux élections dont il vient juste de condamner la convocation par le chef de l’État ! Hypocrisie !

Et par rapport aux autres qui condamnent le fait que Jocelerme Privert convoque le peuple pour aller voter aux élections en invoquant par ailleurs son défaut de qualité pour le faire, que comprendre de cette attitude ?

Depuis le 14 février 2016, nous sommes dans une situation de fait. Nous avons un Président hors-norme sorti des artifices de l’interprétation de l’article 149 de la Constitution amendée. Or nous savons tous que si ce n’est simplement l’esprit dudit article, il n’y a rien dans sa lettre qui correspondait à la réalité politique d’Haïti au 7 février 2016. Nous soumettons à votre attention, pour rappel, les prescrits de l’article 149 de la Constitution de 1987 amendée.
"En cas de vacance de la Présidence de la République soit par démission, destitution, décès ou en cas d’incapacité physique ou mentale permanente dûment constatée, le Conseil des Ministres, sous la présidence du Premier Ministre, exerce le Pouvoir Exécutif jusqu’à l’élection d’un autre Président.
Dans ce cas, le scrutin pour l’élection du nouveau Président de la République pour le temps qui reste à courir a lieu soixante (60) jours au moins et cent vingt (120) jours au plus après l’ouverture de la vacance, conformément à la Constitution et à la loi électorale.
Dans le cas où la vacance se produit à partir de la quatrième année du mandat présidentiel, l’Assemblée Nationale se réunit d’office dans les soixante (60) jours qui suivent la vacance pour élire un nouveau Président Provisoire de la République pour le temps qui reste à courir."

Vous êtes d’accord que rien de ce qui précède ne correspondait à la situation de Michel Martelly qui a épuisé les dernières secondes de son mandat de cinq ans dont il a JOUI pleinement... Dans ce cas, l’élection de Jocelerme Privert au second degré est plus le résultat de l’acceptation d’un fait accompli, à la lumière de l’esprit de l’article 149 de la Constitution. L’épuisement des 120 jours alloués sans que les tâches à accomplir l’aient été effectivement, fait-il de Privert un Président avec moins de légitimité qu’avant ? Nous ne le pensons pas. Et si nous étions dans une situation où la classe politique se souciait uniquement du bien de la nation, sans à priori idéologique basé sur des objectifs peu nobles comme prendre le contrôle du pays par l’intermédiaire d’un nouveau Président "pope twal", depuis le 14 juin dernier, l’Assemblée Nationale se serait réunie sans idée préconçue pour constater les faits et convenir de la poursuite de l’expérience, sans interruption, jusqu’à la passation de pouvoir, le 7 février 2017.

Mais il y a ceux qui ont d’autres agendas, ceux qui rêvent d’une transition sans fin conformément à leurs plans et projets qui ne sont pas toujours avouables... Les adversaires de Jocelerme Privert semblent avoir perdu la raison à un point tel qu’ils sont tout à fait déconnectés d’avec la réalité. Nous avons un train électoral en marche, jusqu’à présent, le processus est à jour et à l’heure ; nos donneurs de leçons de la communauté internationale semblent vouloir réajuster leur attitude ; le gouvernement gère tant bien que mal les affaires courantes ; le pays est dans un statu quo déprimant mais fonctionnel. Qui, dans le pays, est gêné par la présence de Jocelerme Privert ? Qui a véritablement aujourd’hui, comme priorité, un changement de Président provisoire ? Qui est incapable de comprendre que tout coup de frein à la marche actuelle des choses sera fatal pour le calendrier électoral tel que déployé ?

Les artisans de l’ombre et les forces des ténèbres guidant la main de l’insécurité qui frappe avec la dernière méchanceté n’ont pas encore réussi à retourner la vapeur en leur faveur en comptabilisant les morts issues de la violence planifiée en défaveur du pouvoir en place. Les actes spectaculaires pour créer la dynamique du chaos, on ne saurait les imputer à l’administration Privert/Jean-Charles. Au contraire, on serait plus enclin à les mettre au compte de ceux-là qui regrettent d’être partis trop tôt du pouvoir et qui rêvaient hier encore de permanence dans les meubles de l’État. Rêve contrarié par le rapport de la Commission d’Évaluation et de Vérification Électorale qui a poussé à l’annulation des présidentielles. Ceux qui ont la nostalgie du pouvoir sont en train de mal faire et de jouer mal. Ils n’ont pas les suffrages de l’opinion publique et leurs faux pas peuvent vite les mettre dans une posture de délinquants auxquels on créditera tous les forfaits récents. Les enquêtes du FBI sur les tirs sur les façades d’édifices appartenant au capital étranger ; les investigations en cours au niveau des institutions locales sur les mêmes agressions n’emprunteront-elles pas les mêmes canaux pour couler vers la même embouchure ? La faiblesse du pouvoir, son incapacité à traîner devant la justice des citoyens jusque-là intouchables, son laxisme qui a permis à des forces occultes d’agir en toute impunité en semant le deuil ici et là, ne sont-ce pas là un ensemble de reflets rejaillissant sur une certaine opposition et sur sa capacité à créer des situations dont elle pense pouvoir en être en même temps l’auteure et la dénonciatrice ?

Coup double, jeu malin, mais jeu dangereux. Parce que si l’on attaque ça-et-là, l’on tire sur des édifices, l’on active la main de l’insécurité qui frappe de manière aveugle et qu’en face le pouvoir est comme tétanisé et incapable de réagir, faut-il bien que quelque part, quelqu’un, un groupe ou une association de personnes soit derrière tout cela ? Alors, les observateurs tout comme l’opinion publique doivent se tarauder les méninges pour identifier les agresseurs. L’opposition frontale à Jocelerme Privert ne saurait sortir vierge de l’esprit ou de la perception de chacun quant à l’actuelle réalité taillée sur mesure pour les besoins d’une cause pour le moins perdue, nous semble-t-il...




Port-au-Prince, 11 juillet 2016

Après quelques hésitations, nous avons choisi de reprendre ces articles parus très récemment dans Le National parce qu’ils traitent de sujets, le système éducatif et la langue française, d’un intérêt supérieur pour le pays, à divers titres.

Le National, lundi 11 juillet 2016, n°280

TRIBUNE

Deux mots sur le système éducatif haïtien

Ceteris paribus, l’histoire du système éducatif haïtien peut se caractériser par deux points fondamentaux : 1- Le refus des élites haïtiennes de construire un système éducatif dynamique et performant en faveur du peuple ; 2- Le non-accès généralisé du peuple haïtien à une éducation de base. C’est à travers ce carrefour perplexe que les demandes scolaires se prononçaient et allaient être un instigateur principal dans la constitution du système éducatif haïtien au lendemain de la révolution de 1843.

L’éducation scolaire dans notre article prend le sens de socialisation – en termes de valeurs véhiculées dans le système scolaire de manière euphémique – elle s’apparente aussi à l’instruction scolaire dans le contexte de l’enseignement — apprentissage que celle-ci a pour première mission. Ainsi, le concept d’éducation scolaire recouvre ces deux versants.

L’entrée à l’école en Haïti se vit comme un « choc culturel » par le jeune écolier : de prime abord, causé par la langue française, c’est le premier contact direct de l’élève avec celle-ci. La langue française est le langage d’une minorité d’individus dans la société haïtienne et elle est généralement l’apanage des classes bourgeoises et moyennes. Les codes sociolinguistiques révèlent l’inégale distribution du pouvoir sur le marché des échanges linguistiques : le code élaboré, formel et universaliste est la langue française adoptée à l’école. Par conséquent, les élèves des milieux sociaux défavorisés doivent « changer de code », comme on dit souvent, ils doivent « s’exprimer ».

Par ailleurs, les bagages axiologiques qui structurent le milieu scolaire haïtien sont généralement contradictoires – par rapport à celles qui sont véhiculées dans les familles haïtiennes, notamment paysannes, les valeurs communautaires [Gemeinschaft] de type volonté organique se trouvaient confrontées à des valeurs sociétales [Gesellschaft] à volonté réfléchie. L’éthos des classes dominantes, basé sur la distinction, le dégoût des goûts des classes populaires, sont les principales orientations véhiculées à l’école.

Les écarts socioculturels entre l’écolier et son milieu socioenvironnemental croissent à mesure que le jeune Haïtien atteint un niveau graduel dans les cycles scolaires du système éducatif : l’école, qui devrait être un moyen méthodique et interactif de la jeune génération avec la société, produit des Haïtiens dotés d’un habitus bourgeois qui les conduit le plus souvent à une dissonance culturelle, frisant dans la pratique une dyssocialisation, en l’occurrence l’étudiant prince auto-dominé selon les analyses du professeur Anil Louis-Juste est un idéal type. La culture scolaire est un enjeu social – arbitraire culturel –, elle renforce les inégalités sociales et scolaires dans la société haïtienne comme l’a si bien analysé Louis Auguste Joint dans son livre Système éducatif et inégalités sociales en Haïti (2006).

Le système éducatif haïtien tend à reproduire les antagonismes bi-catégoriaux classiques entre les créoles et les bossales dans la société haïtienne : les pratiques éducatives et les formes scolaires qui s’y développent révèlent, entre autres, la relation que ces dernières entretiennent avec les structures politiques et sociales. Le système scolaire haïtien forme des désubstantialisés, des homo-sapientissistes ; à cet effet, Bird M.B. avance ceci : « L’éducation reçue par le petit nombre en Haïti et ailleurs n’a pas été de nature à inspirer chez ces personnes de la sympathie pour les masses ignorantes (…), l’éducation du petit nombre en Haïti a produit le sentiment d’une certaine supériorité qui, à son tour, a engendré un grand orgueil. » Le non-accès généralisé à l’éducation scolaire des enfants en âge de scolarisation, les problèmes de l’alphabétisation des masses paysannes et urbaines, l’école à deux vitesses avec des effets socio-éducatifs non moins importants comme l’effet établissement, l’effet maître, l’effet classe, restent des défis importants à relever en dépit de quelques efforts réalisés ces dernières années.

Une autre problématique essentielle et légitime à poser si on veut comprendre le système éducatif haïtien relativement à ses fins est la suivante : le système éducatif haïtien a-t-il comme finalité de produire des êtres dotés d’une conscience critique ? Est-il porteur d’une civilisation adaptée aux contextes nationaux et internationaux ? Est-ce une éducation pour le développement durable ? Une telle éducation est-elle apte à émanciper l’Homo haitianus ? D’aucuns soutiennent que ce système éducatif s’avérerait inadapté aux contextes local et global – en dehors des problèmes administratifs et organisationnels auxquels il fait face – ce qui nous intéresse ici, c’est le projet d’homme qu’il forme, cristallisé dans le cursus pédagogique du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). À priori, la structure d’un programme académique est montée selon une philosophie de l’homme et de la société, elle découle d’une certaine chronosophie futurocentrique, c’est-à-dire d’une vision globale de l’homme qui tient compte de son passé afin de viser un avenir investi d’un contenu rêvé, attendu ou souhaité, donc d’une idéologie. Elle tient compte des défis socio-économiques nationaux et de la mondialisation : in fine, comme le dit Gérard Boutin (2004), ce sont les postures philosophiques, psychologiques et politiques qui infléchissent les actions éducatives. Mutatis mutandis, des pays comme la France, les États-Unis, le Canada et la Chine incorporent des filières technologiques et professionnelles dans leurs cursus scolaires. Ainsi, les écoles secondaires en Chine comprennent des sections d’études agricoles et professionnelles ; celles du Québec incluent une formation professionnelle axée sur l’emploi dans leurs filières à partir de la classe de cinquième de l’enseignement secondaire, de même en France après le Diplôme national du Brevet (DNB), la classe de seconde s’ouvre sur trois orientations : professionnelle, technique et générale. Grosso modo, la structuration des cycles du système scolaire haïtien en vigueur révèle une inadéquation avec les grands enjeux de développement économique, social, politique, culturel auxquels fait face la société dans son ensemble. Les secteurs professionnel et technologique ne sont pas pris en considération – sur le plan pratique – dans le système éducatif haïtien : celui-ci forme majoritairement des élèves à orientation générale, ce qui cause en partie l’échec scolaire.

Le curriculum formel du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle est inadapté, les matières et les contenus ne sont pas contextualités : en l’occurrence, l’enseignement-apprentissage des sciences sociales et de la littérature se confinent à la moitié du XXe siècle. Le curriculum formel n’est pas mis en œuvre (tel que prévu par le MENFP) par les enseignants – catégories sociales qui sont en général peu qualifiées et sous-payées. Aucune matière ne traite des rapports haïtiano-dominicains ; l’éducation civique, politique et environnementale est pratiquement absente ; les NTICs ne sont pas intégrées de manière effective dans les salles de classe ; le problème pédagogique de l’enseignement des langues étrangères : l’anglais et l’espagnol sont à repenser. Quant aux sciences dures : la biologie, la chimie et les mathématiques, elles restent purement confinées à un stade intellectuel. Les pratiques scolaires sont inadaptées : le système éducatif haïtien est basé sur une approche comportementaliste de l’enseignement-apprentissage selon lequel l’élève est un sujet réceptif. En conséquence, l’élève haïtien est récalcitrant au travail de groupe et il devient totalement dépendant du professeur. Les fautes ne sont pas tolérées et sont ridiculisées dans les salles de classe ; l’élève est peu développé intellectuellement et son sens critique est rachitique : le produit de ce modèle est « l’élève-perroquet » avec une tête bien pleine plutôt que bien faite.

Les postures idéologiques et les représentations sociales transmises à travers l’organisation scolaire et au cours des interactions pédagogiques entre élèves ∕ professeurs ∕ administrateurs scolaires sont discriminatoires, ségrégationnistes et foncièrement individualistes : les rapports sociaux sont reproduits sans aucune censure dans les milieux scolaires haïtiens : la violence, l’asymétrie des sexes, les clivages de couleur, de région, de religion, de résidence. En fait, c’est une école qui ne permet pas la mixité sociale et elle s’assure "que ceux qui se ressemblent, s’assemblent". Les habitus des élèves en tant que dispositions permanentes et du fait de leur caractère de transposabilité, génèrent des pratiques similaires quand ils sont à l’université – institution qui reflète elle-même les différents problèmes sociétaux haïtiens. Ainsi, par une sélection sociale s’apparentant à un darwinisme social pour leur entrée à l’université, notamment l’Université d’État d’Haïti, certains d’entre eux incorporent le « sens pratique » des travaux universitaires jusqu’à l’obtention de leur diplôme : ce qui leur confère une certaine compétence culturelle ?

Feland Jean felandjean@yahoo.fr

— Fanon, Frantz, (1995). Peau noire, masques blancs, Paris, éd. du Seuil.
— Bird, M.B., cité par Toussaint, Hérold, (2004). Communication et État de droit selon Jürgen Habermas, patriotisme constitutionnel et reconnaissance de l’autre en Haïti, Port-au-Prince, éd. Deschamps,



A propos de la francophonie. Pour l’engagement citoyen des jeunes

Le dimanche 10 juillet a pris fin à l’Université de Montréal, dans la ville éponyme, le forum des jeunes ambassadeurs de la Francophonie des Amériques, qui a débuté le 3 Juillet dernier. À ce forum, prennent part de nombreuses personnalités distinguées de l’univers francophone, dont Christiane Taubira, l’ancienne garde des sceaux de la République française.

Cette année, 55 futurs jeunes ambassadeurs de 20 pays différents des Amériques, dont Haïti, prennent part à la 5e édition de l’événement. Ces ambassadeurs, âgés de 18 à 35 ans, suivront une formation à la fois théorique et pratique qui a pour objectif de les outiller pour devenir des citoyens engagés dans leur milieu. L’édition de cette année a aussi vu le lancement du livre Le seul passager noir du Titanic de Serge Bilé. Le livre traite de la présence de Joseph Philippe Lemercier Laroche, citoyen Haïtien et seul passager noir à avoir été à bord du célèbre paquebot.

Le bureau Montréal du Journal, dont la directrice, Sandrellie Séraphin, figure parmi les jeunes ambassadeurs du forum, a conçu ce supplément pour permettre aux lecteurs de saisir la portée de cet événement majeur, à travers les témoignages de certains participants.



Claire Falonne Barbara Francoeur, secrétaire au conseil d’administration de la Jeune chambre de commerce haïtienne (JCCH)

Le National : qu’est-ce que cela veut dire pour vous de participer au FJAF2016 ?

Claire Falonne Barbara Francoeur : Les langues sont une façon de voir le monde, de nommer les choses et les langues sont fécondes. (Christiane Taubira) Partageant cette même vision que madame Taubira, participer à la 5e édition du Forum des jeunes ambassadeurs de la Francophonie est une occasion pour moi de m’ouvrir au monde, de pouvoir nommer les choses telles qu’elles sont, d’aller à la rencontre de tous ceux qui partagent les mêmes valeurs que moi, d’aller vers ceux qui sont aux prises à cette crise identitaire, de partager nos expériences, proposer dans cette optique surtout de créer, d’innover et de reproduire.

C’est une occasion unique de me joindre à cette lutte de protection de la langue française, symbole de notre façon d’être, de penser, d’agir, de percevoir, et ce, tant dans nos relations avec les autres qu’avec l’environnement dans lequel nous, les francophiles, évoluons.

LN : quel est votre regard sur le fait français en Haïti ?

CFBF : En Haïti, la langue française a toujours été et est encore une question qui divise. Souvent considérée comme la langue de l’élite intellectuelle et économique, elle est minoritairement parlée par le peuple qui est majoritairement analphabète. Étant la langue d’enseignement, elle est vue comme le vecteur de préjugés des personnes pleinement accomplies. Or en Haïti, la chance n’est pas donnée à tous d’aboutir à cet accomplissement. Donc, chez nous, la langue n’est pas juste un moyen de communication, de penser et d’agir, mais c’est aussi un outil de classement social au détriment du créole qui est la langue maternelle parlée par la classe défavorisée. Dans cette quête de protection, de sauvegarde et de cohabitation de la langue française au côté du créole, langue maternelle, il s’avère judicieux, en Haïti, de se pencher sur l’enseignement des deux langues dès la maternelle. Dans cette optique, la Francophonie pourrait jouer un rôle clef dans ce renouement de la situation, ci-haut décrite comme le « fait français », en prônant les valeurs de solidarité et de justice sociale, de partage et du vivre ensemble. Surtout qu’Haïti n’est pas seul dans cette lutte où deux langues se confrontent incessamment au profit d’une classe élitiste.

LN : quels bénéfices vous pensez tirer de ce FJAF2016 ?

CFBF : D’éveiller cette conscience de l’urgence, de pouvoir discuter sur les grands enjeux sociaux, économiques et culturels similaires à une multitude de pays qui ont en commun un point vital : le FRANÇAIS, effigie de leur histoire coloniale, c’est pour moi plus qu’une opportunité, mais un engagement vers cette réconciliation pour l’avenir d’un monde juste et équitable. En tant qu’ambassadrice, je fais don de moi pour ainsi peu, à mon tour, changer ce monde tant rêvé. Je ne puis le décrire comme étant des bénéfices, mais bien le moment tant désiré pour passer à l’action.


Marc-Edwens Thélusma, originaire de Ouanaminthe, enseignant

Le National : qu’ est-ce que cela veut dire pour vous de participer au FJAF2016 ?

Marc-Edwens Thélusma : Depuis sa création en 2008, le centre de la Francophonie des Amériques a mis sur pied divers programmes qui reflètent sa mission. Ainsi, presque tous les deux ans le centre organise le forum des jeunes ambassadeurs de la Francophonie des Amériques dans le souci de permettre aux jeunes du continent américain de se rassembler, rencontrer des acteurs engagés en vue de la promotion d’une francophonie plus enrichissante. Autrement dit, l’objectif central du forum des Jeunes Ambassadeurs est d’offrir aux jeunes une formation de haut niveau axée sur le leadership et l’identité culturelle.

En effet, participer à cette 5e édition du forum des Jeunes Ambassadeurs de la Francophonie des Amériques représente pour nous une opportunité importante. Tout d’abord, ce sera pour nous l’occasion d’approfondir nos connaissances sur la Francophonie en tissant des liens durables avec d’autres jeunes leaders francophones de la région des Amériques dans le partage et le respect de la diversité culturelle.

Ensuite, la Francophonie dans les Amériques, c’est plus de 33 millions de francophones avec près de neuf millions pour Haïti, soit à peu près le tiers du nombre total de francophones dans la région. Donc, conscient de cette force que peut représenter Haïti dans le monde francophone ; des multiples enjeux de la Francophonie pour Haïti, ce sera également pour nous l’occasion ultime de faire un plaidoyer pour qu’Haïti puisse occuper valablement sa place, jouer son rôle de manière efficace au sein de la communauté francophone et, par conséquent, tirer des bénéfices des différents atouts de la francophonie, car selon notre vision, la francophonie c’est s’engager dans la construction d’un monde plus juste et plus égalitaire. La Francophonie est un atout pour Haïti. Quand nous parlons d’atouts, nous n’évoquons pas uniquement une Francophonie sur le plan linguistique, c’est-à-dire une francophonie promotrice uniquement de la langue française, mais nous voulons parler d’une Francophonie inclusive, mais pas dominatrice, une Francophonie qui valorisera aussi bien le français que le créole en Haïti.

Nous voulons parler également d’une Francophonie qui est facteur de développement économique pour Haïti, une francophonie qui permettra la valorisation et la promotion de la culture haïtienne, du tourisme haïtien, du savoir-faire et du savoir-être haïtiens. Cette Francophonie économique à laquelle nous faisons allusion trouvera sa matérialisation par la réalisation en Haïti de grands événements francophones comme une édition du forum des Jeunes Ambassadeurs, un festival de musique francophone et créolophone, les jeux de la francophonie, etc., ce qui constituera une rentrée économique pour Haïti.

En fin de compte, promouvoir la culture haïtienne, faire le plaidoyer pour un leadership haïtien au niveau de la francophonie dans la région des Amériques, c’est ce qui explique notre présence et notre mission dans le cadre de cette 5e édition du forum des jeunes ambassadeurs de la Francophonie des Amériques.

LN : quel est votre regard sur le français en Haïti ?

MET : Depuis la signature du concordat en 1860, les politiques publiques haïtiennes ont institué le français comme langue officielle. Ceci dit, il est non seulement la langue de scolarisation, mais également la langue utilisée au niveau de l’administration publique. D’un point de vue anthropologique, au regard du soi-disant bilinguisme haïtien, parler français est vu comme un signe de distinction sociale, un moyen d’affirmer son appartenance à une élite économique ou intellectuelle. C’est une stratégie politique de l’État de toujours maintenir la masse à l’écart de la sphère politique.

Cependant, tenant compte des réalités actuelles, de la proximité historique d’Haïti avec la France et avec pas mal de pays, de la réalité sociétale avec le français comme langue de scolarisation, de mon point de vue, le français peut constituer pour Haïti un vecteur d’ouverture sur le monde.

Alors, cette proximité du français avec le créole devrait contribuer à plus forte raison à la vitalité et à la promotion du créole en Haïti pour un bilinguisme efficace et efficient. Ce bilinguisme au niveau de la scolarisation facilitera non seulement « intégration effective des couches les plus défavorisées, mais également le rehaussement de l’éducation et de la culture haïtiennes.

LN : quels bénéfices pensez-vous tirer de ce FJAF2016 ?

MET : Comme nous l’avons si bien dit, cette 5e édition du forum des Jeunes Ambassadeurs de la Francophonie des Amériques, comme jeunes leaders du continent, nous permettra de nous rencontrer, d’échanger sur nos expériences et tisser des liens durables, d’être sensibilisés aux enjeux de la francophonie, mais surtout de nous outiller pour devenir citoyens engagés au sein de notre communauté.

Autrement dit, à la fin de ce forum nous aurons le titre de jeunes ambassadeurs de la Francophonie. Lequel titre nous permettra de contribuer à la vitalité de la francophonie au sein de la société haïtienne, de développer et consolider des liens durables avec d’autres partenaires de la francophonie des Amériques, ce qui peut constituer un atout pour Haïti. De surcroît, à la fin de ce forum, nous serons en mesure de contribuer à la création d’un sentiment d’appartenance d’Haïti à la francophonie. Également, nous contribuerons à donner accès à la francophonie en Haïti en mettant en valeur des personnalités, des artistes et spectacles francophones et créolophones. Déjà fort de cette belle expérience de leadership, de promotion de la diversité culturelle, de l’intensification du dialogue des cultures et des civilisations francophones des Amériques, ainsi, à la fin de ce forum, comme, jeunes ambassadeurs, Haïti peut compter sur nous, sur notre engagement citoyen, en ce sens que nous serons en mesure de contribuer efficacement à la promotion et à l’épanouissement de la francophonie en Haïti. En somme, nous nous engageons à servir la patrie, car nous croyons en une Haïti meilleure, nous croyons en une autre société plus égalitaire. Alors, nous engager dans la promotion de la francophonie et de la créolophonie, c’est nous engager dans la construction d’une Haïti plus juste et plus prospère, c’est nous engager dans l’épanouissement de la culture haïtienne, c’est nous engager dans la promotion d’une Haïti où la jeunesse aura vraiment sa place.


Le National : Qu’est-ce que cela veut dire pour vous de participer au FJAF2016 ?

Widlyn Dornevil : Les individus à travers le monde sont devenus humainement plus loin les uns des autres. Ce repli sur soi ne facilite pas le vivre ensemble capable d’apporter des solutions plus efficaces aux grands enjeux actuels du monde. Les forums internationaux comme celui-ci, offre un cadre idéal pour que les jeunes de plus de 20 pays de l’espace francophone de pouvoir se rencontrer, partager les expériences. Ce forum est pour moi l’occasion de faire partie de ce grand réseau pour aborder les problématiques communes de l’espace francophone notamment la valorisation de la diversité culturelle, la promotion de la paix et la solidarité entre les peuples.

LN : quel est votre regard sur le français en Haïti ?

WD : Le français en Haïti est institutionnalisé d’une façon à créer de l’exclusion sociale dans un pays encore déchiré par des clivages et de l’injustice sociale. Il est une nécessité de travailler à favoriser un climat de cohabitation entre les deux langues. La langue en tant qu’outil d’expression de la réalité peut aussi servir d’outil pour changer la réalité. Une cohabitation des deux peut faciliter l’inclusion sociale en Haïti. Le fait français fait partie de la mémoire collective haïtienne autant que le créole, donc il est du devoir de chaque haïtien et particulièrement de ceux qui maîtrisent le français de contribuer à ce que le français soit approprié par tous les Haïtiens et ne soit pas utilisé comme une langue d’élite. Démocratisons le français (le rendre accessible à tout le monde) et valorisons le créole : deux éléments majeurs de notre identité et mémoire collectives

LN : quels bénéfices pensez- vous tirer de ce FJAF2016 ?

WD : Ce forum peut m’apporter des outils nécessaires pour continuer mon engagement citoyen en faveur d’une Haïti meilleure. Les expériences de chacun des 50 délégués des 20 autres pays devront renforcer mes forces et mes capacités à apporter le changement. L’espace francophone est également un espace diversifie. Les pays francophones parlent tous différentes langues en plus du français et ont tous une culture identitaire différente, ce forum devra permettre de découvrir cette diversité et participer à la promotion d’un espace francophone plus diversifié où chaque culture incluant la langue peut être valorisée. Donc, c’est aussi un espace de valorisation de la langue et de la culture haïtienne donc du créole.

Question facultative : le débat français et créole, français ou créole comme langue en Haïti renvoie à un butin de guerre, quelle est l’importance du français en Haïti d’après vous ?





Port-au-Prince, 28 juin 216

Le National du 28 juin 2016 a livré un certain nombre d’articles que nous nous faisons un devoir de reprendre dans le cadre de cette page, car ils illustrent parfaitement les sentiments que nous partageons depuis Haïti et de ce côté de l’Atlantique. L’impressionnant édito du grand écrivain Gary Victor représente une manière particulièrement subtile de gloser sur la violence qui tend à s’installer sur le pays. Des articles évoquent déjà ce que l’après 28 juin faisait craindre, c’est-à-dire le refus du Parlement (et bien sûr de plusieurs de ses membres mal élus) de répondre sur l’avenir de Jocelerme Privert, et l’incertitude entretenue sur la manière d’assurer un processus électoral serein alors que les Usa viennent d’informer de leur décision de suspendre leur aide sur ce point. Enfin, le point de vue exprimé ici sur l’inconséquence de l’État à propos de la politique linguistique ne peut que retenir notre attention.

L’insoutenable légèreté de la folie

Elle court les rues. Elle peut exploser au petit matin comme ce vendredi où des individus qu’on dit non identifiés ont ouvert le feu sur des immeubles de grandes compagnies fonctionnant dans l’aire métropolitaine.

Elle s’installe dans les rues avec agressivité même à chaque période électorale comme si elle voulait rappeler à l’ensemble des citoyens que le jeu se joue entre des initiés qui défendent des intérêts que la nation doit ignorer.

Elle s’attelle à terroriser les esprits pour qu’ils puissent soit rester éloignés des lieux de décision, soit être dans l’impossibilité de distinguer le réel du mirage, le vrai du faux.

Elle ne se préoccupe pas de cette réalité qui est celle de ce chômage aigu qui frappe une grande partie de notre population, du spectre de la famine qui erre déjà dans les rues de la cité. Au moment où la priorité devrait être d’accorder la priorité aux investissements afin de créer des emplois, la folie frappe au cœur même de notre souffrance, au cœur même de notre désespoir. Comme le citoyen Jean Éric Fouché l’a si bien souligné dans son texte : Nos Java des cavernes, dans la rubrique Tribune, il y a quelque chose qui pue dans cette folie. C’est une « java ». Même l’homme des cavernes était à la recherche du feu pour se réchauffer, du feu pour voir dans les ténèbres, du feu pour s’éloigner de l’animalité. Cette folie quelque part fait honte même à l’homme des cavernes.

Ce qui s’est passé cette fin de semaine devrait alerter tout ce qui reste de sain dans notre société. Nous savions déjà que, pour beaucoup de nos compatriotes, les intérêts particuliers passent avant l’intérêt de la nation. Maintenant cela menace d’aller plus loin. Certains sont décidés à saborder la nation, à l’assassiner économiquement, à faire exploser le chômage et la famine, bref à propulser ce pays aux heures les plus sombres de l’aventure somalienne.

Nous ne pouvons pas l’accepter. Nous ne devons pas l’accepter. Aucun secteur ne doit nous faire sombrer dans la violence, dans l’anarchie, dans l’ignorance, dans la préhistoire de l’humanité au nom d’une espèce d’ayant droit sur le pouvoir politique, un pouvoir politique réduit au comportement de ces bandes de hors-la-loi qui rançonnaient les villes du Far West et que les westerns spaghettis ont à la fois immortalisés pour notre information et surtout ridiculisés.

Plein de politiques sur la scène encore aujourd’hui refusent de mesurer leur action à l’aune du délabrement d’une société dont tous les paramètres sont au rouge. Ils ont certes souvent voyagé à l’étranger, mais nous préférons dire qu’ils ont erré en aveugle, incapables qu’ils ont été même de manifester la moindre honte face à l’état de leur patrie, une honte qui aurait pu être salvatrice. Bien au contraire. Ils adoptent la posture de ces fascistes des ténèbres pour qui l’arrêt de l’histoire, l’immobilisme dans la crasse et l’ignorance seraient du nationalisme. L’heure est certainement grave. Au lieu de la prise de conscience, on veut nous proposer l’affrontement. Au lieu de revenir à l’intelligence, on veut nous proposer la sottise armée, intolérante et meurtrière. Citoyens de l’intérieur et de la diaspora, l’instant approche où nous allons devoir faire ce choix que nous avons constamment différé en croyant constamment pouvoir tirer nos marrons du feu de cette solide tradition antinationale.

Le choix entre le suicide de notre pays et la modernité démocratique.

Gary Victor

La Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme exhorte les parlementaires à adopter une solution viable

Selon l’avis de la CIDH, il y a une absence du pouvoir exécutif en Haïti depuis le 14 juin dernier, date de la fin du mandat du président provisoire, Jocelerme Privert. Ce vide institutionnel, d’après l’institution en question, représente une menace pour l’état de droit en Haïti dont le niveau a plutôt tendance à baisser jour après jour.

Face à cette situation d’instabilité, la commission exhorte les parlementaires haïtiens à trouver une solution viable lors de l’Assemblée nationale afin d’assurer l’équilibre des pouvoirs, le respect des principes de l’État de droit et la continuité démocratique en Haïti. Car, indique l’institution internationale, le vide qui apparaît dans l’exercice du pouvoir exécutif et l’absence actuelle d’un gouvernement démocratiquement élu vont à l’encontre de la charte démocratique américaine.

La CIDH a donc renvoyé la balle dans le camp des parlementaires qui, le mardi 28 juin, doivent se réunir en assemblée pour statuer sur le cas du chef de l’État. Une Assemblée nationale, on se le rappelle, qui devait se tenir le jour même de la fin du mandat du président provisoire et qui a été avortée à deux reprises, pour des raisons d’infirmation de quorum par certains parlementaires et d’insécurité suite aux menaces des manifestants lors de la manifestation du 21 juin dernier.

À titre de rappel, la CIDH a fait remarquer que les peuples des Amériques ont un droit à la démocratie et leur gouvernement une obligation de la promouvoir et de la défendre. Très préoccupée par le triomphe de l’État de droit, cette structure de l’Organisation des États américains (OEA) a déclaré que le véritable exercice de la démocratie représentative n’est autre que la base de l’État de droit et des régimes constitutionnels des États membres de l’Organisation des États américains (OEA).

Ce n’est pas une première, cette institution qui signale que l’absence de continuité institutionnelle ne peut que compromettre la jouissance des droits des citoyens en Haïti, a souvent l’habitude d’exprimer sa préoccupation sur les conjonctures difficiles que traverse le pays, comme c’était le cas en 2015 lors de la décision prise par la cour constitutionnelle dominicaine contre les ressortissants haïtiens notamment.

À rappeler que la CIDH est un organe de l’OEA qui travaille de manière indépendante sur le continent américain. Selon la charte de l’OEA, sa mission principale est de promouvoir aux respects des droits humains dans l’Amérique. Celle-ci agit également comme organe consultatif auprès de l’OEA en la matière. L’organisation est composée de sept membres nommés à titre personnel, sans le sentiment de représentation des pays de résidence ou d’origine.

Evens Régis

Des organisations demandent l’épuration de la liste des candidats

Il s’agit d’organisations de défense de droits de l’homme qui furent impliquées dans l’observation électorale lors du fiasco des 9 août et 25 octobre 2015 : la SOFA, le CNO, le CONHANE, la JILAP, le CARDH, la POHDH et le RNDDH.

Ces organisations de défense des droits humains, dans une lettre ouverte au CEP, croient qu’il est nécessaire de savoir si les vingt-sept (27) candidats qui ont confirmé leur présence à la présidentielle prévue pour le 9 octobre 2016, sont aptes à se porter candidats. Aussi ont-elles énuméré des critères pour que ces personnalités demeurent dans la course au Palais national.

Parmi lesquels, les signataires de cette lettre citent : « le candidat à la présidence doit être une personnalité respectueuse des lois et des principes, et placée au-dessus de tout soupçon ».

Ces conditions d’acceptabilité d’une candidature ne seraient pas négociables pour ces militants qui soutiennent que c’est sur la base de ces critères que « les électeurs auront à voter pour celui qui sera investi du pouvoir de décider du sort du pays pour les cinq (5) années à venir. » Une démarche qui vient faire obstacle à la velléité de certains politiques de briguer la présidence, également qui vient mettre de l’huile sur le feu, alors que le climat est déjà très tendu avec le bras de fer ininterrompu entre parlement et Exécutif pour le contrôle de la transition.

Si le CEP s’investit dans l’épuration de la liste des candidats, ces organismes de défense de droits humains pensent qu’il apportera une aide importante à la population haïtienne pour qu’elle fasse un choix judicieux. Dans cette optique, les défenseurs de droits humains appellent à l’application de l’article 128 du Décret électoral de 2015, au moment d’analyser les dossiers, une manière de vérifier si la remise ou non des rapports narratif et financier relatifs à la subvention électorale qui a été attribuée lors des joutes de 2015, aux partis et regroupements de partis politiques, a été faite.

Les partis disposaient, en effet, d’après cet article du décret, d’un délai de « Trente (30) jours après la publication des résultats officiels… pour faire parvenir au Conseil Électoral Provisoire (CEP) et au ministère de l’Économie et des Finances (MEF), le bilan financier détaillé, signé d’un comptable agréé, accompagné des pièces justificatives des dépenses se rapportant à ladite subvention dans le cadre des joutes électorales. Ces organismes de défense des droits humains ont également souligné dans cette correspondance au CEP que certains candidats avaient fraudé et usé de la violence pour accéder au parlement. L’élection desquels avait été remise en question par le rapport de la Commission indépendante d’évaluation et de vérification électorale.

Conséquemment, ils font remarquer que ces cas conformément au décret électoral, en son article 239 alinéa 1, doivent être remis en question et soumis à une autre analyse du BCEN afin que toute la lumière soit faite. « La chose souverainement jugée », conclut-il, ne peut être utilisée en tant que bouclier pour faire obstacle à la manifestation de la vérité.

Lionel Édouard

Le refoulement des langues officielles d’Haïti dans une grande conférence caribéenne

La 41e conférence annuelle de l’Association des études de la Caraïbe (Caribbean Studies Association) a eu lieu du 6 au 11 juin 2016 à Port-au-Prince. Elle a rassemblé au fil de 300 thématiques des universitaires « de haut calibre [venus] discuter (…) des questions relatives aux mouvements globaux caribéens, peuples, idées, culture, arts et développement durable » (Le Nouvelliste, 9 juin 2016).

Plusieurs observateurs, étonnés sinon dubitatifs, ont noté que cette conférence – à laquelle ont participé trop peu d’universitaires haïtiens travaillant en Haïti -, a donné lieu à un curieux concert d’instruments à vent au motif qu’Haïti, drapée dans sa glorieuse histoire et forgeron d’un improbable « exceptionnalisme » culturel, aurait de singulières lumières à apporter à l’ensemble de la Caraïbe au parvis convulsif du 21e siècle… Ainsi, pour Carole Boyce Davies, présidente de la Caribbean Studies Association, « nous considérons le travail universitaire et intellectuel haïtien comme la clé pour comprendre la Caraïbe tout entière, la diaspora africaine, les Amériques et le reste du monde » (Le Nouvelliste, 8 juin 2016).

Pourtant la configuration positive et constructive de la rencontre avait dès le départ été mise en perspective par Carole Boyce Davies : « Cette conférence jettera les bases d’une rencontre transdisciplinaire et translinguistique qui renforcera l’intégration intellectuelle des différentes zones linguistiques et spatiales des Caraïbes » (Le National, 2 juin 2016).

Tous ceux qui s’intéressent à la fameuse « question linguistique » en Haïti devraient se réjouir qu’une si importante conférence universitaire puisse vouloir contribuer à jeter « (…) les bases d’une rencontre transdisciplinaire et translinguistique » (« translinguistique », c’est moi qui souligne ce terme). Cette perspective se veut inclusive, mais « l’intégration intellectuelle des différentes zones linguistiques et spatiales des Caraïbes » implique, en amont, de la situer dans l’éclairage du « droit à la langue » pour modéliser les communications institutionnelles en Haïti et assurer l’efficience de la transmission et de la reproduction des savoirs.

La réalité des faits nous enseigne toutefois que si la 41e conférence annuelle de l’Association des études de la Caraïbe a été un succès « transdisciplinaire » dont on saura, si nécessaire, mesurer les retombées, elle n’a nullement été « translinguistique ». Car elle ne visait pas « l’intégration intellectuelle » des jeunes francocréolophones qui aujourd’hui effectuent des études universitaires en Haïti. Au bilan, cette grande rencontre internationale, dont la langue principale de communication était l’anglais, a laissé très peu de place aux deux langues officielles du pays comme l’a précisé la sociologue Myrlande Pierre .

Myrlande Pierre a [interpellé] l’accessibilité de la communication. Elle critique le fait que les deux langues officielles d’Haïti, le créole et le français, ont été négligées dans les diverses présentations des ateliers notamment. (…) un effort additionnel aurait dû être fait (…) pour respecter les langues officielles du pays hôte de la conférence(…). Il est donc impératif, à ses yeux, que les langues d’usage du pays soient davantage prises en compte en mettant à contribution, par exemple, tous les moyens technologiques de traduction simultanée. « Cela aurait facilité une participation plus équitable en créole et en français, car l’anglais a nettement prédominé et occupé les espaces de discussion dans le cadre de la conférence », a-t-elle déploré. » (Le Nouvelliste, 13 juin 2016)

Plusieurs enseignements peuvent être tirés des remarques pertinentes de Myrlande Pierre, sociologue, chercheuse associée au Centre de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté de l’Université du Québec à Montréal. En tout premier lieu, l’État haïtien, démissionnaire, n’a aucun contrôle sur l’espace des transactions linguistiques publiques au pays. Depuis la promulgation de la Constitution de 1987, il a créé une Secrétairerie d’État à l’alphabétisation dont le bilan, très maigre aux plans qualitatif, méthodologique et quantitatif, accompagne le délitement de sa mission. Récemment, l’État s’est vu imposer, dans ses marges ensablées sinon dans son dos, l’établissement d’une petite ONG dénommée Académie créole dépourvue des attributions, des provisions légales contraignantes et du pouvoir d’aménagement concomitant de nos deux langues officielles. Claustrale et aphone, cette petite ONG paraétatique n’a aucun impact mesurable sur la vie des langues en Haïti, comme d’ailleurs c’est le cas de la Faculté de linguistique appliquée de l’Université d’État qui, de 1978 à nos jours, n’a pas su conceptualiser un seul énoncé de politique linguistique nationale et encore moins produire des instruments scientifiques de modélisation en didactique du créole.

En deuxième lieu, l’État haïtien – à nier les droits linguistiques de la population - ne valorise pas les langues de communication institutionnelle au pays. Dans un pays où la souveraineté nationale s’apparente souvent aux mimiques d’un ventriloque, n’importe quelle institution, nationale ou internationale, peut organiser un colloque en Haïti et imposer l’usage de l’arabe ou du japonais comme langue principale de communication au détriment du créole et du français sans que cela ne soulève l’ombre d’un questionnement… S’il est avéré que les membres de la Caribbean Studies Association utilisent couramment l’anglais comme langue de travail dans leurs pays respectifs, il est aussi attesté que plusieurs conférenciers d’origine haïtienne de ce regroupement sont créolophones et ont une relative compétence en français. En contexte, le problème de fond est celui du respect des droits linguistiques des locuteurs vivant en Haïti ; celui aussi du respect et de l’opérationnalité des deux langues officielles d’Haïti lors d’une conférence institutionnelle ayant lieu sur le territoire national.

Mais ce problème de fond n’a pas causé d’insomnie au nouveau recteur de l’Université d’État d’Haïti, Fritz Deshommes, membre fondateur de l’Académie créole, qui, le cœur léger, « a précisé [au Nouvelliste] que l’UEH était au cœur de l’organisation de la conférence. L’UEH était la seule université haïtienne membre du comité d’organisation » (Le Nouvelliste, 13 juin 2016). L’accessibilité de la communication dans les deux langues officielles du pays n’a pas constitué une obligation pour les organisateurs de la 41e conférence annuelle de l’Association des études de la Caraïbe, jusques et y compris à l’Université d’État d’Haïti qui est une institution fondatrice de l’Académie créole.

En troisième lieu, dans l’espace des transactions linguistiques interinstitutionnelles, il est possible de mettre en œuvre un cadre réglementaire de fonctionnement linguistique guidé par les exigences du « droit à la langue », du « droit à la langue maternelle1 » et de l’« équité des droits linguistiques ». Sans perdre de vue qu’il devra être arrimé à une future loi d’aménagement de nos deux langues officielles, ce cadre réglementaire prendrait en compte les paramètres de la communication interne entre les institutions et les locuteurs participant à une même activité en donnant la priorité à l’emploi obligatoire de nos deux langues officielles ; ce cadre fixerait aussi les modalités de l’emploi des langues sœurs régionales, en particulier l’anglais et l’espagnol.

L’Université du Québec à Montréal a bien compris l’importance d’un tel cadre réglementaire lorsqu’elle a édicté sa politique linguistique interne : Article 12 : Diffusion de la recherche et de la création L’UQÀM encourage fortement les (…) professeurs et les (…) chercheurs qui communiquent leur expertise sur la scène publique, soit oralement, soit par écrit, à diffuser les résultats de leurs travaux prioritairement en français et, lorsqu’ils publient ou communiquent dans une langue autre que le français, à accompagner leur texte d’un résumé substantiel en français. L’Université offre un soutien spécifique à la diffusion du savoir en langue française. (Source : UQÀM, Secrétariat des instances –Politique linguistique)

Qu’en conclure ? Il est impératif que l’État, l’Université et la société civile s’approprient une vision rassembleuse des droits linguistiques en Haïti. Ces droits sont assortis d’obligations et de responsabilités au cœur de l’aménagement futur des deux langues officielles d’Haïti. Les obligations s’appliquent aussi à l’organisation et au fonctionnement de colloques nationaux et internationaux devant respecter les droits linguistiques des locuteurs unilingues créolophones et des locuteurs bilingues créoles/français vivant au pays. Seule l’effectivité des droits linguistiques de tous les locuteurs haïtiens peut garantir l’accessibilité de la communication dans les deux langues officielles du pays. Unificatrice, cette vision permettra de modéliser les communications institutionnelles en Haïti et d’assurer l’efficience de la transmission et de la reproduction des savoirs. C’est pour cela que les linguistes, en haute clarté, accompagnent l’État qui a l’obligation d’élaborer et de mettre en œuvre la première politique nationale d’aménagement linguistique issue de la Constitution de 1987.

Robert Berrouët-Oriol
Linguiste-terminologue

NOTES
Sur les notions de « droits linguistiques », de « droit à la langue », de « droit à la langue maternelle » et d’« équité des droits linguistiques », consulter notre livre de référence : Berrouët-Oriol, R., D., Cothière, R., Fournier, H., Saint-Fort (2011). L’aménagement linguistique en Haïti : enjeux, défis et propositions. Éditions du Cidihca et Éditions de l’Université d’État d’Haïti.

Texte lié : Robert Berrouët-Oriol (2014) : Plaidoyer pour une éthique et une culture des droits linguistiques en Haïti. Éditions du Cidihca, Montréal, et Centre œcuménique des droits humains, Port-au-Prince ; voir aussi Lyonel Trouillot : « On peut habiter le bilinguisme sans tragédie », SwissInfo.ch, 16 juin 2010.





Port-au-Prince, 27 avril 2016

Notre ami Laënnec Hurbon nous adresse ce témoignage mis en forme par Le Nouvelliste et qui porte sur le traumatisme profond engendré par la folie destructrice et la violence de la famille Duvalier. Haïti a souffert de façon indicible du fait des exactions entreprises déjà avant le 26 avril 1963, mais nous comprenons évidemment par ces témoignages pleins d’émotion et de dignité que c’est l’Homme tout entier, chair, esprit, identité, citoyen, qui peut souffrir d’une dictature sanglante prête à tout pour mettre en place et préserver son pouvoir.

Centre Oecuménique des Droits Humains <cedh@cedh-haiti.org>

Actualité Devoir de Mémoire-Haïti
Duvaliérisme, impunité : pour qu’on n’oublie pas

Sont réunis ici, en public, l’historien Pierre Buteau, l’ancien militaire François Benoît et le sociologue Laënnec Hurbon

Ils ont voulu prendre appui sur ce passé triste, barbare pour pouvoir se « projeter vers l’avenir avec courage ». Ils ont voulu que ce jour, 26 avril 1963, jour fatidique dans l’histoire de la violence politique duvaliérienne, ne soit jamais couvert des ombres de l’oubli. Et que parce que les générations actuelles doivent comprendre ce qu’était le duvaliérisme, dans son essence, dans sa terreur, Pierre Buteau, historien, croit que nous « devons pouvoir faire face à ce passé », si douloureux soit-il. « Dans l’histoire de la violence politique en Haïti, on n’a jamais connu une dimension d’une telle intensité », soutient Pierre Buteau, les yeux rougis, au cours de ce débat, organisé par la Fondation Devoir de Mémoire-Haïti, mue par la lutte contre l’oubli, contre l’amnésie…

Avec beaucoup de passion, de sensibilité, d’altruisme, Pierre Buteau a effleuré ce vingt-six avril 1963, quoiqu’il soit persuadé que cette date n’est pas unique dans l’histoire de la violence duvaliérienne en Haïti. Mais il croit que c’est à partir de ce moment que l’horreur des Duvalier, au niveau de l’exercice de la violence, a atteint « une dimension extrême ». Il parle d’ « une violence extrême », de l’exécution de toute la famille Edeline, de la « boucherie de Jérémie qui s’en suivit. François Duvalier, qui a dirigé le pays d’une main de fer, d’une main couverte de sang, a voulu coûte que coûte retrouver ceux qui ont ourdi ce complot et osé s’attaquer au véhicule qui emmena ses enfants à l’école ce jour-là.

« Quand ce n’est pas en face de leur père, on poignardait les bébés parfois dans les mains de leur mère. C’est impensable », relate Pierre Buteau, rappelant que les troupes des Duvalier, durant la campagne électorale, agressaient déjà leurs adversaires, comme pour mieux rendre compte de la violence qu’incarnait le personnage. La violence duvaliérienne, d’où ça sort ? Y a-t-il une raison à la folie ? « Aucune de ces horreurs de pouvoir dans toute l’histoire d’Haïti n’est comparable à celle des Duvalier qui était innommable », tranche-t-il. Salomon, Tonton Nord, très rétifs, eux aussi, à la défense de leur pouvoir. « On ne peut pas comprendre l’Haïti d’aujourd’hui si on ne comprend pas le duvaliérisme, dit-il. On ne peut pas comprendre le duvaliérisme si on ne comprend pas d’où ça est sorti. Parce que si Duvalier a concocté dans sa tête cette violence, il y avait des bras qui abattaient les gens. D’où sont sortis ces bras qui acceptaient d’être dirigés par un monstre et qui, eux-mêmes, se comportaient en monstres ? »

Si Pierre Buteau a parlé d’une « violence extrême », Laënnec Hurbon, professeur de sociologie des religions à la FASCH, chercheur au CNRS, parle d’ « excès de violence », c’est-à-dire que les macoutes, les sbires du régime, interviennent dans tous les éléments de la vie quotidienne, jusque dans l’imaginaire de l’individu de telle sorte « qu’il ne puisse pas exister de protestation possible contre les crimes et qu’il puisse y avoir chez ceux qui ont subi ces crimes-là, ce qu’on appelle une amnésie totale ». « La raison ne doit pas abdiquer. Il faut la lutte contre l’oubli », plaide Laënnec Hurbon, incisif, à l’Université Quisqueya, sous les yeux d’une bonne centaine de personnes, pour la plupart apparentées avec les familles assassinées à Jérémie.

Académique, méticuleux, Laënnec Hurbon parle d’une dictature dont il semble maîtriser les contours. « Le duvaliérisme, dans ses mécanismes de produire des morts sans sépulture, a produit une seconde mort sur les victimes », avance le sociologue, qui souligne que le régime, dans cette démarche, cherche à marquer obligatoirement le déni de l’identité d’être humain de la victime et en même temps, relativement, la suppression de la citoyenneté des victimes. Laënnec Hurbon croit que le « devoir de mémoire et la lutte contre l’impunité, en mettant l’accent sur la justice pour les victimes, contribueront à la réintégration de la victime dans la communauté des citoyens ».

Haïti, dans son rapport à la mémoire, a un problème particulier. « Duvalier représente un sommet dans l’histoire des crimes perpétrés par les pouvoirs politiques en Haïti, mais il faut rappeler qu’il y a dans l’histoire d’Haïti une pratique de l’impunité, de l’amnésie », selon Laënnec Hurbon. Avec moult détails et son calme habituel, il cite, exemple oblige, le procès de consolidation avec le fait étrange que deux des jugés sont devenus président de la République. Il parle aussi de l’affaire des frères Coicou exécutés. Sur ce registre, la question de la politique de l’oubli qui s’incruste dans notre histoire, le petit portrait qu’il a dépeint est pour le moins sombre. « Des présidents sont partis sous la pression populaire. Leurs biens sont confisqués. Et une fois revenus au pays, ils leur sont remis. »

« Les conséquences de l’impunité sont catastrophiques et nous vivons ces catastrophes depuis une trentaine d’années », explique Laënnec Hurbon, pour qui Fort-Dimanche, l’un des symboles forts du duvaliérisme, n’a pas été une prison mais plutôt un lieu de dégradation de la condition d’être humain, de la personne qui est conduite comme prisonnier ». Il pense qu’il n’y a pas de possibilité de réconciliation nationale tant que les faits ne sont pas reconnus. « Il faut dire la vérité sur les crimes car cela est de nature à nous empêcher de nous laisser aller aux pulsions de la vengeance. » Laënnec Hurbon, convaincu que la lutte contre l’impunité a un effet émancipateur, a plaidé pour une véritable ritualisation de la mémoire. « La mémoire abstraite n’existe pas. Il faut des cadres matériels, des repères matériels qui permettent de réintégrer les victimes dans le monde des vivants ».

Le duvaliérisme reste encore un mystère dans son amour pour le crime, pour la violence. Pierre Buteau, lui, dans sa tentative d’explication, a parodié Juan Bosch, ancien président dominicain et accessoirement intellectuel raffiné : « Psychologiquement, Duvalier est un type d’homme qu’on rencontre dans les sociétés primitives. Plus il acquiert la puissance, plus il affiche de morgue sous l’effet de celle-ci, il se transforme physiquement, jour après jour, et tend à devenir parfaitement insensible. En fin de compte, il n’est plus qu’une poupée gonflable jusqu’au moment où elle perd l’équilibre et explose. Chez de tels êtres, le pouvoir qu’ils détiennent n’a pas seulement des répercussions sur leur physique, leur âme se transforme également dans le sens d’une déshumanisation progressive pour ne plus être enfin que le siège des passions effrénées. De tels hommes sont dangereux […]. À les en croire, ils ne sont plus des êtres ordinaires, mortels et faillibles mais l’incarnation en ce monde des forces obscures qui bouleversent l’univers […]. »

François Benoît, ancien instructeur à l’académie militaire, officier et premier lieutenant, qui a quitté l’armée bien avant que les choses dégénèrent, parle d’un régime dont le moteur était le crime. « Les évènements du 26 avril n’ont pas commencé le 26. Car dès le 24 avril, tous ceux qui avaient été révoqués ce jour-là de l’armée ont été recherchés. Ceux qui ont été trouvés ont été immédiatement amenés au Fort-Dimanche et fusillés. » Dans son récit-témoignage, Benoît ne s’est pas masqué pour dire, ou tout au moins confirmer, que la répression avait commencé avant le 26 avril. Ayant vécu aux premières loges la métamorphose des militaires en des escadrons de la mort, il a admis que c’est à partir de ce moment que les macoutes ont reçu un blanc-seing pour assassiner à visage découvert tous ceux qui sont soupçonnés de s’opposer au régime.

Dans le bric-à-brac du débat, des interventions pour la plupart pleines d’émotions – comme souvent chaque fois qu’on évoque les Duvalier –, des voix se sont élevées pour rappeler la possibilité qu’il y a encore de poursuivre le régime. Comme un veilleur du temple, François Benoît, lui, n’y est pas allé par quatre chemins. « L’eau qui a permis la survie des Duvalier est encore là. On ne se reconnaît pas en tant qu’Haïtien, quelle est notre responsabilité vis-à-vis des autres ? Il faut refaire l’âme haïtienne, ce par l’instruction civique », soutient-il sous une salve d’applaudissements. Dans cette plongée toute ouverte dans les plaies commises par le duvaliérisme que les écoliers haïtiens n’étudient pas encore, personne ne perd de vue que les bourreaux circulent encore.

AUTEUR
Juno Jean Baptiste
jjeanbaptiste@lenouvelliste.com




Port-au-Prince, le 9 mars 2016

Revue de presse du Groupe C3

Dans la presse nationale

Politique/ Elections

La plate-forme « rel patriyotik dénonce un plan des parlementaires membres des partis de l’ancien régime visant à paralyser l’action du président provisoire

Le porte -parole de la plate-forme « Rel patriyotik » (cri patriotique), Dextra Fritz Gerald a accusé vendredi des parlementaires du PHTK et alliés de constituer l’élément de blocage du processus de ratification de la politique générale du premier ministre désigné Fritz Alphonse Jean. Dextra Fritz Gerald a indiqué que le refus affirmé de députés et sénateurs du parti de l’ancien régime PHTK de voter en faveur M.Fritz Jean s ‘inscrit dans le cadre d’ un plan qui viserait à faire passer le temps, dans l’espoir de le voir arriver au terme de son mandat de 120 jours, sans former un gouvernement et sans avoir pu organiser des élections. Source : ahphaiti.org

Le pays sera bientôt doté d’un nouveau gouvernement

Le gouvernement provisoire sera incessamment constitué. L’annonce a été faite par le Président de la République. Jocelerme Privert tout en affirmant que les négociations avancent bien avec les secteurs concernés. Entretemps, le conseil électoral provisoire compte enfin 9 membres. Les noms seront soumis à l’appréciation du grand public indique le chef de l’état lors d’une conférence, ce vendredi. Par ailleurs, Jocelerme Privert a réaffirmé son optimisme quant à la possibilité que Fritz Jean d’obtienne un vote favorable à la déclaration de sa politique générale. Source : metropolehaiti.com

Le Sénat ne tient toujours pas séance pour élire son président

Faute de quorum, la séance plénière, qui devait se tenir au Grand Corps pour élire un nouveau président à la tête du Sénat de la République n’a pas pu avoir lieu. Elle est reportée au mardi 8 mars. L’appel nominal a constaté seulement la présence des 13 sénateurs du groupe majoritaire. Que le successeur de Jocelerme Privert au Grand Corps ne soit pas issu du groupe majoritaire qui a raflé la Présidence et la Primature, telle est l’exigence du groupe minoritaire pour permettre la tenue de séance. Source : signalfmhaiti.com

Jovenel Moise ne participerait pas au second tour de la présidentielle

C’est la panique dans le camp du PHTK depuis la rencontre de cette formation politique avec le Président Provisoire Jocelerme Privert le 19 février dernier. Selon Jovenel Moise qui faisait le compte-rendu de cette réunion jeudi à l’émission Haïti Débat sur Scoop FM, le président Privert aurait déclaré aux représentants du Parti Haïtien Tèt Kale qu’il n’était pas au courant que Jovenel Moise était qualifié pour le second de la présidentielle. Selon le président provisoire, Jovenel Moise serait classé en 5eme position suivant les résultats dont il dispose, résultats contraires à ceux publiés par le CEP de Pierre Louis Opont. Source : scoopfmhaiti.com

Haïti-Politique : Les pièces originales de Fritz Jean attendues à la chambre basse

Le premier ministre nommé Fritz-Alphonse Jean a promis d’acheminer ses pièces originales à la chambre basse, en vue de la poursuite de l’étude de son dossier, fait savoir le premier secrétaire à la chambre des députés, Abel Descollines, joint au téléphone par AlterPresse. Une séance plénière devrait avoir lieu le jeudi 3 mars 2016 à la chambre des députés en vue de constituer une commission chargée de déterminer la recevabilité ou l’irrecevabilité des pièces du premier ministre nommé. Source : alterpresse.org

Des organismes féminins rejettent l’auto désignation de Marie Frantz Joachim au CEP

Plusieurs organismes féminins (OFAVMA, COFEDNO, REFKAD, Association nationale des femmes victimes coopératives, etc.) se sont réunis, vendredi 4 mars, pour alerter l’opinion nationale et internationale sur le choix anti-démocratique de la coordonnatrice de solidarité Fanm Ayisyen (SOFA), Marie Frantz Joachim comme représentante du secteur féminin au sein du conseil électoral provisoire (CEP). Source : hpnhaiti.com

Société

Haïti-Cartographie : La Carte géographique d’Haïti doit être bientôt modifiée A cause de la précision des nouvelles données géo-spatiales que l’étude sur la cartographie a permis à l’État haïtien de disposer, le contenu de la Carte géographique d’Haïti doit être et sera modifié, a indiqué Boby Emmanuel Piard, directeur du Centre National de l’Information Géo-Spatiale (CNIGS). Cette information a été communiquée lors d’un atelier de travail tenu à l’initiative du ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT), dans le cadre du Projet de reconstruction et de gestion des risques et des désastres (PRGRD), autour du thème : « Compréhension des risques naturels à travers les Nouvelles technologies de l’information et de la communication ». Source : hpnhaiti.com

Haïti- Politique : Le président provisoire, Jocelerme Privert annonce des dispositions pour renforcer la sécurité

Un ensemble de dispositions a été adopté en vue de lutter contre la remontée du banditisme et garantir la sécurité dans le pays, indique le président provisoire Jocelerme Privert lors d’une conférence de presse, au palais national, ce 4 mars 2016. Ces actions viseraient à contribuer à créer des conditions maximales de sécurité en mettant hors d’état de nuire les bandits. En ce sens, il appelle la population à collaborer avec la police pour faciliter leur capture. Source : alterpresse.org

Port-au-Prince croule sous le poids des immondices

Depuis tantôt deux semaines, la région métropolitaine de Port-au-Prince est devenue un véritable dépotoir avec des tonnes d’immondices remarquées à chaque coin de rue. Au niveau du Boulevard Jean Jacques Dessalines communément appelé Grand Rue, la circulation automobile est devenue plus difficile en raison de la présence de montagnes d’immondices jonchant la chaussée. La commune Pétion-Ville considérée comme une zone huppée avec ses grands magasins n’est pas exempte. Non loin du marché, les immondices règnent en maître. Source : infohaiti.net

Culture

Éric Charles a rassemblé le monde culturel derrière lui

La plate-forme « Mardi alternative » et Radio Galaxie se font complices pour rendre un hommage mérité au chanteur Éric Charles, décédé le 25 février dernier des suites d’un ACV. Une soirée émouvante, empreinte de solidarité en dépit d’une météo peu clémente, a été organisée à sa mémoire. Source : radiotelevisioncaraibes.com

Sport

Haïti-Foot-U17 : Les Haïtiennes en tête de classement

Après avoir battu en amical (1-0) la Costa-Rica, la sélection haïtienne très convaincante a dominé (13-0) le pays hôte la Grenade, mercredi soir à Cricket National Stadium lors de la 1ère journée du groupe A dans le cadre de la dernière phase des éliminatoires de la coupe du monde Jordanie 2016. Source : radiotelevisoncaraibes.com

Dans la presse internationale

L’ONU appelle Haïti à agir contre la surpopulation carcérale et les détentions provisoires prolongées

Malgré les avancées importantes d’Haïti en matière de protection des droits de l’Homme, un nouveau rapport de l’ONU, publié vendredi, met en lumière les manquements du système judiciaire du pays, l’usage illégal de la force par des agents de l’État, ainsi que la situation humanitaire préoccupante des milliers de personnes d’origine haïtienne déportées en Haïti par la République dominicaine. Publié par le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme (HCDH), ce rapport annuel analyse la situation des droits de l’Homme en Haïti entre juillet 2014 et juin 2015. Il met en évidence des avancées en matière de droits de l’Homme, s’agissant notamment de la protection des enfants contre le trafic, la prostitution et la pornographie. Source : french.xinhuanet.com



Ils ont dit

Le sénateur Edwin Zenny, membre du bloc minoritaire : « Le président Privert est en train de commettre la même erreur que son prédécesseur Michel Martelly qui avait échoué dans ses tentatives d’imposer le juriste Bernard Gousse comme chef de gouvernement. » Source : ahphaiti.org

Le Président de la République, Jocelerme Privert : « Les discussions vont bon train avec les parlementaires et il y a de l’espoir. » Source : metropolehaiti.com

Le chef de file du groupe minoritaire au Sénat de la République, Yourie Latortue : « Le Président Privert n’a d’autre choix que de nommer un autre Premier Ministre. Un gouvernement qui n’est pas issu d’un consensus mènera inévitablement le pays vers le chaos et le trouble avec des élections qui seront à coup sûr orientées”. Source : infohaiti.net

Le linguiste Lemète Zéphyr : « La mise en place d’une commission de vérification électorale s’avère « fondamentale » dans la conjoncture actuelle. C’est la première chose à faire après l’installation du gouvernement » Source : alterpresse.org

Amnesty International, Human Rights Watch, la FIDH et Avocats sans frontières Canada (ASFC) : « La crise politique que traverse actuellement Haïti ne doit pas servir de prétexte pour priver de justice les victimes de violations des droits humains commises sous le régime de Jean-Claude Duvalier. » Source : rfmhaiti.com


Le texte de la semaine


Démocratie, gouvernance et réforme universitaire : l’expérience haïtienne

Par Fritz Deshommes*

dimanche 28 février 2016
Source : alterpresse.org

La communauté universitaire constitue l’un des secteurs les plus concernés par les transitions démocratiques. Souvent l’Université se situe à la pointe des revendications et des actions pour le changement de régime politique et demeure parmi les plus proactifs dans la période post-ancien régime. L’Université haïtienne n’y échappe pas. [1] Le présent texte part de la chute de la dictature des Duvalier et relate l’expérience de l’Université d’État d’Haïti, le plus important établissement d’enseignement supérieur d’Haïti. Il met surtout l’accent sur les écueils à éviter dans la mise en place de la démocratie universitaire et rend compte des tentatives de correction de certaines dérives constatées 30 ans après.

1- A la chute de la dictature des Duvalier en février 1986, les revendications fusent de toutes parts. Le leitmotiv à l’époque : « Changer l’État ». Sortir de l’État prédateur, patrimonial, autoritaire, centralisateur et instaurer une gouvernance démocratique, participative, décentralisée et efficace. Changer l’État, le transformer et le mettre véritablement au service de la nation.

2- Pour l’Université d’État d’Haïti, la nouvelle situation se traduit par des changements majeurs dans la composition et le fonctionnement de ses organes dirigeants et les relations avec les Pouvoirs Publics. L’élection des dirigeants à tous les niveaux, la participation des composantes fondamentales de la communauté a la gestion de l’institution (étudiants, professeurs, notamment), l’introduction de nouveaux rapports avec l’État, la dynamisation de l’Administration Centrale de l’UEH, la redéfinition de la mission de l’institution constituent autant de jalons marques sur le chemin d’une université en quête d’un fonctionnement plus efficace et plus en rapport avec sa nature.

3- Trente ans après, le bilan de ce nouveau régime fait apparaitre des points forts et des points faibles.

D’un côté, l’université devient plus capable de jouer son rôle naturel dans la société dans la formation de cadres et de dirigeants dans la production de savoirs, le développement d’une pensée critique, l’animation de la vie intellectuelle et scientifique. La nouvelle Constitution affirme son autonomie et confirme son statut d’institution indépendante. Désormais ses professeurs, dirigeants et cadres ne sont plus nommés par le Président de la République. Les Dispositions Transitoires relatives à l’organisation et au fonctionnement de l’Administration Centrale de l’UEH lui reconnaissent notamment la liberté d’expression, la liberté académique, la liberté de gestion, la liberté financière et l’inviolabilité de son espace.

D’un autre côté, le mode de mise en œuvre de ces acquis démocratiques dans un contexte d’approfondissement de la crise nationale au triple niveau politique, économique et social met en lumière les lacunes suivantes :

Mauvaise qualité des relations avec les pouvoirs publics ;
Le système est fermé sur lui-même, sans beaucoup d’interactions avec les secteurs vitaux de la société et de l’État ;

Le mode de désignation des dirigeants ne garantit que les meilleurs seront choisis ;
Le système fait montre d’un déficit flagrant d’organes de gouvernance et de régulation ;

L’organe suprême de l’institution, le Conseil de l’Université comporte de graves lacunes nuisibles à son fonctionnement harmonieux et à son développement. Citons notamment : sa composition, entre les incompatibilités des fonctions de ses membres et son caractère ferme, tourne sur lui-même ; sa nature et ses attributions réelles qui font qu’elle joue à la fois le rôle de Conseil d’Administration, de Conseil Académique, de Conseil d’Arbitrage, de Conseil Consultatif, etc. ; L’excès de démocratisme qui : a) conduit à élire au sein d’un Conseil Exécutif ou du Conseil Décanal des dirigeants sur des programmes séparés de telle sorte que l’entente devient très difficile au moment de la mise en œuvre ; b) dote les étudiants d’un poids excessif que le clientélisme des uns, la précarité des autres transformeront en une force de pression susceptible d’être préjudiciable au bon fonctionnement du système.

4- Pour pallier ces difficultés, la Commission de Réforme créée par les Dispositions Transitoires susmentionnées a fait les propositions suivantes :

Augmentation du nombre d’organes de gouvernance et de régulation à l’UEH et clarification de leur mission ;
Création d’un Conseil d’Administration, d’un Conseil Académique et Scientifique, d’un bureau du Protecteur Universitaire, d’un bureau d’Audit Interne ;
Révision de la composition de l’organe suprême dans la perspective de l’élimination des incompatibilités de fonctions occupées par la même personne ;
Option claire pour l’établissement de nouvelles relations avec les Pouvoirs Publics qui sont désormais représentes au Conseil d’Administration au triple niveau du Pouvoir Exécutif, du Pouvoir Législatif et des Collectivités Territoriales ;
Ouverture vers la Société Civile qui dispose de représentants au Conseil d’administration a travers ses Associations Professionnelles et Civiques ; Introduction de nouvelles modalités de désignation des dirigeants dans la perspective de favoriser l’émergence des candidats les plus capables, dans un cadre de gouvernance rationnelle et de sauvegarde des acquis démocratiques. Dans cette perspective, l’élection est précédée d’un processus de screening. De même, il reviendra au Recteur, au Chancelier et au Doyen de désigner leurs collaborateurs les plus directs (comme vice-recteurs, vice-chanceliers et vice-doyens), histoire de promouvoir l’unité de commandement, de vue et d’action au sein des Conseils a attributions exécutives ;
Intégration pleine et entière des entités de province au système de l’UEH. Désormais elles ont le même statut, le même mode de fonctionnement et de gouvernance que les autres entités de la capitale. Ils sont également représentés au Conseil d ’Administration. En outre, ils sont dotés d’un Conseil Consultatif local regroupant la société civile et les pouvoirs locaux.

Désormais, l’UEH est constituée d’un réseau de campus, décentralisés, dotés d’une large autonomie, lesquels mutualisent leurs ressources et leurs capacités. Ce réseau fonctionnerait sous le contrôle d’un Conseil d’Administration compose de représentants de tous les campus, à côté de ceux de l’État, des Collectivités Territoriales et de la société civile. Bien entendu, la proposition de la Commission de Réforme peut être améliorée en prévoyant une représentation appropriée du personnel administratif ainsi qu’une majorité de sièges en faveur des membres en provenance des structures internes de l’Université, dont les professeurs, les étudiants, les membres de direction et le personnel administratif. On peut même prévoir que les membres externes doivent nécessairement être des anciens de l’UEH.

5-Comme on peut s’en rendre compte, la Commission de Réforme s’est gardée de trop se prononcer sur les aspects académiques. Ils sont plus compliqués, demandent plus d’enquêtes, plus d’études, plus de temps. En outre, ils requièrent de sérieuses négociations avec les entités composant l’UEH.

Par exemple, doit-on encore consacrer la proximité thématique Droit et Sciences Économiques, dont se prévaut la Faculté du même nom ? Ne serait-il pas plus approprié de placer le Département d’Économie à côté de ceux de Comptabilité et de Gestion des Affaires logés à l’INAGHEI ? Existe-t-il des raisons majeures pour que deux Facultés différentes développent des programmes de licence en Psychologie et en Sociologie, comme c’est le cas à la FASCH et à la FE ou de sciences politiques comme c’est le cas à l’IERAH et à l’INAGHEI ? Le Décret de 1985 créant une vaste Faculté des Sciences humaines et sociales regroupant la FASCH, la FLA, la FE est-il encore d’actualité ?

Comment apprécier les propositions selon lesquelles l’ENS devrait se transformer en une vraie Faculté des Sciences de l’Éducation capable de conduire de sérieuses réflexions sur le système éducatif national et de former les enseignants à tous les niveaux, de la maternelle à l’Université, en passant par le fondamental et le secondaire ? Quand on se rappelle l’état lamentable de notre système éducatif, ses lacunes criantes en termes de disponibilités de maitres, de professeurs et de gestionnaires qualifiés, de matériel didactique et pédagogique, il est opportun de se demander si l’UEH ne serait pas plus utile à la nation si elle pouvait disposer d’une faculté appelée à devenir la référence nationale sur toutes ces questions.

L’UEH ne devrait-elle pas s’évertuer à renforcer et à valoriser les immenses capacités nationales en matière artistique et culturelle. La musique, la peinture, l’artisanat, les arts, les chants et danses demeurent des domaines trop négligés et pour lesquels notre pays dispose d’un avantage comparatif certain. On pourrait dire autant de l’Histoire, des savoirs locaux en matière de médecine traditionnelle, d’agriculture, de construction, de gestion de l’environnement, de météorologie, etc. ?

Ne devrions-nous pas créer une véritable faculté des sciences. Et par la même occasion établir la différence entre une faculté des sciences et une faculté de génie ?

Avons-nous un nombre trop élevé de facultés ? Des regroupements seraient-ils nécessaires ?

Bien entendu la plupart des propositions de la Commission de Réforme risquent de faire l’objet de fortes résistances au sein de la Communauté universitaire. Aujourd’hui en 2014, comment faire prendre conscience des lacunes, des déficits, des erreurs, des contradictions ? Comment convaincre de la nécessité d’apporter des corrections appropriées ? Comment amener à comprendre que ce qui peut paraitre comme une perte de pouvoir pour certains secteurs constituent plutôt une occasion de renforcement de l’institution et par ainsi de ces mêmes secteurs ? Comment amener le Conseil de l’Université à faire siennes ces réformes ? Dans cette conjoncture de crise multiforme, comment alerter la communauté universitaire sans dévoyer la démocratie ? Comment prendre à témoin la société civile et l’État sans mettre en danger l’autonomie universitaire ? Comment porter le reste de la société à prendre ses responsabilités vis-à-vis de sa plus grande université, financée essentiellement par les taxes et impôts des citoyens ?

* Vice-recteur à la recherche de l’Université d’État d’Haïti




Le choix du président provisoire, le sénateur Jocelerme Privert, résoudra-t-il une partie des problèmes du pays et de son personnel politique, ou sera-t-il finalement le moyen suffisant, faute de mieux, pour s’organiser vers la véritable démocratie réclamée par la plus grande partie du peuple ? Voici déjà la revue de presse et le billet d’humeur qui ont précédé la décision des parlementaires.

Port-au-Prince, le 13 février 2016

Dans la presse nationale

Politique/ Elections

Wesner Polycarpe justifie le processus pour l’élection d’un président

Les personnalités politiques intéressées par la présidence provisoire attendent le dernier jour pour soumettre leurs dossiers. Seuls trois dirigeants de partis politiques, inconnus du grand public, ont rempli les formalités de la commission bicamérale spéciale. Le président de la commission, Wesner Polycarpe, a justifié la poursuite du processus en estimant qu’il bénéficie de l’appui d’un secteur de l’Opposition. Il se dit prêt à expliquer aux manifestants l’importance du processus d’élection d’un président provisoire. Il n’est jamais trop tard pour fournir des précisions sur le bien-fondé de la démarche du Parlement, dit-il. Source : metropolehaiti.com

Faible affluence à l’inscription des candidats à la Présidence provisoire

De plus en plus de voix s’élèvent au Parlement et ailleurs contre l’éventualité que l’Assemblée Nationale soit juge et partie en tentant d’élire un parlementaire à la présidence provisoire. Des organisations politiques et le G-8 manifestent à partir de ce vendredi 12 février 2016 contre l’accord du 5 février et contre l’élection d’un parlementaire à la présidence provisoire. Source : radiokiskeya.com

Les responsables du secteur populaire et du MONOP apportent leur soutien à Jocelerme Privert comme président provisoire

Selon Roody Pierre Paul et André Fadot, M. Privert est à même de répondre aux desiderata de la population. Ils annoncent trois journées de manifestation, demain, samedi et dimanche pour forcer les présidents des deux branches du Parlement d’assumer leurs responsabilités en dotant le pays d’un président provisoire dans le meilleur délai. Source : radiotelevision2000.com

Les syndicalistes accordent un délai de 24 heures aux parlementaires

En conférence de presse, jeudi 11 février, à l’hôtel Le Plaza, des syndicalistes, fixant leur position sur la crise que connaît le pays, expriment leur désaccord au procédé des parlementaires en vue d’élire un président provisoire dans le pays. Ils disent ne pas comprendre l’attitude du Parlement haïtien dans cette aventure inconstitutionnelle d’inscription de candidats à la présidence pour la transition, a constaté Haiti Press Network. Montès Joseph, Méhu Changeux et Hary Antony, responsables du Regroupement du secteur syndical haïtien, concentrant le Front national des syndicats haïtiens (FNSH), le Secteur transporteur terrestre haïtien (STTH) et la Coalition nationale des transporteurs haïtiens (CNSTH) demandent aux parlementaires de revenir sur terre et prendre le chemin d’un consensus politique large. Source : radiotelevisioncaraibes.com

3 personnes se sont déjà fait inscrire au poste de président provisoire de la République

Parmi elles figurent, Mackenson Cangé et Jean Fritz Duvernat, a indiqué le président de la commission bicamérale spéciale, le sénateur Wetsner Polycarpe précisant que les postulants n’ont pas encore versé la quittance de 500.000 gourdes à la DGI. Source : radiotelevision2000.com

Le Forum Économique satisfait de l’accord signé entre Martelly et le Parlement

Si certains secteurs dénoncent cet accord trouvé le 6 février dernier entre Michel Martelly et les parlementaires, le Forum Économique du secteur privé, à travers une note, se montre heureux de constater la signature de cet accord de sortie de crise. « Le Forum est aussi heureux de constater une nette amélioration du climat sociopolitique enregistré depuis la signature de cet accord et la tenue de l’Assemblée nationale. Ceci augure indubitablement des lendemains meilleurs pour notre chère Haïti », lit-on dans la note. Source : signalfmhaiti.com

Arnel Bélizaire veut prendre d’assaut le Palais national avec cent-vingt hommes

L’ancien député, Arnel Bélizaire, lors d’une conférence de presse tenue mercredi 10 février, attend 120 hommes de courage et de bonne volonté pour s’accaparer du Palais national. L’ancien parlementaire n’a pas ménagé ses mots pour fustiger les sénateurs et les députés de la 50e législature qui, dit-il, prennent des décisions contre un lendemain meilleur de la population. Dans la même veine, Arnel Beliaire lance deux (2) journées de mobilisation populaire les 11 et 12 février 2016, pour dénoncer, dit-il, un coup d’État parlementaire. Source : scoopfmhaiti.com

Société

Des anciens boursiers haïtiens du Japon s’engagent à servir la communauté

Dans le cadre du transfert de connaissances entre les bousiers du Japon en Haïti en vue de promouvoir l’éducation sanitaire dans les écoles, ainsi que le management et le leadership en soins infirmiers, l’Association des ex-boursiers haïtiens du Japon (ABHJA) a organisé le week-end écoulé un atelier de formation sur la question sanitaire en Haïti. L’objectif est de contribuer à faire du droit de la santé une réalité en Haïti, et aussi créer une dynamique convergente entre les producteurs de la connaissance scientifique, les utilisateurs et les bénéficiaires. Source : lenouvelliste.com

Haïti-RD : Premier anniversaire de l’assassinat par pendaison de l’Haïtien Jean Claude Jean Harry à Santiago

Cela fait un an que Jean-Claude Jean Harry, un cireur de chaussures haïtien, a été retrouvé pendu, le 11 février 2015, sur une place publique à Santiago en République Dominicaine. Plusieurs organisations nationales et internationales ont été révoltées par cet assassinat résultant, selon elles, du racisme et de la vague de rapatriements massifs effectués par les autorités dominicaines contre les ressortissants haïtiens en territoire voisin. Ce crime, qui n’a toujours pas été éclairci par la justice dominicaine, a eu lieu dans un contexte où un processus de régularisation de migrants haïtiens en territoire voisin était en cours. Source : alterpresse.org

Coopération internationale

Le chef de la Délégation de l’Union Européenne en Haïti, Vincent Degert, a effectué une visite de courtoisie ce jeudi à la Chambre des députés

Il s’est entretenu avec son président Cholzer Chancy autour de la crise. Les deux hommes ont également abordé le dossier relatif à l’aide de l’UE en Haiti. M. Chancy affirme, par ailleurs, que certains députés et sénateurs ne seraient pas favorables à la candidature de parlementaires au poste de président provisoire. Source : radiotelevision2000.com

Education

UEH-Protestations : Des étudiants en guerre contre le Rectorat de l’université d’État
br> Des étudiants se réclamant de l’université d’État d’Haïti (UEH) ont pris pour cible l’immeuble du Rectorat de l’université d’État en semant la panique lors d’un mouvement de protestation le jeudi 11 février 2016, pour exiger, entre autres revendications, la démission du conseil d’administration dirigeant l’université d’État, a constaté Haïti Press Network. Jets de pierre, tessons de bouteille, tableaux d’affichages déchirés, pare-brise de deux véhicules cassés dans la cour intérieure, pneus enflammés au niveau des rues du Canapé vert et Rivière, le bâtiment du rectorat de l’UEH qui offre l’image d’une institution abandonnée est pourtant occupé de force, depuis 8 jours, par un groupe d’étudiants de l’Université d’État d’Haïti. Source : hpnhaiti.com

Le MENFP dénonce l’agression contre ses employés

Le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) condamne l’attaque à coups de pierre contre le siège central du ministère perpétrée le vendredi 5 février 2016 par des individus s’identifiant comme des directeurs d’écoles privées faisant partie du PSUGO. Selon un communiqué du ministère, cette agression gratuite a failli coûter la vie à une employée du MENFP qui a reçu des jets de pierre presqu’en plein visage. Elle a dû être transportée d’urgence à l’hôpital en vue de recevoir les premiers soins. De plus, les vitres de plusieurs véhicules ont été brisées, sans compter le traumatisme causé chez les employés par de tels actes. En tout état de cause, le MENFP estime inacceptable ce genre d’agressions physiques par certains individus se réclamant du monde de l’éducation. Source ; metropolehaiti.com

Santé

Rebondissement du choléra

6 personnes sont mortes de choléra, jeudi, à Molar, 5eme section communale de Borgne, selon le vice-délégué de l’arrondissement de Borgne/Port Margot Francisque Fortuné. Ce net rebondissement du choléra est intervenu suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région Nord. Source : radiotelevision2000.com

Epidémie de Zika : déjà 329 cas en Haïti

La direction d’épidémiologie de laboratoire et de recherche (DELR) du ministère de la Santé publique a annoncé que le nombre de victimes de l’épidémie de Zika a considérablement augmenté en Haïti. Du 24 au 30 janvier 2016, 204 malades ont été recensés, dont 42% d’hommes et 52% de femmes. Dans le département de l’Ouest 56 cas, dont 31 à Pétion-ville, ont été détectés soit 27,45%, 53 dans l’Artibonite soit 25,98% dont 42 seulement à Verrettes et 32 infectés dans le centre soit 15,69%, tous se trouvant dans la ville de Mirebalais. La DELR a souligné que depuis la confirmation de l’épidémie Zika en Haïti, 329 personnes dans tout le pays ont contracté le Virus. Source : signalfmhaiti.com

Culture

Haïti-Carnaval : 175 personnes blessées, aucun décès, selon la Police

175 personnes ont été victimes de blessures plus ou moins légères durant les festivités carnavalesques qui se sont tenues les lundi 8 et mardi 9 février 2016, selon un bilan communiqué par la police sur sa page Facebook consultée par l’agence en ligne AlterPresse. Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. Durant les deux jours, la Pnh a dénombré respectivement 47 et 128 victimes par balle, à l’arme blanche et au bâton. Source : alterpresse.org

Dans la presse internationale

La crisis de Haití incide en la migración hacia República Dominicana

De agudizarse la crisis política y aumentar la violencia en Haití tras la salida de la presidencia de Michel Martelly, decenas de nacionales de ese Estado podrían cruzar la frontera en busca de refugio en la República Dominicana. El sociólogo Wilfredo Lozana explicó que si el conflicto se prolonga mucho, algún efecto tendrá en la dinámica comercial inter y trans fronteriza, y podría estimular el aumento del flujo migratorio de grupos poblacionales vulnerables y temerosos de la violencia hacia la RD. Dijo que las autoridades dominicanas deben, como lo están haciendo, fortalecer su vigilancia de la región fronteriza, pero “sin agitación ni alharaca”. Source : diariolibre.com

René Depestre : « La situation en Haïti est carnavalesque »

Le poète, essayiste et romancier d’origine haïtienne René Depestre nous a reçus à l’occasion de son grand retour en librairie. L’auteur de Hadriana dans tous mes rêves (Gallimard, Folio), prix Renaudot 1988, publie un nouveau roman, Popa Singer (éd. Zulma), en hommage à sa mère. Un événement dans « son vieil âge d’homme », comme il qualifie joliment ses presque 90 ans. Depuis son exil qu’il n’a jamais vécu comme tel, tant son pays vibre dans son œuvre, il évoque la situation politique en Haïti, marquée aujourd’hui par une « crise de la société civile ». En cette période de carnaval, c’est ce mot même qui qualifie le mieux la vie politique haïtienne. « Je me considère comme un vaincu total en ce qui concerne Haïti. » Source : lepoint.fr

Haiti Transitional President to Be Elected Feb. 14

The Haitian National Assembly will elect a transitional president on Sunday, exactly one week after former President Michel Martelly officially stepped down from office, local legislative sources announced Wednesday. Political leaders who aspire to become presidents have until Thursday afternoon to register their candidates, the Spanish news agency EFE said. Source : telesurtv.net

Ils ont dit

Sénateur Wesner Polycarpe, président de la commission bicamérale spéciale : « Les consultations avec les divers acteurs politiques et les leaders de la société civile se poursuivent durant le processus électoral. Nous sommes à la recherche d’un consensus entre les acteurs politiques, les organisations populaires et les organisations de la société civile mais nous n’avons pas la prétention de trouver un consensus total. » Source : metropolehaiti.com

Le Sénateur Steven Benoit annonce avoir déserté le parlement pour ne pas avoir à voter dans les conditions actuelles. Il appelle ses pairs à : « ne pas se substituer à l’Exécutif et surtout à ne pas contraindre le pays à faire marche-arrière avec des élections au second degré. » Source : radiokiskeya.com

Assad Volcy, coordonnateur adjoint de la plateforme Pitit Desalin : « L’heure est à la recherche d’une large concertation. Toute solution qui ne reposerait pas sur de nouvelles négociations est vouée à l’échec : « Pitit Desalin » ne fera pas partie d’un gouvernement de transition. » Source : lenational.ht

L’ancien député, Arnel Bélizaire, lors d’une conférence de presse tenue mercredi 10 février : « Aujourd’hui, s’il existe des hommes de ma trempe, je prendrai d’assaut le Palais national. Le palais national ne peut pas rester vide aussi longtemps ». Source : scoopfmhaiti.com

Texte du jour

Les leaders, loin derrière le peuple

Par Robert Benodin

11 février 2016

On est en train d’assister au combat intense d’un peuple appauvri et exploité qui exige avec fracas le respect de sa dignité, de sa souveraineté et de son droit à l’autodétermination. Il est en train de se battre contre les forces rétrogrades des puissances hégémoniques, ces instances et ces proxys qui gouvernent son pays. Dans un premier temps, il vient paradoxalement d’infliger à ces forces rétrogrades une humiliation qui n’est pas des moindres. Malgré le fait que les puissances hégémoniques ont protégé du bec et des ongles le quinquennat de leur proxy, catapulté au pouvoir par leurs entremises. Ce peuple a pu empêcher que les résultats des deux élections irréfutablement frauduleux puissent catapulter une fois de trop au pouvoir un autre proxy. Ce peuple a refusé à Michel Martelly le proxy de ces puissances hégémoniques, l’honneur d’introniser son successeur. Une humiliation inédite dans l’histoire électorale récente d’Haïti.

Confronté maintenant à une situation d’exception, ce peuple doit, dans un second temps, se battre avec autant d’ardeur que possible pour empêcher que ces forces rétrogrades et répressives ne reprennent les rênes du pouvoir et le contrôle de la situation d’exception. De fait, il y va de son émancipation de ce continuum qui l’a mis et le retient jusqu’à présent dans cet état de pauvreté et de misère dans lequel il gît. Puisqu’on a déjà, de manière rocambolesque, validé les pouvoirs de ces parlementaires mal-élus en Assemblée Nationale. Ces mal-élus se sont déjà engagés dans un accord avec Michel Martelly pour établir le type de gouvernement de transition, son mandat, sa mission et usurper le rôle de grand-électeur ayant l’exclusivité du droit d’élire son prochain président. Élire un président provisoire (sic).

Toute reprise du second tour des présidentielles, même après une réévaluation des résultats des élections du 25 octobre, qui ne sera qu’un tri, expose aux risques d’entérinement partiel ou total des forfaits commis intentionnellement au cours de ces deux élections du 9 août et du 25 octobre 2015 et de leurs conséquences. L’annulation de ces élections est le seul moyen certain qui soit capable de réduire au minimum presque toutes les chances de noyautage par l’Internationale et par cette caste qui peut enrayer toute tentative de récupération de souveraineté et du droit à l’autodétermination.

Alors que la contestation électorale exige clairement l’annulation des élections du 9 août et du 25 octobre 2015, la totalité de la chambre des députés et les deux tiers du Sénat issus précisément de ces élections contestées, considérés comme des mal-élus, ont assumé au nom de la nation de cosigner un accord avec le président sortant, Michel Martelly, le 5 février 2016, qui leur permet d’usurper l’exclusivité du droit de choisir le chef d’État du gouvernement de transition, dont le mandat sera de 120 jours, avec l’unique mission d’organiser le second tour des présidentielles avec le même système électoral vicié.

Peut-on douter du fait que cette solution venant de ces mal-élus, supportée naturellement par l’Internationale, ne fera que maintenir le pays dans la pérennisation de ce continuum au profit de ce leadership sauvage qui a confisqué et exercé le pouvoir pendant ces derniers 59 ans. Alors qu’aujourd’hui la volonté politique majoritaire est de s’émanciper de la domination de cette caste et des contraintes de ce continuum. La contestation électorale massifiée et irréversible devra redoubler d’effort et s’intensifier pour persister sans relâche à combattre ces imposteurs qui veulent agir comme s’ils avaient la légitimité nécessaire pour prendre des décisions aussi importantes au nom de la nation haïtienne tout entière, en engageant son destin. Ils ne veulent et ne font que continuer à prendre avantage d’un peuple à bout de souffle et aux abois. Ce peuple qui aujourd’hui veut rompre avec ce continuum est en train de se chercher obstinément une nouvelle voie progressiste pour améliorer son sort et aspirer à un meilleur avenir. C’est ce pourquoi il a pris les rues pour exprimer à haute et intelligible voix sa frustration et son rejet des résultats de ces deux élections frauduleuses qui ont charrié au Parlement ces mal-élus, qui l’en empêchent !

Cette solution émanant de l’accord signé entre Martelly et les présidents des deux chambres du Parlement ne permettra pas au pays à sortir de l’impasse, en créant une nouvelle dynamique parallèle au mouvement qui a forcé la nécessité d’avoir recours à un gouvernement de transition. Cette nouvelle dynamique émanant de cet accord entre Martelly et le Parlement a par compte exclu d’un revers de la main tous ceux qui directement ont œuvré pour aboutir à cette situation d’exception. Cette solution va causer plus d’affrontement entre ces mal-élus et les forces d’opposition. Parce qu’elle ne tient pas compte, circonvient et ignore intentionnellement les revendications des masses. Alors que ceux qui veulent imposer cette solution sont de fait des imposteurs, des mal-élus, issus d’élections frauduleuses, dont la contestation électorale massifiée exige précisément leur annulation et qui sont les causes directes de la nécessité d’avoir besoin aujourd’hui d’un gouvernement de transition et d’un chef d’État provisoire. Cette solution est logiquement en conflit avec la conjoncture de contestation électorale, qui est absolument insoluble, en excluant les forces contestataires. Puisque la fraude électorale est le moyen préférentiel que l’Internationale et ses proxys ont toujours utilisé pour continuer à confisquer et exercer le pouvoir en maintenant le statu quo. La contestation électorale massifiée devenue irréversible, en provoquant l’interruption du processus électoral, a causé ce vide à la présidence que ces parlementaires issus de ces élections frauduleuses contestées essaient de combler en excluant intentionnellement la pertinence de ces acteurs politiques qui ont assumé la responsabilité de la gestion de ces actions politiques, aux fins d’aboutir à cette situation d’exception. Peut-on croire que ceux qui ont fait cet effort pour arriver à cette fin vont passivement se soumettre à la volonté de ceux contre qui ils sont en train de se battre, pour s’émanciper de ce continuum ?

On vient d’assister avec stupéfaction à un scandale inédit au lendemain des élections du 25 octobre 2015. Des candidats aux postes de parlementaire sont venus sur les ondes témoigner publiquement du fait d’avoir versé des sommes importantes à des conseillers du CEP pour s’assurer du fait qu’ils seront élus aux sièges parlementaires. Ces dénonciations n’ont pas été vagues et anonymes. Ces conseillers du CEP ont été dénoncés nommément par ces candidats. Il est évident que ces sièges parlementaires ont été mis aux enchères, aux plus offrants et derniers enchérisseurs par les conseillers du CEP. Les candidats malheureux venant, après la publication des résultats électoraux, réclamer de ces conseillers du CEP le remboursement de l’argent qu’ils leur ont versé vainement. Leurs compétiteurs ayant gagné à leur place à ces élections, parce qu’ils ont surenchéri avec des offres plus alléchantes. Ce sont ces aveux publics de candidats malheureux qui ont permis de voir au grand jour et de comprendre à quel point les conseillers de ce CEP sont corrompus et l’effet négatif que cette corruption doit avoir sur les résultats de ces deux élections. Ce scandale, à lui seul, ne suffit-il pas pour questionner la validité des résultats de ces deux élections ? Ce n’est pas à tort que la contestation électorale massifiée exige formellement l’annulation des deux élections frauduleuses.

Puisque les parlementaires issus de ces élections frauduleuses ont assumé le rôle de grand-électeur pour élire le prochain président provisoire. Ayant acheté leurs cocardes de député et de sénateur, ne vont-ils pas à leur tour mettre aux enchères le poste de président provisoire, pour lequel ils ont usurpé l’exclusivité du droit d’élire ? L’opposition progressiste ne peut pas laisser cet accord fallacieux entre Martelly et des parlementaires mafieux décider de l’avenir du pays. Après 59 ans de ce leadership sauvage qui a ravagé le pays pour en faire le plus pauvre de l’hémisphère et le classer parmi les quatre pays les plus corrompus du monde, avec naturellement l’aide et la complicité de l’Internationale et de ses instances, il est temps qu’on s’émancipe de ce continuum, pour récupérer notre souveraineté nationale et exercer notre droit à l’autodétermination. A la fin du mandat du chef d’État, le dernier en date de ces gouvernements proxys issus de la fraude électorale et de l’immixtion internationale, les masses haïtiennes ont collectivement interrompu le processus électoral par une contestation irréversible, pour ne plus permettre qu’il y ait à nouveau une passation de pouvoir de proxy à proxy dans ce pays.

Les masses haïtiennes par le biais de cet effort exceptionnel, sont sur le point de mettre fin à ces pratiques mafieuses qui permettent à ce leadership sauvage de confisquer continuellement le pouvoir depuis 59 ans. Vont-elles, étant sur le point de franchir ce seuil, permettre à ces parlementaires issus de ces deux élections frauduleuses, dont elles exigent l’annulation, de faire usage d’un accord fallacieux émanant d’une entente mafieuse avec Martelly, supportée par l’Internationale, de fouler aux pieds leurs revendications et de les jeter au rancart, pour maintenir le cap au sein du continuum ?

Le moment est venu de faire cette réflexion profonde sur la refondation de l’État, la reconstruction, la restructuration de toutes les institutions sans exception et particulièrement l’institutionnalisation du système électoral. Cette opportunité s’offre aujourd’hui à ceux qui auront le courage de mener le combat progressiste jusqu’au bout contre les forces rétrogrades qui poursuivent le maintien du statu quo. L’argumentum ad populum vient irréfutablement de faire ses preuves, en interrompant de manière irréversible le processus électoral vicié, pour empêcher que la passation traditionnelle du pouvoir puisse se faire d’un proxy à un autre. Ne permettez pas à ces mal-élus de reprendre le haut du pavé, en réimposant cette tradition d’élections frauduleuses et d’immixtion internationale catapultant au pouvoir les chefs d’État de son choix ! Que Martelly soit le dernier de cette caste de chefs d’État proxys !






L’actualité va vite en ce moment. Nous savons désormais que la solution choisie par le pays pour régler le problème tend vers la constitution d’un gouvernement de transition et qu’un nouveau scrutin présidentiel sera organisé. Tout ceci a été accepté par l’ensemble des acteurs concernés, dont l’ancien président Martelly qui devrait quitter le pouvoir au jour-dit (suspense ?). Nous incluons cependant le bulletin hebdomadaire du C3GROUP, pour information fort légitime.

Port-au-Prince, 5 février 2016

Dans la presse nationale

Politique/ Elections

Haïti-Crise : Martelly lève le doute sur son départ le 7 février

Le président Michel Martelly a confirmé ce 4 février qu’il quittera son poste à la fin de son mandat le 7 février prochain. « Je ne veux pas garder le pouvoir un jour supplémentaire », a déclaré Martelly dans un discours prononcé lors de l’inauguration du nouvel immeuble du ministère de l’Intérieur, détruit lors du terrible séisme de 2010. Martelly a affirmé qu’il partait « sans regret, sans envie, sans attache », à l’issue de 5 ans passés à la tête du pays, dont 4 sans organiser d’élections, tandis que des scrutins fortement controversés et inachevés se sont déroulés au cours de la dernière année (en août et novembre 2015). Source : alterpresse.org

Les membres de l’opposition à nouveau dans les rues, ce Jeudi

Les membres de l’opposition étaient à nouveau dans les rues, ce jeudi, pour continuer d’exiger le départ du président Michel Martelly et la mise en place d’un gouvernement de transition. La manifestation a pris fin devant le Parlement. Les protestataires en ont profité pour dénoncer la tenue de la séance en assemblée nationale. Source : radiotelevision2000.com

Nouvelle manifestation des partisans de Jovenel Moïse

Pour la deuxième journée consécutive, plusieurs milliers de partisans du PHTK ont manifesté cette fois-ci dans la commune de Carrefour afin d’exiger la tenue au plus vite du second tour de la présidentielle. Les protestataires annoncent qu’ils sont contre la mise en place dans le pays d’un gouvernement de transition au départ de Michel Martelly. La manifestation s’est déroulée sans incident majeur. Parallèlement, des milliers de partisans du PHTK ont gagné les rues du Cap-Haïtien mercredi, pour exiger la tenue rapide du second tour des élections et le maintien en place du président Martelly jusqu’à ce qu’un nouveau chef de l’État soit élu. Source : metropolehaiti.com

Haïti-Parlement : la 50e législature rentre en fonction, les députés sont aux anges

La séance en Assemblée nationale s’est tenue le jeudi 4 février, soit près d’un mois après la prestation de serment et la validation du pouvoir des députés. Désormais, les travaux parlementaires peuvent démarrer à la chambre basse. 22 sénateurs et 92 députés ont répondu à l’appel, donnant lieu définitivement à l’ouverture de la séance en Assemblée nationale. Dans son discours de circonstance, le président du Sénat Jocelerme Privert a rappelé, d’entrée de jeu, que 2016 marque la 30e année de la rupture du peuple haïtien avec la dictature des Duvalier et du virage vers la démocratie. Source : hpnhaiti.com

Société

Vicky Jeudy dévoile un sein sur le tapis rouge du SAG Awards au côté de Leonardo Di Caprio

L’actrice d’origine haïtienne Vicky Jeudy a remporté son deuxième SAG Award pour sa performance avec l’équipe de la série de Netflix « Orange is the New Black » le week-end écoulé lors de la 22e édition du Screen Actors Guild Awards à Los Angeles (Californie, Etats-Unis). Au cours de son entrée sur le tapis rouge, en posant avec l’acteur Léonardo Dicaprio, la star a laissé apparaître par accident son sein droit, un moment que les photographes n’ont pas raté pour immortaliser. Source : hpnhaiti.com

Santé

Zika : l’OMS recommande de restreindre les dons de sang
br> Face au virus Zika, le monde s’organise. Et l’Organisation mondiale de la santé commence à prendre ses précautions. « Avec le risque de nouvelles infections du virus Zika dans de nombreux pays, et le lien possible entre (…) le virus et la microcéphalie et d’autres conséquences cliniques, restreindre les dons de sang de ceux revenant de régions où sévit l’épidémie de Zika, est jugé comme une mesure de précaution appropriée », a indiqué l’OMS ce jeudi. Le Canada et la Grande-Bretagne ont d’ailleurs déjà pris les devants. Source : lenational.ht

Culture

Le carnaval de 2016 aura bel et bien lieu

Le défilé traditionnel du carnaval aura lieu cette année aux Champs de mars, malgré le retard enregistré dans la construction des stands. Le responsable de communication du comité a indique qu’un budget de 45 millions de gourdes a été élaboré en prévision des festivités qui doivent se dérouler les 7, 8 et 9 février prochain. Carel Pèdre a aussi précisé qu’un nombre réduit de stands et de chars seront sur le parcours, en raison de la réticence de certains sponsors. Source : metropolehaiti.com

Haïti-Culture : L’utilisation du cinéma Triomphe à des fins politiques et non pour le cinéma, dénoncent des réalisateurs haïtiens

Le Ciné théâtre « Triomphe » serait utilisé à des fins politiques et non pour le cinéma, déplore la « Haitian American Association of Filmmakers », dans une note de presse, en date du 27 janvier 2016, transmise à l’agence en ligne AlterPresse. La Haitian American Association of Filmmakers explique qu’elle s’était portée partenaire, au Triomphe, dans la promotion et l’exploitation du cinéma haïtien, parce qu’elle croyait que ce complexe – inauguré par le président Joseph Michel Martelly – était au service de la culture haïtienne et non à des fins politiques. « Si la grande joie des cinéphiles haïtiens de la capitale de retrouver le cinéma haïtien en salle, a été interrompue, elle est due (c’est la faute de) au ministère de la culture, qui a ordonné la fermeture du Triomphe, le 4 janvier 2016, en plein contrat d’exploitation », dénonce l’association, dans cette note portant la signature de son président, Raynald Delerme. Source : hpnhaiti.com

Dans la presse internationale

EEUU pide un acuerdo de gobernabilidad en Haití antes del domingo

Estados Unidos urgió ayer a las autoridades ejecutivas y legislativas de Haití a alcanzar un acuerdo sobre cómo gobernar el país antes de que el actual presidente, Michel Martelly, abandone el poder este domingo, además de avanzar hacia la elección democrática de un nuevo mandatario. « Estados Unidos urge al Ejecutivo y el Parlamento, las autoridades constitucionales de Haití, a llegar a un acuerdo sobre una hoja de ruta para gobernar el país hasta que se elija a un nuevo presidente », dijo a Efe un portavoz del Departamento de Estado estadounidense. Source : listindiario.com

Haïti risque de ne plus avoir de président dès dimanche

La constitution haïtienne prévoit le départ de Michel Martelly de son poste de chef de l’État le 7 février mais son successeur n’ayant pas pu être élu, le pouvoir présidentiel sera de facto vacant à compter de ce dimanche matin. Haïti risque de sombrer une nouvelle fois dans un vide de pouvoir. Source : la1ere.fr

Rechazan canción del presidente de Haití en la que ataca a periodista

Decenas de personalidades y organizaciones de derechos humanos de Haití condenaron hoy la polémica canción que el presidente del país, Michel Martelly, lanzó con motivo de la celebración del carnaval, que comienza el domingo 7 de febrero, el mismo día que termina su mandato. En la canción, Martelly ataca personalmente a la periodista Liliane Pierre Paul, una de las figuras más respetadas en la prensa haitiana con más de 30 años de carrera profesional. En un comunicado conjunto, organizaciones y personalidades locales criticaron “enérgicamente” el tema, que consideran sexista y ofensivo. Source : diariolibre.com

OAS : Talks to end Haiti crisis at delicate stage

The mission from the Organisation of American States (OAS) seeking to broker an agreement to end the political and constitutional crisis in Haiti says the discussions are now at a “very delicate and urgent stage”. The mission, which arrived here last Sunday and is headed by Antigua and Barbuda diplomat Sir Ronald Sanders, is trying to broker the accord ahead of the planned February 7 departure from office of President Michel Martelly. Opposition parties forced the indefinite cancellation of the January 24 second round of balloting to choose a successor to Martelly and have been calling instead for the establishment of an interim government to oversee fresh elections in the French-speaking Caribbean Community (Caricom) country. Source : jamaicaobserver.com

Ils ont dit

Le président Michel Martelly ce 4 février : « Je ne veux pas garder le pouvoir un jour supplémentaire ». Source : alterpresse.org

Le coordonateur de Ligue Alternative pour le Progrès et l’Emancipation Haïtienne (Lapeh), Anacacis Jean Hector : « Il serait préférable que le Premier Ministre Evans Paul reste en poste après le départ du président Martelly. Le chef du gouvernement doit assumer sa charge comme l’avait fait le Premier Ministre Yvon Neptune après le départ du président Aristide en 2004. » Source : metropolehaiti.com

Me Monferrier Dorval : « Le Premier ministre actuel est quasi inopérant. Il n’a pas eu l’onction du Parlement. Le contexte « n’est pas favorable à la reconduction d’Evans Paul qui pourra présenter sa démission au président provisoire, sitôt installé dans ses fonctions. » Source : lenouvelliste.com

Texte du jour

Hommage à Liliane Pierre-Paul : 5 Février 2016 @ Karibe Convention Center
Source : radiotelevisioncaraibes.com

Bonè-bonè nan vi li, nan lane 1970 yo, Liliane Pierre-Paul te montre jan li kwè bon jan enfòmasyon se bon zanmi libète. Bon travay li nan sans sa a, pawòl li ak aksyon li, tou fèl vin pòtèz labanyè pou fanm grandèt granmoun, libète lib e libè, dwadelòm, demokrasi nèt alkole, epitou pou pi fò moun nan peyi a ke sistèm sosyal la mete akote, ki pa ka souse yon zo, kip a ka jwenn jistis devan jij. Ansanm ak 2 zanmi, Sony Bastien ak Marvel Dandin, ki sakrifye yo tou pou Ayisyen gen lwa djòl yo, san li pa mache di sa nou pral di la a, li vin yon antreprenèz, ki di donk li kwè ke chak moun gen dwa travay pou tèt yo pandan y ap respekte lwa lavi a kif è lòm pa janm viv grenn senk, se nan solidarite youn pou tout, tout pou youn la vi ka bèl. Nan koze sa a, Liliane Pierre-Paul toujou montre l pa nan tchans avèk moun k ap betize ak demokrasi a. Depi lè mou nap tande Madanm sa a, nou fin pa wè sa ki ekri kòm manman prensip nan konstitisyon an se degouden ak 50 kòb y oye avèk sa l kwè : « fò noutout fè youn, fò nou derasinen afè nèg mòn-nèg lavil, moun wouj-moun nwa, nèg sòt, nèg lespri, fò nou aksepte nou gen 2 lang ak yon kilti ki pou noutout, pou nou travay pou pwogrè, enfòmasyon, edikasyon, sante, travay, amizman pou tout sitwayen ayisyen. Liliane Pierre-Paul se tout sa yo ankè.

Nan defann tout prensip sa yo tankou Dessalines t ap defann libète nou, gran fanm sa a ki rele Liliane nan resevwa move kou : an 1986, gouvènman avi Duvalier mete l nan prizon, pimpe l annekzil ; an 2016, prezidan peyi a sal pwòch bouch pa li pou l eseye fè Liliane kriye.

Monte-desann, nad marinad, Liliane Pierre-Paul menm jan ak Penelope nan mitoloji peyi la Grèce ki te kenbe kin alaganach pou l pa reponn okenn gason pandan mari l te pati nan bato, Liliane Pierre-Paul toujou rete doubout , anyen, ni trayizon, ni move pawòl pa rive fèl bese tèt li. Doubout pou l di « li fè 4 è nan Radyo Kiskeya », epi se defans tout gwo lide li kwè kif è yon moun, doubout pou repitasyon peyi a, doubout pou lajistis, doubout pou travay leta fèt, doubout pou bèl prensip viv ansanm.

Lilianne pa bay pèp ayisyen an manti. Se kòmsi Maurice Sixto se Liliane li te gade pou l te kree pèsonaj Sandrine nan, mod fanm sa a san repròch, ki pa janm pè, ki konnen bonsans, larezone ak lajistis se bon gid lavi. Fanm pa kite pèsonn pran chans fòse l fèmen bouch li. Li gen rezon paske vwa Liliane se yon bon ti sèvyèt cho pou pwoteje ti bebe kont move zè e ki pèmèt tout moun konnen ladousè mo yo rele libète a. Liliane konnen se sa k pou fè lavi miyò. Li konnen depi l fèmen je l yon ti moman, li konnen depi l pa pale 2-3 jou, tiran yo pral crache dife lanfè sou pèp la ki ka fè moun tounen bèt, li konnen depi l pa pale 2-3 jou, ti moun pral rekòmanse pè pou fiyèt lalo pa manje yo, depi l pa pale 2-3 jou, li konnen depite pap menm ka plenyen difèt yo fè kostim yo tounen tòchon, depi li pa pale 2-3 jou li konnen etidyan pap menm ka plenyen zanzave ba yo kalòt, depi li pa pale 2-3 jou li konnen prezidan ap toujou di betiz fè betiz kòmsi lang sal ta kab sèvi kòz pèp… Sa ki dwòl la zèfè ti voryen yo se luil nan motè machin Liliane pou l defann demockrasi ak tout limanite, noumenm ki nan bon bò a nou konnen se yon devwa pou nou ede ti voryen sa yo pou yo pa tounen zannimo nèt. Nou gen devwa sa a , jan Madan Pierre-Paul fè l chak jou a, pou nous sove ti kras imanite sa a ki rete kay ti vagabon sa yo.

Tout verite sa yo se rezon ki pouse komite sitwayen sa a deside òganize yon seremoni omaj pou Liliane Pierre-Paul, yon ti ankourajman pou nou raple l pawòl li gen sans pou Ayisyen. Annavan Liliane, « li fè 4 è nan radyo Kiskeya », lè sa a se lè w pou pasyans Penelope la ak detèminasyon Sandrine nan pou toujou rekòmanse, toujou kenbe, kontinye, peze sou devwa sa a : pou nou toujou chèche pou chak jou nou vin plis moun ke jan nou moun nan, pou nou fè sa ki konprann ke bay moun kou, joure, vòlè pa kapab tounen byen. Manzè Liliane, travay pou fè Ayisyen fè pwogrè kòm imen, nan Karibe a demen vandredi 5 fevriye a, fanm kou gason ki ta renmen Ayiti sanble ak lide ou yo ap rann ou omaj ki pap janm genyen tout fòs ke entegrite w ak lanmou w pou Ayiti merite

Pou Komite sitwayen an :
Patrice Dumont : Sitwayen angaje
Yves Lafortune : MAP, Avocat (Consultations et Résultats)
Ralph Jean-Baptiste : Association Culturelle Café Philo Haïti (ACCPH)
Marie Yolène Gilles (RNDDH)






Port-au-Prince, le 18 janvier 2016

Haïti dans la presse nationale et internationale

Revue de presse C3GROUP SA

Dans la presse nationale

Politique/ Elections

Elections : L’opposition politique annonce des plaintes contre l’ingérence d’ambassadeurs étrangers dans les affaires internes d’Haïti L’opposition politique en Haïti annonce des plaintes formelles contre l’ingérence d’ambassadeurs étrangers dans les affaires internes du pays, dans une note en date du jeudi 14 janvier 2016, transmise à AlterPresse. « Au cas où ces ambassadeurs persistent dans leur ingérence, pour supporter, à leur profit, l’inacceptable et la corruption, à travers un processus électoral frauduleux, illégal et inconstitutionnel, des plaintes formelles seront portées contre eux par devant les Parlements de leurs États respectifs », soutient-elle. La note fait injonction au Core Group (qui comprend plusieurs représentants de pays dits amis d’Haïti) de respecter l’article 41-1 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques du 18 avril 1961. Source ; alterpresse.org

Fanmi Lavalas salue la décision de Jude Célestin

Le parti Fanmi Lavalas dit appuyer la décision du candidat de LAPEH Jude Célestin de ne pas participer au second tour de l’élection présidentielle prévu le 24 janvier prochain. Lors d’une interview accordée à Radio Métropole ce vendredi, l’avocat du parti Me Gervais Charles a réaffirmé que le conseil électoral ne possédait plus la légitimité pour organiser de bonne élection dans le pays. Source : metropolehaiti.com

La CPH semble divisée sur le choix de Métédieu Lucien en remplacement de Vijonet Déméro

A peine désigné par la Communauté Protestante d’Haiti (CPH) pour remplacer le pasteur Vijonet Déméro au Conseil Electoral Provisoire (CEP), Métédieu Lucien n’aurait pas eu la bénédiction de Jacques N. Janvier, ce dernier qui dénonce sa signature apposée au bas de la correspondance adressée au Président de la République faisant mention de cette proposition. « Je réponds au nom de Pasteur Jacques N. Janvier, sain de corps et d’esprit… La lettre de la communauté protestante n’engage pas le Président de la Fédération des Pasteurs du Grand Nord d’Haïti. « Je n’ai signé aucun document en ce sens, on a signé pour moi… » Source : scoopfmhaiti.com

Haïti-Elections : Le Collectif décline l’invitation du CEP
br> Dans une lettre adressée à Pierre Louis Opont, président du Conseil Electoral Provisoire (CEP),le Collectif du 4 Décembre annonce son refus de participer comme observateur aux élections du dimanche 24 janvier , apprend HPN. Relatant que c’est par voie de presse qu’il a appris que le nom du Collectif figure sur la liste des organisations nationales habilitées à observer les élections, l’organisation dit décliner cette invitation. Source : hpnhaiti.com

Société

Deux nouvelles journées de manifestation

En conférence de presse ce vendredi 15 janvier 2016, la table de la mobilisation du G8 annonce la tenue de deux journées de protestation dans les rues de la capitale pour le lundi 18 et le mardi 19 janvier 2016, pour dénoncer une fois de plus les exactions du pouvoir en place dans la vassalisation des institutions prestigieuses du pays, particulièrement la justice et le parlement. La question des élections vient empirer la crise qui sévissait déjà dans le pays, ont fait savoir les représentants de cinq des huit candidats formant le G8, lors de cette conférence de presse. Source : radiotelevisioncaraibes.com

Aucune date pour la tenue de l’Assemblée nationale

Alors que la date du 11 janvier a été considérée comme une date non-négociable pour la rentrée de la 50e législature, une semaine après cette date « butoir », l’Assemblée nationale devant ouvrir officiellement l’année législative n’a toujours pas siégé. Et jusqu’ici, aucune date n’est retenue pour la tenue de cette Assemblée nationale. Source : lenational.ht

Education

Haïti-Année Gouverneurs de la rosée : Les élèves de philo s’engagent pour sa réussite

Samedi 16 janvier 2016, à l’hôtel Marriott, le ministre de l’Éducation nationale, M. Nesmy Manigat a rencontré 23 comités centraux de classe terminale, venus essentiellement de lycées dans le département de l’Ouest, ainsi que deux invités spéciaux en provenance du Sud-est (lycées Pinchinat et Célie Lamour). Une rencontre qui s’inscrit dans le cadre de « l’Année Gouverneurs de la rosée » et de la « Campagne d’éducation civique », a constaté Haiti Press Network. Source : hpnhaiti.com

Dans la presse internationale

Adriana Lima is working to help Haiti

Haiti is so poor, Brazilian beauty Adriana Lima has dedicated herself to helping out the earthquake-ravaged hellhole. Lima has visited Haiti twice in the past year, she told the crowd at the Garage on 11th Avenue, where fellow Brazilian Jayma Cardoso and designer Kenneth Cole were helping to raise money Thursday night to support a hospital there. Also on hand was Marek Paliwoda, a dermatology physician assistant who goes to Haiti three times a year to provide skin cancer screenings. Source : pagesix.com

Celestin advierte contra elecciones

El candidato opositor a la presidencia de Haití afirmó que si se lleva a cabo la segunda vuelta electoral el próximo fin de semana como está programado, será un revés para la frágil democracia del país. Jude Celestin dijo que teme que habrá fraude electoral y una gran falta de transparencia por parte de las autoridades electorales, y que por eso está boicoteando la segunda vuelta del 24 de enero en que debía competir contra el sucesor elegido por el presidente saliente. Celestin declaró a The Associated Press que Haití está “avanzando hacia una selección, no una elección”. El candidato está haciendo caso omiso de los llamados de Estados Unidos y otros países de que haya una competencia real en las elecciones que están financiando. Source : listindiario.com

Texte du jour

“Profond mépris” de la communauté internationale envers Haïti

Prise de position concernant l’attitude de la communauté internationale
Par le Groupe de la société civile et de partis politiques réclamant l’annulation des élections et des poursuites à l’encontre des responsables de fraude

Document transmis à AlterPresse le 16 janvier 2015

La communauté internationale dominée en Haïti par le Core Groupe −réunissant le Brésil, le Canada, l’Espagne, les États-Unis d’Amérique, la France, l’OÉA (Organisation des États américains) et l’Union européenne− s’est systématiquement engagée, depuis des décennies, à contrecarrer les processus nationaux visant à concrétiser les aspirations exprimées par les populations à la chute de la dictature duvaliériste, à savoir : permettre la transition qui assurerait le démantèlement des structures de pouvoir autoritaire et despotique et la construction d’un État de droit démocratique.

En particulier, le positionnement relatif au processus électoral actuel traduit le profond mépris dans lequel cette communauté internationale tient Haïti. En dépit des faits tenaces, qui prouvent le caractère incohérent et frauduleux des scrutins des 9 août et 25 octobre 2015, elle insiste, fait pression pour que ce processus vicié suive inexorablement son cours, au détriment de la dignité nationale et des principes démocratiques, afin d’imposer des résultats électoraux en tous points irrecevables. Dans son arrogance, cette communauté internationale croit que son statut de conglomérat de grandes puissances, de bailleur de fonds, lui confère tous les droits en Haïti, incluant celui de décider qui doit être aux commandes de l’État. En intervenant systématiquement et ouvertement dans les affaires internes du pays, pour conforter le gouvernement en poste dans ses dérives et justifier des manigances électorales qui, en aucun cas, ne seraient acceptables dans leurs pays, cette communauté internationale alimente continuellement les crises à répétition qui saccagent le pays. Elle empêche le peuple haïtien de réaliser son propre cheminement pour l’instauration d’un État souverain, démocratique, guidé par l’intérêt collectif.

La société civile et la société politique, qui s’associent pour exiger l’annulation des élections et des poursuites judiciaires à l’encontre des responsables de la gabegie, considèrent que la surdité et la cécité affichées par le Core Groupe est l’expression de la volonté d’imposer des choix politiques à Haïti, de la maintenir sous une occupation qui ne dit pas son nom, afin de préserver des intérêts en parfaite opposition avec les désidératas du peuple haïtien. A chaque nouvelle étape le Core group s’engage à corriger les « erreurs » de la phase antérieure, comme si celles-ci n’avaient aucune conséquence sur les élections, sur les élus, mais surtout sur la vie des Haïtiens et des Haïtiennes. Il s’enkyste par ailleurs dans une logique mercantile à prétendre justifier son attitude par les dépenses qu’il a déjà consenties. Rien ne saurait être plus léger.

• Les élections contestées ou frauduleuses, en aucune façon ne sauraient garantir la légitimité la stabilité et la gouvernabilité. Par conséquent elles auront un impact négatif sur la gouvernance économique et politique. En témoigne le maigre taux moyen de croissance de 1,5% dans lequel pataugeait notre pays entre 2000 et 2014.

Elles fragilisent les soi-disant élus en les transformant ainsi en des proies faciles entre les mains des acteurs tant nationaux qu’internationaux.

Les citoyennes et citoyens mobilisés pour le refus de l’inacceptable, n’entendent pas se plier au diktat du Core Groupe et continueront à lutter pour l’avènement d’une Haïti souveraine, solidaire, respectueuse des droits et libertés.

Signataires : : Marie Frantz JOACHIM, Edmonde S. BEAUZILE, Pierre BUTEAU, Freud JEAN, Jean Baptiste BIEN AIME, Jean William JEANTY, Junot FELIX, Wesner POLYCARPE, Jean Henold BUTEAU, Yolette Andrée JEANTY

Port-au-Prince, le 15 janvier 2016
Pour authentification

Marie-Frantz JOACHIM
Coordonnatrice générale de la SOFA

Jean-William JEANTY
Coordonnateur général du parti Kontra Pèp la






Port-au-Prince, le 8 janvier 2016

Voici la livraison du 8 janvier 2016 de la revue de presse du C3 Group. On y trouve une forme officielle de version des faits, et une note de Robert Benodin insistant de façon circonstanciée sur le rôle joué par les intérêts étrangers, et en particulier nord-américains, dans ce qui apparaît bien comme une volonté de reproduire indéfiniment un système de soumission dont ne profiterait qu’un nombre très restreint de Haïtiens.

Dans la presse nationale

Politique/ Elections

Martelly offense-t-il l’Église catholique ?

En décidant d’avancer avec le processus électoral sans tenir compte des recommandations de la Commission d’évaluation électorale, le chef de l’État offense l’Église catholique et le cardinal Chibly Langlois qui s’était impliqué personnellement dans la formation de cette structure, a déclaré au Nouvelliste une source proche de l’Église catholique. Pour sa part, Rosny Desroches, membre de la Commission, estime que Michel Martelly a commis une erreur en ce sens. Source : lenouvelliste.com

Haïti : La campagne électorale pour les scrutins du 24 janvier s’étendra du 8 tur22 class="spip">Mong>

Le parti a campagne électorale pour le second tour des élections, prévu pour le 24 janvier 2016, s’étendra du vendredi 8 turvendredi 22 class="spip", a indiqué à Haïti Press Network le porte-parole du Conseil Electoral Provisoire (CEP), Roudy Stanley Penn. Il s’agit, selon le porte-parole du CEP, d’une période additionnelle puisque l’institution électorale avait déjà fixé la date de la campagne pour le second tour. Source : hpnhaiti.com

Le président Michel Martelly lance des flèches contre l’opposition qu’il accuse d’utiliser la violence pour arriver au pouvoir

Le président Michel Martelly, dans un arrêté daté du 6 janvier, a invité la population à aller voter dans le cadre du second tour de la présidentielle et des législatives complémentaires, le 24 janvier prochain. Parallèlement, dans une adresse à la nation, Michel Martelly a tenté de justifier cette décision intervenue avant même le début des recommandations de la commission d’évaluation qu’il a lui-même formée, se disant totalement contre l’idée de la mise en place d’un gouvernement de transition, une option qui, selon lui, serait désavantageuse pour la nation. Il a lancé du coup des critiques acerbes à l’encontre de l’opposition qu’il accuse de vouloir arriver au pouvoir par la violence… Source : ahphaiti.org

Youri Latortue appelle les sénateurs à préparer l’entrée en fonction des nouveaux élus

Le sénat dans sa configuration actuelle à dix membres ne dispose pas des provisions pour poser un acte parlementaire selon Youri Latortue. Le sénateur élu de l’Artibonite, appelle les sénateurs actuellement en fonction à préparer l’entrée en fonction des nouveaux élus le 11 janvier prochain avant de se préoccuper d’un éventuel vide au niveau du pouvoir exécutif le 07 février prochain. Source : metropolehaiti.com

La CEEI n’a constaté aucune trace de fraude, selon Michel Martelly

Environ trois jours après avoir reçu au palais national le rapport de la Commission d’évaluation électorale indépendante, le président de la République se prononce enfin sur ce document. De ce document, le chef de l’État ne retient qu’une chose. « Le rapport recommande la poursuite du processus électoral puisque la Commission dit n’avoir constaté aucune trace de fraudes lors des élections du 25 octobre ». Source : lenouvelliste.com

Les sénateurs ne peuvent pas bloquer l’entrée en fonction des nouveaux élus

Les sénateurs en place n’ont aucun motif pour bloquer les nouveaux élus assure pour sa part le sénateur François Anick Joseph. Il insiste toutefois sur la nécessité de respecter les règlements intérieurs du sénat qui stipulent que les nouveaux sénateurs doivent s’inscrire auprès de leur chambre 72 heures après la proclamation des résultats par le conseil électoral ce qui n’a pas été fait jusqu’ici. Par ailleurs il explique que la date et les modalités de leur entrée en fonction doivent être définies par le sénat lui-même. Source : metropolehaiti.com

Communiqué de l’OEA (Extrait)>Mong>

Le parti a Mission d’observation électorale (MOE) de l’Organisation des États Américains (OEA) en Haïti salue l’établissement d’une date pour le second tour des élections présidentielles comme un « pas dans la bonne direction ». Elle appelle l’ensemble des acteurs à travailler à l’amélioration des conditions en vue du vote annoncé pour le 24 janvier. La conclusion du processus électoral permettra un transfert de pouvoir constitutionnel à un nouveau Président élu. a Mission considère comme une mesure positive la dissociation des élections locales du second tour des présidentielles limitant le nombre de mandataires dans les bureaux de vote et permettant ainsi d’éviter une répétition des problèmes survenus le 25 octobre (…). Source : alterpresse.org

Société

Le relogement des déplacés se poursuit

Le processus de relogement des déplacés et la réhabilitation des quartiers se poursuit a Port-au-Prince, 6 ans après le tremblement de terre du 12 janvier. A Fort national, Morne azard et dans quelques localités de la commune de Delmas des maisons d’habitations sont en cours de construction alors que d’autres ont déjà été remises à leurs nouveaux occupants. Les habitants de ces quartiers reconnaissaient l’importance de ces travaux même s’ils continuent à réclamer plus d’assistance de la part des responsables. Source : metropolehaiti.com

La liste des déportés s’amplifie

Les autorités de la République dominicaine ne cessent pas avec les déportations des migrants. Alors que le dossier est jeté aux oubliettes, et que tous les esprits sont occupés, la crise électorale actuelle, le nombre des déportés augmente exponentiellement. Le bilan est passé de 45 588 turmois de novembre à 47 935, selon les données fournies par le service Jésuite aux migrants (SJM). Source : lenational.ht

Haïti-Séisme : Six ans après, le problème du logement demeure un défi, selon Kayla

Le Konbit (groupe) haïtien pour le logement alternatif (Kayla) propose la « coopérative de logement » comme moyen pour résoudre le problème du logement social en Haïti. ¨Ce problème demeure un défi à relever, six ans après le séisme du 12 janvierspip0 ayant occasionné la mort de près de 300 mille personnes et autant de blessés¨, a fait remarquer Kayla, le mercredi 6 janvier 2015, lors d’une conférence de presse, à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse. Source : alterpresse.org

Education

Haïti-PSUGO : Le MENFP ne veut pas payer pour les faux effectifs d’écoliers

Dans une mise au point autour du Programme de Scolarisation universelle, gratuite et obligatoire (PSUGO) rendue publique, le mercredi 6 janvier 2016, dont la copie a été transmise à HPN, le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle dit n’entendre en aucun cas, payer à certains établissements scolaires impliqués dans le programme, de faux effectifs d’écoliers. Source : hpnhaiti.com

Dans les villes de province

Haïti-Agriculture : De vastes plantations de petit mil ravagées dans le Plateau Central
br> De vastes plantations de millet (petit mil) sont détruites dans plusieurs communes du Plateau Central (Centre), apprend l’agence en ligne AlterPresse. Ces plantations de millet dans les communes de Thomassique, Thomonde, Maïssade et Hinche sont sévèrement affectées par une maladie qui reste jusqu’ici inconnue. Ces plantations sont détruites notamment à Papaye, à Caobite et dans plusieurs autres localités de la 3e section d’aguahedionde rive droite. Les zones affectées se situent non loin du bureau départemental du Ministère de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural (Marndr). Source : alterpresse.org

Dans la presse internationale

Celestin says ‘No’ to Haiti presidential runoff

Haiti presidential candidate Jude Célestin says he will not be participating in this month’s runoff elections. “The 24th is out of the question,” Célestin told the Miami Herald on Thursday. “[President Michel] Martelly will have to do an election with just one candidate.” Célestin’s announcement came as two top U.S. envoys departed Haiti for Washington on Thursday after failing to convince him to run, and as the U.S. State Department issued a statement welcoming Martelly’s executive order scheduling the presidential and partial legislative runoff for Sunday, Jan. 24. Source : miamiherald.com

Ottawa interpellé pour son rôle dans l’exploitation minière en Haïti

Un groupe d’experts en développement international considère que le Canada doit cesser d’orienter sa politique internationale et ses services diplomatiques en fonction de l’exploitation « des ressources minières à l’étranger en général et en Haïti en particulier ». Combien peuvent valoir les ressources minières du sous-sol haïtien ? Aurmoins 20 milliards de dollars, estime un rapport publié hier par Concertation Haïti. Ce regroupement s’inquiète du rôle canadien dans l’exploitation abusive de ce pays.L’industrie minière en Haïti, enjeux et réalités montre du doigt un projet de déréglementation dont profiteraient les compagnies minières étrangères, turmépris du peuple haïtien. Source : ledevoir.com

Dominican Republic tightens border with Haiti

The north-west border between the Dominican Republic and Haiti has been tightened as according to officials, hundreds of Haitians – many of them undocumented – are trying to enter the country. A contingent of 900 troops was dispatched to the border in what officials are calling “Operation Shield”, they have joined 1,200 solders already assigned to patrol the area that divides the island of Hispaniola. The Immigration Agency says the Haitians who are not qualified to immigrate to the Dominican Republic, have been trying to enter collectively as immigrants while others entered for a binational market held on Mondays and Fridays. Source : jamaicaobserver.com

Ils ont dit

Michel Martelly, le chef de l’État, dans un message préenregistré à l’occasion de l’épiphanie : « Tout le monde était d’avis que les élections du 25 octobre se sont bien déroulées. Il n’y a pas eu de magouilles. Tout s’est réellement bien passé ». Source : lenouvelliste.com

Le sénateur François Anick Joseph : « Les sénateurs en place n’ont aucun motif pour bloquer les nouveaux élus. » Source : metropolehaiti.com

Texte du jour

Élections ou continuum ??
Par Robert Benodin

7 janvier 2016

Aurfur et à mesure que la crise électorale s’aggrave, que la contestation électorale se massifie, que les prises de conscience et de position évoluent et se cristallisent, ceux qui veulent le maintien du continuum agissent ouvertement et agressivement avec leurs partenaires internationaux pour tenir le cap. Il est à remarquer que graduellement une décantation s’opère au sein du G8. Pendant un certain temps, Jude Célestin a voulu jouer le rôle de corde ombilicale de l’opposition pour gérer le maintien de la cohésion du G8 dans la mouvance de sa campagne électorale.

Malgré tous les efforts de ceux qui, comme lui, ne veulent en réalité que gérer la crise électorale en entérinant à la fois les résultats des législatives du 9 août et ceux du premier tour des présidentielles du 25 octobre, pour participer au second tour en maintenant le même système électoral au sien du continuum. Jude Célestin se prépare pour son catapultage à la présidence par l’Internationale. Ses déclarations contradictoires et celles venant des porte-paroles de son parti LAPEH, continuent à accentuer son ambivalence quant turmaintien de sa candidature et de sa participation au second tour des présidentielles.

La décantation des intérêts au sein du G8 est en train naturellement d’émerger avec une certaine lenteur, certes. Mais en permettant malgré tout à ceux qui, de bonne foi, veulent faire respecter non seulement l’expression de la souveraineté populaire et le droit à l’autodétermination, ils veulent surtout mettre fin à cette tradition de fraude électorale qui réserve le choix du chef de l’État à l’Internationale. Ils ont finalement reconnu le fait qu’il y a une différence irréconciliable entre ce qu’ils veulent accomplir comme changement, versus les normes et traditions que de fait Jude Célestin et sa caste veulent conserver. Jude Célestin ne peut pas être contre un système dont il est le produit. Il n’est vraiment contre les résultats produits par le système que parce qu’ils n’ont pas fait de lui le gagnant dès le premier tour des présidentielles. Il l’a lui-même affirmé et réitéré.

Cependant parmi ceux qui veulent l’annulation des élections législatives et présidentielles, réalisant qu’elles ne forment qu’un tout, d’une part, et d’autre part la catastrophe et le danger qu’elles représentent pour l’avenir du pays, compte tenu du grand nombre de criminels notoires qui occuperont les sièges des deux chambres du Parlement, il y a une distinction dont on doit obligatoirement tenir compte pour ne pas se fourvoyer.

Il y a ceux qui ne sont que contre la façon dont les élections de 2015 ont été gérées. Qui ne veulent les annuler que pour les refaire immédiatement après. Ceux-là veulent d’un gouvernement de transition, certes. Mais de très courte durée, dont le rôle unique ne sera que d’organiser des élections générales immédiatement, dans le plus bref délai. Sans se soucier du fait que, s’il en est ainsi, les élections vont être à nouveau gérées sous l’égide de la même machine électorale, au sein du même système électoral. Lequel système électoral tel qu’il est organisé et qu’il fonctionne, n’est façonné que pour donner droit de cité à l’irrégularité et à la fraude électorale. a machine électorale est contrôlée par les autorités des collectivités territoriales, qui elles-mêmes ne fonctionnent que sous l’égide du ministère de l’intérieur. Le CEP, l’autorité électorale, n’est dominé que par l’Exécutif et l’Internationale qui lui dictent les résultats électoraux. Ce système n’est toléré par l’Internationale que parce qu’il lui permet de nommer à coup sûr tous les chefs d’État de son choix en Haïti.

Cependant il y a aussi ceux qui réalisent qu’il faudrait d’abord saisir l’occasion qu’offre l’intensification de la contestation électorale qui est en train de se massifier, qui doit atteindre l’irréversibilité, pour rompre avec ce système électoral comme premier pas devant conduire à s’émanciper du continuum pour la première fois depuis un siècle ; pour pouvoir créer un nouveau système propre à organiser de nouvelles élections générales garantissant le respect de l’expression de la volonté générale et du droit à l’autodétermination ; pour enfin mettre en application la notion que « Tous les hommes naissent et demeurent égaux en droit. » Ceux-là veulent d’abord d’une réflexion sérieuse sur la refondation de l’État haïtien. Ce qui paradoxalement n’a jamais été fait de 1804 à nos jours.

Quant à la commission d’évaluation, elle avait déjà reçu sa feuille de route concernant le rapport qu’elle vient de soumettre le 3 janvier 2016. Il est à remarquer que le représentant du RNDDH à cette commission, Maître Gédéon Jean, n’a pas signé le rapport parce que sa demande d’une évaluation plus approfondie des résultats du scrutin n’a pas été retenue. Il se dit être en désaccord avec les conclusions de ce rapport. Voilà en gros ce que ce rapport révèle :

- Plus de 57% des votes comptabilisés ne portent pas de signatures des électeurs.

- Plus de 30% des votes comptabilisés ne sont pas liés à un numéro de Carte d’Identification Nationale (CIN).

- Plus de 46% des numéros qui figurent sur les listes d’émargement sont faux.

- Plus de 43% des procès-verbaux contrôlés contiennent des ratures et des modifications de chiffres.

- Plus de 76% des irrégularités constatées dans les procès-verbaux contrôlés n’ont pas été consignées dans des « procès-verbaux d’irrégularité ».

- Plus de 39% des votes effectués sur procès-verbaux n’existent pas dans les listes d’émargement.

- 40% des procès-verbaux n’ont pas été dressés conformément aux exigences du Décret électoral et sont incomplets.

Jugez vous-mêmes. N’y a-t-il pas là tout à la fois le constat de fraudes et celui des irrégularités ?

Les deux ambassadeurs américains Kenneth Merten et Peter F. Mulrean ont exprimé clairement, et à l’avance, ce qu’ils attendaient comme rapport de cette commission d’évaluation. Ils ont, en d’autres termes, tnnoncé les couleurs. C’est le même Kenneth Merten, l’ex-ambassadeur des États-Unis en Haïti, qui avait forcé la falsification des résultats du premier tour des présidentielles du 28 novembre pip0, pour catapulter Michel Martelly à la présidence. Dans une entrevue à la radio Voix de l’Amérique, la semaine dernière, il a garanti qu’il n’y aurait pas de changement dans les résultats. Que ce sera Jovenel Moïse et Jude Célestin qui iront au second tour. En outre, dans une entrevue accordée à la radio Kiskeya le lundi 28 décembre 2015, malgré toutes les exactions qui ont été dénoncées par les observateurs haïtiens d’organisations de société civile, de défense de droits humains et par les média, l’actuel ambassadeur des États-Unis en Haïti, Peter F. Mulrean a insisté sur le fait que selon lui, il n’y a absolument pas de preuve établissant qu’il y ait eu de fait des irrégularités et des fraudes électorales massives aux présidentielles du 25 octobre 2015.

Puisque le pays est sous tutelle, il devient dès lors absolument clair que cette commission d’évaluation ne devra pas trouver la moindre preuve pour servir les intérêts de ces tuteurs qui tiennent à exercer cette tradition vieille d’un siècle, choisir le prochain chef d’État haïtien. S’ils n’ont aucun intérêt dans l’un ou l’autre de ces deux candidats pour en faire leur proxy, pourquoi insisteraient-ils pour vouloir maintenir les mêmes résultats ? Et s’ils n’ont pas permis à René Préval de nommer son successeur, pourquoi permettraient-ils à Michel Martelly de nommer le sien ?

Aurbout du compte, l’arrogance des dernières interventions de ces deux ambassadeurs américains ne vient-elle pas s’ajouter à d’autres attitudes condescendantes et humiliantes de l’Internationale envers la nation haïtienne, pour envenimer la situation ? Ne contribue-t-elle pas directement à provoquer une nouvelle prise de conscience qui tend à porter l’Haïtien en général à vouloir s’émanciper de ses réflexes hétéronomes envers les puissances hégémoniques et les institutions mondiales et régionales, et particulièrement le CORE Groupe ? L’opposition ne doit-elle pas prendre note de cette nouvelle donne politique qui est en train de se développer à son avantage ? Le fait que Martelly dans son discours du 1er Janvier 2016 ait tnnoncé à bref délai et sans consultation la date à laquelle le second tour des présidentielles aura lieu, le 17 class="spip", avant que la commission de vérification ait soumis son rapport, met à la fois en exergue l’intention de vouloir imposer à tout prix la tenue du second tour avec Jovenel Moïse et Jude Célestin et l’absence totale de pertinence de ce rapport. Cependant en allant trop vite en besogne, ne s’est-il pas embarrassé en mettant le pied dans le plat ?

Il est à remarquer qu’une lettre du CEP adressée à Martelly, signée par Pierre-Louis Opont, dit ceci dans son premier paragraphe : « Le Conseil électoral provisoire se trouve dans la pénible obligation de vous informer que, suite à sa réunion plénière extraordinaire du lundi 4 janvier 2016, il a constaté qu’il serait très difficile sinon impossible de réaliser le deuxième tour des présidentielles, celui des législatives partielles et des élections territoriales le 17 class="spip". » Et plus loin il ajoute dans son troisième paragraphe ceci : « Le Conseil saisit l’occasion pour vous renouveler sa disponibilité pour une rencontre avec l’Exécutif en vue de voir l’implication de cette nouvelle réalité et de pouvoir compléter ce processus électoral avec cette évidence de ne pas avoir un président élu le 7 février pip". » Dans une seconde lettre, après une réunion avec l’Exécutif, le CEP se ravise pour tnnoncer le second tour des présidentielles pour le 24 janvier 2016. Sera-t-il possible ?

Il est évident que la massification de la contestation électorale a eu un effet significatif. Elle a de fait forcé plus que le report de la date du second tour des présidentielles. Il est aussi évident qu’elle n’a pas encore atteint la masse critique nécessaire à son irréversibilité. Puisqu’on en est maintenant conscient, il faudra redoubler d’effort pour ttteindre ce plateau et éviter la catastrophe. Dans ce bras de fer pour s’émanciper de ce continuum, il faut avoir constamment à l’esprit cette pensée : « Toute action politique entreprise, au cours de son exécution, est comme une bicyclette : quand elle n’avance pas, elle tombe. » En face, l’arrogance et la condescendance de ces deux ambassadeurs, Kenneth Merten et Peter F. Mulrean, qui cachent difficilement leur tppréhension de ne plus pouvoir catapulter au pouvoir le prochain chef de l’État haïtien. Ils sont en train de forcer exagérément la note, pour faire accepter l’inacceptable. Ils sont en train de nier avec une certaine audace les fraudes électorales massives qui ont eu lieu lors des élections du 9 août et du 25 octobre 2015, tnnonçant à l’avance leur volonté de vouloir maintenir les candidats déjà tnnoncés qui iront au second tour. Face à cette attitude très agressive des deux ambassadeurs, et celle des organisations et instances internationales, on ne peut pas se permettre d’avoir l’attitude ou le comportement du résigné réclamant sa miette. Il faut exiger avec conviction, ténacité et détermination ce qui revient de droit au peuple haïtien, le respect de sa souveraineté et de son droit à l’autodétermination. Le peuple haïtien a atteint le ras-le-bol ! Il est temps de s’émanciper du continuum !





Port-au-Prince, 30 décembre 2015

BILAN DE L’ANNÉE 2015

Par Michel Soukar

Le bilan de l’année 2015 coïncide avec la fin du mandat du Président Michel Martelly au pouvoir depuis le 14 mai 2011. C’est l’année de l’organisation d’élections générales pour renouveler le personnel dirigeant les institutions étatiques. Cette année coïncide également avec celle de la commémoration du centenaire de l’occupation américaine du pays (1915-2015).

I. SUR LE PLAN POLITIQUE


Durant ses quatre (4) années et demie au pouvoir, le Président Michel Martelly, garant de la stabilité et du bon fonctionnement des institutions, n’a organisé aucune élection en vue du renouvellement des collectivités territoriales, du tiers (1/3) du Sénat et de la Chambre des députés. Aurcontraire, son administration a remplacé tous les cartels de maires élus dans les 140 communes de la République par des agents intérimaires. Timidement, la communauté internationale et la société civile ont attiré son attention sur cette violation flagrante de la Constitution de 1987. Il est vrai que l’organisation d’élections à un rythme accéléré est une entreprise onéreuse pour la communauté internationale qui supporte la charge du financement des élections en Haïti depuis 1987 à plus de 60%. a Mission de l’Organisation des Nations-unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) ne se préoccupe que de la stabilité de la Présidence. Comme si la stabilité des autres institutions républicaines n’était pas une priorité. Aussi, depuis 2006 le pouvoir présidentiel se transmet-il, tant soit peu, d’un président élu à un autre, en dépit des élections boiteuses concourant à ce transfert plus ourmoins régulier et ordonné du pouvoir.

A. UN TEMPS POLITIQUE MAUSSADE

Plus d’un prédisaient un tsunami politique au début de l’année 2015, tant la situation politique se détériorait. Le 12 janvierspip5, le mandat du deuxième tiers du Sénat arrivait à expiration ainsi que celui de la Chambre des députés. Le Président Martelly allait-il constater la caducité du Parlement comme ce fut le cas le 11 janvier 1999, sous la présidence de René Préval ?

Six (6) Sénateurs de la République : Jean-Baptiste Bien-Aimé (Nord-est), Pierre Francky Exius (Sud), William Jeanty (Nippes), John Joël Joseph (Ouest), Jean-Charles Moïse (Nord), Wesner Polycarpe (Nord), secondés, entre autres, par les manifestations de rues du Mouvement des Organisations de l’Opposition Démocratique (MOPOD) incitaient le Président Martelly à cesser les tergiversations et à négocier un accord avec les partis d’opposition, en vue d’une sortie de crise. Leurs revendications portaient sur la formation d’un Conseil Electoral Provisoire (CEP), selon l’esprit de l’article 289 de la Constitution de 1987, la formation d’un gouvernement de consensus et le remplacement du Président de la Cour de Cassation, également Président du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ). Coincé aux entournures, le Président Martelly constituait une Commission Consultative de neuf (9) membres, présidée par l’homme d’affaires, le Dr Réginald Boulos, en vue d’effectuer la synthèse des rencontres, discussions et consultations antérieures avec les représentants de différents secteurs de la société haïtienne et pour lui faire des recommandations appropriées. Un délai de huit (8) jours était accordé à la commission pour effectuer ce travail.

Dans le délai imparti, la commission consultative remit son rapport au Président Martelly, au cours d’une cérémonie organisée au Palais National, en présence du Premier Ministre Laurent Lamothe, accompagné de certains membres de son gouvernement. Sans surprise, les principales recommandations furent : la formation d’un gouvernement de consensus, dirigé par un Premier Ministre choisi en concertation avec les partis politiques ; la formation d’un Conseil Électoral Provisoire (CEP), selon l’esprit de l’article 289 de la Constitution de 1987 et la démission du Président de la Cour de Cassation, également Président du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire.

En réalité, ces recommandations correspondaient aux revendications exprimées depuis plus de six (6) mois par les six (6) sénateurs frondeurs et relayés par les manifestants du MOPOD qui réclamaient également l’organisation d’élections ou la démission du Président Martelly. Sans surprise, le Président Martelly saisit la bouée de sauvetage et déclara accepter toutes ces recommandations. Il n’adressa pas de questions préjudicielles relatives à la décharge à accorder à ses anciens ministres, voire la double nationalité. Le dindon de la farce fut le Premier Ministre Lamothe qui menait visiblement campagne, à travers ses tournées dans les provinces, sous le couvert du programme "Gouvenmam Lakay ou".

B. IRONIE OU PRAGMATISME

Le 29 décembre 2014, le Président Martelly, le Président du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), Me Anel Alexis Joseph dont on réclamait la démission, le Président du Sénat : Simon Dieuseul Desras et le Président de la Chambre des députés, Stevenson Jacques Timoléon, signaient un accord tripartite garantissant, entre autres, l’existence du Parlement après le 12 janvierspip5. Cette clause devait être introduite dans la loi électorale à voter avant le 12 janvier. Le mandat des députés serait prolongé jusqu’au 24 avril 2015 et celui des sénateurs jusqu’au 9 septembre 2015, ou à l’entrée en fonction des nouveaux élus, si les élections se tenaient avant ces dates. La balle était dans le camp du parlement.

Le Premier Ministre Lamothe démissionna. L’intérim fut assuré par le ministre de la Santé Publique et de la Population, le Dr Florence Duperval Guillaume. Parallèlement, le Président Martelly désigna Monsieur Evans Paul comme Premier Ministre, en dehors de toute éthique et sans consultation véritable avec les présidents des deux (2) branches du Parlement. Monsieur Paul faisait partie de la Commission Consultative qui avait produit les recommandations de sortie de crise. Le 1er janvierspip5, le Président de la République, flanqué de la première Dame, des présidents du Sénat et du CSPJ, du Premier ministre par intérim et du Premier ministre désigné, participa aux cérémonies commémoratives du 211eme anniversaire de l’indépendance aux Gonaïves.

La convocation du Parlement en Assemblée Nationale pour voter, entre autres, la loi électorale et ratifier le choix du Premier Ministre, n’a pas eu lieu. La séance fut boudée par le groupe des six (6) sénateurs qui écrivirent au président du Sénat pour justifier leur position sur le menu de la convocation, jugé copieux, indigeste et rébarbatif. Paradoxalement, la plupart des partis politiques qui critiquaient le pouvoir du Président Martelly : la Fusion des Sociaux Démocrates, le Parti Inité, le Parti Aysyen Pou Ayiti, Kontra Pepla se bousculaient à l’Hôtel Kinam I pour parapher un accord politique avec le Président de la République le 11 janvier 2015.

Tous les regards étaient rivés sur le Parlement à l’approche de la date fatidique du 12 janvierspip5. Les jusqu’au-boutistes préférèrent jouer le tout pour le tout. Et le délai accordé aux parlementaires expira. L’Assemblée Nationale mettait fin à la 49eme législature. Le vice-président de cette Assemblée, le député Stevenson Jacques Timoléon, proche du pouvoir, prononça un discours dans lequel il suggéra la modification de la carte géographique et politique du pays, à travers la création de nouveaux départements géographiques et de nouvelles communes. Le député Timoléon voulait-il préparer les esprits à une telle éventualité ?

C. FORMATION DU GOUVERNEMENT

Avec le départ de la Chambre basse et l’absence des deux (2) tiers du Sénat, le Parlement est dysfonctionnel. Les dix (10) sénateurs restants son t : Steven Iverson Benoit (Ouest), Wesner Polycarpe (Nord), Jean-Baptiste Bien-Aimé (Nord-Est), Lucas Saint- Vil (Nord-Ouest), Annick Francois Joseph (Artibonite), Jocelerme Privert (Nippes), Carlos Lebon (Sud), Edwin Zenny (Sud-Est), Francisco De la Cruz (Centre) et Andris Riché (Grande-Anse). Ce dernier fut élu Président des restes du Sénat avec cinq (5) voix sur sept (7).

La voie était ouverte pour la formation et l’installation d’un gouvernement de fait. Nommés à la onzième heure, le Premier Ministre forma, de concert avec Le Président de la République, un gouvernement de consensus de vingt (20) ministres et dix-sept (17) secrétaires d’État, sans l’onction du Parlement sur son énoncé de politique générale, comme le veut la Constitution de 1987. Le cabinet ministériel comptait huit (8) ministres issus du gouvernement Lamothe et douze (12) nouveaux ministres, issus pour la plupart des partis Politiques Fusion, Inité. Le Président Martelly cohabita avec ses adversaires d’hier. Parmi les anciens ministres du gouvernement Lamothe, quatre (4) ont battu le record de longévité : l’Ingénieur Jacques Rousseau (MTPTC), Stéphanie Balmir Villedrouin (Tourisme), Florence Duperval Guillaume (MSPP) et Wilson Laleau, tantôt aux Finances, tantôt au Commerce. Par contre, un ministre et trois (3) secrétaires d’État n’ont pas pu être installés. Il s’agit du ministre de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement, le vétérinaire Jean-François Thomas, des secrétaires d’État Fednel Monchéry à la Réforme Agraire, Pierre André Gédéon à la Relance Agricole et Carel Alexandre à la Sécurité Publique. Les trois (3) premiers furent contestés par les étudiants de la Faculté d’Agronomie et de Médecine Vétérinaire (FAMV) et le dernier par le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH). Le Gouvernement a dû nommer l’agronome Fresner Dorcin à la tête du MARNDR, suite à la démission de Jean-François Thomas.

Après la formation et l’installation du Gouvernement, contesté par le sénateur Steven Benoit et l’opposition radicale, le cap était mis sur la formation du Conseil Électoral Provisoire (CEP), en vue du lancement du processus électoral.

D. LANCEMENT DU PROCESSUS ÉLECTORAL

Le lancement du processus électoral passait par la formation du Conseil Électoral Provisoire (CEP), selon l’esprit de l’article 289 de la Constitution de 1987, l’élaboration et la publication du décret électoral et du calendrier électoral.

1. Formation du Conseil Électoral Provisoire

Durant quatre (4) ans et demi, l’obstination du Président Martelly à former le Conseil Électoral permanent s’est heurtée à l’opposition d’une bonne partie de la classe politique haïtienne. Les quatre (4) premières tentatives du Président Martelly de former un CEP, présidé soit par Emmanuel Ménard, soit par Josué Pierre-Louis, soit par Frizto Canton ou par Max Mathurin se sont heurtées à la résistance des forces d’inertie du milieu politique haïtien. Cette fois, les institutions prévues dans l’article 289 de la Constitution de 1987 ou celles qui leur tiennent lieu de substitut ont toutes désigné leurs représentants au Conseil Électoral Provisoire, en dépit de certaines protestations au sein de quelques-unes d’entre elles. Voici la liste des représentants désignés par secteur :
Pierre Manigat Jr, Presse
Lucie Marie Carmelle Paul Austin, Université
Pierre Louis Opont, Patronat
Lourdes Edith Joseph, Syndicat
Yolette Mengual, Femme
Néhémy Joseph, Paysan/Vodou
Ricardo Augustin, Conférence Episcopale
Vijonet Déméro, Cultes Reformés
Jaccéus joseph, Droits Humains

Les neuf (9) membres du Conseil Électoral Provisoire (CEP) prêtaient le serment d’usage à la Cour de Cassation, présidée par Me. Jules Cantave succédant à Me Anel Alexis Joseph, démissionnaire. Le parti Fanmi Lavalas et le Mouvement des Organisations Populaires Démocratiques (MOPOD) prenaient acte de la formation du Conseil. Le CEP se mit immédiatement au travail en vue de l’élaboration du projet de Décret électoral à soumettre à l’Exécutif aux fins de publication dans le Journal officiel "Le Moniteur". Le CEP élabora le calendrier électoral et le budget en vue de l’organisation des élections présidentielles, législatives, communales et locales avant la fin de l’année 2015.

2. Publication du décret électoral

Un décret électoral de 244 articles fut publié dans un numéro spécial du Journal officiel "Le Moniteur" le 2 marsspip5. Le Premier Ministre Evans Paul remit symboliquement un exemplaire dudit Décret au Conseil Électoral Provisoire (CEP). Puis, le CEP publia le calendrier électoral et invita le Président de la République à publier l’arrêté convoquant le peuple en ses comices, pour les 9 août, 25 octobre et 27 décembre 2015, en vue d’élire :
• 1 président de la République ;
• 20 sénateurs ;
• 119 députés ;
• 142 cartels de magistrats communaux ;
• 575 cartels de Conseil d’Administration des Sections Communales (CASEC) ;
• et des délégués de ville.

D’après le calendrier électoral, le premier tour des élections législatives fut fixé au 9 août. Le 1er tour des élections présidentielles, le 2ème tour des législatives et les élections communales au 25 octobre. Le 2eme tour des présidentielles et les élections des membres des collectivités territoriales (CASEC, ASEC, Délégué de Ville) au 27 décembre 2015. Si tout se passait comme prévu, le Parlement rentrerait en fonction le deuxième lundi de janvier 2016 et le Président de la République serait installé le 7 février pip".

3. Inscription des partis politiques

Le CEP invita les partis politiques reconnus à s’inscrire. 192 partis, organisations et entités politiques se présentèrent, y compris le MOPOD, Fanmi Lavalas et Pitit Desalin. 166 partis, organisations et entités politiques, reconnus par le Ministère de la Justice, furent agréés par le CEP. Deux (2) raisons fondamentales expliquent la multiplicité des partis politiques. Premièrement, la loi régissant la formation et le fonctionnement des partis politiques est trop laxiste dans ses critères. Par exemple, vingt (20) membres suffisent pour former un parti politique. Deuxièmement, le gouvernement prévoit une enveloppe de 500 millions de gourdes dans le budget rectificatif 2014-2015 pour le financement des partis politiques. Une manne dans un pays à fort taux de chômage.

Parmi ces partis, on distinguait ceux issus de la mouvance lavalas, ceux proches du pouvoir et ceux constitués à l’occasion des élections. Des démarches furent entreprises par le CEP et le Gouvernement en vue de porter ces partis, organisations et entités politiques à se regrouper en plateforme politique, afin d’en réduire le nombre. En définitive, le nombre de partis, regroupements et plateformes politiques, auxquels le CEP attribua, par tirage au sort, des numéros d’identification était de 126. D’autres tentatives effectuées, soit par le secteur protestant soit par des candidats eux-mêmes, pour réduire le nombre de candidats à la Présidence se révélèrent infructueuses.

4. Inscription des candidats

Le CEP lança le processus d’inscription des candidats dans l’ordre suivant : parlementaires, présidentielles, communales et locales. Les candidats furent invités à s’inscrire en ligne d’abord avant de se présenter dans les Bureaux Électoraux Départementaux (BED) et Communaux (BEC). Entre temps, des ministres et des agents intérimaires démissionnaient en vue de se porter candidat. La question de la décharge était primordiale. a Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCA) publia une note de presse, dans laquelle elle informa que les rapports relatifs aux projets de lois de règlement pour les quatre derniers exercices fiscaux (2011-2014) avaient été transmis au Ministère de l’Économie et des Finances (MEF). En conséquence, la Cour ne délivrera pas de certificat de décharge provisoire aux gestionnaires de deniers publics. L’inscription des candidats à toutes les fonctions électives se réalisa dans une ambiance de carnaval : candidats accompagnés d’un défilé de motocyclistes, de bandes à pieds et d’une caravane de véhicules. Souvent, les mêmes motocyclistes, les mêmes bandes à pieds changeaient d’accoutrements, de pancartes à l’effigie du candidat et de fanions. Une activité lucrative se créa à l’occasion des opérations d’inscription.

Ainsi, 70 candidats briguèrent la Présidence, 2039 le Parlement (sénateurs et députés), 2346 les mairies, 3929 les Casecs et 1210 délégués de villes.

5. Contestations de candidatures

Après l’inscription des candidats, une période de contestation est prévue dans le décret électoral. Les instances contentieuses prévues à cet effet sont : le Bureau du Contentieux Électoral Communal (BCEC), le Bureau du Contentieux Électoral Départemental (BCED) et le Bureau du Contentieux Électoral National. Tout électeur peut, moyennant preuve, contester une déclaration de candidature à une fonction élective. Nombreux furent les anciens gestionnaires de deniers publics qui ne purent s’inscrire pour cause d’absence de décharge. Ils n’ont pu bénéficier du principe des formalités impossibles, en évoquant l’absence de Parlement. C’est le cas, par exemple, des anciens ministres du gouvernement Martelly. Parmi les cas de rejet de candidature qui ont défrayé la chronique, citons ceux de la Première Dame de la République, Mme Sophia Saint Rémy Martelly, du candidat à la Présidence de la Plateforme Vérité, M. Jacky Lumarque et de l’ex-Premier ministre Lamothe.

D’autres candidats à la Présidence furent écartés pour cause de double nationalité et pour cause de trafic de stupéfiants. Finalement, 54 candidats figurèrent sur la liste des candidats à la présidence. 1855 candidats agréés pour les élections parlementaires. Aurtotal, 41.000 candidats se préparaient à mener campagne pour les postes électifs.

6. a campagne électorale et les élections

a campagne électorale fut terne. Les candidats au Parlement ont organisé très peu de meetings populaires. a plupart des candidats parcoururent les communes de leur circonscription sur des véhicules montés d’équipements sonores, inondant les rues de vacarme. La campagne présidentielle ne fut pas différente. Tous les candidats proposaient à peu près le même programme. Moins d’une douzaine d’entre eux parcoururent les 11 départements géographiques du pays. a grande majorité se cantonna à des entrevues radiophoniques. Les mêmes participaient aux débats radio télédiffusés.

Quatre (4) sondages du Bureau de Recherche en Informatique et en Développement Social (BRIDES) fournissaient les tendances de votes. Les élections du 9 août 2015 se déroulèrent dans une ambiance de désordre et de violences. Fraudes et irrégularités furent dénoncées aussi bien par des candidats, des partis et regroupements de partis politiques que par des organisations de la société civile impliquées dans l’observation électorale. RNDDH, CNO et CONHANE pointèrent du doigt le Parti PHTK, proche du pouvoir, dans les violences, les fraudes et irrégularités. Le RNDDH pensa que ces élections étaient un accroc aux normes démocratiques. RNDDH, CNO, CONHANE exigeaient une évaluation honnête et sincère du scrutin.

Certains partis politiques, comme la Fusion des Sociaux démocrates, Fanmi Lavalas, ALAH, CANAAN et Renmen Ayiti proposèrent une évaluation des élections législatives. D’autres réclamèrent l’annulation des élections législatives. Ils dénoncèrent de faux observateurs, membres de partis politiques proches du pouvoir comme les instigateurs des fraudes et violences ayant émaillé la journée électorale. Le front des candidats pour la lutte démocratique réclama l’annulation des élections, le renvoi des 9 membres du CEP et le départ du Président Martelly.

Ces revendications furent relayées par des partis et regroupements politiques comme la Fusion, Ayisyen pou Ayiti, REPARENN, Fanmi Lavalas, Platfom jistis, UPAN et PKN. Ils réclamèrent la tête de Pierre-Louis Opont, des corrections ou un gouvernement de transition. Le CEP publia les résultats définitifs des élections législatives.

Le Conseil Électoral Provisoire (CEP) rejeta la notion d’annulation des élections. Selon le conseiller Néhémy Joseph, le CEP est déterminé à conduire la procédure électorale jusqu’au bout. Le CEP décida de reprendre les élections, le 25 octobre 2015, là où il y avait eu violences, fraudes et irrégularités. Ainsi, 15 candidats à la députation et 1 candidat au Sénat furent écartés pour leur implication présumée dans des cas de fraudes et de violences.

Le CEP publia les résultats définitifs des élections législatives. 10 candidats, 2 sénateurs et 8 députés furent élus dès le premier tour. a contestation se radicalisa. Le CEP proposa de corriger les erreurs et de faire mieux à l’occasion des présidentielles, prévues pour le 25 octobre 2015.

Le conseiller Néhémy Joseph, représentant des secteurs Vodou et paysan au sein du CEP, démissionna après avoir cautionné les décisions antérieures du CEP. Le Conseiller Ricardo Augustin, représentant de la Conférence Épiscopale déclara que le CEP allait avancer sans Néhémy Joseph. Il avait raison puisque la Mambo Carline Viergelin, désignée à l’insu des pontes du vodou et du Secteur paysan, succéda à Me Néhémy Joseph.

Le CEP mit le cap sur l’organisation des présidentielles du 25 octobre 2015. Son président, Pierre-Louis Opont, exigea la présence d’une force lourdement armée pour sécuriser ces élections. On effectua certaines corrections et améliorations. Par exemple, les mandats et les cartes d’accréditation des observateurs furent disponibles plus tôt, 13725 bureaux de vote installés dans les dix départements géographiques. a MINUSTAH disposa de 2061 policiers et de 2370 militaires onusiens. Désistement, endossement et appel au boycott caractérisèrent ces présidentielles. Á deux jours du scrutin, le CEP se dit prêt à 97%. Le 25 octobre 2015, les élections présidentielles, législatives et communales se déroulèrent dans le calme. On félicita le peuple, la police et le CEP. Le taux de participation oscilla entre 25 et 30 %, selon des observateurs de l’UE et de l’OEA. Plus tard dans la journée, des dénonciations de fraudes massives et d’irrégularités graves fusaient. Quatre (4) organisations de la société civile : RNDDH, SOFA, CONHANE et CNO, engagées dans l’observation électorale, dénoncèrent des fraudes massives.

Le CEP aurait distribué 13.725 mandats à chacun des partis et regroupements politiques engagés dans la course électorale ainsi que des cartes d’accréditation à des organisations d’observation bidon. Il se serait développé un trafic de mandats et ces mandataires auraient voté plusieurs fois. Rappelons qu’un mandataire et un observateur peuvent voter dans le bureau de vote où ils/elles sont affecté(e)s sans avoir leur nom sur la liste électorale du bureau ou du centre de vote en question. Dans ce cas, le président du bureau de vote et le superviseur rédigent un procès-verbal attestant leur vote.

Des candidats appelèrent au respect du vote populaire. Le RNDDH exigea la vérification des informations relatives à la fois aux votes effectués en dehors de la liste d’émargement par les mandataires et observateurs, aurmode de recrutement des avocats vérificateurs au Centre de Tabulation des Votes (CTV) ainsi que la clarification du nombre de mandats et de cartes d’accréditation délivrés aux organisations impliquées dans l’observation électorale. Le Président du CEP, Pierre-Louis Opont, promit de prendre en considération toutes les dénonciations de fraudes. L’internationale exigea la transparence au Centre de Tabulation des Votes (CTV), dirigé par Widmack Matador. Le CEP forma une commission interne pour évaluer et corriger les fraudes et irrégularités. Le RNDDH contesta la formation de cette commission, y voyant une manœuvre du CEP qu’il qualifia de juge et partie. a proclamation des résultats préliminaires, fixée au 3 novembre 2015, fut décalée de deux jours, soit le 5 novembre. Comme prévu, le CEP publia les résultats préliminaires des élections présidentielles du 25 octobre 2015 donnant Jovenel Moïse de PHTK premier avec 32.81% des votes, Jude Célestin avec 25.27%, Jean-Charles Moïse 14.27%, Maryse Narcisse 7.05%. Hormis Jovenel Moise, les autres candidats rejetaient ces résultats appelant au respect du vote populaire. Fanmi Lavalas contesta régulièrement les résultats au BCED et au BCEN et soutint les revendications des partis LAPEH et Pitit Desalin dans les manifestations de rues lancées par ces derniers. Ces manifestations donnèrent souvent lieu à des violences de part et d’autre.

Cependant, bien avant la publication des résultats, huit (8) candidats à la Présidence : Sauveur Pierre Etienne, Jean-Charles Moïse, Jude Célestin, Jean-Henry Céant, Steven Benoit, Charles Henry Baker, Eric Jean-Baptiste et Samuel Madistin, formaient un front commun réclamant la formation d’une commission indépendante pour "épurer le processus de vote, en vue de détecter les cas de fraude ; identifier et recommander l’exclusion du processus aussi bien des fraudeurs que des bénéficiaires des cas de fraudes ; recommander toutes mesures utiles pour rétablir la confiance ; et garantir la transparence nécessaire en vue de la poursuite du processus électoral." Le CEP invita les représentants du groupe des 8 à le rencontrer. Par contre, au cours de la nuit suivant cette rencontre, le CEP publia un communiqué dans lequel il déclara que le décret électoral ne contient pas les provisions pour constituer la commission proposée par le groupe des 8. Alors, LAPEH, Pitit Desalin et Fanmi Lavalas maintinrent la pression par des manifestations de rues.

En réponse à la contestation de Fanmi Lavalas, le BCEN rendit un jugement autorisant les avocats de Fanmi Lavalas à vérifier des procès-verbaux au centre de tabulation des votes. Apparemment, les 78 procès-verbaux contrôlés au CTV étaient entachés de fraudes. Le CEP, dans le communiqué # 92, rectifia le nombre de procès-verbaux écartés pour fraudes. Aurlieu de 296 procès-verbaux, le CEP écarta 490 pour fraudes et irrégularités diverses constatées par le CEP lui-même. Cet aveu était susceptible de confirmer les allégations de fraudes et d’irrégularités dénoncées par les partis politiques contestataires. Dans l’après-midi durmercredi 24 novembre, le CEP publia les résultats définitifs des élections présidentielles du 25 octobre 2015, sans grand changement dans le classement des candidats par rapport aux résultats préliminaires. Jovenel Moïse et Jude Célestin devraient s’affronter au second tour prévu le 27 décembre 2015. Le groupe des 8 maintint sa revendication. Le candidat à la Présidence Jude Célestin déclina des invitations de la Présidence et du CEP. Le gouvernement forma une commission en vue d’adresser la crise de confiance qui affectait le processus électoral. Jude Célestin refusa de rencontrer ladite commission. Cependant, de nombreuses organisations de la société civile, comme la Conférence Épiscopale et l’Initiative de la Société civile, adhérèrent à l’idée de la formation d’une commission indépendante de vérification du scrutin présidentiel du 25 octobre 2015.

E. LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

La communauté internationale joue un rôle de premier plan dans la politique haïtienne, en général, et dans l’organisation des élections, en particulier. Elle contribue au financement de ces élections à hauteur de plus de 60%. es principaux contributeurs sont les États-Unis d’Amérique du Nord, l’Union Européenne, le Canada, le Japon et le Brésil. Cette année, le Club de Madrid a effectué 6 missions en Haïti en vue d’appuyer et de suivre l’évolution du processus électoral. Le Secrétaire d’État Américain, John Kerry, est venu en Haïti rappeler que les élections de 2015 devaient se dérouler sans intimidation et sans violence.

En outre, Kenneth Merten : le Coordonnateur du dossier d’Haïti au Département d’État, les ambassadeurs du Canada, des États-Unis, de France et de l’Union Européenne défilèrent au bureau du Premier Ministre Evans Paul pour renouveler leur appui à la tenue des élections en Haïti à la fin de l’année 2015. Par ailleurs, le Core Group, composé de la représentante du Secrétaire Général des Nations-Unies, des ambassadeurs des pays "Amis “d’Haïti : le Canada, les États-Unis, la France, le Brésil, l’Espagne et du représentant de l’OEA en Haïti, plaide pour la poursuite du processus électoral après la tenue des élections du 9 août 2015, voire du 25 octobre 2015. Le représentant de l’Union Européenne va jusqu’à minimiser les allégations de fraudes et d’irrégularités soulevées par les partis de l’opposition.

Or, depuis quelque temps, cette communauté internationale ne parle pas uniquement d’élections libres, honnêtes et démocratiques. Elle y ajoute crédibles et inclusives. Les élections du 9 août et du 25 octobre 2015 sont-elles jugées crédibles par la communauté internationale, suivant les normes et standards internationaux en usage ?

Le journal Miami Herald du jeudi 3 décembre 2015 annonça la visite de l’ambassadeur Kenneth H. Merten. Sa mission, présuma-t-on, était de persuader le CEP de reporter la tenue du 2ème tour des élections prévues le 27 décembre 2015 à une date ultérieure et les dirigeants haïtiens de former une commission indépendante en vue de s’assurer de l’intégrité des élections du 25 octobre 2015, comme le recommandaient la Conférence Épiscopale, des leaders protestants, l’ISC et quatre organisations locales de droits humains. Entre temps, le mandat du Président Michel Joseph Martelly, au pouvoir depuis 4 ans et demi, tire à sa fin.

F. BILAN DU MANDAT DU PRÉSIDENT MARTELLY AU POUVOIR

En accédant au pouvoir le 14 mai 2011, le Président Michel Joseph Martelly avait axé son programme sur cinq (5) "E" : Éducation, Emploi, Énergie, Environnement et État de droit. Certains observateurs croient que le Président Martelly a mangé ses "E". D’autres pensent que ces "E" sont muets ou minuscules.

Éducation  : le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle lança le Programme de Scolarisation Universelle Gratuite et Obligatoire (PSUGO). a propagande gouvernementale fait état de chiffres, souvent contradictoires, du nombre d’élèves fréquentant l’école dans le cadre de ce programme. Une évaluation du PSUGO par le Ministère révèle de nombreux cas de fraudes et de malversations. 85 écoles sont exclues du programme. Le Ministère saisit l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC). Le nouveau ministre Nesmy Manigat travaille à l’amélioration de la qualité de l’enseignement dispensé dans les écoles haïtiennes, contrôlées à 85% par le secteur privé.

Emploi  : où sont les 400 mille emplois que l’Administration Martelly claironne avoir créés ? Même le Ministre de l’Économie et des Finances, Wilson Laleau, n’est pas en mesure d’établir avec exactitude le nombre d’emplois créés sous la Présidence de Michel Martelly. Toujours est-il que 60% de la population active du pays vit toujours dans le chômage.

Énergie  : l’Administration Martelly a toujours promis de rétablir la fourniture du courant électrique 24 heures sur 24. Cependant, les fournisseurs d’électricité à l’Ed’H se trouvent souvent dans la situation d’arrêter les moteurs, quand l’Ed’H n’honore pas ses obligations contractuelles. Les moteurs de la Centrale Hydro Electrique de Péligre sont en réparation. Cette année, la Banque Mondiale présente un rapport accablant sur la gestion de l’Électricité d’Haïti (Ed’H) qui bénéficie d’une subvention de 200 millions de dollarssaméricains l’an. Alors que l’Ed’H accuse 60% de perte sur le réseau et n’est pas en mesure de facturer les clients. a Banque Mondiale recommande la baisse du prix de l’énergie, la révision des contrats conclus avec les fournisseurs d’électricité à l’Ed’H ainsi que l’amélioration de la gouvernance de la compagnie d’éclairage électrique. Le gouvernement forme une commission, chargée de mettre en œuvre les recommandations de la Banque Mondiale.

Environnement  : un rapport publié récemment à la Conférence de Paris sur le climat classe Haïti parmi les trois (3) pays de la planète, avec le Honduras et la Birmanie, comme les plus affectés en 20 ans par des événements météorologiques. a couverture forestière est réduite à une peau de chagrin. Il suffit de quatre (4) heures d’averses pour enregistrer des cas d’inondation et des pertes en vies humaines. Des algues brunes envahissent Haïti, tuent des poissons et affectent la faune marine. Des tas d’immondices jonchent les rues de la capitale et des principales villes. Le personnel du Service Métropolitain de Collecte des Résidus Solides (SMCRS) est en grève pour réclamer le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaires. Il en est de même des employés de la voirie dans de nombreuses villes de province.

État de Droit  : un seul cas suffit pour évaluer la vitalité de l’État de droit dans le pays. e juge d’instruction, Me Sonel Jean-François rend une ordonnance de renvoi au criminel contre les membres du gang galil, dirigé par Woodly Ethéart, alias Sonson Lafamilia et Renel Nelfort, alias Renel le récif. Des membres du gang interjettent appel de ladite ordonnance. Curieusement, le Doyen du Tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Raymond Jean-Michel, en dépit de l’appel exercé contre l’ordonnance de renvoi, extrait les dossiers de Woodly Ethéart et de Renel Nelfort et les renvoie en jugement devant le tribunal criminel, présidé par le juge Lamarre Bélizaire.

Woodly Ethéart, dit Sonson La familia et Renel Nelfort sont libérés par le juge Lamarre Bélizaire qui leur conseille de ne plus recommencer. Pour maquiller l’affaire, le gouvernement exerce un pourvoi en cassation contre le jugement du tribunal criminel sans assistance de jury, et met le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de première instance, Me Kherson Darius Charles, en disponibilité. Le Conseil Supérieur du pouvoir Judiciaire inflige la même sanction au Doyen Raymond Jean-Michel qui est remplacé par le Juge Bernard Saint-Vil.

L’expert indépendant des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme en Haïti a effectué quatre (4) visites pour constater la prévalence de la détention préventive prolongée, l’impunité, la situation des réfugiés et des déplacés depuis le séisme du 12 janvierspip0.

2. Instabilité Institutionnelle

On ne compte plus le nombre de commissaires du Gouvernement qui se sont succédé à la tête du Parquet de Port-au-Prince. De plus, l’Administration Générale des Douanes (AGD), la Direction Générale des Impôts (DGI), l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF) et la Radiotélévision Nationale d’Haïti (RTNH) n’ont jamais connu autant de changement de directeurs généraux. A celà s’ajoute le nombre de ministres qui ont défilé aux ministères de l’Intérieur, du Plan, des Affaires Sociales, de la Communication, etc. Il importe de rappeler, toutefois, que quatre (4) ministres ont battu le record de longévité dans le gouvernement. Il s’agit des ministres Stéphanie Balmir Villedrouin (Tourisme), Jacques Rousseau (MTPTC), Florence Duperval Guillaume (MSPP) et Wilson Laleau (navette MEF/MCI).

3. Voyages, Accueil et Autres

Le Président Michel Martelly est parmi les présidents d’Haïti, celui qui a effectué le plus grand nombre de voyages à l’étranger et qui a reçu également le plus grand nombre de dignitaires étrangers au cours de son mandat. Il a rencontré deux (2) papes à Rome. Cette année, il a reçu la visite des présidents de la République Française et de la République de Chine (Taiwan). Le premier est venu rappeler la dette "morale" de la France envers Haïti, sans promettre ni restitution ni réparation. Le second est venu inaugurer le nouvel immeuble, logeant la Cour de Cassation de la République, offert par son pays. a Drug Enforcement Agency (DEA) des États-Unis a procédé à l’arrestation du fils de l’ex-président du Honduras Porfirio Lobo et de deux proches du président vénézuélien Nicolas Maduro.

Quelque temps auparavant, deux (2) citoyens vénézuéliens ont été appréhendés à Tabarre en possession de cinq cent mille dollarssaméricains cash à bord de leur véhicule, par des agents de la Brigade de Lutte contre le trafic des stupéfiants (BLTS). Un trafiquant de drogue jamaïcain a été tué par balles à Baie Dumesle, Saint-Louis du Sud, suite à des échanges de tirs avec la police. De même, des ressortissants haïtiens arrêtés pour trafic de drogue et extradés aux États-Unis sont retournés au pays, après avoir purgé leur peine dans les prisons fédéralessaméricaines. C’est le cas, par exemple, d’Oriel Jean et de Jacques Kétant. Ce dernier a bénéficié d’une réduction de peine et de la clémence de la justicesaméricaine.

4. Violence et Insécurité

La violence et l’insécurité ont fait de nombreuses victimes cette année. De nombreux agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH) sont tombés sous les balles de bandits circulant à moto dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et dans plusieurs villes de province. Selon le directeur général de la PNH, Monsieur Godson Orélus, 250.000 armes illégales seraient en circulation dans le pays. Les religieux et religieuses furent les nouvelles cibles des bandits. On a enregistré 29 attaques contre des communautés religieuses. Des milliers de fidèles catholiques ont marché dans les rues de Port-au-Prince et du Cap-Haïtien pour réclamer justicespour les religieux et religieuses.

La Commission Nationale Justice et Paix de l’Église Catholique (JILAP) a dénombré plus de 500 cas de morts par balles au cours du premier semestre de l’année 2015.

Parmi les cas les plus retentissants, citons : l’assassinat chez elle, à Vivy Mitchell de l’ex-directrice générale de la PNH sous la présidence de Jean-Bertrand Aristide, Madame Jocelyne Pierre ; l’assassinat de Oriel Jean, ancien chef de la sécurité du Palais national, sous la présidence de Jean-Bertrand Aristide ; l’attentat sur la personne de Jean Nesly Lucien, ancien directeur général de la PNH sous Jean-Bertrand Aristide, atteint de deux projectiles, tirés par des individus circulant à moto à Tabarre 36 ; l’assassinat par des individus armés de l’agronome Jean-Yves Barnatte aux Cayes, de Jean Gesner Henry Jr (dit coupé cloué jr) à Delmas 33, de Claude Delatour à Pétion-Ville, de Wickenson Bazile, employé technique du CEP et cousin du conseiller au CEP Jaccéus joseph (Droits Humains) à Delmas 32. En outre, des individus armés ont criblé de balles la résidence du conseiller au CEP Vijonet Déméro (Cultes Réformés). Á ces cas s’ajoutent toutes les violences enregistrées à Fort-Liberté, à Ouanaminthe, à Petit-Goâve, à Miragôane et à l’Arcahaie. Á Ouanaminthe, par exemple, un casque bleu chilien de la MINUSTAH a été tué. Aussi, des pays comme le Canada, les États-Unis et la France recommandent à leurs concitoyens d’éviter autant que possible de voyager en Haïti même quand un cadre supérieur de l’UNPOL déclare que la situation sécuritaire au pays n’est pas si mauvaise.

II. SUR LE PLAN ÉCONOMIQUE

Un pays que l’on disait ouvert aux affaires (open for business) trébuche à cause de l’insécurité, de la violence, de l’instabilité politique et de la mauvaise gouvernance. En début d’année fiscale 2014-2015, les prévisions économiques tablaient sur un taux de croissance du PIB de 3.5%, un taux d’inflation de 6 à 8% en rythme annuel et un taux de change oscillant entre 48 et 50 gourdes pour un dollarsaméricain. Sans doute, ces prévisions n’avaient pas tenu compte de facteurs internes comme la sécheresse, les manifestations politiques, les grèves et de facteurs externes comme la baisse du prix du baril de pétrole sur le marché international et la raréfaction de l’aide externe à Haïti. Le brut vénézuélien, principal fournisseur de pétrole à Haïti dans le cadre de l’Accord Pétro Caribe, a perdu 61% de sa valeur en 2015. Cette baisse du prix du pétrole sur le marché international entraîne une baisse des revenus octroyés à Haïti dans le cadre de l’Accord Pétro Caribe signé avec le Venezuela. De plus, les grèves lancées par les syndicats du secteur transport, réclamant la baisse du prix du carburant à la pompe, débouchent sur une réduction des recettes fiscales. e budget de l’exercice fiscal 2014-2015 est revu à la baisse, de 122.6 milliards à 109.5 milliards de gourdes.

La Commission Économiquespour l’Amérique Latine et la Caraïbe (CEPAL) a revu à la baisse le taux de croissance économique du PIB pour Haïti à 2.5%. C’est peut-être ce qui a poussé le ministre de l’Économie et des Finances, Wilson Laleau, à déclarer l’état d’urgence économique. D’après lui, le pays vit au-dessus de ses moyens. Ce qui pourrait laisser croire que l’État allait pratiquer une politique d’austérité, en réduisant son train de vie et en éliminant les dépenses somptuaires. e Forum ÉconomiquesMondial, dans son rapport 2015, classe Haïti 133e sur 141 pays en matière de tourisme, devant Myanmar, Burkina Faso, Mauritanie, Yémen, Mauritanie, Angola, Guinée et Tchad. Depuis quelque temps, le pays importe presque tout ce qu’il consomme et exporte très peu de biens à l’étranger. Pour la première fois dans son histoire, le pays importe du café. Moins d’un million de touristes, y compris les Haïtiens vivant à l’étranger, visitent Haïti chaque année.

Les principales sources de devises étrangères demeurent jusqu’à présent les transferts en provenance de la diaspora et l’aide internationale au développement. Les transferts en provenance de la diaspora totalisent 2 milliards de dollarssaméricains. Avec 830 dollarssaméricains de revenu annuel par tête d’habitants, Haïti stagne dans la classification par revenu de la Banque Mondiale. Haïti exporte pour à peine un milliard de dollarssaméricains de biens et importe pour plus de quatre milliards de dollarssaméricains. Le déficit de la balance commerciale se creuse davantage avec la République Dominicaine. L’Association des Industries d’Haïti (ADIH) s’inquiète de la recrudescence de la contrebande à la frontière haïtiano-dominicaine. La Cimenterie Nationale (CINA) appelle l’État haïtien à lutter contre la contrebande de ciment en provenance de la République Dominicaine. Le gouvernement estime le manque à gagner pour le fisc à près de 500 millions de dollarssaméricains l’an. Récemment, le directeur de la douane de Malpasse se plaignait de la recrudescence de la contrebande qui se développe sur le lac Azuei.

Le rapport du Forum ÉconomiquesMondial sur la compétitivité classe Haïti 134ème sur 140 économies analysées en 2015-2016. Entre temps, la Banque Mondiale a révisé les prévisions de croissance du PIB en Haïti à la baisse, soit 1.7%. Le Congrès Américain renouvelle la Loi HOPE/HELP favorisant l’exportation de produits textiles, sans droits de douane, aux États-Unis jusqu’en 2025.

Le salaire minimum dans le secteur textile en Haïti passe à 240 gourdes par jour. Parallèlement, la gourde se déprécie fortement par rapport au dollarsaméricain. Le taux de change de la gourde par rapport au dollarsaméricain passe de 40 gourdes en 2011 à 52 gourdes pour un dollarsaméricain en avril 2015. En moins de 30 jours, le taux de change est passé en mai 2015 de 46 à 56 gourdes pour un dollarsaméricain. Le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti (BRH) tente de rassurer et de calmer les esprits des agents économiques. a BRH intervient sur le marché pour garantir la stabilité des prix dans l’économie haïtienne. Alors, la BRH augmente les coefficients de réserve obligatoire, les taux d’intérêt sur les bons BRH et injecte des dollarssaméricains sur le marché.

Pour les uns, la Banque Centrale réduit ainsi la capacité des banques commerciales à octroyer du crédit au secteur privé (effet d’éviction), en asséchant les liquidités disponibles dans le système bancaire. Pour d’autres, ces mesures entraînent aussi l’augmentation des taux d’intérêt sur les prêts accordés aux clients. es coefficients de réserve obligatoire affectent même les comptes des organismes publics domiciliés dans les banques commerciales opérant en Haïti. Mais la question vitale, celle de la relance de la production nationale, seule capable de revitaliser la gourde, ne peut être adressée par la BRH uniquement mais par une nouvelle politique d’État et par un nouveau choix de société. De plus, comment ne pas provoquer inflation et chute de la gourde quand le ministère des Finances fait imprimer 14 milliards de gourdes en deux ans ?

C’est dans ce contexte économique morose que le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) a pris un communiqué interdisant l’importation par voie terrestre de 23 produits en provenance de la République Dominicaine. Le Forum Économiquesdu Secteur Privé jubilait. Cependant, cette décision s’apparente à une mesure protectionniste non tarifaire, susceptible d’être attaquée devant l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Les observateurs se demandent pourquoi une mesure si importante n’a pas fait l’objet d’un arrêté pris en Conseil des ministres mais d’un simple communiqué du Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) ?

De toute façon, les réactions ne se sont pas fait attendre. Le syndicat des transporteurs de la République Dominicaine protestait et bloquait la frontière à Jimani. Ce qui a eu pour effet de pénaliser les usines textiles opérant en Haïti, dont l’approvisionnement en matières premières s’effectue par la frontière haïtiano-dominicaine. Le Président Martelly a dû se rendre à Baharona en République Dominicaine pour rencontrer son homologue Danilo Médina en vue de discuter de questions d’intérêt commun aux deux pays. es deux présidents signèrent un accord en six points. Les échanges commerciaux et la migration sont au cœur de cette entente.

Le rapport « Doing Business 2016 » classe Haïti 182ème sur 189 nations répertoriées. a Coordination Nationale sur la Sécurité alimentaire constata une augmentation des prix des produits alimentaires. a dépréciation de la gourde par rapport au dollarsaméricain se poursuit. Le coût de la vie augmente. Le taux d’inflation est passé maintenant à 11%. En cette fin d’année 2015, le taux de change de la gourde par rapport au dollarsaméricain avoisine 60 gourdes pour un dollarsaméricain. a Banque Centrale (BRH) annonce la vente de 50 millions de dollarsssur le marché des changes.

Le 1er octobre 2015, le gouvernement publia par décret le Budget de 120.6 milliards de gourdes pour l’année fiscale 2015-2016. es prévisions de dépenses dans ce budget sont supportées par des prévisions de recettes basées sur une augmentation de certains droits et taxes, comme le matricule fiscal, le timbre de passeport, le permis de conduire et la patente. Parallèlement, le gouvernement adopta un décret accordant des privilèges exorbitants aux anciens ministres et secrétaires d’État. Ces décisions soulevèrent la colère des syndicats de transport et des étudiants de certaines facultés de l’Université d’État d’Haïti. Á celles-là s’ajouta la décision de créer cinq (5) nouvelles communes dont celle dite des Arcadins. Après maintes protestations, violences et émeutes à l’Arcahaie, le gouvernement rétracta ces mesures.

III. SUR LE PLAN SOCIAL

Le processus de paupérisation de la population se poursuit. Sur une population totale de 10.6 millions d’habitants, la population économiquement active est estimée à 4.7 millions d’habitants. 60% de cette population est en chômage. De plus, 3.7 millions d’Haïtiens sont menacés par l’insécurité alimentaire. Plus de deux millions d’Haïtiens vivent au-dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 2 dollarssaméricains par jour. Les Haïtiens continuent de prendre le chemin de la mer, en dépit des rapatriements des États-Unis et des Bahamas. Un voilier a fait naufrage au large de Borgne, faisant 21 morts et occasionnant autant de disparus. Plus de 70.000 immigrants haïtiens sont confrontés à d’énormes difficultés au Brésil qui accorde la résidence permanente à 43.781 d’entre eux.

Le gouvernement a procédé dans la capitale à la démolition des maisons dans les quartiers compris entre la rue de la Réunion, la rue du Champ de Mars et la rue Saint-Honoré, après un processus de dédommagement laborieux, laissant de nombreuses familles sans toit. De plus, les chantiers publics, exécutés pour la plupart par la firme du sénateur dominicain Félix Bautista, sont fermés. En outre, les programmes sociaux : Edé Pèp, Ti Manman Chéri, Koré Etudiant, koré paysan, Restaurants Communautaires, mis en place sous le gouvernement Lamothe, sont arrêtés, faute de financement. Pour les relancer, le gouvernement du Premier Ministre Evans Paul nomma un nouveau ministre délégué auprès du Premier Ministre, chargé des Programmes Sociaux, Projets et Chantiers du gouvernement.

Le Président Martelly a procédé à la distribution de 72 autobus à 72 jeunes garçons des rues, dans le cadre du programme changer la vie, changer de métier. Il a aussi procédé à l’inauguration des places publiques du Canapé Vert et de la Place Sainte- Anne, du Ciné Triomphe, du Kiosque Occide Jeanty, du viaduc de Delmas, des locaux du Lycée Alexandre Pétion et du Lycée Toussaint Louverture.

La décision du Tribunal Constitutionnel dominicain TC 168-13, remettant en question la nationalité des descendants d’Haïtiens vivant en République Dominicaine depuis 1929, les menaçant de déportation, créa un malaise, une friction dans les relations diplomatiques entre les deux pays partageant l’île d’Haïti. Normalement, la République d’Haïti devait porter l’affaire devant la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme de l’OEA qui a juridiction pour résoudre pareil différend. Suivant les conseils du Président du Venezuela, Haïti abandonna la voie multilatérale pour engager des négociations bilatérales avec la République Dominicaine. Entre temps, la République Dominicaine adopta une loi de régularisation de la situation des immigrants illégaux et mit en place un programme national de régularisation des étrangers (PNRE). a Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) appela la République Dominicaine à garantir le droit à la nationalité des Dominicains. Pris au piège de la République Dominicaine, Haïti a lancé un programme d’identification et de documentation des immigrants haïtiens (PIDIH) vivant dans la république voisine. Le CARICOM se dit préoccupé par l’expiration des délais prévus dans le cadre du programme national de régularisation des étrangers (PNRE). Des milliers d’Haïtiens, vivant illégalement en République Dominicaine, sont menacés de déportation. 98.000 Haïtiens inscrits au PNRE retiraient leur carte de régularisation leur accordant le statut de migrants légaux en République Dominicaine. Par contre, 78.000 étrangers furent exclus du PNRE, en majorité des Haïtiens.

A l’appel du Collectif du 4 décembre et d’autres organisations de la société civile, une manifestation est organisée à Port-au-Prince contre la République Dominicaine. Des individus non identifiés descendirent le drapeau dominicain sur le toit du Consulat dominicain à Pétion-Ville. En représailles, la République Dominicaine rappela son ambassadeur accrédité en Haïti, ferma les portes de ses consulats, réclama des excuses pour la profanation de son drapeau.

L’ambassadeur d’Haïti en République Dominicaine : Daniel Supplice, critiqua le programme de documentation et d’identification des immigrants haïtiens (PIDIH), initié par le gouvernement haïtien en République Dominicaine. Il le qualifia d’échec cuisant et de fiasco total. "Nous ne sommes pas en mesure d’identifier nos citoyens chez nous", déclara-t-il. Haïti appela la République Dominicaine à la raison à la tribune de l’OEA qui prôna le dialogue entre les deux pays. Parallèlement, le Groupe d’Appui aux Réfugiés et Rapatriés (GARR) dénonça le rapatriement de force, à Anse à Pitres, de 299 ressortissant(e)s haïtiens. L’ambassadeur Daniel Supplice est rappelé par le pouvoir et remplacé par Madame Magalie Jeanty Magloire.

Le Carnaval national qui s’est déroulé cette année à Port-au-Prince fut amputé d’un jour. Le deuxième jour s’était brusquement arrêté, à cause de l’accident survenu au Champ de Mars, à l’angle de la Rue Capois, qui a failli couter la vie au chanteur vedette du groupe musical Baricad Crew : Fantom. Cet accident a quand même causé la mort de 17 participants au carnaval. Le mardi gras était consacré à une cérémonie d’hommage silencieuse à la mémoire des disparus. En outre, le Festival des Arts de la Caraïbe, dénommé CARIFESTA, organisé en Haïti cette année, a connu un grand succès, tant du point de vue de la qualité des spectacles que du niveau de participation aussi bien des délégations en provenance des pays de la Caraïbe que du public haïtien.

Cette année, sont morts l’économiste Henri Bazin, un homme honnête et modeste, le chanteur vedette du groupe musical King Posse : Alex Pierre alias Black Alex, l’Ati national : Max Beauvoir, Monseigneur Pierre Saint-Hilien, évêque du Diocèse de Hinche, le chef militaire de la MINUSTAH : le Lieutenant-Général brésilien José Luiz Jarobnady Jr, l’agronome Pierre Gary Mathieu.

L’année 2015 marquait également le centenaire de la première occupation du pays par les marines américains. 100 ans après, Haïti est occupé par une force multinationale (MINUSTAH) sous contrôle des Nations-Unies, au titre du Chapitre VII de la Charte de l’ONU. Le mandat de la MINUSTAH est renouvelé pour une année, expirant le 15 octobre 2016. Coïncidence historique, un émissaire américain, Kenneth Merten, vient dicter la suite à donner au processus électoral. En cette fin 2015, Haïti se trouve à une croisée des chemins. es élections prévues le 27 décembre sont renvoyées. Pourtant, le gouvernement adopte en Conseil des Ministres un décret réorganisant le Ministère de la Défense et remobilisant les forces armées d’Haïti. Une commission est unilatéralement formée par la Présidence pour évaluer le processus électoral bancal dont on verra peut-être l’aboutissement en 2016. Des analystes politiques prévoient la fin du mandat de cinq ans du Président Martelly le 14 mai 2016, un élu devant remplacer un élu.

De quoi l’Année 2016 sera-t-elle faite ? Elle débutera comme les précédentes, en pleine tourmente politique, économique et sociale. Quand une administration a dépensé 2 milliards 450 millions de dollarssUs en 5 ans en pratiquant surtout une politique de poudre aux yeux, qu’elle a émis en 2 ans 14 milliards de gourdes pour financer d’abord le gaspillage, comment s’étonner de l’envol de l’inflation et de la chute de la gourde ? Comment ne pas se demander quespourra et que devra faire un nouveau gouvernement ? Martelly, se contentant d’un présent en chrysocale a raté l’occasion d’entrer dans l’Histoire. 2016 sera ce que le peuple haïtien voudra en faire : une année d’éveil ou d’un pas de plus vers l’abîme.

Michel Soukar

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Port-au-Prince, 22 décembre 2015

La nouvelle est tombée annonçant le 21 décembre au soir que le CEP avait décidé le report de l’élection présidentielle et des élections législatives partielles prévues pour le dimanche 27 décembre. Elle fait sans doute suite au communiqué de presse qu’on nous avait fait parvenir hier.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Port-au-Prince, le 19 décembre 2015

Nous, signataires de la présente, candidats à la Présidence engagés dans le processus électoral devant conduire à l’installation du nouveau Président élu le 7 févrierspip6, communément appelés Groupe des 8 (G-8) :

Condamnons fermement la publication de ce que le Conseil électoral provisoire (CEP) appelle des "résultats définitifs pour les élections législatives" alors que de graves accusations de corruption pèsent sur les membres de différents Bureaux de Contentieux électoraux départementaux (BCED) et du Bureau du Contentieux électoral national (BCEN). a publication de ces résultats, quarante-huit heures après la formation d’une commission électorale pro-gouvernementale, démontre que le pouvoir et le CEP ont délibérément choisi de verser dans l’escalade et la provocation. Cette volonté évidente d’empirer la crise pour mieux se présenter en position de force dans des négociations politiques éventuelles confirme à quel point l’Etat a perdu de sa superbe et de son prestige avec le pouvoir Tèt-kale et le caractère servile d’un CEP scélérat soumis aux caprices de l’Exécutif.

Rejetons en bloc lesdits résultats intervenus brusquement dans le but évident de couper court aux dénonciations de plus en plus persistantes relatives aux distributions de pots-de-vin aux conseillers électoraux, aux juges des Bureaux électoraux départementaux (BCED) et du Bureau électoral national (BCEN).

Réaffirmons la volonté, maintes fois réitérée, du G-8 d’arriver à la formation d’une commission d’enquête indépendante de vérification électorale chargée de restituer la sincérité du scrutin pour tout le processus électoral.

Rappelons que dans le communiqué du 3 novembre 2015 le G-8 avait indiqué les secteurs à consulter pour la formation de ladite commission, les modalités de désignation de ses membres et sa mission.

Le G-8 croit qu’il est indispensable aujourd’hui d’accorder une protection particulière aux dénonciateurs et aux témoins des actes de corruption dont se sont rendus coupables des membres des BCED et du BCEN avant la publication des résultats. a loi sur la prévention et la répression des actes de corruption permet d’accorder un statut particulier à ceux qui veulent coopérer pour permettre à la justicesde faire la lumière sur des actes de corruption impliquant des juges électoraux et de les réprimer avec la dernière rigueur. Il n’est pas normal que le Centre de Tabulation (CTV), les BCED et le BCEN, par la pratique du pot-de-vin, se substituent aux électeurs.

Le G-8 appuie les manifestations populaires pacifiques organisées un peu partout à travers le pays pour forcer l’Exécutif et le CEP à respecter le verdict des urnes.

Le G-8 reconnaît au peuple haïtien le droit légitime à la révolte en vue d’exiger le départ anticipé d’un pouvoir kleptocratique qui s’écarte des règles démocratiques de gestion de l’État.

Plus que jamais Uni et Solidaire, le G-8 renouvelle sa volonté de tout entreprendre, dans le cadre de la loi, pour faire respecter la volonté populaire.

Pour le G-8 :

Samuel MADISTIN





Port-au-Prince, 11 décembre 2015

La revue de presse présentée ici provient de la Direction Nationale du Livre (DNL), le Ministère de l’Economie et des Finances, Service Métropolitain de Collecte des Résidus Solides (SMCRS) et du Conseil Electoral Provisoire (CEP). Il y manque peut-être un peu plus d’esprit critique, mais ce sont quand même des informations à prendre en compte.

Dans la presse nationale

Politique/ Elections

Lors d’une rencontre ce mardi avec des journalistes, l’ancien candidat au Sénat pour le département de l’Ouest, Arnel Bélizaire, s’est lâché : « Je voudrais demander à Jean Bertrand Aristide, dans quel camp se trouve son parti ». Il a renchéri : « Je demande à Aristide de libérer Fanmi avalas en vue de poursuivre notre lutte pour la démocratie ». L’ancien parlementaire de la 49e législature fait cet appel dans le but de renforcer la mobilisation à travers les rues, tandis que la communauté internationale tente de calmer la tension afin d’éviter toute rupture avec cette tendancesdémocratique grandissante en Haïti. Source : scoopfmhaiti.com

Le coordonnateur Kenneth Merten reste muet
En Haïti depuis le jeudi 3 décembre, Kenneth Merten s’est entretenu avec plusieurs personnes. es candidats Jovenel Moïse et Jude Célestin (mais chacun séparément), le président Martelly…etc. Mais rien n’a vraiment transpiré de ces rencontres. Washington montre ainsi sa force. Il est vrai que depuis que Kenneth Merten est dans nos murs, il y a eu moins de manifestations. Mais Kenneth Merten dont la présencesa contribué à calmer les choses ne peut pas rester éternellement chez nous. Source : haitienmarche.com

Finies les auditions au BCEN, les résultats définitifs en attente
Le Bureau du contentieux électoral national (BCEN) a bouclé l’audition de l’ensemble des cas qui ont été soumis à son examen. a première chambre a pu entendre les derniers dossiers encore pendants dans la nuit du lundi 7 décembre 2015. Au terme de ces auditions, le tribunal électoral national a vidé un total de 95 recours qui y ont été exercés. Pour l’instant, toutes les compositions sont en train de délibérer sur les différents dossiers entendus, informe la conseillère électorale Lourdes Édith Joseph, membre de la première chambre du BCEN. Source : lenational.ht

Elections : La commission d’enquête indépendante ne verra pas le jour(sic)
Le conseil électoral n’entend céder ni aux pressions de la rue ni aux appels des secteurs qui réclament la mise en place d’une commission d’enquête indépendante. ors d’une conférence de presse, ce 7 décembre, des membres du CEP ont fait état des avances déjà effectuées en vue du second tour le 27 décembre prochain. Aux acteurs politiques qui sollicitent, à travers les médias, un report de cette date, le CEP s’est dit ouvert mais souhaite une démarche institutionnelle. Source : metropolehaiti.com

Société

La BID accorde 22 millions pour faciliter l’accès à l’eau potable
La Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA) devrait lancer dans les prochains mois des projets visant à renforcer la production d’eau potable dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Des pénuries ont été enregistrées plus fréquemment au cours des derniers mois en raison notamment de la vétusté du réseau. Des représentants de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) ont paraphé hier avec le gouvernement haïtien un accord de 22 millions de dollarsspour renforcer le secteur de la production d’eau potable. es projets seront financés conjointement par la BID et l’Agence Espagnole de Coopération Internationale. Source : metropolehaiti.com

Une morgue nationale pour résoudre le problème de la gestion des cadavres
Une toute première dans notre histoire, la construction d’une morgue nationale pour résoudre le problème de la gestion des cadavres. Mardi 8 décembre, la ministre de la Santé publique et de la Population, Dr Florence Duperval Guillaume, a procédé, en présencesde la Première dame de la République, Sophia Martelly, à la pose de la première pierre de ce bâtiment qui sera érigé sur une superficie évaluée à un carreau de terre. Tous les intervenants à cette cérémonie ont parlé d’un moment historique, d’une morgue répondant aux normes de la préservation des cadavres. Source : lenouvelliste.com

Education

Haïti-Éducation : 4 ans du PSUGO en chiffres
Le directeur général du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Rénold Telfort, a présenté à la presse, le mardi 8 décembre, le rapport de quatre années de la mise en œuvre du Programme de Scolarisation universelle, gratuite et obligatoire (PSUGO), a constaté Haiti Press Network. Présenté sous forme de document chiffré concernant l’historique de paiement des écoles non publiques impliquées dans le PSUGO dans chaque département du pays, il s’agit, selon le directeur Rénold Telfort, d’un état des lieux du programme de 2011 à 2015. Question de transparence, un exemplaire du document déjà disponible dans chacune des directions départementales du ministère, a été remis aux membres de la presse. Source : hpnhaiti.com

Le numérique au service de la formation des enseignants
Toujours dans la sempiternelle logique de « réinventer le système éducatif », directeurs d’établissements, inspecteurs, opérateurs de téléphonie mobile… se sont réunis les mardi 8 et mercredi 9 décembre aux fins de discuter, palabrer et envisager une nette appropriation, par les enseignants, des nouveaux outils et les opportunités d’innovation pédagogique offertes par le numérique, sous la houlette du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, conjointement avec l’ambassade de France en Haïti et le Centre international d’études pédagogiques (CIEP). Source : lenouvelliste.com

Culture

Haïti-USA-Culture : Une chanteuse d’origine haïtienne nominée pour les Grammy Awards Cécile McLorin Salvant, fille d’un médecin haïtien et d’une institutrice guadeloupéenne, vient d’être nominée dans la catégorie « Best Vocal Jazz Album » pour la 58e édition des Grammy Awards aux Etats-Unis, a appris HPN. L’album jazz « For One To Love », produit sous le label Mack Avenue Records, est sorti le 4 septembre 2015. Pour cet album, Cécile McLorin Salvant, 26 ans, a été acclamée par les critiques un peu partout dans le monde. Source : hpnhaiti.com

Dans la presse internationale

Senadores revisarían la línea divisoria con Haití
El Senado pedirá al Poder Ejecutivo realizar una revisión exhaustiva de la línea divisoria que delimita la frontera entre la República Dominicana y la República de Haïtí. Por tal motivo la Comisión de Asuntos Fronterizos que preside la senadora Sonia Mateo, informó que rendirá informe favorable a la resolución del senador Adriano Sánchez Roa . La resolución tiene como finalidad verificar el cumplimiento fiel del Tratado Fronterizo Dominico-Haitiano de 1929 y su Protocolo de Revisión de 1936. En la pieza legislativa se justifica la revisión en el considerando tercero indicando que el descontrolado y creciente flujo migratorio y el incremento sostenido de las relaciones comerciales entre República Dominicana y Haïtí, han provocado la ocupación irregular de territorio dominicano por parte de ciudadanos haitianos. Source : listindiario.com

Haiti. a diaspora propose des solutions pour sortir de la crise électorale nationale
Plusieurs organisations représentant la diaspora haïtienne aux États-Unis se sont réunies pour trouver des solutions à la crise électorale en Haïti. Parmi elles se trouvent l’Alliance pour le Renouveau d’Haïti (HRA), la Chambre haïtienne de commerce américaine (HACCOF), l’Alliance nationale pour la promotion des professionnels haïtiens (PNSAA), Konbit pour Haïti, le Congrès pour fortifier Haïti et l’Organisation nationale pour la promotion des Haïtiens, qui se montrent préoccupées par l’impact et l’impasse continue sur l’économie, la légitimité et la stabilité du gouvernement issu du processus de vote. Source : caraibcreolenews.com

Le texte du jour

60 gourdes pour un dollar : une économie moribonde attend le nouveau président Des idées pour le développement

Par Thomas Lalime

Source : lenouvelliste.com

Le fauteuil présidentiel demeure l’un des postes les plus convoités en Haïti. Des 54 candidats à la présidence agréés par le Conseil électoral provisoire (CEP) pour participer au premier tour, deux atteindront le second tour de l’élection présidentielle. Ce qui manque cependant, ce sont des propositions concrètes de politiques publiques pour sortir le pays du marasme économique actuel.

Élections ou transition, une économie moribonde attend le nouveau président de la République. a dernière note sur la politique monétaire de la Banque de la République d’Haïti (BRH), couvrant la période allant de juillet à septembre 2015, ne souffre d’aucune ambigüité. Elle confirme : « Au cours du quatrième trimestre de l’exercice fiscal 2014-2015, la conjoncture économique a été marquée par une forte dépréciation de la monnaie nationale et une baisse de la production agricole. Cela a entraîné une importante progression des prix intérieurs. »

Trois grands maux ont donc frappé l’économie nationale au cours du dernier trimestre de l’année fiscale : dépréciation de la monnaie nationale, inflation et contraction de l’activité économique. Et les deux premiers mois de l’exercice fiscal 2015-2016 n’augurent rien de mieux.

Le vendredi 27 novembre 2015, l’une des deux plus grandes banques commerciales de la capitale haïtienne vendait le billet vert à 59 gourdes si le client voulait un montant compris entre 2 500 et 10 000 dollarssaméricains. Pour des montants supérieurs, il faut négocier un taux encore plus élevé. Il n’est donc pas exagéré de penser que l’on atteint déjà le seuil symbolique de 60 gourdes pour un dollar.

On connaît déjà la chanson : le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti (BRH) affirmera qu’il dispose des moyens pour calmer la tension sur le marché des changes. Mais l’accalmie sera de courte durée.

Si les interventions de la Banque centrale avaient permis de ramener le taux de change autour de 52 gourdes à la mi-septembre contre 55.22 gourdes pour un dollarsau début du mois de juillet 2015, force est alors de constater une forte reprise de la décote de la gourde ces derniers jours. Depuis la fin du mois d’octobre, la banque commerciale ci-dessus mentionnée vendait le billet vert à 55,5 gourdes pour des montants compris entre 2 500 et 10 000 dollarssaméricains.

La BRH sera encore obligée d’intervenir sur le marché en vendant des dollarssalors que les réserves internationales nettes étaient réduites à seulement 822,1 millions de dollarssaméricains au 23 septembre 2015. Les interventions de la BRH sur le marché des changes d’avril à juin 2015 avaient contribué, entre autres, à une baisse des réserves internationales nettes qui avaient totalisé 858,9 millions au 17 juin 2015 contre 921,7 millions de dollarssun trimestre plus tôt.

Faut-il rappeler qu’en septembre 2012, les réserves nettes s’élevaient à 1,3 milliard de dollarssaméricains. En trois ans, elles ont donc diminué de 477,9 millions de dollarssaméricains, soit une baisse de 37 %. a BRH y puisera encore pour essayer de contenir la nouvelle décote de la gourde observée ces derniers jours. Jusqu’à quand ? Là est l’incontournable et l’éternelle question.

La note sur la politique monétaire poursuit : « Au niveau des finances publiques, la persistance du déséquilibre budgétaire a débouché sur un financement monétaire proche de 11 milliards de gourdes. On a également observé une progression continue de la base monétaire. Elle serait attribuable à la hausse du stock du crédit net à l’État par rapport au recul des avoirs extérieurs nets. »

Tous ces enjeux étaient absents de la campagne électorale, notamment des débats présidentiels du premier tour. On ne sait pas encore comment le nouveau président abordera la problématique de la dévaluation de la gourde, de l’inflation et du financement monétaire du déficit budgétaire. Ce ne sont pas ces sujets qui attirent la grande foule. Pourtant, ce sont eux qui déterminent le pouvoir d’achat de la population, donc son niveau de vie.

Des recettes publiques en baisse
Contrairement au marché local, sur le marché international, on a constaté, durant le trimestre juillet-septembre 2015, une amélioration de l’activité économique et des faibles taux d’inflation, particulièrement aux États-Unis d’Amérique. es prix des produits de base ont baissé, y compris les cours du pétrole. e produit intérieur brut (PIB)saméricain s’est accru au troisième trimestre 2015 à 3,7 % en glissement annuel, après une contraction de 0,7 % au cours du trimestre antérieur. Cela sous-tend que la morosité économique observée sur le plan national est d’ordre interne.

La baisse des prix mondiaux n’a pas empêché une poussée de l’inflation sur le marché local durant l’exercice fiscal écoulé. En glissement annuel, on est passé de 5,8 % en octobre 2014 à 6,4 % en mars, puis de 10,4 % en août à 11,3 % en septembre 2015. Les autorités expliquent ce renchérissement des prix par la faiblesse de la récolte agricole du printemps, perturbée par des conditions climatiques défavorables dans certaines régions agricoles et la forte dépréciation de la gourde. Celle-ci réduit le pouvoir d’achat d’une population qui assiste, de manière impuissante, à une dollarisation croissante de l’économie nationale et fait augmenter le prix des produits, pour la plupart importés.

Rappelons que la disponibilité alimentaire locale est assurée pour plus de la moitié par les importations payées en dollarssaméricains. Cette importation massive crée une pression constante sur la demande de dollars, faisant ainsi grimper le taux de change. Par ailleurs, au cours du 4e trimestre de l’année fiscale 2014-2015, les recettes publiques ont diminué de 5 % en glissement trimestriel, en passant de 13,5 milliards de gourdes à 12,04 milliards de gourdes. Le total des recettes au 23 septembre avaient totalisé 54,7 milliards de gourdes, soit un taux de réalisation de 88,4 % par rapport aux prévisions budgétaires.

La Banque centrale a confirmé une progression trimestrielle de 3.7 % de la monnaie en circulation contre 5,21 % en juin. Sur un an, la circulation fiduciaire a cru de 17,83 %, la plus forte depuis 2010. a banque des banques précise que cette croissance de la monnaie en circulation « reflète le niveau élevé du financement monétaire et la hausse des encaisses de transaction associée à la remontée des pressions inflationnistes dans l’économie ». Comme pour dire que la BRH alimente l’inflation plutôt que de la diminuer.

La note sur la politique monétaire de la BRH fait quand même état d’une légère augmentation de certains secteurs de l’activité économique par rapport au trimestre avril-juin 2015. Par exemple, l’indice de la production industrielle (IPI) et celui de l’activité commerciale devraient croître de 1,9 % et 4,7 % au cours du dernier trimestre de l’exercice fiscal 2014-2015. Avec la reprise de certains chantiers, le secteur de la construction devrait retrouver la croissance après avoir enregistré une contraction au troisième trimestre.

Mais ces petites embellies demeurent trop faibles pour tirer la croissance économique vers le haut. a BRH prévoit un ralentissement du taux de croissance économique lié à la baisse des dépenses d’investissements publics et à la contre-performance du secteur agricole. Elle s’attend à ce que les effets de la sécheresse en Haïti et en République dominicaine se répercutent sur le niveau des prix locaux au cours du prochain exercice fiscal. Selon la Banque centrale, les prévisions d’inflation tablent sur une progression des prix autour 10,4 %, 10,7 % et 10,9 % en glissement annuel, respectivement pour les mois de septembre, d’octobre et de novembre 2015. Des taux assez élevés par rapport à la tendancesobservée ces dernières années.

Dans un tel contexte, indique la banque des banques, la posture de la politique monétaire visera la neutralisation de l’impact de la liquidité excédentaire sur la demande de devises dans l’économie de manière à limiter les effets de la transmission de la dépréciation de la monnaie nationale aux prix à la consommation dans l’économie.

Avec les soubresauts électoraux qui marqueront le premier semestre du présent exercice fiscal, on ne doit pas s’attendre à une activité économique florissante pour l’exercice fiscal 2015-2016. Mais cela ne semble pas inquiéter outre mesure les nouveaux et les futurs élus, pour la plupart trop préoccupés par des intérêts personnels. Trop souvent inavoués et inavouables.



Novembre 2015

Des nouvelles des élections. Une forme de simulacre officiel tel qu’il est conté par la revue de presse proposée par le site C3Group ?

Dans la presse nationale

Politique/ Elections

Steven Benoît agressé, le Sénat condamne

L’agression sur la personne du sénateur en fonction et candidat à la présidence Steven Irvenson Benoît et de son ancien collègue Moise Jean-Charles sert de prétexte au Sénat de dix membres pour s’extraire de sa torpeur. Tandis qu’il s’est tenu éloigné du débat politique depuis un certain temps, le grand Corps est sorti de son mutisme ce jeudi pour se positionner sur la conjoncture dominée par la question électorale et condamner la répression des manifestations de l’opposition par la police nationale. Source : lenouvelliste.com

Haïti-Élections : Un sondage de sortie des urnes met en doute les résultats préliminaires officiels

Un sondage de l’Institut brésilien Igarapé montre que les résultats préliminaires officiels de l’élection présidentielle du 25 octobre dernier en Haïti pourraient ne pas refléter la volonté des électeurs, apprend l’agence en ligne AlterPresse. L’enquête basée sur des entretiens avec plus de 1.800 électeurs de 135 centres de vote dans l’ensemble des dix départements d’Haïti révèle un schéma de vote très différent de celui des résultats officiels plaçant en tête le candidat du pouvoir, Jovenel Moise. 37,5 % des enquêtés ont indiqué avoir voté pour Jude Célestin du parti Ligue alternative pour le progrès et l’émancipation haïtienne (Lapeh), 30,6% disent avoir voté pour Moise Jean Charles de la plateforme Pitit Dessalin, 19,4% pour Maryse Narcisse de Fanmi avalas. Jovenel Moïse du Parti haitien tèt kale (Phtk), au pouvoir, a été choisi seulement par 6,3% des répondants de l’enquête. Source : alterpresse.org

[Rappelons qu’un certain nombre de candidats potentiels de haut niveau avaient déjà été empêchés de se présenter par le pouvoir avant et pendant de début de la campagne]

Fanmi avalas a maintenu le mot d’ordre de manifestation du 20 novembre

- L’organisation politique Fanmi avalas a annoncé jeudi le maintien de la manifestation du vendredi 20 novembre dans la capitale pour continuer de réclamer le respect du vote populaire suite aux résultats préliminaires de la présidentielle du 25 octobre. L‘ un des membres du directoire de Fanmi avalas, le Dr Louis Gérald Gilles fait savoir que cette marche partira du Boulevard Jean Jacques Dessalines et appelle la population à répondre une nouvelle fois en masse à cette convocation. Source : ahphaiti.org

Le candidat à la présidence du PHTK en visite à Port-de-Paix, se prononce contre la formation de la commission indépendante de vérification

Le candidat à la présidence du Parti Haitien Tèt Kale, Jovenel Moise, a effectué ce jeudi une visite à Port-de-Paix où il a remercié les citoyens qui ont voté en sa faveur lors de la présidentielle du 25 Octobre. Il en a profité pour s’entretenir avec des élus PHTK dans la région. M. Moise classé 1er, selon les résultats préliminaires de la présidentielle du 25 octobre, s’est prononcé à l’occasion contre la formation de la commission indépendante de vérification réclamée par une dizaine de candidats à la présidence, arguant que le décret électoral ne prévoit pas pareille démarche. Source : ahphaiti.org

Le BCEN autorise la vérification au centre de tabulation

Le tribunal électoral a répondu favorablement à la requête des deux partis politiques qui ont contesté les résultats de la présidentielle et il a autorisé une vérification au niveau du centre de tabulation. Ce n’est pas encore le verdict du bureau du contentieux électoral national mais dans une « décision avant dire droit », le BCEN a permis une vérification au niveau du centre de tabulation. Les deux partis politiques ayant contesté les résultats préliminaires des élections présidentielles, à savoir Fanmi avalas de Maryse Narcisse et MEKSEPA de Villaire Cluny Duroseaux, ont été invités ce jeudi au CTV pour vérifier les procès-verbaux. Source : metropolehaiti.com

es candidats à la présidence réunis au sein du groupe des 8 entendent poursuivre la mobilisation pacifique jusqu’à nouvel ordre

Question de continuer d’exiger du CEP plus de transparence dans le processus électoral. Condamnant fermement les brutalités policières contre les manifestants du mercredi 18 novembre, à Port-au-Prince, ces aspirants chefs de l’État dénoncent l’attitude du pouvoir qui, selon eux, est sur le point de faire un usage politiquement abusif de la police nationale. Libération cet après-midi des deux militants de la plateforme Pitit Dessalines arrêtés au Cap-Haïtien le 5 novembre dernier. Gesner Jean Geffrard et Muller Julmiste avaient été appréhendés peu après la publication des résultats préliminaires de la présidentielle du 25 octobre et accusés de tentative d’incendie. Source : radiotelevision2000.com

Le Gouvernement réprouve les violences orchestrées lors des dernières manifestations

Le Gouvernement de la République d’Haïti dit constater avec beaucoup d’appréhension, que des manifestations organisées pour contester les résultats des dernières élections, deviennent de plus en plus violentes, et ne respectent pas les normes régissant la tenue de manifestations pacifiques. (…)Tout en reconnaissant et respectant le droit de manifester pacifiquement, le gouvernement réprouve les nombreux cas de violence caractérisés enregistrés dans des manifestations susceptibles de mettre en péril ce qui reste de la souveraineté nationale du pays. Source : sigmalfmhaiti.com

Les chanceliers haïtien et dominicain se rencontrent à Panama

Le ministre haïtien des Affaires étrangères, Lener Renauld, et son homologue dominicain, Andrés Navarro, vont se rencontrer à Panama pour faire un tour d’horizon sur les dossiers qui concernent les deux pays en marge du premier symposium de la commission de la Mer des Caraïbes, les 23 et 24 novembre. Cette rencontre se réalisera sur la demande du secrétariat général de l’Association des États de la Caraïbe (AEC). Source : lenational.ht

Pas de grandes festivités pour la bataille de Vertières

Le 212 eme anniversaire de la bataille de Vertières, ayant conduit à l’indépendance d’Haïti, a été commémoré à la cloche de bois le mercredi 18 novembre 2015. Seul le ministre des sports, Jimmy Albert, s’était rendu au Cap Haïtien afin de participer à une brève cérémonie en la mémoire des héros de l’indépendance. Le ministre Albert dans une brève allocution de 3 minutes a appelé à l’unité entre les fils d’Haïti. Á cette occasion un message pré enregistré du chef de l’État avait été diffusé. Source : metropolehaiti.com

Risque de crise alimentaire dans 6 départements du pays

Selon la CNSA, les conditions de sécurité alimentaire ne devraient pas s’améliorer dans plusieurs départements du pays. Le déficit hydrique a engendré des pertes agricoles de plus de 50 % par rapport à la campagne agricole antérieure. Le dernier rapport de la Coordination nationale de la Sécurité alimentaire (CNSA), publié cette semaine, sur l’évolution de la sécurité alimentaire prévoit une aggravation de l’insécurité alimentaire dans divers départements du pays. En effet, le Nord, le Nord-Est, le Nord-Ouest, le Plateau central, l’Artibonite et la péninsule du Sud pourraient être confrontés à une crise alimentaire consécutivesau démarrage tardif de la deuxième saison pluvieuse et les périodes sèches enregistrées en septembre. Source : lenational.ht

Dans la presse internationale

Esperan controlar el cólera en Haití

El integrante de la dirección general de Desarrollo Fronterizo en Haití, Max Antoine II, aseguró ayer que las autoridades haitianas en cooperación con instituciones internacionales de Salud Pública, están tomando todas las medidas correspondientes para disminuir los riesgos y curar a las personas que tienen cólera en esa nación. “Esperamos que muy pronto podamos estabilizar la situación que nos está afectando respecto al cólera. Este es un tema de desarrollo, hay que dar más posibilidades para los residentes en Haití, proporcionar agua potable, crear condiciones humanas, para que la gente pueda vivir en un ambiente sin contaminaciones”, manifestó. Source : listindiario.com


Haïti-Élections : La police disperse violemment une manifestation de l’opposition Une manifestation de plusieurs milliers de personnes, convoquée par l’opposition pour réclamer une évaluation indépendante des résultats de la présidentielle du 25 octobre dernier, a été violemment dispersée par la police dans l’après-midi du 18 novembre 2015 à Pétionville (périphérie est). Plusieurs personnes ont été blessées, dont au moins deux candidats à la présidence, le sénateur Steven Benoit et l’ancien sénateur Jean-Charles Moise, lorsque la police a tiré du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc,salors que les manifestants étaient parvenus devant le siège du Conseil électoral provisoire (Cep). Source : alterpresse.org
br> Des étudiants de l’UEH se mobilisent pour le respect du vote populaire

En soutien au vent de mobilisation occupant le béton depuis quelques jours contre les résultats partiels de la présidentielle, plusieurs dizaines d’étudiants se réclamant de l’université d’État d’Haïti (UEH) ont manifesté ce mercredi 18 novembre 2015, dans les rues de Port-au-Prince, pour exiger, eux aussi, le respect du verdict populaire dans le cadre des élections législatives et présidentielle du 25 octobre 2015, a constaté Haïti Press Network. Source : hpnhaiti.com

Dizaines de milliers de personnes dans les rues ce 18 novembre

Des dizaines de milliers de personnes ont gagné les rues ce mercredi 18 novembre dans le cadre de deux manifestations annoncées, pour réclamer le respect du vote majoritaire, suite aux résultats de la présidentielle du 25 octobre, plaçant le candidat du Parti officiel PHTK en première position. Partis devant les ruines de l’église St Jean Bosco dans le quartier populaire de La Saline, la foule, avec à sa tête la candidate à la présidence Maryse Narcisse, déjà forte de plusieurs milliers de partisans de Fanmi avalas, grossissait considérablement au fur et à mesure qu’elle traversait les quartiers de la Saline, St Martin, du Bel-Air, et de Delmas 2, jusqu’à proximité du siège du Conseil électoral où la police les a violemment dispersés à coups de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes. Source : ahphaiti.org

Tabarre : les résultats préliminaires pour la municipalité créent la panique

La publication des résultats préliminaires des élections municipales lundi soir a occasionné des troubles dans plusieurs endroits de la capitale haïtienne. Ces résultats semblent n’être pas bienvenus pour des habitants de la commune de Tabarre et une partie de la plaine du Cul-de- Sac notamment. Ces derniers ont manifesté leur mécontentement de différentes manières mardi matin. Très tôt ce jour-là, ce n’était pas une partie de plaisir pour les riverains qui fréquentent certaines artères de cette ville. Source : lenouvelliste.com

Education
L’Université Quisqueya va commémorer son jubilé d’argent

Pour la commémoration des 25 années de l’Université Quisqueya, son recteur a donné le ton ce mardi au Centre de conservation des biens culturels. Plaçant cette célébration sous le signe de la modestie, Jacky Lumarque indique tout de go que cette première manifestation sera simple, sans tambour ni trompette. « J’ai le sentiment que même en acceptant le principe de l’année jubilaire, il n’y a pas lieu de jubiler. Ni pour nous à l’université. Ni pour Haïti. Ni pour le reste de l’humanité », a expliqué le recteur, avant de faire un survol des diverses réalisations de cette institution de formation supérieure au cours de ses premières 25 années. Source : lenouvelliste.com

Dans la presse internationale
Haïti : la police tire sur les manifestants

La manifestation de l’opposition au président Michel Martelly s’est achevée mercredi 18 novembre dans la panique : plusieurs personnes ont été blessées par la police qui a tiré des balles en caoutchouc mais aussi des balles réelles sur la foule rassemblée devant le siège du conseil électoral. Les opposants protestent depuis deux semaines contre les résultats du premier tour du scrutin présidentiel qui donnent le candidat du pouvoir en première position. Source : rfi.fr




Juillet 2015

Nous publions ici une page adressée par le Collectif Haiti France , et tirée de sa lettre hebdomadaire, qui fait état des graves menaces pour les droits humains pesant sur certaines communautés vivant dans la République dominicaine et sur les conditions d’insécurité plus ou moins entretenues par l’État dans des zones comme la Cité Soleil.

Collectif Haiti de France
UNE SEMAINE EN HAÏTI
L’hebdomadaire du Collectif Haïti de France
Une rédaction d’Alterpresse … avec le soutien de la Fokal
N°1195 | 01 juillet 2015


LES TITRES DE LA SEMAINE N°1195

Marche de solidarité à Ouanaminthe avec les migrants et les apatrides déportés
Marches, le 2 juillet, dans plusieurs villessaméricaines, contre la politique migratoire dominicaine
Jilap préoccupée par les violences à Port-au-Prince
Lancement d’un Centre de conservation des biens culturels

Marche de solidarité à Ouanaminthe avec les migrants et les apatrides déportés

(Correspondance Jéthro-Claudel Pierre Jeanty)

En solidarité avec les personnes déportées, ces derniers jours, par la République Dominicaine, une foule de fidèles et de nombreux citoyens et citoyennes ont participé, le 30 juin 2015, à Ouanaminthe, à une marche organisée par l’église catholique romaine locale. Vêtus de soutanes, le drapeau national en main, au rythme des cantiques évangéliques prônant la paix et l’amour, l’évêque de Fort-Liberté, Quesnel Alphonse, les prêtres de l’église Notre-Dame de l’Assomption de Ouanaminthe et de la paroisse Christ-Roi, ont pris la tête du cortège. « Cette marche vise aussi à protester contre les mauvais traitements infligés aux migrants haïtiens et aux Dominicains d’origine haïtienne », précise l’évêque, exhortant les autorités dominicaines à traiter les Haïtiens avec dignité.

La foule a parcouru la route nationale 6, en passant devant le consulat dominicain à Ouanaminthe, où l’évêque a lu un message en espagnol, avant d’aboutir à la frontière de Ouanaminthe. Des vieillards et des enfants ont été remarqués. « Par les déportations massives d’Haïtiens de son territoire, le gouvernement dominicain ne fait que couper la branche sur laquelle il est assis », déclare l’homme d’Église, qui considère que l’apport des migrants haïtiens contribuesau développement de la république voisine. Voulant s’assurer que les Dominicains comprennent ce message, l’évêque a fait traduire ses propos en espagnol. Il a souligné combien les champs des Dominicains sont fructifiés grâce à la force de travail des ressortissants haïtiens. Les organisations de défense des droits humains, dont le Service jésuite aux migrants/Solidarite fwontalye (Sjm/Sfw), Rezo fwontalye Jano Siksè (Rfjs), ont aussi été représentées.

Des autorités locales ont rejoint les marcheurs. « Frères et sœurs, qui sont allés en quête d’une vie meilleure en République Dominicaine, malheureusement qui n’ont pas eu les documents légaux, Dominicains d’origine haïtienne dénationalisés, nous sommes avec vous. Vous n’êtes pas abandonnés », a déclaré l’évêque Quesnel Alphonse sur le pont reliant les deux villessfrontalières, au-dessus de la rivière Massacre, Ouanaminthe (côté haïtien) et Dajabón (côté dominicain). Alphonse appelle les chrétiens catholiques romains des provinces de Dajabón et Monte Cristi, à se solidariser avec les migrants haïtiens, comme le pape François l’a demandé aux évêques dominicains. L’évêque haïtien demande, en même temps, de repousser le délai du 6 juillet 2015 qui serait accordé par les autorités dominicaines à celles et ceux qui voudraient partir volontairement, avec la garantie qu’il n’y aura pas de rapatriement à ce moment-là. Quesnel Alphonse a déposé, symboliquement, une paire de bottes en caoutchouc, de couleur noire, et une paire de sandales, utilisées généralement dans les plantations de riz, avant de les remettre au coordonnateur de l’organisation travaillant sur la frontière, Centro Puente (Centre pont), Arcadío Sosa. Le militant des droits humains a, pour sa part, exhorté le gouvernement dominicain à ne pas envoyer en Haïti les apatrides, que la Cour constitutionnelle dominicaine a créé par son arrêt 168-13 en date du 23 septembre 2013.

Marches, le 2 juillet, dans plusieurs villessaméricaines, contre la politique migratoire dominicaine

La diaspora haïtienne de plusieurs villessdes États-Unis, dont Philadelphie, marchera, simultanément le 2 juillet 2015, dans la perspective de protester contre le « nettoyage ethnique de masse » et la déportation par la République Dominicaine d’Haïtiens et de Dominicains d’origine haïtienne. « La diaspora haïtienne et le monde sont debout en solidarité avec les 250 000 Haïtiens et Dominicains d’origine haïtienne qui ont été dépouillés de leur citoyenneté et qui sont en danger d’être expulsés », fait savoir une note des organisateurs de ces marches. Ces villessse lèveront pour la justice et pour l’humanité, affirment les organisateurs. A Philadelphie, la marche débutera à 15 heures locales, devant la mairie, et se terminera à 18 heures dans la périphérie de Liberty Bell, un monument emblématique de la ville. La communauté internationale ne doit pas rester les bras croisés face à la politique migratoire de la République Dominicaine, semblable à du nettoyage ethnique, soutiennent les organisateurs. Ils exigent que la République Dominicaine renverse la révocation rétroactive de la citoyenneté de ces citoyennes et citoyens. Cette initiative survient quelques jours après l’arrivée massive de plusieurs milliers d’Haïtiens et de Dominicains d’ascendance haïtienne dans le pays. Bon nombre d’entre eux craignent de subir des violences à l’expiration d’un plan de régularisation du gouvernement dominicain. La communauté haïtienne de Philadelphie compte rejoindre les communautés haïtiennes de New York, Miami, Atlanta, entre autres, en vue d’attirer l’attention sur ces rapatriements informels qui ont lieu dans des conditions difficiles. Une bonne partie de ces personnes qui fuient le territoire voisin d’Haïti y sont nées. Reconnues de nationalité dominicaine, elles ont été déchues de leur nationalité par l’arrêt TC 168-13, appliqué par la suite, avec effet rétroactif jusqu’en 1929, une période qui couvre 4 générations. Les autorités d’Haïti ont alerté la communauté internationale sur le risque de crise humanitaire, avec la déportation voilée des Dominicains d’ascendance haïtienne dans le pays, qualifiée par le gouvernement dominicain de « retour volontaire » d’Haïtiens dans leur pays.

Jilap préoccupée par les violences à Port-au-Prince

La commission épiscopale Justice et paix (Jilap) de l’église catholique romaine se dit préoccupée par les violences sévissant dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, notamment dans les quartiers populaires. Contrôlés généralement par des gangs, souvent à la solde de politiciens et des autorités du gouvernement, les quartiers populaires comme Cité soleil (périphérie nord) sont la scène de violences meurtrières, dénonce le coordonnateur national de l’observation à Jilap, Rovelson Apollon.

Selon son analyse, un secteur mafieux alimente les violences dans les quartiers populaires en distribuant des armes illégales à des gangs. Une recrudescence de la violence est observée à l’approche des élections de 2015. Depuis ce week-end, une vive tension règne à Cité Soleil. Un affrontement entre gangs armés rivaux établis dans cette commune a fait 4 morts et plusieurs blessés dans les quartiers Simon et Pelé. Un puissant chef de gang de Cité Soleil, connu sous le pseudonyme de " Te Quiero" a été tué, le 14 juin 2015, lors d’échanges de tirs avec une patrouille de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). Le chef de gang recherché aurait refusé de se soumettre à une fouille d’une patrouille, avait fait savoir la Police nationale d’Haïti. En représailles, le commissariat de police de Cité Soleil a été attaqué par des individus non identifiés. Un véhicule garé devant le commissariat et un transformateur électrique ont été endommagés.

Le contrôle des quartiers populaires est toujours difficile pour la police qui n’a pas les moyens de sa politique, déplore Apollon, condamnant l’absence de l’État à Cité Soleil, où des bandits sèment la terreur et attaquent de paisibles citoyens pour les dépouiller de leurs biens. La cause de ces violences réside dans l’absence de valorisation, par l’État haïtien, des actions positives entreprises par des jeunessdes quartiers populaires, estime Louino Robillard, co-fondateur et volontaire d’un mouvement social dénommé Konbit Solèy Leve. « Les jeunes, qui ne sont pas militants politiques, n’ont pas la grâce des autorités. Ce sont plutôt les politiciens et les jeunessarmés qui sont vus comme leaders », fustige-t-il, appelant les responsables à donner plus de place aux leaders communautaires pour changer l’image de Cité Soleil. Ces jeunesssont manipulés par lesssecteurs économiques et politiques, indique-t-il, profitant pour dénoncer la négligence de l’État pour rétablir la paix dans le pays.

Lancement d’un Centre de conservation des biens culturels

Le ministère haïtien de la Culture et l’Université privée Quisqueya (Uniq) ont procédé à l’inauguration, le 29 juin 2015, d’un Centre de conservation des biens culturels lors d’une cérémonie au campus de l’institution universitaire, au haut de Turgeau (quartier sud-est de la capitale). La mission du Centre, construit sur le campus de l’Uniq, est, entre autres, de protéger, de promouvoir et de sauvegarder des biens culturels. Il est construit dans le cadre d’un partenariat entre le ministère de la culture, l’Université Quisquéya, le Groupe Imaginescence (institution de recherche et de développement) et le Smithsonian Institute des États-Unis d’Amérique. e gouvernement haïtien apportera un montant de 2 millions de gourdes sur une année pour aider à rendre le Centre opérationnel. Cette nouvelle institution « laisse augurer un avenir prometteur quant à la préservation des actifs culturels qui enrichissent et modèlent l’identité nationale », espère la ministre de la culture Dithny Joan Raton.

Adresse du lien : http://1ykp.mj.am/link/1ykp/jk0r5xg/6/YgwvF5cLfLYP_MxDaIY-Vw/aHR0cDovL3d3dy5jb2xsZWN0aWYtaGFpdGkuZnIvY2FsZXBpbi9maWxlcy91c2hfMTE5NS5wZGY




Port-au-Prince, 19 avril 2015

Cette information, qui provient du Nouvelliste et nous a été transmise par Haïti.Connexion-Culture, témoigne un peu plus, s’il le fallait, du climat de corruption extrême qui sévit de nos jours dans le pays.

Libération de Sonson La familia ou le jugement de la honte ?



Le tribunal criminel siégeant sans assistance de jury a libéré le vendredi 17 Avril 2015 Woodly Ethéart, alias Sonson La familia, et Renel Nelfort, les deux principaux chefs du gang Galil poursuivis pour enlèvement, séquestration contre rançon, trafic illicite de stupéfiants, blanchiment des avoirs, assassinat et association de malfaiteurs. Ce jugement a été dénoncé depuis jeudi par le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), en raison du caractère spécial des assises criminelles réalisées par le juge Lamarre Bélizaire, réputé proche de l’équipe au pouvoir. Ces assises criminelles, qui devaient être organisées pour l’ensemble des 15 membres du gang Galil qui sont poursuivis pour les mêmes chefs d’accusation, ont été réalisées spécialement pour ces deux inculpés sous prétexte que tous les autres membres ont interjeté appel de l’ordonnance du juge d’instruction Sonel Jean-François. Dans les milieux proches du pouvoir, on prétend que l’arrestation et la détention, l’année dernière, de ces deux responsables du gang Galil avaient été très mal accueillies par l’équipe au pouvoir, compte tenu de leur lien avec les plus proches collaborateurs du président de la République.

Woodly Ethéart, alias Sonson Lafamilia à (G) et Renel Nelfort à (D)


Les informations communiquées par la police et les aveux de la plupart des complices de ces deux chefs de gang font croire que cette association de malfaiteurs a procédé en moins de deux ans à l’enlèvement suivi de séquestration contre rançon de 17 personnes.

Dans son ordonnance de renvoi, le juge d’instruction Sonel Jean François a mentionné l’ensemble des indices trouvés dans le cadre de cette enquête. Fasciné par l’élégance du juge d’instruction dans la rédaction de l’ordonnance de renvoi, le commissaire du gouvernement, dans son réquisitoire définitif daté du 23 février 2015, déclare concordants et suffisants les indices et charges retenus contre ces 15 inculpés pour qu’ils répondent des faits qui leur sont reprochés. Du 23 février 2015 au 17 avril de la même année, soit un mois et 23 jours, ce même parquet, par l’entremise de son représentant, Me Jean Abner Emile, renonce à l’accusation portée contre ces deux chefs de gang et requiert le doyen du tribunal criminel, Me Lamarre Bélizaire, de déclarer les faits non constants et renvoyer les accusés hors des liens de l’accusation.

Juge Lamarre Bélizaire


Voilà de façon grossière comment le représentant du parquet, qui est censé être le représentant de la société, s’est comporté ce vendredi dans le cadre de ce dossier. Ce qui est écœurant, c’est que le juge Lamarre Bélizaire a accordé la parole à un témoin, qui est l’une des victimes de cette association de malfaiteurs. Romain Armand révèle avoir versé 180 000 dollarssaméricains en échange de sa libération, après avoir été enlevé et séquestré par ce gang dirigé par ces deux hommes. Quel signal l’administration Martelly veut-elle donner à la société à travers ce jugement de la honte ?

Comment les hommes et les femmes qui ont été victimes d’actes de kidnapping orchestrés par ce gang vont-ils accueillir l’élargissement de ces deux hommes ?

L’enquête réalisée sur 144 pays sur l’indépendance de la justice, où Haïti est classée 134e, n’est-elle pas le reflet du fonctionnement de la justice sous la présidence de Michel Martelly ?

Le juge Lamarre Bélizaire a ordonné vendredi, à l’issue d’un procès-éclair, la libération des nommés Woodly Ethéart (Sonson La Familia) et Renel Nelfort

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Port-au-Prince, 31 décembre 2014

BILAN DE L’ANNEE 2014

par Michel Soukar

En concluant le bilan de l’année 2013, nous avions prévu que l’année 2014 serait celle de tous les espoirs ou de tous les dangers. En définitive, elle a été celle des espoirs déçus. Le dialogue a échoué. Les consultations ont trainé en longueur. Les négociations véritables n’ont jamais démarré.

I. SUR LE PLAN POLITIQUE

L’année 2014 a débuté sous le signe du dialogue. A l’occasion de la commémoration du jour de l’indépendance d’Haïti, le 1er janvier 2014, Le président de la République, Michel Joseph Martelly, a tenté d’inviter aux Gonaïves les anciens présidents de la République vivant sur le territoire. Parmi ceux qui ont accepté l’invitation, la présence de l’ex-dictateur, Jean-Claude Duvalier, a été vivement critiquée par les famillessdes victimes de la dictature.
La rentrée parlementaire s’est effectuée le deuxième lundi de janvier 2014. Les sénateurs ont reconduit le Bureau dirigé par le sénateur Dieuseul Desras Simon à la tête du Sénat. Par contre, à la chambre des Députés, les députés du groupe parlementaire pour la Stabilité et le Progrès (PSP), proches du pouvoir exécutif, ont raflé le Bureau ainsi que la présidence de toutes les commissions.

A. LE CONTEXTE
Depuis l’accession du président Michel Joseph Martelly au pouvoir le 14 mai 2011, aucune élection n’a été organisée dans le pays. Il en est résulté des vacances au niveau des collectivités territoriales (sections communales et communes) et du Sénat de la République, amputé d’un tiers. Le pouvoir exécutif en a profité pour remplacer la quasi-totalité des cartels de magistrats élus par des agents exécutifs intérimaires.

B. E NŒUD GORDIEN
La mise en place du Conseil Électoral Permanent (CEP) demeure le nœud gordien des processus électoraux depuis l’adoption de la Constitution de 1987. Durant les trois (3) ans du président Martelly au pouvoir, le pays a déjà connu quatre (4) versions de Conseil Électoral sans la tenue d’élections pour autant.

La première version, le Conseil Transitoire du Conseil Électoral Permanent (CTCEP), dirigé par Me Josué Pierre-Louis et installé avec six (6) membres sans les trois(3) représentants du Parlement, a été, après négociations, remplacée par une deuxième version, le Conseil Électoral Provisoire (CEP) dirigé par Me Emmanuel Ménard. Puis vint la troisième version, le Conseil Électoral Provisoire, dirigé par Me Frizto Canton, installé avec sept (7) membres, cette fois sans la prestation de serment des représentants du Parlement et du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ). Une quatrième version, issue de l’Accord d’El Rancho et dirigée par Max Mathurin, ancien président du CEP de 2006, fonctionna au complet.

En outre, certaines dispositions de la loi électorale, votée en 2013, ne sont plus adaptées au contexte actuel. Son amendement s’avère indispensable. C’est dans ce contexte que la Conférence Épiscopale d’Haïti lance le dialogue inter haïtien à l’Hôtel El Rancho à Pétion-Ville.

C. E DIALOGUE INTER-HAITIEN
La Conférence Épiscopale d’Haïti (CEH), dirigée par l’évêque des Cayes, Monseigneur Chibly Langlois, conviait les pouvoirs d’État et la classe politique haïtienne au dialogue, avec sa médiation. Parallèlement, un événement sans précédent dans l’histoire du pays s’est produit le 12 janvier 2014. Le Vatican nomme le premier cardinal haïtien en la personne de Monseigneur Chibly Langlois. Alors, le cardinal Chibly Langlois lance officiellement le dialogue inter haïtien entre le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif, les partis politiques et la société civile, à l’hôtel El Rancho.

Plus d’une quarantaine de partis politiques y ont répondu favorablement. Le Mouvement Patriotique de l’Opposition Démocratique (MOPOD) a boudé l’invitation. Le MOPOD a posé des conditions préalables à sa participation. Son slogan a toujours été élections ou démission du président de la République. Parmi les partis politiques présents, les Partis Fusion, Kontra Pèp la et Fanmi avalas n’ont pas tardé à se retirer de la table du dialogue. Ces trois (3) partis ont réclamé la démission du Premier ministre, la formation d’un gouvernement de consensus et la mise en place d’un Conseil Électoral Provisoire (CEP), inspiré de l’esprit de l’article 289 de la Constitution de 1987.

Le dialogue politique inter haïtien s’est poursuivi pendant deux (2) mois. L’accord qui en est résulté est signé par le président de la République, les représentants de près de 48 partis politiques et les représentants de la société civile. Le président du Sénat a conditionné sa signature à la publication de l’arrêté de nomination de tous les membres de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCA).

Cependant, pressé de partir à l’étranger, le président Dieuseul Desras Simon a donné mandat au sénateur Steven Benoit, secrétaire du Bureau, de signer en son nom, malgré la présence du vice-président du Bureau du Sénat, le sénateur Andris Riché. Le sénateur Benoit l’a signé en prononçant un discours des plus élogieux. Pourtant, il n’a pas pris du temps pour dénoncer l’inclusion de l’article 12 dans ledit accord, expliquant qu’il s’était fait piéger.

Le président du bureau de la Chambre des Députés, le député Jacques Thimoléon a signé l’accord en émettant certaines réserves. Six (6) sénateurs, parmi lesquels : Moïse Jean-Charles, John Joël Joseph, Pierre Francky Exius, Jean William Jeanty, Wesner Polycarpe et Jean-Baptiste Bien-Aimé ont pressé le président du Sénat de ne pas signer l’accord qui a fixé la date de l’organisation des élections communales, législatives et sénatoriales au 26 octobre 2014. Techniquement, le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a besoin de six (6) mois pour organiser les élections, à partir de la publication de l’amendement à la loi électorale de 2013. L’Exécutif a fait publier l’arrêté convoquant le peuple en ses comices le 26 octobre 2014. Court-circuitant le CEP, l’Exécutif a soumis le projet d’amendement de la loi électorale à la Chambre des Députés qui l’a voté et l’a transmis au Sénat.

D. UN GOUVERNEMENT PLÉTHORIQUE
L’Accord d’El Rancho a, entre autres, donné lieu à un gouvernement d’ouverture de 43 membres, incluant 10 nouveaux ministres et 10 nouveaux secrétaires d’État. Un gouvernement pléthorique. Parmi les nouveaux ministres, citons Monsieur Duly Brutus au Ministère des Affaires Etrangères et des Cultes, Monsieur Nesmy Manigat au Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle, Monsieur Himmler Rebu au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique, Madame Monique Rocourt au Ministère de la Culture, Monsieur Rudy Hériveaux au Ministère de la Communication, Monsieur Lener Renaud au Ministère de la Défense, Monsieur François Guillaume II au Ministère des Haïtiens Vivant à l’Étranger et Monsieur Reginald Delva au Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales. Il convient de souligner également le retour de Madame Marie Carmelle Jean-Marie au Ministère de l’Économie et des Finances.

E. DES VOYAGES INCESSANTS
En 2014, le président Martelly a effectué de nombreux voyages à l’étranger qui l’ont conduit en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, dans les Caraïbes et en Europe. En début d’année, le président Martelly a effectué son premier voyage officiel aux États-Unis d’Amérique du Nord où il s’est entretenu avec le président Barack H. Obama, le secrétaire d’État John Kerry et des membres du Congrès.

Puis, le président de la République a poursuivi son périple à Paris, en Belgique, en Italie et au Vatican où il a participé à la cérémonie d’installation du Cardinal Chibly Langlois. Le président du Sénat Dieuseul Desras Simon y a aussi pris part, ainsi qu’une importante délégation haïtienne.

Au cours du deuxième semestre de l’année 2014, le président Martelly s’est rendu à New-York à l’ONU, à Cuba, en Équateur, en Allemagne et en France. Ce fut la première visite officielle d’un président haïtien en Allemagne. Le président s’est entretenu avec le président allemand et avec la chancelière Merkel.

Le président Martelly a été également le premier président en exercice à se recueillir dans le cachot de Toussaint Louverture au Fort de Joux. Puis, il a été reçu au Palais de l’Elysée pour une réunion de travail avec le président français François Hollande. Ce dernier voyage en Europe aurait été sans histoire si le président Martelly ne s’était pas aventuré à accorder une entrevue à trois (3) journalistes français chevronnés de la Chaîne TV5, du Monde et de Radio France Internationale (RFI). La performance du président laissait à désirer. Des entrevues de ce genre se préparent.

F. DES FAITS SAILLANTS
De nombreux événements ont défrayé la chronique au cours de l’année 2014. Citons notamment :

• la disparition de l’homme d’affaires Evinx Daniel qui, semble-t-il, a troublé le sommeil de certains caciques évoluant dans l’entourage du président Martelly ;
• la grève des professeurs des écoles publiques, suivie de la manifestation des élèves pour exiger le paiement des salaires des professeurs ;
• la séquestration du recteur de l’Université d’État d’Haïti, l’agronome Jean Vernet Henry, et du responsable de l’Université de Limonade, le professeur Jean-Marie Théodat par des étudiants de ladite université ;
• la Cour d’Appel de Port-au-Prince a émis un arrêt, dans le cadre de l’assassinat de Jean-Dominique et de Jean-Claude Louissaint, renvoyant 9 membres du Parti Fanmi avalas devant la juridiction de jugement ;
• les ennuis judiciaires de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide qui n’a pas répondu à de nombreux mandats émis par le juge d’instruction Lamarre Bélizaire qui l’a finalement placé en résidence surveillée ;
• la mort de l’ambassadeur Guy Alexandre qui a jeté dans l’émoi l’intelligentsia haïtienne ;
• l’irruption de l’épidémie de fièvre chi kun gun ya qui a affecté des centaines de milliers d’habitants sur le territoire national ;
• la mort de l’ancien président Leslie Manigat qui a bénéficié de funéraillessofficielles de la part du pouvoir et qui a réussi à rassembler autour de sa dépouille la classe politique haïtienne ;
• l’arrestation de Woodley Etheart, dit Sonson la familia, sous la prévention de kidnapping, d’association de malfaiteurs et de blanchiment d’argent ;
• l’arrêt de la Cour d’Appel, renvoyant l’ancien président Jean-Claude Duvalier devant le tribunal pour crime contre l’humanité ;
• l’évasion spectaculaire de plus de trois cent (300) détenus de la prison civile de la Croix-des-Bouquets dont Clifford Brandt en cavale pendant deux jours ;
• la grève de faim du député Arnel Bélizaire, dans la salle de séance du Parlement, s’est terminée en queue de poisson ;
• la décision maladroite de la DGI mettant en vente une vignette en même temps que le lancement d’une nouvelle plaque d’immatriculation ;
• la mort de l’ancien président-à-vie Jean-Claude Duvalier et la controverse sur le type de funérailless(nationales, officielles, privées) à lui accorder.
• l’arrestation de Rony Timothée et de Biron Odigé, au cours de la manifestation du 26 octobre 2014, allonge la liste des prisonniers politiques, incluant les frères Florestal et d’autres manifestants ;
• l’arrestation de l’homme d’affaires Nazaire, un proche de l’ex-président Jean-Bertrand Aristide, et du commissaire de police Télémaque Claude, affecté au commissariat de police de Léogane et leur extradition aux États-Unis, par le service de police fédéralsaméricain (Drug Enforcement Agency) ;
• la présence du beau-frère du président Martelly, Monsieur Charles « Kiko » Saint-Rémy, dans la manifestation organisée le 18 novembre 2014 à Port-au-Prince par l’opposition radicale contre le pouvoir et dénonçant les mauvais agissements du Premier ministre aurent S. Lamothe.

G. E 3e ANNIVERSAIRE Á LA PRÉSIDENCE
Le troisième anniversaire du président Martelly au pouvoir et le deuxième anniversaire à la primature du Premier ministre amothe ont été commémorés dans une ambiance de carnaval. D’aucuns s’attendaient à un bilan des réalisations du Pouvoir Exécutif en termes des 5 « E », prônés par le président Martelly :
• Éducation : Les résultats des examens officiels démontrent la mauvaise qualité de l’enseignement dispensé dans la plupart des écoles haïtiennes. L’accent est actuellement mis sur l’amélioration de la qualité de l’éducation ;
• Emploi : le chômage affecte plus de la moitié de la population active du pays. Aucune statistique n’est disponible sur le nombre d’emplois créés en Haïti depuis l’accession du président Martelly au pouvoir. Personne ne sait de combien le chômage a régressé après trois ans de pouvoir ;
• Énergie : l’électricité d’Haïti (Ed’H) est en faillite. e black-out fait rage dans le pays. La révocation du ministre de l’Énergie, la succession de cinq directeurs généraux à la tête de l’Électricité d’Haïti (Ed’H), les manifestations des populations de villessde province, réclamant le courant électrique, traduisent les mauvais résultats dussecteur ;
• Environnement : la couverture végétale du pays est réduite comme peau de chagrin. Il suffit de deux jours consécutifs de pluie pour que des villesssoient inondées, avec leur lot de dégâts matériels et de pertes en vies humaines tant nos mornesssont dénudées ;
• État de Droit : l’indépendance et la séparation du Pouvoir Judiciaire sont remises en question par : le non renouvellement du mandat des juges selon le vœu de la loi, le mauvais fonctionnement du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), la révocation du magistrat Lionel Bourgouin, suite à un conflit avec le secrétaire général de la Présidence au sujet de la publication des règlements internes du CSPJ dans le Moniteur, les arrestations illégales et arbitraires d’opposants politiques et l’instrumentalisation de la justice.

Ces « E » sont devenus de plus en plus brouillés depuis que le Premier ministre aurent S. Lamothe a ajouté des plans spéciaux pour chaque commune, voire localité, dans laquelle s’organisent les fameuses réunions dénommées « Gouvenmam Lakay ». Il eût mieux valu pour un pays aspirant à devenir émergent dans 15 ans de disposer d’un Plan quinquennal qui ferait l’objet d’évaluation périodique.

H. ’INTENSIFICATION DES MANIFESTATIONS DE RUE
A mesure que les jours passent, les chances de la réalisation des élections prévues le 26 octobre 2014 s’amenuisent. Parallèlement, les manifestations de rues, organisées par les partis d’opposition réclamant le départ du pouvoir du président Martelly, se sont intensifiées.

De nombreuses villessde province, comme le Cap-Haïtien, Les Cayes et Petit-Goâve ont relayé les mots d’ordre de manifestations émis par les partis d’opposition. A Port-au-Prince, ces manifestations ont souvent donné lieu à des échauffourées entre les manifestants et les agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH) qui ont fait de plus en plus l’usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour dissuader les manifestants. En d’autres occasions, les agents de la police procèdent à l’arrestation des chefs de file. Ce que les partis de l’opposition assimilent à des arrestations illégales et arbitraires. Aussi, réclament-ils la libération des prisonniers politiques.

Parallèlement, le vote de l’amendement de la loi électorale qui aurait habilité le Conseil Électoral Provisoire à organiser lesdites élections, est dans l’impasse. Les 6 sénateurs de l’opposition ont tenu tête au pouvoir en boycottant toute tentative de réunion au Sénat de la République jusqu’à la fin de la dernière session de la 49e législature, le deuxième lundi de septembre 2014. Ces sénateurs ont résisté à toutes les pressions provenant de toutes parts, du pouvoir exécutif, de la société civile, des représentants aussi bien de gouvernements étrangers que d’organisations internationales.

La récente visite de représentants du Département d’État américain n’a pas réussi à faire plier les 6 sénateurs et les partis politiques de l’opposition qui les supportent. Aussi, la reprise des manifestations de rue, réclamant le départ de l’exécutif, est-elle susceptible de transformer la crise électorale en une vraie crise politique. Parce que si des élections ne sont pas organisées pour le renouvellement de la chambre des députés et du mandat des 2/3 du Sénat, le Parlement sera dysfonctionnel le 12 janvier 2015.

Alors, incapable d’appliquer l’article 12 de l’Accord d’El Rancho et face à la tournure prise par la crise politique, le président Martelly a recouru à des consultations avec les représentants de nombreux secteurs de la vie nationale. L’opposition politique jugée irréductible réclame à cor et à cri des négociations avec le président pour trouver une issue à la situation d’impasse politique.

I. CONSULTATIONS ET PROPOSITIONS DE SORTIE DE CRISE
Depuis le mois de septembre 2014, le président Martelly a lancé une série de consultations avec des personnalités venant d’horizons divers, notamment des représentants de partis politiques, de la société civile, dussecteur privé des affaires, des leaders religieux, des vodouisants, de la presse et des associations de femmes. e but de ces consultations était de lui permettre d’appréhender les tenants et aboutissants de la crise préélectorale qui sévit actuellement dans le pays.

Ces consultations lui ont également permis de recueillir un ensemble de propositions de sortie de crise. La plupart des propositions suggèrent le remplacement du gouvernement dirigé par le Premier ministre aurent Lamothe, la prolongation du mandat des Parlementaires au-delà du 12 janvier 2015 et l’organisation des élections communales, législatives et sénatoriales dans le meilleur délai. Le président a promis d’en effectuer une synthèse ainsi qu’une présentation à la Nation.

D’un côté, nombreux sont les observateurs et analystes politiques qui assimilent ces rencontres à une manœuvre dilatoire, consistant à faire passer le temps. Dans son entrevue à la chaîne TV5, le président Martelly n’avait-il pas laissé entendre qu’il attendrait le 12 janvier 2015 pour prendre les dispositions nécessaires en vue d’organiser les élections en attente depuis son accession à la Présidence en 2011. D’un autre côté, les partis d’opposition radicale continuent de réclamer la démission du gouvernement, la formation d’un Conseil Électoral Provisoire équilibré, suivant l’esprit de l’article 289 de la Constitution, préalablement au vote de l’amendement de la loi électorale par le Sénat de la République ainsi que l’organisation d’élections générales dans le pays en 2015.

Le 28 novembre 2014, le suspense était à son comble. La radio annonçait que le président allait présenter la synthèse des propositions, au terme des deux mois de consultations engagées avec les différentsssecteurs. Coup de théâtre ! C’est le ministre de la Communication qui est intervenu dans les medias pour lire un arrêté pris en Conseil des Ministres et portant création d’une Commission présidentielle consultative chargée d’effectuer une recommandation au président Martelly, sur la base des idées et propositions recueillies au cours des consultations.

Cette commission est composée d’une dizaine de personnalités provenant notamment des secteurs religieux, politiques et de la société civile. Enfin, le président Martelly a, dans un bref message, déclaré combien le pays était divisé et s’en remettait à une commission pour lui faire une recommandation de sortie de crise. La durée du mandat de ladite commission est de huit (8) jours, probablement à partir de la date de son installation. e 15 décembre, la Commission recommande les démissions du gouvernement Lamothe, du président du CSPJ, des membres du CEP, la libération des prisonniers politiques comme mesures d’apaisement. Le 25, Martelly choisit de présenter Yvens Paul, le leader de la KID comme futur premier ministre, devant un Sénat hostile. Entre-temps, à l’approche de la fin de l’année 2014, on a observé une recrudescence des actes d’insécurité. Il ne s’est passé une semaine sans que de paisibles citoyens haïtiens ne fussent victimes de braquages et d’attentats par balles, soit au centre-ville de Port-au-Prince, à Delmas, à Pétion-Ville ou dans d’autres villessde province. Ainsi, l’insécurité, l’organisation répétée de manifestations de protestation et le blocage incessant des voies de communication interrégionales alimentent l’instabilité sociopolitique. Donc, la non organisation d’élections pour le renouvellement périodique des institutions démocratiques, l’incapacité des forces de police à garantir la sécurité des vies et des biens correspondent toutes à de l’instabilité. Une situation qui ne peut être profitable qu’à la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) dont le mandat est renouvelé jusqu’en octobre 2015.

II. SUR LE PLAN ÉCONOMIQUE

L’instabilité politique et sociale a créé beaucoup d’incertitude dans l’économie haïtienne. De plus, Haïti continue de récolter de mauvais scores dans le rapport publié dans le magazine « Foreign Policy ». En 2014, le pays a occupé la 8e place parmi les 10 États faillis du monde, en compagnie de l’Afghanistan, du Yémen, du Soudan du Sud, du Tchad, de la République Démocratique du Congo et de la Somalie. Haïti a perdu également quelques places au classement du rapport de « Doing Business » sur l’environnement des affaires.

Il est impossible dans ces conditions d’attirer l’investissement direct étranger. Il est tout aussi difficile dans ces conditions d’attirer des touristes pour assurer le taux d’occupation nécessaire à la rentabilité des nouvelles infrastructures hôtelières construites à Pétion-Ville et dans d’autres régions du pays.

Sans investissement direct étranger et sans tourisme, il est difficile de produire des richesses, de créer des emplois en vue d’augmenter la croissance économique, susceptible de réduire le taux de chômage élevé qui affecte plus de 50% de la population économiquement active du pays. Actuellement, l’on estime qu’un quart de la population économiquement active vit avec moins d’un dollar américain par jour, c’est-à-dire en dessous dusseuil de pauvreté.

Le budget de l’année fiscale 2013-2014, adopté par le Parlement en milieu d’année fiscale, a été réduit à la baisse, vu l’incapacité de collecte de taxes et d’impôts. Les dépenses de salaires représentent près de 90% du budget de fonctionnement. Le budget d’investissement est financé presqu’en totalité par les bailleurs de fonds internationaux. En 2014, une conjugaison de sécheresse et d’inondations a occasionné une perte de récoltes, évaluée par la Commission Nationale de Sécurité Alimentaire (CNSA) à sept millions de dollar américain. En conséquence, le pays importe presque tout ce qu’il consomme. Le déficit de la balance commerciale avec la République Dominicaine s’est creusé davantage. Comment un pays si dépendant de l’étranger pour sa consommation et le financement de son budget d’investissement, un pays dépourvu d’infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires adéquates peut-il prétendre devenir émergent dans un horizon de 15 ans ? L’inauguration de l’aéroport du Cap-Haïtien rénové et celle du premier vol de la American Airlines reliant Miami et Cap-Haïtien, n’ont pas modifié la donne.

Le pays génère actuellement moins de 200 mégawatts d’électricité pour une population de près de 11 millions d’habitants. En conséquence, les entreprises privées haïtiennes sont obligées d’utiliser des génératrices pour s’alimenter en énergie électrique. Dans ces conditions, ellesssont difficilement compétitives avec des coûts de production aussi élevés. Ces coûts seront exacerbés par l’augmentation progressive des prix du carburant. Le Gouvernement a décidé de surseoir à la subvention du prix du carburant en vigueur depuis 2010.

Il en est résulté une augmentation du coût de la vie. Parallèlement, la dépréciation de la gourde s’est accélérée. La Banque de la République d’Haïti (BRH) s’est vue dans l’obligation d’intervenir constamment sur le marché de change pour soutenir la valeur de la gourde. Jusques à quand la BRH pourra-t-elle continuer à intervenir, vu que les réserves nettes de change ne sont pas inépuisables ?

Selon les économistes, n’étaient-ce les transferts en provenance de la diaspora, la valeur de la gourde par rapport au dollar américain se serait déjà effondrée. Par ailleurs, le pays a débuté l’année fiscale 2014-2015 sans un budget dûment voté par le Parlement. Le maintien d’une discipline fiscale susceptible de garantir les grands équilibres macroéconomiques s’est avéré problématique.

III. SUR LE PLAN SOCIAL

Le pays a connu quelques succès symboliques notoires dans le domaine social, culturel et religieux. Monseigneur Chibly Langlois est élevé au cardinalat par le Vatican, devenant ainsi le premier Cardinal haïtien. Madame Michaëlle Jean est élue Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), succédant à l’ex-Président sénégalais Abdou Diouf. L’écrivain Yanick Lahens a remporté le Prix Fémina en France. Le Collège Catts Pressoir retient l’attention du monde de l’éducation sur le plan international en obtenant de hautes distinctions.

Ces exploits n’ont pas empêché Haïti de figurer sur la liste des pays les plus pauvres de l’hémisphère occidental. Les Haïtiens vivent dans une situation d’extrême précarité. Les plus courageux continuent de risquer leurs vies sur de frêles esquifs à la recherche de meilleures conditions de vie aux Iles Turcs et Caïcos, aux Bahamas, à Miami et à Porto Rico. C’est par centaines que, chaque mois, des pays comme la République Dominicaine, Les Bahamas, les Iles Turcs et Caïcos et les États-Unis rapatrient ceux et celles de nos compatriotes qui ont réussi la traversée. Le Gouvernement multiplie les projets sociaux. Le programme dit « EDE PEP » est constitué d’une panoplie d’interventions de façade visant à soulager la misère du peuple. Un autre programme dit « Gouvenman Lakay ou » a déjà séjourné aux Gonaïves, à l’ile de la Gonâve, aux Côtes de Fer et à Cité Soleil, en vue de promouvoir les actions du gouvernement. Mais ces projets ne représentent que des palliatifs dans le cadre de la lutte contre l’extrême pauvreté qui sévit actuellement. Par ailleurs, le pays est extrêmement vulnérable aux aléas climatiques. En témoignent les dernières pluies, résultant du passage d’un front froid au nord de l’ile d’Haïti, qui ont causé des inondations suivies d’innombrables dégâts matériels et de pertes en vies humaines au sein des populations de Martissant, du Cap-Haïtien, de Port-de-Paix et des Irois, par exemple.

C’est dans ces conditions politiques, économiques et sociales difficiles que le pays s’apprête à accueillir l’Année 2015. A cent ans de la première occupation du pays par les « Marines » américains, les élites haïtiennes sauront-ellesss’élever à la dimension de leur mission historique pour éviter davantage de souillure de la souveraineté du pays ou verra-t-on la concrétisation des prédictions des Cassandres, cinq ans après le terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010 ?

Michel Soukar

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Paris, le 7 octobre 2014

Pour évoquer la mort de l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, nous avons choisi pour l’heure de relayer le bel article de Lyonel Trouillot publié par le Nouvelliste du 5 octobre 2014. L’auteur insiste sur la dignité de comportement du peuple haïtien en cette occurrence, et la compare de façon subtile avec le rapport presque forcené que le récent défunt et avant lui Papa Doc entretenaient avec la mort, celle des autres bien sûr.
http://lenouvelliste.com/lenouvelliste/article/136651/La-mort-dun-tigre-au-teint-tres-pale

La mort d’un tigre au teint très pâle

Publié le 05-10-2014 sur le Nouvelliste
Par Lyonel Trouillot

Jean-Claude Duvalier est mort. Dans les rues et dans les foyers, la nouvelle n’a pas créé de grandes émotions. L’homme semblait à peine vivant. Et, depuis son retour, il s’était installé dans le paysage comme, déjà, un fantôme ou un anachronisme. Et, même si de nombreux citoyens haïtiens ont exprimé le regret que la mort, qui n’est pas une sentence, soit venue lui épargner la reddition de comptes pour des vies et des biens, nos vies, nos biens, nul ne s’acharne à vouloir jeter son cadavre aux chiens. Ce peuple qu’il a tant fait souffrir sait une chose que lui, et son père avant lui, avaient oubliée : la mort devrait être naturelle et le repos paisible. Les Duvalier tuaient les vivants et les morts, n’avaient « d’ennemis que ceux de la nation », traitaient leurs victimes « d’apatrides », leur interdisaient tombes et funérailles. La réception tranquille de la nouvelle de la mort de Jean-Claude Duvalier fait la preuve que les peuplesssont meilleurs que leurs dirigeants : Duvalier est mort, paix à son âme.

Le problème avec l’âme, c’est que la preuve n’en est faite que pour ceux qui y croient. On pourrait remplacer le mot par « esprit » ou « motivation », ou encore « personnalité ». Si l’on tient à le garder, habitude oblige, en général on peut le faire suivre par des épithètes. De l’âme on peut dire par exemple que François d’Assise l’avait bonne et François Duvalier plutôt mauvaise, qu’il en est de pures et de sombres. A côté des crimes de sang et de ses hautes œuvres de prévaricateur, Jean-Claude Duvalier ne nous a rien laissé qui nous permettrait, modeste soulagement, de lui prêter une âme. Ses phrases les plus célèbres tiennent du ridicule. Son pitit tig se tig et son ke makak la la pi rèd ne témoignent de rien qui renvoie à l’idée d’une personnalité. On dirait un mauvais élève contraint de réciter sa leçon en public.

La tragédie de l’héritier : Élu par son père, il hérite d’un pouvoir et d’un peuple en cadeau. Il l’accepte et devient ainsi pleinement responsable devant l’Histoire. C’est un « Je » tout puissant qui ne sait pas dire « Je ». Un déficit de langage qui reste au pouvoir quatorze ans, se prolonge sur vingt-cinq ans d’exil. Ce n’est qu’à son retour - merci Préval et vive la France ! – qu’on entendra vraiment « sa voix » nous demander, candide : « Qu’avez-vous fait de mon pays ? » Si derrière la candeur pointait l’outrecuidance, l’une des raresssorties de son insignifiance de cet enfant de soixante ans consistait à nous reprocher d’avoir cassé son jouet.

Car, ne nous y trompons pas. Jouets, nous fûmes, et jeu fut son pouvoir. C’est ce que l’on a oublié de dire aux vrais enfants d’aujourd’hui, combien il était facile de mourir de cause pas naturelle, combien le luxe des uns s’étalait sans vergogne devant la misère des autres, combien l’État c’était « moi » et Mes supers ministres et Mes tontons macoutes au statut de mineurs, et Mon armée inféodée à Mon exécutif, combien Je pouvais tout prendre, tout requérir : voitures, femmes et guitares ; plages et immeubles, devises et biens publics… Et le décès du prince déchu n’interdit en rien de continuer de demander des comptes au régime, à ceux qui restent de ses sbires et thuriféraires, et de penser, sans complaisance, sa place dans l’histoire. Le duvaliérisme a jeté du pire sur le pire, le jean-claudisme fut les restes de ce pire, un micmac vide de sens : tout ensemble noiriste et mulatriste, technocratique et obscurantiste, sur fond d’arbitraire et de folles jouissances. e propre des héritiers, quand ils sont au pouvoir, ne se limite-t-il pas souvent à ne savoir qu’en jouir !

Mais l’homme est mort, ne le tuons pas. Reste à savoir comment le pouvoir actuel gèrera sa dépouille. Tel communiqué pleure un « haïtien authentique » et suggère une nostalgie irrespectueuse de la mémoire des victimes de la fureur duvaliériste, et un principe de ressemblance très inquiétant pour notre avenir. Jean-Claude Duvalier est mort. Nous n’avons pas obtenu justice, l’histoire est ainsi faite.

Que ses proches et ses amis le pleurent. Il faut supposer que toute personne ayant vécu a suscité l’amour et l’amitié au moins de quelques uns. Tout ce que nous demandons au pouvoir actuel, c’est de ne pas nous imposer sa dépouille et son passage comme ceux d’un héros, d’un homme de haute vertu. Ce sera mieux pour tous les morts. Pour lui que nous ne serons pas obligés de dénoncer à chaque acclamation, mais seulement à l’appel du devoir de mémoire. Pour Gasner Raymond, Auguste Thénor… les écoliers des Gonaïves… et tant de morts sans sépulture. Que ses proches me pardonnent ce jugement lapidaire. L’idée n’est pas de leur faire offense. eur histoire avec lui n’est pas celle du pays ni du citoyen ordinaire. On leur laisse la leur, qu’ils nous laissent la nôtre. Pour l’Histoire, la grande, vient de mourir un ancien dictateur au teint très pâle qui ne fut rien qu’un héritier : sans pour autant l’innocenter, laissons le reposer dans son insignifiance.

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Port-au-Prince, 19 mai 2014

Un témoignage sur les rapports entre les organisations internationales et l’État d’Haïti

On nous adresse ce témoignage télévisé du Professeur brésilien Ricardo Sietenfus, spécialiste de Relations internationales, et ancien Représentant spécial du Secrétariat général de l’OEA à Haïti.
En évoquant en particulier les événements de l’année 2010, ses révélations, consignées dans le livre Dilemas e Fracassos Internacionais qu’il vient de faire paraître à l’Université de Ijui, Rio Grande do Sul, marquent la distance qu’il convient d’observer avec la façon dont la communauté internationale en général, l’ONU en particulier, traite de Haïti en fonction de ses propres intérêts, bien loin de l’attention qu’elle devrait porter au pays lui-même. La corruption n’est jamais bien loin. Et la situation faite au président Préval, puis celle qui a suivi le tremblement de terre, ont servi de "ticket d’entrée" pour nombre d’ONG qui ont su ainsi s’assurer une place privilégiée dans le maillage -et les béances très-réelles- dussystème institutionnel haïtien, se faisant alors un nom à bon compte, et levant leurs fonds en toute bonne conscience.

Lire la vidéo
jorge gestoso, telesur, profesor Seitenfus, washington, haiti, http://www.youtube.com/watch ?v=gHGA-S-Cl-0&sns=em 00:30:43


Ijui, Unijui, 2014


Port-au-Prince, 20 février 2014

Affaire Jean-Claude Duvalier : La Cour d’appel de Port-au-Prince juge recevables les plaintes pour crimes contre l’humanité et ordonne la reprise de l’instruction

Véritable coup de massue pour l’ex-dictateur, trois ans après son retour d’exil, cet arrêt pourrait permettre de le juger, lui et son régime accusés d’avoir commis d’innombrables crimes de sang.

La Cour d’appel de Port-au-Prince a rendu jeudi après-midi un arrêt ordonnant la reprise de l’instruction dans le cadre des poursuites judiciaires engagées par des victimes de la dictature contre l’ancien Président à vie, Jean-Claude Duvalier, qui fait l’objet de plaintes pour crimes contre l’humanité jugées désormais recevables.

Lors d’une audience très attendue, au cours de laquelle a été rejetée l’ordonnance du juge Carvès Jean qui, en 2012, avait estimé contraire au droit haïtien la notion de crimes contre l’humanité, le président du tribunal, le juge Jean Joseph ebrun, a désigné son collègue Durin Duret Junior pour prendre en charge cette nouvelle instruction.

Plusieurs anciennes victimes des années de plomb du régime despotique des Duvalier (François et Jean-Claude) comme le Dr Nicole Magloire, la sociologue Danièle Magloire, coordonnatrice du Collectif contre l’impunité, ainsi que des défenseurs des droits humains se sont réjouis de cette décision considérée comme un « pas dans la bonne direction ».

A contrario, l’un des avocats de Jean-Claude Duvalier, Me Fritzo Canton, a vertement rejeté l’arrêt de la Cour d’appel et annoncé qu’il allait exercer un pourvoi en cassation.

Ce verdict -prononcé de longs mois après la fin de l’audition des plaignants en mai 2013- ouvre la voie à un éventuel procès contre Jean-Claude Duvalier rentré en Haïti en janvier 2011, à l’issue d’un exil de 25 ans en France qui avait suivi le renversement de son régime par un soulèvement populaire, le 7 février 1986.

spp/Radio Kiskeya




Port-au-Prince, 10 février 2014

Collectif contre l’impunité
Regroupement de plaignants-es -contre l’ex dictateur Jean-Claude Duvalier et consorts- et d’organisations de droits humains
Centre œcuménique des droits humains (CEDH) - Kay Fanm (Maison des femmes)
Mouvement des femmes haïtiennes pour l’éducation et le développement (MOUFHED) - Réseau national de défense des droits humains (RNDDH)
Point focal : Centre œcuménique des droits humains (CEDH) - cedh@cedh-haiti.org


Communiqué
7 février : Symbole du refus de la dictature

Le 7 février 1986, date de la chute de la dynastie Duvalier, est l’aboutissement de longues et terribles années de lutte qui ont emporté des milliers de compatriotes.

Après la brutale répression du 28 novembre 1980, qui a particulièrement ciblé la presse, les populations sont à nouveau mises hors-jeu. La flamme de la résistance est ravivée en 1984 par les jeunes, en particulier ceux de la ville des Gonaïves, qui expriment leur rejet de la présidence héréditaire et du pouvoir absolu qu’elle implique : « A bas la misère à vie ! A bas le chômage à vie ! A bas la torture ! A bas la dictature ! » C’est l’indignation d’une jeunesse meurtrie qui porte les derniers coups de butoir à un régime qui ose encore transformer la seule bibliothèque d’une ville en caserne pour les tontons macoutes.

Le refus de l’impunité, pour l’assassinat de trois écoliers ─Jean-Robert Cius, Makenson Michel, Daniel Israël─ tués lors des manifestations du 28 novembre 1985 dans la ville des Gonaïves, est le fer de lance de la contestation qui embrase les jeunes à travers le pays. « Qu’on arrête, juge et condamne, à la fois les criminels qui ont assassiné les trois jeunes et celui qui a donné l’ordre de tirer sur le peuple, même si c’est une des plus hautes autorités de l’État. »

Ces jeunes aspiraient à ce « qu’enfin le duvaliérisme soit à jamais déraciné. »
Vingt-huit ans après cette victoire sur la terreur et l’obscurantisme, il faut à nouveau faire front pour contrecarrer le retour officiel du duvaliérisme et la volonté de garantir l’impunité à ceux qui ont imposé le silence et fait régner la peur ; Ceux-là même qui ont sciemment organisé l’infernale machine à avilir, torturer, assassiner, violer, disparaître, exiler, déposséder, siphonner. On veut faire croire à la jeunesse d’aujourd’hui que la soit disant révolution duvaliériste était porteuse de liberté, d’épanouissement et de progrès. On tente de travestir l’histoire en prétendant que ce régime ─ancré dans l’arbitraire, la brutalité féroce, l’oppression, le culte de la personnalité, la domestication des institutions et la terreur─ n’avait rien de particulier.

Continuer à refuser l’inacceptable est un choix que le Collectif et bien d’autres, ici en Haïti et ailleurs, ont résolument fait. Au nom de la vérité et de la justice. En mémoire des innombrables victimes. En hommage à la résistance de tous ces jeunes qui, durant ces 29 ans de dictature, sont généreusement montés au front pour la liberté. Refuser l’inacceptable, c’est faire vivre l’esprit du 7 février.

Le duvaliérisme a été une tragédie pour Haïti ! L’impunité ne peut-être le destin d’Haïti !

Port-au-Prince, le 7 février 2014
Danièle Magloire
Coordonnatrice

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Kominike
7 fevriye : Senbòl kont diktati

7 fevriye 1986, se dat dechoukay rejim boutdi Duvalier (Divalye) a. Se rezilta anpil lane batay difisil, kote plizyè milye konpatriyòt pèdi lavi yo.

28 novanm 1980, yon represyon brital, ki te sitou sible laprès, krabinen peyi a. Apre sa, yon lòt fwa ankò, pouvwa a mete popilasyon yo deyò nan jèt la. Flanm rezistans la reprann fòs an 1984 ak jèn yo, sitou sila nan Gonayiv yo, ki pa t manke voye jete zafè prezidans avi a ak tout pouvwa gwo ponyèt li trennen dèyè li. « Aba lamizè avi ! Aba chomaj avi ! Aba totire moun ! Aba diktati ! » Endiyasyon, se te motè mobilizasyon yon jenès ki te pran move kou. Aksyon jèn yo vin bay dènye gwo bourad nan kapote rejim lan ; Yon rejim ki te oze dappiyanp sèl grenn bibliyotèk nan yon vil, pou fè li tounen kazèn tonton makout.

Sa ki te sitou anflame jènès la nan tout peyi a, se enpinite. Jèn yo te derefize bat ba devan krim ki te komèt sou 3 elèv lekòl nan Gonayiv pandan manifestasyon 28 novanm 1985 la. Jou sa a, Jean-Robert Cius (Janrobè Siyis), Makenson Michel (Makennsonn Michèl) ak Daniel Israël (Danyèl Izraèl) tonbe anba bal. « Se pou yo arete, jije epi kondane ni kriminèl ki fè kò ansasinay sou 3 jèn yo, ni chèf ki bay lòd tire sou pèp la, menmsi chèf la se pi gwo potanta nan Leta a. » Tèt rèv jèn yo, se te « pou sistèm divalyeris la dechouke ajamè nan peyi a. »

28 lane apre viktwa sou laterè ak fòs fè nwa, mobilizasyon oblije reprann pou bare wout divalyeris la k ap retounen ofisyèlman, pou fè fas kare ak volonte pou garanti enpinite. Enpinite pou sila ki te mete tout yon popilasyon anba baboukèt, ki te simaye laterè. Enpinite pou sila yo ki te pran tout dispozisyon pou òganize sistèm dyabolik ki t ap avili, tòtire, ansasinen, vyole, ekzile, disparèt, volè, dechèpiye. Yo vle fè jèn jodi a kwè swadizan revolisyon divalyeris la te pote libète, epanwisman ak pwogrè. Y ap eseye refè ak tòdye listwa, pou fè kwè rejim divalyeris la se te yon rejim kèlkonk ; alòske li te chita sou yon sèl chèf mèt e seyè, sou sovajri, maspinay, laterè, epi fè enstitisyon tounen restavèk pouvwa a.

Kenbe tenn fas nan di Non pou sa ki inakseptab, se yon chwa Kolektif kont enpinite a fè, menm jan ak anpil lòt ann Ayiti ak aletranje. Chwa sa a, se pou laverite ak lajistis. Se an memwa dividal viktim yo. Se ann omaj pou tout jèn yo, ki pandan 29 lane diktati a, te montre jenerozite pou defann libète. Se pou pèmet lespri 7 fevriye a kontinye viv.

Rejim divalyeris la se te yon trajedi pou Ayiti ! Enpinite pa ka desten Ayiti !

Danièle Magloire
Coordonnatrice


20 janvier 2014

Jacky Dahomay nous transmet ces informations. Les choses bougent-ellessvraiment ? Oui peut-être, un moment ; mais après ? Gardons l’espoir...

Informations sur Haïti.

Quelque chose a l’air de bouger en Haïti. Suite aux démarches entreprises par Syvie Bajeux et les organisations qui luttent pour que justice soit rendue, avec le soutien international, les aristidiens ont demandé que le procès de Jean-Claude Duvalier soit mené à son terme. En réponse, les duvaliéristes au pouvoir avec Martély ont publié la liste des victimes de Jean-Bertrand Aristide. Des journalistes exigent que justice soit rendue à Jean-Dominique. En ouvrant le procès des assassins de Jean-Dominique, le pouvoir en place espère faire oublier les crimes du duvaliérisme. Mais il se pourrait que ce soit une nouvelle ère qui s’ouvre en Haïti et que ce soit le problème général de l’impunité qui devra être réglé. Sans le règlement de cette question, la conscience politique collective ne peut avancer dans ce pays.

Des proches d’Aristide inculpés pour le meurtre de Jean L. Dominique

Un magistrat haïtien a inculpé vendredi neuf personnes pour l’assassinat du journaliste Jean Léopold Dominique il y a 14 ans, parmi lesquels plusieurs proches de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide.
Une ex-sénatrice du parti Lavalas d’Aristide, Mirlande Libérus, est désignée par le juge Yvikel Dabrésil comme la commanditaire du double meurtre qui a coûté la vie le 3 avril 2000 au directeur de Radio Haïti Inter et à un garde de sécurité, selon l’ordonnance d’instruction. Mirlande Libérus a reçu ordre, émanant d’Aristide, de faire taire le populaire journaliste, conclut le rapport sur la base de témoignages recueillis par le magistrat.
Lire la suite... ou cliquer sur le lien en bas :

http://hccoverseas.blogspot.com/2014/01/des-proches-daristide-inculpes-pour-le.html

Neuf inculpations dans l’affaire Jean Dominique : “La vérité doit enfin surgir, quatorze ans après les faits”

Reporters sans frontières accueille à la fois avec satisfaction et prudence la nouvelle des inculpations, le 18 janvier 2014, de neuf personnes soupçonnées d’implication dans l’assassinat de Jean Léopold Dominique, le 3 avril 2000 à Port-au-Prince. L’attentat meurtrier contre le directeur de Radio Haïti Inter avait également coûté la vie au gardien de la station Jean-Claude Louissaint.

“Nous saluons un pas judiciaire important, quasi inespéré après des années d’enlisement et d’impunité dans un dossier qui aura mobilisé sept magistrats instructeurs. L’enquête avait certes été relancée le 8 mai 2013 avec l’audition comme témoin de l’ancien président de la République Jean-Bertrand Aristide, dont les neuf inculpés sont réputés proches. Il s’agit maintenant d’établir les niveaux de responsabilité avec précision, à l’appui des dépositions des neuf concernés. Aucun ne doit manquer à l’appel pour la suite de la procédure. La vérité doit enfin surgir, quatorze ans après les faits”, déclare Reporters sans frontières. “Tout comme l’association SOS Journaliste, Reporters sans frontières demande en particulier que toutes les dispositions soient prises pour que Myrlande Lubérisse vienne s’expliquer devant la justice de son pays. L’ancienne sénatrice du parti Fanmi Lavalas de Jean-Bertrand Aristide est désignée dans le rapport du juge Yvikel Dabrésil comme commanditaire de l’assassinat de Jean Dominique. Les autorités des États-Unis, où réside l’intéressée, doivent accéder à son extradition s’il y a lieu”, ajoute l’organisation.

Le rapport du juge Dabrésil transmis le 18 janvier dernier à la Cour d’appel de Port-au-Prince fait également état des inculpations de : l’ancien maire adjoint de Port-au-Prince Harold Sévère, l’ancienne militante Lavalas et prêtresse vaudou Anne Augustin alias “Sô Ann”, ainsi que des hommes de mains Frantz “Franco” Camille, Toussaint Mercidieu, Mérité Milien, Dimsley Milien alias “Ti Lou” – déclaré mort par certains témoins -, Jeudi Jean-Daniel alias “Guimy” et Markington Michel. Ces trois derniers s’étaient évadés de prison en février 2005, deux ans après leur arrestation.

Politiquement très sensible, l’affaire Jean Dominique porte en elle une polarisation toujours très forte autour de la personne de l’ancien président Aristide, longtemps exilé puis revenu au pays en mars 2011. Certains témoignages recueillis par les magistrats et consignés dans le rapport du 18 janvier - dont celui de l’ancien chef de la sécurité de Jean-Bertrand Aristide, Oriel Jean – soutiennent la thèse selon laquelle l’ancien président aurait lui-même ordonné l’assassinat du journaliste, considéré comme une entrave à ses visées de retour au pouvoir à l’époque du crime.

http://www.alterpresse.org/spip.php ?article15829


Port-au-Prince, Montréal (Canada), 15 janvier 2014

Deux organisations dénoncent la lenteur des procédures

Journal Le Devoir, Montréal le 15 janvier 2014 12h16 | Associated Press | Actualités internationales

Port-au-Prince — Deux importantes organisations de défense des droits de la personne ont dénoncé, mercredi, la lenteur des procédures criminelles intentées contre l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier.

Dans un communiqué commun, Human Rights Watch et Amnistie internationale affirment que l’ancien président, plus connu sous le nom de Bébé Doc, échappe à la justice à cause « d’un manque de volonté politique et de délais judiciaires inacceptables ».

En 2012, un juge avait statué que Jean-Claude Duvalier pouvait être jugé pour des accusations de détournement des fonds publics, mais avait rejeté le dossier portant sur les violations des droits de la personne, citant la prescription. L’ex-dictateur conteste les accusations de détournement, tandis que les plaignants font appel du jugement portant sur les violations des droits de la personne.

L’an dernier, la cour d’appel chargée du dossier a entendu les témoignages de M. Duvalier et de plusieurs victimes, qui ont raconté avoir été torturées sous le régime de Bébé Doc, de 1971 à 1986. La décision de la cour d’appel est suspendue depuis le mois de mai, en attendant certaines procédures qui n’ont pas été précisées, déplorent les deux organisations, en citant plusieurs sources.

« Il semble que les autorités haïtiennes n’aient aucune intention de mener des enquêtes exhaustives sur les abus commis durant l’ère Duvalier », a déclaré Javier Zuniga, d’Amnistie internationale, dans le communiqué.

Le président d’Haïti, Michel Martelly, a déjà dit qu’il était ouvert à la possibilité d’accorder un pardon à Jean-Claude Duvalier, dans le cadre d’un vaste effort de réconciliation nationale. Il a aussi affirmé qu’il revenait aussystème judiciaire de gérer cette affaire.

Le principal juge chargé du dossier, Jean-Joseph ebrun, n’a pas pu être joint pour commenter la situation.

Jean-Claude Duvalier, aujourd’hui âgé de 62 ans, est revenu en Haïti le 16 janvier 2011, après 25 ans d’exil en France.

Il n’avait que 19 ans quand il a pris le pouvoir après la mort de son père, François, dit Papa Doc. Human Rights Watch estime que les Duvalier père et fils ont ordonné le meurtre de 20 000 à 30 000 civils durant leur règne de 29 ans.

L’ancien dictateur a fait plusieurs sorties publiques depuis son retour en Haïti. Il était notamment présent lors d’une cérémonie pour souligner l’indépendance d’Haïti, le 1er janvier, ce qui a suscité les condamnations des plaignants. Il s’affaire aussi à rénover une résidence à Pétionville, en banlieue de Port-au-Prince.

Par Trenton Daniel

Pour accompagner cet article, il est bon de se reporter au texte émis par Human Rights Watch et que nous transmettons ici.

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Port-au-Prince, janvier 2014

Des organisations s’expriment contre la banalisation de l’impunité et le révisionnisme

Déclaration conjointe contre la présence de l’inculpé Jean-Claude Duvalier aux cérémonies officielles du jour de l’indépendance d’Haïti

Document soumis à AlterPresse le 7 janvier 2014

Nous signataires de cette déclaration, issus de la société civile haïtienne organisée, sommes profondément indignés par la présence du dictateur déchu Jean-Claude Duvalier et de l’ex militaire putschiste Prosper Avril, sur invitation du Président en exercice Michel Martelly, aux cérémonies officielles du jour de l’indépendance d’Haïti, le 1er janvier 2014 aux Gonaïves. Cette présence des anciens tortionnaires est une provocation et une insulte inqualifiable à la nation. Elle est également un affront à la mémoire des milliers de victimes de la dictature duvaliériste.

Jean-Claude Duvalier est aujourd’hui inculpé, par devant la justice haïtienne, pour crimes financiers et crimes contre l’humanité. Les victimes, ayant engagé des poursuites contre l’ex-dictateur, attendent encore une décision de la Cour d’appel par rapport aux crimes contre l’humanité ; crimes imprescriptibles et non amnistiables.

La justice ne saurait être confondue avec la vengeance. Ce sont les duvaliéristes et leurs tontons macoutes qui ont eu le monopole de la violence d’État, avec tout ce que cela implique. Ils sont jusqu’à présent protégés par l’impunité systémique qui prévaut dans le pays. Les victimes de la dictature et les défenseurs des droits humains, qui ne confondent pas réconciliation et déni de justice, s’insurgent contre la banalisation de l’impunité, le révisionnisme historique et exigent que la Cour d’appel rende enfin sa décision, conformément à son mandat et par respect pour les victimes qui ont courageusement porté plainte contre Duvalier.

Nous appelons les différents secteurs de la société à refuser la réhabilitation du duvaliérisme et la banalisation de l’impunité.

Port-au-Prince, le 7 janvier 2014.
Organisations signataires
1. Collectif contre l’impunité
2. CEDH (Centre œcuménique des droits humains
) 3. Centre Pétion Bolivar
4. CRESFED (Centre de recherche et de formation économique et sociale pour le développement)
5. GARR (Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés)
6. Kay Fanm (Maison des femmes)
7. JILAP (Commission épiscopale Justice et Paix)
8. MOUFHED (Mouvement des femmes haïtiennes pour l’éducation et le développement)
9. POHDH (Plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains)
10. RNDDH (Réseau national de défense des droits humains)
11. SOFA (Solidarité des femmes haïtiennes)

Pour les organisations signataires et authentification Sylvie W. Bajeux, Directrice exécutive CEDH
Pierre Espérance, Directeur exécutif RNDDH

Source : http://www.alterpresse.org/spip.php ?article15749#.UsxqZvTuKo0


Port-au-Prince, octobre-novembre 2013

Pour toutes celles et tous ceux qui sont intéressés, nous donnons ici accès à la sentence du Tribunal de la République dominicaine.

Il est encore difficile de dire si ce conflit trouvera ou non une réponse rapide dans l’intérêt des parties. Certaines voix dominicaines vont dans ce sens, mais il est certain que la vigilance doit être de mise, et ne peut se relâcher un seul instant.

PDF - 1.1 Mo

Les réactions continuent d’affluer après la décision inique de la Cour constitutionnelle dominicaine à l’encontre des Dominicains d’origine haïtienne. Voici d’abord celle de l’anthropologue Rachelle Charlier Doucet parue dans Alterpresse, puis celle qui émane du secteur de la Culture :

http://www.alterpresse.org/spip.php ?article15247#.UlCO-Gwo7cc

Haïti-Rép. Dominicaine : La sentence de la Cour constitutionnelle dominicaine, un devoir de solidarité

samedi 5 octobre 2013

Par Rachelle Charlier Doucet

Comme tant d’autres, j’ai lu avec stupéfaction cette incroyable nouvelle : le 23 septembre 2013, la Cour Constitutionnelle dominicaine, dans un document de près de 147 pages, a tordu le cou à sa propre constitution et à ses propres lois migratoires, à tous les principes moraux et légaux auxquels l’Etat dominicain a adhéré, à tous les accords, conventions et traités internationaux auxquels l’Etat dominicain , Pour foatqant elonoPs celles eauégaleée lRsmes proee des Domi vigi17;encontre7; nntentcs de made, 7#.UlCOjustice à cailcipes tien authentiquee deciain vaste eoeeitquatorzeéte... oue, pourl’tien authenti(a thèsep;bere si ici e ka des),ssembenseurs pourl’ris la déc#8217010icablij Kay Fscité lesémulatristeeux orréa préMOUFHEDpatristeespipcont l, du duvclas l’india dom 1.dte...ec stupce des8217;indiîlts de la personne.

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25lle : le 2ce, janvier 2014

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5e à shoionsnisatip">Un ms t jusqudonnons43revesce, l&espéuro8217;eBlacke0;ucu loisWashlass="ir de solidarité Tse resémourduL̵évislass="spip">Par Honomoire7 feenfi loassgie21w. so it qassgie21 so Ladiantted Gsquhoion,ce, janolidarité We;&nb taclas m 1 o217;antrey of m in ;imptées0, yef youm à s nt af m 1 de 6udothspip"vétb Folem_sq,vw reprlasliketee s préothspiwe;&nb looclas E t wvantee enès ahead ti_s Mrtémoignau pouvoir avec Michel Mteeward m 1 oPlatez. l&eaf nnnulatric,oen p,ong> e 7#.Ul eegpr etant our cklynt oait ouletee franfenien a>, aoaitlCO't m 1 /pdf" tuv ltted ià m 1 feene (10lleats)riA jeugislenfi tw reprlasliketee Il s&leès ls lRnque dial;hliea etted workli#8vars.dy ti_s m 1 dxe, Direcbpip"htee 2010actconwilMichel Mthng>rhown 19 aofoniesce liketE t nnnulatcsovaugislenirecRvanm nce. v l, a tw anfaion t m 1 clcktted batain qaf m 1 powess ;: C. Cur#.Ullyontunis="spigairen sommes belas a rgldtdy eand-p ckldt so it qw. so totaip" nnencebldtee ng cpip". T in mee pethspiaip 420ltunis="spidxe, Direcag 6udoovalacoas m 1 eegprldt ayfi tw"spipsoitthng>expisadn 19tioni le 16iolilspipng cpip"2nque dial;aa més. T p cana>, aoeegprldtconiey ofl esalsip"vétalss0,een eand-p ckldtdy ng cpip"2ee ovalacéothspipw"spipsoitthnd ruean-t. ass= rént ng cpip"2hng>alss0f&#eiaip 1 srlasee h"véta eand-p ckldteegprise tconicip 1 ho td srlasica m 1 l21la ià fav t aohisi ne coial;f; n&ds. T etE llowoas onds summaryqaf m 1 citorme dea dESFEyon s af aDss=ola proptutispid dy m i cpEuis GHTdecassgie21 so ee h"vétass= rént ng clasass="spng cpip"2e; nd dy a H.1 a sent af sion épit oabsp;; bid dy m etass="spip">Cqaf m 1 conier". T db1 je in,tis isnait ouletee gr d&igaodn brtmesil"slbsp;Svinw af aip m 1 lortant suraf s GHTde la v. Flwdea dEcou à sa propdy m eth.1 ptabmbspess af m 1 dxe, Direcbpip"htaf m 1 conier". AmouvootSurêthlasn,tass= rént ng cpip"2hng>,een ur coid af lortantuvobspip.p/i>3taf m 1 cou à sa propwhen ee2e; nd ee que téta n1.1 b t aohisi urvatir le rénove aohisi p cetted sur#onietuvotutieait pldy usoas m 1 eur valenneaf m 1 IRStee fn selyntr coi m 1 es pvi hal;af nos neytuvotutieaiy maxeeriA je shynt oOspipince6,ni le 1ass= rént ng cpip"2lité id ars sigorized m 1 ans a af aDs GHTdecassgie21 ite s ee2nt p td artmaf aDpo, kiE llowoas an ofl esal r> 7. JIab ) Vortant soaf aspip.p/218taf m 1 cou à sa propdy ass= rént ng cpip"2when ee2uniajri,aip" tuv nd ewo (2) maxee o, avec le souti ph&#eiialldea dEmoueyong> efess fromIab Par Michel Mthnvent porol;avurêth tétfuna>,whs"htsurépou US $200à la me unedva dHouhng>,een er"las ee gscoparlia"spip"e o sole litina etted a rglà la me s af US d ll.s jià ésidectfuna>,a dESuà s écontted se,r n éucati. Il éto;: ms art= ré af aip augsply-estenanshtd eanneleriFollle ce lne dih tous 10actsnw re ;: (m 1 /atters Altur#.Ully briletuvoaà la me ud ll.s-iste,récontbriletuvoià &#eiaf s GHTde la v. m_sq>exptiqulitiq.1 b thaoderiWhen ewo s GHTdecaawyess fst dion ugspiil"slancieagntret m 1 ng cpip" tom 1 Dllisictmattorueyoted m 1 es/este loiuvoJudgRESFEeired le eats. Finiolyonm 1 es/este loiveoJudgREur coid m etahyef JudgREaf m 1 sent af 1et IlâchecaEaf maclas hat ee 2bmbeoiuvoti_s aur eeniportant soaf tSuos="lass="sp aoaiwess u frn-s GHTde la v. cou à sa pro. Butêthlasnnw Ul ee 6 furtSurê821n 1 es/este loiveoJudgREs préd ehspiLe prde la v2ted ng>ausessewrit aim à m 1 topic)riA lesy1doegurauntaed scaryq éucati. Il. TwoEur coiss af Mtratng cpip"2tioliur#.Ully séjaip aifrn-trum td-upe prin l, awIGHTuvoaàisiontehspimiy nuv po nt ;inades TwoEaawyess w"s w re lesy1cre dial;af m 1 ng cpip"s">Le pr wvant17;runnlas m 1bots. Is af s GHT2tiolnowli#8vitéuvoaed &#eiaf m 1muiion tbiddso ee eeve m 1 conier"/se lelIab cre dial;7;assassinstaf m 1 ng cpip"2gairen sommhng>,een lité id ee surr d&#roaip ument_1743pclaré las ee te esrecherche spethnd "spt217;ex-did JudgREin ofl ee,whs"hthnd ,een le soutip" nisb ansdon t men ylass dy m etb a tr 2014 t sur(fe&#r4 t s) af s GHTnon amnistiables.

aur spipf; n&dEaf m 1 Pss= rént cametee 17;apti_s 55 packs af arijua r "sphisi urvatiry">Huma dEctipid m etnqueépia dEm 1 Dllisictmattorueyoee s="pia dEgeo m 1mO't hisnbea"hth21llriWhen e 1 Ps técunfithnd hat s="piee has ofl ee,n t stee t séuvoaed ajri,7 , s&hat ee 2bDllisictmAttoruey, m etnqueépise,ket rrs"spted ee 6 m 1 nitibleisaf sion épisccla7d hat ted m 1 nitibleisle eaten7d ee ovenès hat fromIofl ee. Only m etscandonteh db1 artms GHTde la v. ésidectopini"spted http:,n tced m 1 nitibleislotdack-10ack. Belas m 1bf Istdes dro ee 2greuoee m veriHas eegpr etiwng>aur poroles iont&#eias ee2 qd nos wià m 1 f Istd#oniet8un wa:,n tcefuip"2 passldtng>auwià, rtiWinnlas m 1btéco dESonietagntret Mtratau pouvoir avec asptdm#8217Ced E lloweisaf ose enePss= réntntn t Lifetted w an-known la pross ent en exercice Jean-Claude Du Ildeed ass= rént ng cpip"2hnd2le ce lnrun-ispti_s mbspess af assgie21oted af m 1 feene w re 1 cle shynsaidipetw.rlasr4 pntSuà m 1 conier"qwi_sartmaoparlia"spiriAft rrmwoEylassp ao idetted seek f Istdee 1unansh m 1bo"spdt_1743af m 1 cou à sa pro, m eo ee ose >aspeegprise tconicip, m eo ee seed m 1 eegprise taawnee assgie21o( 1 k aurm 1 mrong>, dn t mwoEe dih O't m 1 palace) 1ass= rént ng cpip"2wIGHsdon t m 1 /pweisChaspes;ee 2lm_sq>eed iudoovgularesce, l&eb> 9.pel eitie as m 1 eegprise taaw. T etwvaêthlasnnloocunedva, m e un s Hatwvaêth1 /atclassegprise taawncan0,e worked "spdy bo_s Chaspess u le21om 1 Pss= rént calldeassgie21odackeavee sce, l&, despiweek, Mrtémoignng cpip"2tclasuvclowd ehspin t m 1 nexdomwoEylassppetw.rlasde la6rde la v ;inades Suà s GHT2ts ee2nawnfptées0hat 19tionhe;i1om 1 only ahyef ià m 1 conier"riWhatuv poee2nayn wiip eve ms0,e f&#ei;inades">Le prde la v. s v as ass= rént ng cpip"2Suà s GHT2wi_sartmaoassgie21oted wi_sartm oletuvoeegpr eta,pti_s p0actdialp"2alloeegprldtted hsidecttdm#nllis ppropt toutes lfrannd dy has no;inant su,tw.rlasb1 euronteo2gatuvodackeee m 1 éque dial;elâch refuytted turmoil;af m 1 ylasspehspin llowed ass= rént e Jean-Bde la v. d="lae dé2fromIaiwes ià 2004riA es d rt sve af lortsfact hspis GHT2inouscaplRaf sus&leètuvoro eep af aip iudootSurêrancmac videvul, rh refuytee edom urok l, ntepdial;révim1oted hurrRépnRsEa dEd> 9.pance de ted es tpro, wi_sartmmaient tuvolackeofil,ee 2nnéspis GHT2i7;Euetuvoi f ylassp aoéque dial;upSuennedea dEcou égalant su. We7&nb looclas E tward me h"vlas gaodtted heacéfuioeegpr eta,p8un abnès aanfan dxe, Direcbpip"ht et rt fuitaf m 1 cou à sa propit qaf m 1 Flwdeaf m 1 Flndpit qaf iudoopt toutes,eaf m 1 r.1 M ee nnunlis p#tieheak artmadd>cre diize heacéfuip"2ted in lité , r.1 M>,whs"htt p cana>, aoRIGHTdesip"vétdisdon t fromI1957 ee nowl;inades’impunité.

lass="spip">Par

Stde 6 I. Beligt7 feenfiqaf m 1 pSondcRvasidectof s GHTnransme Eleursz-Hauntsen 5ens fr Eleursz-Hauntip">Lnce< Aba toansme h3 claSlammac videSoirép">Port7;Sptrohde la v à T etBackyardansme h3 claPréles accig#ossce,-Rép. Domi1 nspp8217;t ttiennesmét pFHEDldenu1 dé avt et par rf;Francselly h3 claSéR-Dde défense deRép. Domd&#kka tain qait ssier ss="spip"10icaes lortsfacsnisme pul à 1s n tcntravinicnopocamps.UsxqZvTuKo0


le : le 2.UlCOtubrO-Gwo7cc

< DÉCLARATIONe dével7 f : le 2ce de solidarité Organisations signf deour jusqunataires de cetnérête, cieaêtrevéhjm21ip">Poi s="sfais en f internationales

ies iass="spip" /> , Dires eapip" 7 janva) rties p tdépinicblïti Sleuliocee décéegprisel, eurvaonm;Sô Anlre dep la sociéta réhé conaacréà la possél, c&seescerinduet et cétabQue sesovanjusquaUlCO'vtS#821.UlCOtubrO b) ps de map tdépm son de laé,tncedépim. Cettss="n 17pétéfférents secteurd’o, féreong> et qupouau P shoionsSleuliojvaliersamed..UlCOtubrO c) 7;ex-due confir Conce duumunà conu2ass=es< nceSg>,11. SOFA Ns="spi-Unian,t et pfinion. Ellre equpouuvaliojvalier 6. Kay Fretardntiprugistrégnlaude a menre !éegpr"spip1uele08squee di le 1chca tsfoiondément faeursdeNous appelonscerinduet ence , le non amnistiables.

des iass="spip" /> c en mars dohoionsnisaties pip" 7 java) s procédures qui su #821s"10ironnonshaeuri émaneeerntpe, l&equees v217appé seroir banalisaEng>, Dirplutôoriqueue de sonrntee>&seescérire non amnistiables.

b) es vvotéSleuliojvalier no et par rictls plséescien défav tont p17;esréva internationales

ies iass="spip" /> Ledictateur déchu Nousour jusqunataires de curHafealeCou. Ellrégu de M.&nong>,ussoirupls conu2P shoionsSiste, elâchecai qutclasôlnbQue suitld il a à refuurs légiappee contre Duvalier.

cel tain Elle esa Courie21noncontre Duvalier.

a) a;esation faincien président ds soienaussi affipelonover leurstnce. v v de la vtsuréndeexhayan ntpslence de la Coursonu2P shoionsSlonté perindr217;huécretrWatchaussi affiorNs soiene !éegpr"spip vnventsoiriévisonopon amnistiables.

b) étabrdohoionsnisat,rgre 1980, qui a ,s cellnu2PSPles et ut la jcieaêtugléionsSleugsi ceations,ds soienaussi affch as29 n1,tnce en (âon du se questio,Collectif cos judnbsp;: La et oiqà refuure révisionnenaussi affchix doa aime;hui inculpéNalifiabAe Duvalier est au Duvhies.e senre t.iOu 8217; col21lrvadéav/str héliojval n dince de la Cour17;esation faiv.sanculpé qu=ola propisDfacee héNousourass="spip">Cqaetsour jusqunrf m 1 IRStee fn selyntr ronngert au Duvhiyonm 1 ncuémtè, du 3taf m 1 cuytted

a Courtiqueele7;imen -ndiédrolibesesnqualifiisatiidEng>si ase.or ciétééear devsaireIl costibleevéhugisttpslt217;huécr

La cn prés conaacréà lah as29 n1,tnce en que t ss ne 17;éln1,tnce ef deourveui ontsesèe le 21s accorqSleuldiédrolibes dsnïnparticuliert êtrense .c& s="sdéss= 2cctat lSô Ann&. Inparticulierias eqSleuprésiia donuse,esla poss2c

La SuivembenseA jusquuv qp> cel tain Elle esa Casnnw Ul eeeeeeeeeeeeee Nom"2wIénoma v. s v as s v as s v.. Sjusquuv v. s v as s v as s vr> PieIlaudndeexhae interna, cnop

Cour 11 Et&#ted Panstie> b) étabrdohoionsnisrong class="spip">Coueau natNonal de défDnse de ;Sô erna, de la d

Couteforme des orgéfHnse dee interna, de la d

Couree œc8ménique des droerna, de la d

Cour 11Ke dr rPolyni/str b) étabrdohoionsnisrong class="spip">Coutice et Paix) 11.Jocelynommeuap> b) étabrdohoionsnisrong class="spip">CouIlaudndeexhaesnopons sigEgé deséescien 1 PsngMeni d,217;Haïti, 11.Jadee JorqSebr>) 3 . Raout quck> lass="spip">Par PieRer>yan-nèstrong>
1. Marc-Kité


le : le 2.UlCOaoût7cc


< DÉlass="spip">Por23 Ospip">samed..Us13Oaoût7cc

Nousouoicmonausste à'plicatio"/pdS/h Ex"spil7;élMatii Le président d’Haïti, <> Moïtie0;Franc.UlCOtPltii We;&nb taclas m 1 oLommemde m tonbe anb’antrong class="spipncien SsecteurC dronng conaa; tLuttclass="spi (OPL) 929 AsaluiojvanomaaS="spiefsprAmnistied..Ugs2. CEDrrAnclifiir ab Asalus af aDsvald il édent enclement un jvaCenan 1 IRSteesident d, violi1 neus p/nb’ants conu217 d&#OU, NONsp;! A/h Ex"spil7;éllrésident dp">Le président d&,lMatii Unraf tSioli1ttéjouisoiriévit trnternatis dsnïque dSleugsi ;exnumme tui 72 le paysesréuse,ei cearrna.Ullleup"eme1élatristeesc17;ir det lases p217;in P à storduuvhiess="ônet réfuu à saé17;inda phanue la Couluiîlts u217;Amnierèstiécr cel tain Elle esa Pltii We;&nb taclas m 1 oLommemde m tonbe anb’antOPLlns d praréntgnorissehes. nt inacce entrstir tuvaliocants aluoicmonausste, 929 AdEm zisatibltnt un 929 AWinnrtncedéi,7 , s&esrechiugsid dstronga>

Nous1) Pvant la j217;antOPLl 821-Pril dpip">booin. Eanetlfeoegu8220;Tou> 2. C) Pvant la La domisl dpip">mslass=rlasevsai La senta chef deluoicmonausste8220;Tou> 2.> cel tain Elle esa Pltii We;&nb taclas m 1 ocommemde m tonbe anvour -iconu2lrégucatitut.a Cc compatrisstnts17;Hiuibunal nons en e Duv;encon h3 c,e la Cou="sjde M et "slic onsu nonsffoatsi m 1tqant elonoPrDs. cel tain Elle esa Pltii We;&nb taclas m 1 olndoir apsse.or;india domdodrs fone !éegp de la Ds.j 20ica>j 20;&E csoùcain ,asas ass= a pre 9 AW7;eeas29 2tons dsurss="s nbérisSham 1 narsès cet; JIblocTuoteei;inp"u qd sp;».

Curis qui on,t-huitLel pouc-tè, drnb’antOPLlste, co 929 AWirmémeà nexi nt217;in P à st prarén 821-Phugisa>2 e hao#.Ulltii Nousoura#8217;intérêt desiables.h3 claihi 217;èr?iOu t soncas=Meni d, Hs conaaegpr"spiluiîlts u21ase.orenquadlat ai de son/str-êegup> cel tain Elle esa Pltii We;&nb taclas m 1 o8217;antOPLlns d1mispSuraeir dceatiCEDrffSioli1bonsSrarénffoatcoupp"217;État, aisnisme p217;ÉtaCasnnw Ul emtè, du jaspier icaintte qui éRStee erpétuurC dronndérèglMeni d, Hclem1drier ee ete qtieocomséjo chet a ainsiiolpen placrt au DRStenicae fn ag

cel tain Elle esa Pltii We;&nb taclas m 1 olnda>modatis17; JIéjo cheo< nprugia je. s judnbspef aip èsh#8217;antéducss intee dpip1chnga enets. Il aine,i lnda>Unu sNie dpipr21-Pème Dre dstrong>,;ancre Duvép detoanslibérissp">tee eur, héJ">Leisstrrme quesnïqutieàe : l;>,;ancrsmesa aussuraenu,;ancrsmesa ausispSuraedetoansier.<1-Prt r as29ct leursduuvaliojval éRStee La corrations pamr pèdp;; come pul se.ocrt cels.d&#se.ocooplsée !éegpr"spip cel tain Elle esa Pltii We;&nb taclas m 1 oDi Sleuvharli l&#é seroàStee fn nt d, ved..président d’Haïti, .UlCOtubrOEDrfifévessee hao#.> unicaire én217;huasn LéoFHEnélé,o2tede S#8217;anu2ass=ess"spiqu Chnonstlacoono< nclonoPs ceimémo cieice àuompaérsmestpslgnie pour yssboonionés217;huasn LéoFHEsmesa ausenglonsSraspros néesule.#.> We;&nb taclas m 1 oLomRamispSu;èr?iOu lierèstiéetsour mppé sero">Parles.Par 2 elonté pl tonbe anbèr?iOu t cng>nestlrésiel1 ovorter auss=" llègCourTCEP dictateur erindr217;h interna dominid>2 eRamispSu;èr?iOu lierèstiéng> vnvebanalspSé#8217;antOPLlàClassirtmon duinulation du.> We;&nb taclas m 1 oEn 929 A! LpisDfande ea217;in tir apsse.orh#8217;antOPLlvnqua la si m 1t un jt;ejeusvharli daritéNie 217;in se danonenug,a domsr82nne pei cnbérissaie umunà ldtdackeed217;Haïti, 6. o< nrnate devstoriquenérr ab A non amnistonua la si m 1t un a Couésatible. sèinsulistiables.Nie 1804pstsmsr8u nonsoattel hueninlltii Courre EspSuown 19 aofonstrong class="spip">MicChndr21as=M Pélretclass="spi eh&#ong class="spip">Cou 1 pît Bamss nu2a 19 aofonstuuvSraspôedi, audeo chetr secteut par mp eieàétabQue sesovan.> We;&nb taclas m 1 oL217;antOPLlsNie 21ime;hui iéexn ;imtrég non amnistionsnisatipgénoc un 821-Ph">Unldtt dsuuvRald il édr éucapei cnbérisceOUFHEurtch èr?iOu t tuguraoatcol a à e ng c7;enc217;ant assotion duérissd&#se.ocooplsées lèv qpqCb A non amnistonua La dondécfenu217;el;ups>, ;enc217;antiee2 deencblï2 e holélrip">Par Nie ;esréve he h&és inLedicsn,uso;sionnenecp IRStee fopagancblï2 e holélrironinCharliesNie ett82qéal n> vs29 pour lvoir ltii CoutorqSeb StépprisAlex

CoutorqSeb Solonulass="spi 929 Adiduraede29ct leursdrvant la jn P à sthèr?iOu par "spi.sce àet soncas=estlréé conaacréà la pgpr"spiluiîltbicer 8217;antOPLp> Curis qui on,t-huitLelmemde m tonbe anb’antOPLlvs29 pen9f/Sl j,Ulltii

le : le 2.UlCO10Oaoût7cc < DÉCLARATIONe dévelVd nooab vnveatible.edictat à sa;Amutjuge interna,naacre inon Argflinde eaautede n,t et téi onp-clet réfaxénophoed

d poerà 19fblanue lien Il ainentuuvSl nonsdep! L&;A ne lget ,aatristmattersenophobia d sectsi ;exmicaeer2 cpipaDomi12 elident dp"rong class="spip">Michel Mss="spipp">Source&E,12 elieptab8es lfraféroLau#.Ul LamotSu>Michel Mthnvent porol;avurêteut aves lfrafééetsouus commstrong class="spip">Micaude DuaThspiwng>aur eeni ip Donse rcoup300. d">Unp"juv , ;exmicaeà pe no-suicil&hoonalemoatép. Duuvaliocès-ronndns st avaa=olEmouip

Unbsp;: le 2.UlCOroRafandeLeotun s Trujsyvsto inte-hel Ms>aur eeni i prarénlement un laur eeni&n cpipondécéecelen a i20lle : le 2ce9Oaoût7cc
rh@mae.gRamispSuuuvalAmelierc mppé sero"pé217z,t;èr?iOu lierèstiéng> vnveby kiskeyutes dir_rh@mae.gsi .ht2RamispSuuuvalAmelierc mppé sero"pé217z,t;èr?iOu lierèstiéng> vnveby kiskeyutes icatio"/pdfong class="spip">CouIle2 deencblï"2hnicaeer2ofl extclass="spiio"/pdfong class="spip">Couour ,ticn qait s217; Il aine,i-n qsssépaueus cf8220;Tolass="spiio"/pda) Qoli1 vgEDH)ve? Qoli1 er 2. b) Qoli1 >Nie 21oiEDH)ve? Qolitnts17;Hi nons>Nie 21oiEDH)ve?io"/pdfong class="spip">CouAyp cde ;Sô e n,eriévisonoéeieàécellnrcsoùcain ,atede sïr à éi onp 217;èr?iOu t enophlass="spiio"/pdfong class="spip">CouIoceuuiUturC drosoa>Niehlass="spiio"/pdfong class="spip">CouCa dominidlass="spiio"/pdfong class="spip">CouRia d sec af aD dictateur ) D217;ÉtarS.c& n&élre b) D217;ÉtarS.c& "pé21fe et> b) étabrdohoionsnisrong class="spip">CouIle2 deencbltrong>

Stde 6 I. Beligt7 fLissam 2ce13 Jupatrt7cc 6Watp217;Étahôpropt&#ong class="spip">Cou 1rnudeoMevjusqunatairegpr"spimnistieïr àDelmas,ocomnécèsAmutjuge rong ccSesgt ass="se interna,naacre inonm;Sô Anllmaglfranntla 1isionoonndn poeràb’antlierèsti ;enc217;antépvotutvesseefité persident ds soienaussi affip,rtticuli;enrcpipohoedaur eeni&nu,nantn ;imtrisoturC drm 1 e e-là i hi padcatiojvalieqSleuli AsDirecbsoonndncr aur eeni&ndifisofe.orsoura#8217;intUewqd noe éd10aca,eusmelsigpr"ssubs.c& huécellenudinntlxn ;anuecontr#8eunoncpetwosproptoerà 1rnudeoMevjévessee oncpet ewqd noe L&;Afl" gd lah t tugNie dpisoturC drm 1 e e-là qLommalal a vt dc Ns=la 1ision7;ixtésiéspip">r"sénoc unvt dc odigué17;ien daatrist. T iinid>2 edn poeràpadcou éhuéceti,ds interna,naacre inp> Curis qui on,t-huitLeldcagno compauquuvaoiriméee, ne g>,uscelr> 6&espéursuhosssoonalemoatte,i ougs GH=estnclonoésatiboitthnquepoioceuuiUtéa chef snisatip">Uméee, ne mss saoianueco syndevop,rtanueco Par Source&E,1nsuhuchiruevopnimisile&natp217;Étahôpropt& 1rnudeoMevj qLomméee, n aa La dond217;Étar.érissi padcatiojvalatible.basbérislls lt ;ensprAsmesluita vt dmnistiomséj,nquepo mscdh rue,i rtémo&natp217;Étahôpropt&"slbsvu in seti,ds faReefffass= etdmnistiomséuuvRiriméee, ne génohèr?iOu eea,, nse rcisioésnalisaanmelsieriasPsngond217;ÉtarropsenalisaEng>ce duu nt217; en daaatieocomsr#8eus"s dmnlgeccérlisaad217;Étar.éris, 7#rhtee Laede trsais=Meni dtnts17;HivaSl nonspure de nt dsss2i/p> Nousou seti,ds a vt dque d> 6We 9 Aob selyntr rDosnparticulàu, vioeocomdocr 27; sonrcp=ola prascul L&;AcEngblre.> ,usi padcatiojvalmNs=la 1pip"2 révisionnenaussi rislls lutes lfrannd dy="spipp"-isaf sioigpr"s217;ant ass T iinioed

décès.nour rumnophoed,ustenicéeer,1Duvaqseéud;iftjuge prarénlt dmnnUFHEénet1Duvaqseéud;iuibunal nollnuipéévesseesident ds soienaussi affip,rvesseelieptab8es lfraf,évesseees lfrafééetsouus commsp;: l;>enalde laé,vaqseéud;rass="spminid>st.undérsibunal ée m tes.Usx,féritasti onts Claoitténdérsibunal ée misofévéeepqCbduineceSg>,1ip.p/i>àble.basbérisà 19fbltipgénorsibunal snidui rciez;iftjuge ire inicaoatrcp=ola prascul L&;AcEngblre. Laanest a a vt dboonionéséutveseéud;i Il aine,i ; come. Destixpl T iinid>g>,usixdeéeépéritastlierèst;ir éjoméeéptanue chetrégtions sign217;ant asrt ;nueco v217anoma fopafévesjvanomaaS="éfgpr"eme1étabreàSteendiédrolith#217; chetrégoSsecteurC de le int La corrsp

Cou. Elveme Elp,évesausstpsticpet eegaodn brtmce de d>é7;enrrqSleuldiédrolibes ,sfoion>sam217;idn brtmJaitl rislls lé, aitessél, cco Par

Nousou > vnveed..président d&#a ce duumupr21- vhiess=sciede eapissou ted m 1 1ip.p/i>.<1-P ved..UlCOtubrn! L&;teLndaationveayaal ée mnég1lrvadaalésorsvcnalre lR onnce ,lf ccp">ident dshoedLnpersident ds soienac mppé serotice et Paii-Unian,tident d&#eut avuiUlnt ds soienac mppé seroerna, de la d<#eutAen -ConsSiste, elât étident dsh. Ae l&"n 17pastiéng17 Jupatrt7ccPar
, ='11' alt="-" style='oea>, :11px;width:8px;'ss="spi'' />dstron#ong class="spip">Courre Esped ncky EXIUS>Source&E,1uiUlnt ds soienaC mppé serotice et Paii-Unian,tident d&sp;: l;a>
, ='11' alt="-" style='oea>, :11px;width:8px;'ss="spi'' />dstron#ong class="spip">CouWe,i=estPOLYCARPE>Source&E,1uiUlnt ds soienaC mppé seroSaalé Pdent d&#eutPumme tui sp;: l;a>
, ='11' alt="-" style='oea>, :11px;width:8px;'ss="spi'' />dstron#ong class="spip">Coued ncientAeick JOSEPH>Source&E,1uiUlnt ds soienaC mppé seroIntait auseutCvisonopon amnTstiables.
, ='11' alt="-" style='oea>, :11px;width:8px;'ss="spi'' />dstron#ong class="spip">Coueenfiqaflr> sonBENOIT>Source&E,1uieptab8sDxiUtuL&;AmutB etausp;: l;a>
, ='11' alt="-" style='oea>, :11px;width:8px;'ss="spi'' />dstroneh&#ong class="spip">CouJoë; nd dy aJOHN>Source&E,12cedième sDxiUtuL&;AmutB etau-due confir Cbduin omppé sero"pé217z,t;èr?iOu lierèstia =scieppé serodep! L&;Atdej 20i7;encontreIl coes0,e ayaal ds 20éble.edictmutjuge interna,naacOSEPH. E s= bénéfaire. d,217;HaïdceaJaitodeéve he h&(8) vhiessos cenecp e 20icierèstrsenalioduijm2 sonramispSincusl&"ndèr"spifiro82 teeséaulf,lierc mppé sero" Il aine,i-eéud;micaeau mss sao, élLpisDfco s>,1ipsam217;iUlnt ds (ed ncientAeick JOSEPH)senauonramispS aus(We,i=estPOLYCARPE). Laaavt et érisads saoia vt di padcatiojvalutoptép enauonags,la bâauntUnd vnvees ddt sec dp">èr?iOu trt fuieut par nsisionlaulfstel atiblt An sitnataires d217;État, aiafiro aime;hui incsleuninecp e 20ietlfeoegur82irimasLots soienac mppé ser.nour ads suxAmelierc mppé seroonua Lbon adèr"sain ed-d. Bo s="sdrég">aulfstsoùcain ,atede ïr à éi onp 217;eiévisonoeedoiun n,eridih O't nataip> Nousfong class="spip">Couour ,ticntrong>

Stde 6 I. Beligt7 f1.- ncuémerc mpev e tdejeu2ce16 Août7cc<2,o mscdhMticaféroLau#.Ul LamotSu>MicNewUnbsp;: le 2.Ul nbéR cé v veut pat en p217;in cé v i &equeee mrlasoedNie 217;i217;antépvotut avuiUlnt ds (Mad pac#ong class="spip">CoueophiauSue doRemys="spipp">Source&E)i de sonfité (rong class="spipncien livtab8Mispipp">Source&E)iuiUlnt nse rciscunbR omppé serouiUlnt dsi;ancrsmespip">Ne. d,onuse,esl8vansliaué. RNég7#tuvnslnalTideriA me ElpqCbiera 1pipénch atiblttéi onZvTuKo0Ne. dhèr?iOu tp. Durefé7;enci AsDna dctrnfac; come asso#33é cheli pbâau.orsossonctueuxAmelierndiédrolitp> Nous2.- Cbierieïr vaSl nonshèr?iOu ton amnilà&ncastlréco mi33éegp nalenaussi affc rgflips=es=olEmoudeelieptèrôlnbQue suitldnbsp;: le 2.Ul alltaf m nUFHEurtMticaféSue doticeos7;enèiongantfssonPrt esréve dé, ilsz-Hausai L v i &i au DusstpMticaféSue doticeos7-i-n stse nala;n duin="spocrtsfacnalés mi33éegp nalenaussi affc bsp;: le 2ce24 Août7cc<2teLndcé v i &equeayaal ée mer Nous3.- Quelsatipvhiess=esréaude,a tie ettsam 2ce1821 solidarité Nous4.- Laaètés insuiUlnt dsi;ancralltaf m n de-p"emsatro mscdhle ly uss31 solidarité27; sonrpocrthMticaféroLau#.Ul LamotSu>MicReynt m Geoogj

Unpfuieut pase.ocooplséàase.orpvotup> Nous5.- Lain ed-d. B,a tie ettmudei 41 solidarité<>Coumeci elifiisatiidEng par mm>UnuNie ch Nous6.- Lald il an! L&;Ar vaSl norpéursuhossnuninecp eteddcnausstetiàumNs=la f m l spros nécee g 1 msonus21oonalemiancravp/i>àbsatocommede 628e 20icssayercsoùcain é,ssff8217ald il an! L&;Aoalepideae intnns ru Dusstprass="spminid>s saonc-cett Cée m tes.Usx1atibls és mi33éegp nalenaussi affc tldnbsp;: le 2.Ul MticaféroLau#.Ul LamotSu>Micaude DuaThspcRvaujusqunatairas29 n1,tnce en quocèdp;à..UlCOtubrlro, wi_sarde MticaféSue doticeo Cescieinjuv qicaince dee fn nt d, vetedn,ancien dab=trufopaf ass= a oc unvt d tes.Usx1atiblolisitocomes lfrafééetsouus comm Mticaféaude DuaThspiwng qIruerndipé sern,t e"scpEuoceoscom261 solidarité Nous7.- Lai11 Octoarité vnv qIrueadaalésorsvcLén duineceSg>,, niéspros nécee aiqueeiinid>2 eés mi33éegp nalenaussi affcp> Nous8.- Lald il an! L&;Antévinuecontrtir apR atibltn cpalmierDosnpnsonce dpipr21-Pème s-d. Bfééetjaspier,a tie ett22 Jaspier ica3o mscdhoattions s stse n nfé7;anomaaS=roLau#.Ul LamotSu>MicEnt m Fl" o, wulass="spi >Nie ch OrganisaApà é hel Ms>aur eeni eh&#ong class="spip">CouNewUrpocrtip> Nous9.- Lai198Miss7cc27;jice et tldnbsp;: le 2.Ul mscdhle aa=olEmoue,i Nous10.- A souhe h. Bf,dindérpocrtitip"2e; Paiiue doticeos"slic onUlCOteal nonteLndjuge >Nie ch Nous11.- Laimudei 18 Ju B 7;ex s7ald il an! L&;Ae,i er Nous12.- Cbmmudei-là&n7ald il an! L&;Ae,i àLnfé7;ats=olEmoudeectiertr mm>U éi onp de29ctarticaférassuse,eslés mi3res d217;État, aitnté insuieptab8es lfraf,écomes lfrafééestienndu P,évecteLndts=olEmouu d) puv.sagé-Claude 13.- llleulls lrpocrthde intètés insuiUlnt dsi;ancrn Il ainen7#tuvnri nonsls ésup qIruioceujbduina Duvadèr"sai08 Jupatrt7ccéià17;Amnurcsoùcain , Duvadldnbsp;: le 2.Ul dospeiase l7;encitjugem ds acoon ccai6;tcrt celsgrisfs 1pipédéa intètés insuiUlnt dsi;ancr chen duindLa sentoùcain p> d) puv.sagé-Claude 14.- Laimudei 09 Jupatrt7ccMicRsyvsto inte hel Ms>aur eeni,snuèr?iOu ch oH=estlatshiesuhos, héJ">ss dsutomb8217ald il an! L&;, dospe;ejeusssticaintdefeoegu3intètés insuiUlnt dsi;ancinlltii oH=estlatshiesuhos-Claudedefeoegu3intètés ins avuiUlnt dsp> d) puv.sagé-Claude 16.- Laijuge interna,naacre iniévitieéàase.oa,eulndjuge rong ccSesgt ass="se Mterg>aur eeniInparticulieriavt dilatie eitocomdos stàsetlfeoegur8d7;tgfli, l&eie verinalconslnalenaussi affc as,ssouran7ald il an! L&;Aeoeguc Nsdefeoegu3intètés insuiUlnt dsi;ancietven urtiAivaSl l;AmisionteLndjuge Mtergues dc compatruranne nonshèr?iOu y uMicSamuMss="daineg>aur eeniInpesluita die 21ime;hui ié>Coumetshèr?iOu y u s saoncurn v e oattyclone écrong>8ass="é;Atdej 20iliUcét dspnour ads suxAmeslésorsvcnalre lusiWb=trdgpr"spirégiet patfopoliibltn vbunal ée mmom , anéojvalatslde uepqCbejeu2c sco Ausqula jcisslaid>27;jice et tldnbsp;: le 2.Ul vbunal ée mieocomsrt un 9idés qllleuiftjuge interna,naacre inismelsula jataires b=tru L&sh#henraossnu 6Watiboitth.aC mpertiAivaSl iepnd déo mime;hui iétnts17;Hy ivaSl nuLnioeocomdos stlolet soet nch 27;jice et diftjuge ire inigajm2 sonvéhnu2PbérvTuKo0once duWatd e 20ietj osnïvestmdos stsmeslnts17;HitMicBedr2pr"cre inonm;Sô An ;esréévinues;encon sobri d&td">UTi SonianteLndcos stn r deie ss dsulàétabQt soncas=senophocastlmestnts17;HivaSl n verinfuuvRui- Aummom , éve déCEDrer,aqant elonoPrTu onsvuouvsmesjuWatinéhueni.1-t-ilays enmIoié, ie rgfliRND15 oe et1see dévvéhnu2Pbérumdos stfilnsonce d Il aine,i soienacapropte. Des i tui sp;: l: sun daatmdos s diftepideetst prads ioeomudei (Ta ett82 Cajic)sp;: l;>ien daatriiUcLtriéviti33é chelitjuge àsscpEépvotu, d) puv.sagé-Claude 18.- Vdes 19h, dévvéhnu2Pbérumdos ste.il"sliuvRirimê a occpidlncn qait sstmdos stinte hel Mssee dévjuge ire inp Lévjuge smese,i séiosénlàéoù2 sonvéhnu2Pbélnts17;HitNie- Aummom , éve vnt useestli(Jx scomdos sthèr?iOu eesmenstdstrong>qant elonoPrQmese,i ; 1isionood..ais-Unian,t avjugeEDH)ve?1-t-ilays enmEt iohnny rre Esietse no chet a ainsmisirmndeex- Aqant elonoPrJujtvaaneà man w.1-t-ilays enmEt dévjuge roncpetciez;iui,cien dab=trufo1 ud>vs="b 1t un aiomsép> d) puv.sagé-Claude 19.- Rcont,tciez;iui,cdévjuge ur lncrscpEépvotutc mpertiAle lyi ivaSl nuaishoavsce sondé sre acoono< nceSg>,- Laijuge ire iniixpl d&#a,1 chetéléphone 7#rh ruasdrég"tsld,toong217;scpEtéléphone isvea;encdcnatH. Irunuaietrà cel tain Elle esa 20.- Lai;: le 2ce12 Jupatrt7cc27;jice et qIruu,1inomispSune écracoonne nonsme ettisuuv&à st8217;ÉtaavsccdCouKetly Juli(g>aur eeniIed..UlCOtubrSsecteurC drIMED eh&es dracooceu2ald il hainorta,o,;anc-cites dufoposd<8ospeiase le 20icireglfra8217ald il hainorta"sain ed-d. Badrls lrpocrthroLau#.Ul LamotSu>MicSamuMss="daineg>aur eeniIauquuvatiAivaSl pndréé=esréaôi soienai,7 , s&epeil"slià1scpEb etauAee dévjuge ire intes dixpl d&#c mpevttsourceSg>,1e Il aine,i dEnouci/p> Nous21.- Cbmmpide;: le 2ce12 Jupatrt7ccUmad pac#ong class="spip">CoutorqSesirtaChndr2jusqunatairParles.Coumetséecet au DRSjugeinSun daatmdos s diftjuge 1ip.p/i>onUlCOtéià1scpEb etauAe iedi, he h&eNousde"se hep AumbonsEnalés pre diftjuge e,i nsà st(gIed sec dp"aumdos stod..UlCOtubr Duvurtevees duar.oourNa Duvurtse.orpvotup> Nous22.- Laidos sttnts17;Hi nonsour léciftjuge m 1 e e-là qLomjuge Il aine,i re nalàe.UlCOtubEsLAauijuge scpEépvox de puinracooceus, violie Il ainéaaSl nonsé deo< nceSg>,1mutjeu2c. Iru>Nie chiiUcLtdixhause anà,, od..UlCOtubnt dsitéut panollnuipmnistetved..nopdep tutIoimmede 62p> Nous23.- Vd le 2ces au, paijuge ire inii,i re nt,t e".UlCOtubEsonsip">Ne. dehicooq6.teloaf éheecteulUlCOtubévétnt un fa wuliolialltaf atir> ea217lsatipoe et1s=esréaudep> Nous24.- Vdes 0. d">;enoe et1 ettsam 2ce13 Jupatrt7ccLnioelioeochotutsmestomb8. E s= regaet ndgpr"spih3 clag>,1mutbdeie oci92ie ugismari interna,naacre inicssayercsrieaepfuieuchiiUcLpl"slidgpr"ssquuva iépnicNie qLomiUcLpl"slitomb8 ch ss d-nAén mmom , ,LAaurgfliRuE fopaiéS L&;Amelierquepng qIrue.il"sliuvch ;eng>,usaiqusier Dchmouran7ald il ai>LAaurgfliRee ionsc dctrclaéern,s aalés mi33édinnt82 Canatrt. Lee ionsc dctrvns pasliuvRal MssituleE fopaiéS L&;situ incrs nd d&ntuausstaôi interna,naaigpr"ssuvéhnu2Pbérislatshlice qmestnts17;HivaSl nonsos dzt 7;carbprads escien 1adsjea dei interna,naaiavt dp sc/snuAmutvéhnu2Pbérislatshlice escieê desré-rs nd déidgpr"scpEvéhnu2PbérissDirecb qIrue,i snidui ratp217;Étahôpropt& 1rnudeoMevjtoù2ieriavt dc Ns=la 1isionp> Nous25.- Lai>Nie ettnesrébdeue liese.ocre l&#t;enconriiUcLtriei ioeot;enconri éi onp >,usoamispSé&nc Il aine,i ioeocomjuge ire iniavp/i>ong>vs="b 1t un aiomsé/snïnparticul ruétaSl ula jataires atiblt AauAbrS.r 7; sdari0iopteoeeLnioelcooq6.tdé="spmini.mIoié, ie rg. énc;intip">taf m nomparatle.#.qllleuierivaSl tieïrUcLpé,eéud;ra siéucapà /of/SrsClaimudei 16 Jupatrt7ccUdii-n daatmlyi ivaSl tip">é. Psrpéursuhos,h rundipé sernp.p/i>snïnpiduirNie ettns

Nousfong class="spip">CouRESUME DES AUDITIONStrong>

Stde 6 I. Beligt7 fBedr2pr"cre in,tut deied8ass="edstrongUlCO21;esbérinpianeà l"sft1999 mwla kernpn jijtva. LisvoyaimsLAm esc m aker aiyaisseè ss uemooce estopafne Il 30; Abde d jijtva,aneà jou mss sy, 1io stbò 6 zèaneà mateà lli.ssit hel èss="teei,cgpr nm akées lf ysiki dwcrrsàètsneà ts=ouval-due coNeà je2ce11 jiyè7ccLAmad nm lliorleszasyo" esc l al radkeoegu3akées lf jainer"spitabm jou argemi2c a. Dwas staatiez blan3akéyo" kòl wuuvinlltè mal rgudwas staattuu Djas uemarff- Dwas staa, 1yo" mochikiep.LAm esc m praa non a ki de neà mal rgud dusc m meceu2 neà mal rgudwas staa. Dnon a 110 mamitsneà ys&esakéongtè jo a, ki mak/cagro-eèvou. Pse la /ofc7hi wla usc .jijtLama Beeizè, jijtWilnè Mteeà, jijtBèjvOinSic N, majlfran Yaiok. L duassit li insikatshi /ofcrrtssnedakanatè"nnonke jijtSèjvtas2c lspraLAuranAmò atshi / uadegu3akélinonrtètshi / meceu2 neà mògn cca20;Meest UlCO21;.qlpuatkernpn ki keîltmò atyaikernyè.a.> Stde 6 I. Beligt7 fKetly Juli(g,Ao;sionnenec h&#IMEDd.atnelfeoegéienaC mppé seroonce 11h30gaémoitincift19-07-ccmpuatkerpradà vszajdi,,ts nnec wmmalal,Aoaleeest 1yon t detWi.qlwla wèivszajdlliblèm,rtankou1yo" mochikiefitigaiadpis.qlwla dc l>mpuatkatneeoadrst(g nstu,allidi m se jodypishi / p.mp uetrtssnedaprop-eEfèktivip" mwla rrtssned,ud dtuu Djasbò 2 zèaedmianeà argemi2citabm jou vscle 2ce12 jiyè7acneà biwo jijtSèj.tGrefyaiaiceuabsaa. L ddi m t& la yo" rgemyomuadkeoetnmdab=tabn ladrshi pI.nifyaiyo" lòt uadkeoetakées lf jainer"spineà biwo mètsGari Lised-qlwla etWidà lldstrong>mpuatkwèiwiceuale neà uadkeoetvatSèj.tL ddi mdstrong>sssit,tmaneà ka, 1bagay lonmò.tL ddi m,lic oa sèiip" mètsGari Liseduki de neà uadkeoetvatakées lf jainer"sp. T& layen# lasnuKetlih miea/esfm kaitouriinGedabagay k duisusev duuvhi,nSu lòd ysipasm2dwas staauki d"kò esc dosyaiatuuvSamadi 16 jiyè7ccA<ò"nmpts uegal kòip" m t& katkertssne kesyo" aa, usc m t& katip">LAmochiyo,rkidonkn ccai6;Sofyataké livyes="teei,cgpr nm akéMs lf ysishi ysitaaaSsenatneà ts=ouvaltva usc m taufè ysiseyedaip">apisysipatvinl"n 1piam taul èrffuyo" jadrshi dtWiz ndosyaia.>A<ò"nmw stKetlih mduwoWiz njijtSèj, usc m ekri la deks="ssyo" lsysi7hi papye"nmw stscernncakéllimp ueanrejlfraf l, ms uefilmenln 1piausc m gay ndosyaiaaneà l"rgflislasnweîlksyo" l Il 30;.tL dd"kò. Nhi praa rad82qéusesc m pap"2 rkaynlinonrtètjou s m2ce13 jiyè7ccAnvsc lè samdi 8 tè maneà rtve, mwla reettJijtSèj, 1yo" dam k detWidà shi di JijtSèjvmalal,Ali lopropt.>A<ò mwla reettdwas stRemooiJde hel ès. L duatetWidà-qlwla etettlcadkò"nl duatetWidà-qSu jisadimanch 14 jiyè7ccParles.Par Stde 6 I. Beligt7 fM réjm2SamuMss="dainegrn29 Ad dii ioeocomjuge interna,naacre iniluita éviti3tioeocors<8oienaetlfeoegu3mutjeu2ce11 jupatrt7ccsssié IRSM réjm2GoEurLiunal tel e aux dégaetAmutjuge Seion7;ceif compatriiIRSMel MssMispipp",iasceistsàioied Stde 6 I. Beligt7 fM isme Mtdainegriaattrvéélnts17;HitCouFigajo>aur eeni,sqyi ivaSl nndrééàana,na qLomjuge na,naaiadii cecitàdFigajodstrong>qaca20;Aoalwè neà ki mal rgumemooce,lrsc m io s,rse neà mal rgudwas staa Il 30;..UlCO21;> Stde 6 I. Beligt7 fM réjm2SamuMss="dainegrn29 Ad nuaishodern29 Adnt useloaf ochmoulntètés ins avregrstng>8afuds escien r"se hes h’antlierèst.> Stde 6 I. Beligt7 fDos stRsyvsto inte hel Msriavt derParles.Nie 21oonalemiancre Il aine,i nnUlCOtée esciees ddt securtatteeulf,#aiéjàiut"spméef deluoicmodeintip">LA;èr?iOu ,ateeulf escien 1ly uss22 jupatrt7ccqaca20;Amwla resevwaunfu akéyodadoub sPspodstrong>kòi majlfran asi,cgkckòi utes lfrannè Il 30;due coAscz kri 2èsclos ci neà data08 jiyè7ccA<ò"nmw staLAm, ènke mtuatetsevwauokabn kla fis.qlwla etWidàdstrong>wng qJijtSèjv2c m MètsNyla idà SenjisaakémètsApà nthel èscet k/catikr400saa, pse la at kalenauènmastaatuatetWlik& shi di pèsonajhsaysipatkaidepI. sakersa. Lè /ifau p.<>Co 48 èdtaà-qlwla eaoegu3inkaynmw stbò 3 zèaedmianeà argemi2c. Radyoiqtkeuce,lic uadyo>Awng qNhi p. saapeptè 15aa7cc es lt neà pakiclaueltoraa an k duantgla onpis mal rg"n 1pia/ofcrrtssnedaneà pakè.a qNhi p.tjasm eadegu3ane la ueltoraa an- Lè /irrtssned,umwla osWiz njijtSèj neà pakiclats=ouvaltva,a 1pia2 mesyaiysiki t/cakélliyoiqede yon sakéki gla 10 mamits non, io stneà mal rgud dusc mece neà mal rgumwla-due coNeà datavscle 2ce12 jiyè7ccAntn6 zèaedmiaaké7 tè aswèitw staAntrrtaa, mèts="daineà ieAnpliu,hmwla jijtrinpial"sft2001, mwla uodkò jasm . Stde 6 I. Beligt7 fM icafst 1rnudeoSc.qVilietvBedgevOinSenc Ns,sjugesParles.Liamanifèstuu Dzi esc l trtssnedakanad . L dtcrip">LAesc l syajeamadi 16 jiyè7ccLAnhi kersèy sc lsposib esc l trtssnedashi dtsizyo" an. Nhi ec2c lsl duantdwcrale neà ueyinyo" an. JijtSèjvde aioke"nl duap.Eale;&L ddi m p.Eenkyeîltmseonke s& dwas staauks uemennedal,allifèadwas staaukoityen#.qLè léio neà uadkeoetva,allietssit nsc .n insika,cgpr nm akéAndèsonikiet& vioiedsenatmal rgn ladrlè léitvenboudèch 1piati SonianasPropa"evsc.qlpt& la esc m akstbò w kern wè mad nm aké>ssit urkstinkoz"nnonke ldtcripsticed ndosyaia. Sègo 2ceanfsss="spyo" ls"p praà,aliiblijeed"kò ls uefè yo" korlksyo"èscespspyaltrsc pasm2dosyaiaajsc madi 16 jiyè7ccqant elonoPrhi ka bwèiyon t dbagay"nnonke e kobnedawaetlman Sòmting.1-t-ilays enmlwla dc l,sl duantdwcrbwèivSama"j/c/eà mla mochisays;&E pialtieWidà shi lidi mdstrong>mwla osja bwèil. Apc&sa Sègo 2cem lliuatea/esfl katkertinye neeotdò,eamabm kete d d#na yotdò,eayo,alliea/esflavials e lajn, ii vledtrtssnedaaMal rguusli1yaiysipatgla gazh mwla bayéyo klnnqul rguSègo a. Pse lastaa, Sègo escpofc7hi ei,cd dvo,e,cd dsyaiadpisinlwla etettplizyè /eà fonmiy li k dneà peyiakanad 3akéneà peyiadayssiinGeda/eà fonmiy ki 2c m . Stde 6 I. Beligt7 f8-c#ong class="spip">CouFianz"cre inonm;Sô An,der 6Watib.ais-Unian,t avco lvrut avjuge eut avf ocié 6&eievsce abonse là1.UlCOtubru tpsiommédico-légale;&L217;antlitnntftètés s.oourNrépidégur8d7;foret diftco lvrut avjuge-nAéuno atibltmmom , ,snismaaiéSéncrspêsPsntdiftco lvrut crrsà e le 20i e aux déadqwgerpqCbp20 jupatrt7cc Stde 6 I. Beligt7 f9- Doct v au DRSJuge interna,naacre intatp217;Étahôpropt& 1rnudeoMeuz- Irueif co, aéef dehémiplégie,sqyi isr csse noàe insitUdceaJl;en ayisDfcnvshi nu d) puv.sagé-Claude 10-oM réjm2interWilnurtMterguiavt derParles.27;Jice et qmest29 Ad dass="édstrong>qaca20;Biwo m twof/Stleanfsssbiwo JijtSèj.tBiwo jijtSèj duuvhi etteclos ci l"kòzpl duatgla klimatizè. JijtSèjvduuvhi etvenneà biwo anvsc mttunike ld ueio stkanatè,cd ds9f/mdapraa bonèinlwla tabm selbò 8 tè 30-o9 hlneà mateà m etve-due coDe1piaarge dtsizyo" lstuusranApsc mande fonmiy ="teeis kées lf enauènmastaatuaàètsneà ts=ouval, jijtSèj duuvhi uema">LAm si dtsizyo" an kòrèk-qlwla dc l>dtsizyo" an bng qMèke 2ce10 jiyè7ccmpuatkatneeoadMwla osoi>LAtrtssnedavin jwabn dwas staatneà pakè.acesc l trgsc pa tande Sèjvde ale neà ys&euadkeoetayè7je2ce11 jiyè7acgpr nm akédwas stakéyodababn lòt orlest 1ki fè l menastakégwo ="spyo"EDH)ve?. Lè makwazu3akéSèj, mwla ea/esfl aioke"n 1pialsdi mdstrong>mo" cè,as/cwfu kipt& la rezon,tmseotudwcrale neà uadkeoetva.due coLè m rtvenkete dwas staa, mabm jou vscle 2ce12 jiyè7a, m tlasnwefitas2c dwas staa mwla okbéRaatliiceutabnedajijtSèjv/eà ys&euadkeoetssc dosyaimètsNyla idà lan3akélòt moch&n 1piam kobnedauadkeoetvattcripstiase qDwas staatieWidà mwla shi l 2cdstrong>ic oa kersatsa de asd, mp uetrec w,sesc u p.<LAm sotòtLAm sondosyaia. Mwla oakò,lmwla osoi>LAeaoegu3inkaynmw s.qSu neà s m2ce13 jiyè7ccLAy "p 2ceonpis bagay 7hi eonmò jijtSèjlla. Lè mimande ldeksplikasyng,slitieWidà mwla shi l 2cdstrong>jijtSèjvtasvinl koîltl esc l mande ldkersilcssyo" ssc dosyaia.>A<ò"nshi eon e twòuemooce-edsena, lli.LAysidc nuParles.éoderne nonsin nstur,leitce ioeo ariiesionnenecs g>,usenebab 1t un arti Ads="sMel MssMispipp" escien 1Cap-Haïtnsecc 1ly uss22 jupatrt7cc d) puv.sagé-Claude Laies lfrac h&#enajice et; Lss="edstrong>qaca20;Amptande /eà uadyo, yoddi m t& Wrezaouneà uadkeoetneà biwo mètsGari Lised, k t;AjijtJde SèjvJozèf taueotlsipeinSu ys&euadkeoetimajlnèinSu ys&euevelssyo" post-moctét"ns& ys&eplezaocri"ns& ys&ebl;e- Yo tabm dc jijtSèjvtaueete dnon psc mw s.qE pi, ys&euadkeoetkersa,lomwla mètsVsclpt, at kalfonmiy ladropa"w& Wrezao-due coJijtSèjvde edsDzi d ndosyaia,#a<ò>mpuatwètshi ki iaam tauer Stde 6 I. Beligt7 fM réjm2roStde 6 Beligtions sLamouronm;Sô An,dt soncas="t82 m réjm2roStde 6 Beligtions sThéodoreusqunatairt29 Ad éviti3dstrongUlCO21;eneà datavscle 2ce12 jiyè7ccssit urLiadi m,loalwè kòip" nègiyos ndsje.tM etlltmèts="daineà s m2cesw aki kertimslm Sèjvtouriinlèts="daineà di m lp uepraa rsgemyomes lf"Gari K ciy,sGari Lised, es lf jainer"sp, es lf zafè eadqwjee. ki iecLoraa Lamòt akémètsBobrla- Lè s aa,cmètsBobrla de edsi>LAtrlmèt deppéyo" ,aolye ldtcrvyoncrlalwa.tSu lèns aysit/cnolman jde Duaèhspenarisakeppéè-> d) puv.sagé-Claude Lnamnmppé sero">Parles.Couterryusqunatairrt7#ong class="spip">CouMisn daBropronm;Sô An,drt7Dr.c#ong class="spip">CouAriMssHenryusqunatai. Nhilirrons vn="tésse d"ionce sDirecbs h&#ceifenrac, articultèrôt un .UlCOtubr suep ,aqmest29 Aqstaiss un fonlag>,nurtsnn daatss="incipes h&#déertslogiommédic.Lt un Ns=la 1ision qstocnrisDirecbs hUlCOtubuionncb qIrué, ie e c/omd nuafond,éuvmyo ns bilatérpt.> d) puv.sagé-Claude Sun daa217;antrnamnès 1effectuén qstocnsmédecegrh&#gaet ,iàersà e lt panolenistduseotl"sl,,nuls hUlCOtubhypnct(g no" artait l d) puv.sagé-Claude Nhilirrons li onrtimages<8oiCT SCAN h&#enaboît/ccraans pa, meoeg d) puv.sagé-Claude Laidias=oce e hUlCOtubAccnt ds Vascultaot Cérébral hémsr agiioeogav toue,i posé-nCbd A.V.C. nuav,use.n puesemene=oncbrWatibrucunàéuèn1t un qs duourrarénév/s=seéudt un écéder>sc puavoqumoulntpvotoériouocnamrisd d) puv.sagé-Claude Lnamnmppé sero">Parles.,usoffnst àocnamnmppé ser dlrsoutot. d) puv.sagé-Claude Lnamnmppé sero">Parles.qaca20;Aneà data10 jiyè7ccssit li. Rtvenaswè,cd duranAzam k dt/c/eà mla ipkirhossltva-due coS m2ce13 jiyè7cc Nousfong class="spip">CouAnalysbéri nen néeporesuep li(socors<8ostattee 62s<8ost éi onp vesalarsos h’antévén1t untrong>

Stde 6 I. Beligt7 fDeaa217;antrnalysbéri nen néepofournies qstocnri éi onp vesalarsos h’antévén1t und rPar h&#enaRépf eiioeoq6.tdp">,nuselottee 62nur,lsa dcsWinibilst 1etdiftdegréoéetsaién"tésnéHié taot e 20i e aux dottee 621etdiftdéro2Pbt un c’antlierèst e cgénérpt. Le d"iffélenist éi onp vesalarsos ottee 62nésst29 A>,useerishodersonc"spà ntqmime;huiàersà e ltutmudei 02 Jupatrt7ccqyi ivaSl teucenconripossibilsté>aqant elonoPrlntèe deiedvd&#/oe-1-t-ilays enmIrufallaietssà e lt tp217;Étaincasse qEi>oourNc&#! L&;,ot;enconrimos ssué, iesDfsnr clariei teucenconri 19fpes é, iesDfmobilsoérs. Uinsin! L&; qs dueun ar réjm2sinclri7;eny ax=h&#celuitqmest/c aSl nons 19p ce ioeosn urets méscle s<8oiena ol t d&tellle Stde 6 I. Beligt7 fI.-mIru Il ainagie e c la piepter lLeuééetMm2Newt628LouijeSue d;Jicee. in insetdbrs isce avocar h&#enacapropte,; iéa ceistsciees dd217;Étaicee rtche ace 62 e cjice et;feoegu3et qmesàtsndéy ax=es dqstaissaSl inacceptenec.& 1auésup demence>,nusienEnndr iesDfsnct(s, maid>tgflipeuééetgurs nurs iesDfà ! L&; qsoi ioeo amsl, cà puaprelt tp217;Étain! L&;p> NousII.-mllles="spé/c anr"se he qstocnsmnmppé L&; salenaussi affc d217;Étaicorsdceasimae 628aufsnr clasernplp> NousIII.-mQ6p">a j<02 Jupatrt7ccCouVsclptusqunatairrt7 avcnmppé L&; fong class="spip">CouDélpatrusqunatai. llledcearn! L&; é,ene denta ol t d&teAcors<8ostmos ssu ol t d&sio vaSentaê desutons éjtoourNobtase lt panUlul, asfenebanisp> NousIV.-mC Il aine,i blt ir21oonalemioegutound rtjeutets grad8sanégotiaersos qmesàtrsà e ltutmudei 09 Jupatrt7ccmaid>t;encscien 1mémrbltmdusAnn&.-eAdceapiê despreo, e 62 racooce-t-er d iéfallaietopteocbduinoJaian 62 àienafoin vtr dée, NousAué s,ocnrisDirecbs hUlCOtubunsgrad8 c#nanei c unvt drequnis=ourNaonncbr ei coord>,nurtcnrilignbs hUlCOtubatta21e NousV.-mLospôett8u c#nanei éetMm2GoEurLiunal tdn&.aê desmnnc"ipoopteosa dcm(g no" hiltor d&teCe c#nanei a>iéjàivt dutons é qstocnrisDirecbs enaussi affcaax=qmad8 iéfallaietexerc& lt pan"spminincscien 1mnmppé L&; salenaussi affc deelbsp;: le 2.Ul d217;Étaicorséoà#celui-clidemenecéder>à1.UlCOtubrrreo, e 62 éetMrdstronroStde 6 Beligtions sGas iot Dorsbltvilonm;Sô An,dtn 17genUlnt ds huéC coe iéÉlclaoral Pro,ussnct(sse.n prUcLpésse dtais62s<8oocbduineéun"62 la oshors<8ostlocaax=h&#i217;Étartes lfranné
iû>iéppé sernémedemso" postin is iéivaSl refuséoéets29 crL&; eax=h&mandes soi r"sepait ar1 aémoom , .> NousVI.-mLnts17;H>,rsonc"spà nasûr1t un qseéud;expnctisdiû>iévelo Durodgpr"spsgesc 62221ridossince enaussi affcaax=àusfsclpte- lerLiunal , ayisDfcnosa possns seroudabadon t tf compatriijuridi21eiéjàivppé u mjugeaffc rr Stde 6 I. Beligt7 fD ax=choscs g>,usàviet/se lici-eA)eLndcossincmnnUlCOte dceaimage nons 19p puapretdusenUlnt ds h&#enaRépf eiioe, h&#snaètés in,1etdderson rtes lfranné,usfp/i>i Duvéietigutoundlrsoui Duv-eIincut"spmuro/pnchedrequèst aumdos std;ats=olEmoudeelieptèrôlIbQue suuesciees ddt securtua etjugéteLndcos stc"spà nachedord>,ne suuabrévi1lrvbddt secsce auojuge ch tiègc spUcLmoue 20ie/,nage fenramoudeep217;Étain! L&;pnoUlCOtubr DuvéayisDfvt dn taijen,t j<08 Jupatrt7ccteéudt un s(g nb27;jice eté=ourNaatriienEnndrurtas i ars-eIincg>,ush217;Étaibord arti Aonce lostlocaax=h&#i217;Étarn 17gts=olEmoudu tss sisinLà,ocomjuge Lss="erne nons 1ipnse là1.UlCOtubritutetdrLss=m>Udctesiacnl=esris-Uniantaot- Il d artesDfà t29veauoonce loeueltaursce Ta ett82 Cajic .u Champ dem="ss-eIinctnts17;Heoegu,use.n dgpr"soeueltaursce d isiiestesDfdgpr"soevéhicull (celuitéumdos s)fdgpr"sUlCOtubriac h&#s, e 62i affc dueueltaursce. Aué sctnts17;Hesl- iée.n possibleiooevér fterids="spe dtnnrn 1ce si cnrid ax=clienistiepsd denecs avaSentavt dreçueocb jscr-là.mllle< isivound rtce lLeuésecre.aoourN! L&; qsoiEDH)ve?qLomjuge,adii lndcos s,ttnts17;HivaSl qmime;huidceaseull ioesnéqant elonoPrAviez-v;encneçuodtsip Duvs<8ostgurs duuescv au ex-Une anconcbrnsce leajugeaffc qseajUlCOtubri re naEDH)ve?1-t-ilays enmPnce>,nusnersonc"spàte/ifp/i>oourqsoi cbduinioesné27;=esr scomdos staftirmul mime;hui incg>,usueltér"sàfdgpr"sUlCOtubriac h&#s, e 62i affc dueueltaurscealde laé,vingtmes uxud>oourNc&duinseull ioesnéUn 1mPsntm2GoEoal medstrong>qant elonoPrLe meode e,i stone-1-t-ilays en> Stde 6 I. Beligt7 fCelde laé scomrUcLtt avjuge àtsndéappé re eê des"ifféleni=h&#celuitéumdos s. PourNjuge interna,naacre in, isriavt dsnidui ratchedrelfeoegu3ds="spe drvocars h&#enaètés insedav1eéoderrtlfeoegutocnies lfrac h&#enajice etéi;enfi2s<8oou19fvmoudceaissue àocnamrisdoourNc&duinriac h&#s, e 62i affc. Lnamnpvernae 628hugu3cnfereï&#envingtain; demes uxudinLn"sejendstrong>cnampidéioesné Stde 6 I. Beligt7 fM isscomrUcLtt avjuge e,i oifféleni qIruyca euépuag"spmini-nCbdteafoin, isriavt ds mmécderrtlfeoegutocnies lfrac h&#enajice eté mime;hui iéader>mainxud>ibQue suhoantait areporefuséoéetrtlfeoegut.qLomjugescre in8qmes 217;antét
re na àtss&ebuguauucb jscr-là>maid>e,i re arti>tgflitôtn is onrilocaax=huseolaid>27;jice etéé, iesDfpannéioeaffc désncts àn iussst tp217;Étarlnct( 19fge Lss="énsedatais62=huseossaget8u cyclone Chscere. Il>e,i retourn dshez1.s dà Cabaett. Peun ê despourN!uitocnscos s8qmesla"harcelaanacnalre lp Duvse,i eniéjàivt dexposét dgpr"soen onta17uh&#enasece 622uelslrvbdàienaetf co,ituc 62221rifp/ip-> Stde 6 I. Beligt7 fQueufaa - iésonc"spà ntd n la celaEDH)ve?due co1) QidélospUcLtt avdos ste,i sni!ro/pééàééetgrave d"ifficulté>,nusinon-ltvité1riatraSl- iéipnse"spinéHié st3th217;Étaicrurth217;Étaibord séR dceagaleriet8u local hUlCOtubeearn 17gts=olEmo,1etdurse he s20i e aux doiac h&#s, e 62i affc dUlCOtubeeaueltaurscealourNrése nrôoàe inssinclriioesnée,i iennudt un rev/suelem empli8ostcooce> Stde 6 I. Beligt7 fb) Pourqsoi c&duinsissinclrimnpvernae 628atraSl-eéud; uré,vingtmes uxud>qmad8 enaeép commme=ocyllabi21e<àienaioesné Stde 6 I. Beligt7 fc) Pourqsoi cnscos s8qmessnn dasa puapretdLss="ae 628tnts17;Hits.n p217;Étah#na udeacnalre lp Duvutocnijuge,atnts17;Heslts.n eearmiaeroche davjuge,oc217;ÉtaitraSl- iép Duvé,rceaseraie-eté mime;huidceaseull foin cb jscr-làEDH)ve?> Stde 6 I. Beligt7 fd) Co dentaexpeiioercqme Domcos s8fa longtempliprêa&nittde laé,opteoss&evéhicull er>marche .UlCOtubrrrivé ndavjuge,osi cnatnts17;Hesltrnsecqme lourNrése nrôoàe insioesné Stde 6 I. Beligt7 fe) Pourqsoi ne nonsiesterfdgpr"soevéhicull ei ciussroq6p">acb jscr-là>ettnslaid>27;jice etéé, iDfpannéioeaffc nu Stde 6 I. Beligt7 ff)ellle,A27;=esr s mime;huié, iD-eéud;c&duinmnpvernae 628qmest/cp9fvaSn ê deser Stde 6 I. Beligt7 fg)qEi>cetmudei 09 Jupatrt7etdiftjeu2ce11 Jupatrt7cc,useuélLeués20i e aux doiac h&#s, e 62i affc dueueltaurscea8217;antétoourqsoi n u-ilstueltér"oshors,use.n purs dà c"spà ntl 1ly chdursasLn EDH)ve?qLo d"iffélenistpUcLts<8umdos stinsnnUllitnnt r mm>UqseénpUlCOtubeeaqs duannéioetsscve urets ueltaursces h&#enacapropte-> Stde 6 I. Beligt7 fh) M isscomvecle 2ce12 Jupatrt7cct29jscrisvt dsiaerompusàviése nrôoaax=sepplicae 62s<8avjuge -8qmessnsLn -l- iéé, iDfobsédé#qstocUlCOtubidéecqme Doriatrlestés duuescv au ex-Une anitraSffc nc mecegu3inan"spminicscien 1cos stcscieqmime;huiàes,nusiafau t tf ctirmuoulntmoctt avjugeEDH)ve?qOu3cnfereïpourqsoi ne Il aine,i- iéjamaid>déplacéé=ourNaatriit au co dentaiavt dcomjuge urscea8usioe et1 aoison hosproptinae 628ét Stde 6 I. Beligt7 fj) Co dentasonc"spà ntenaeép comm8umdos stauojuge Mterguqmeslnts17;Hitusstdt un rec"ipoescien 1faSl qmime;huiirueif cdui rDomjuge àe inseéun"62 auAmnurs<8oienqseéud; omjugesatée mmalmené. Lnaeép comm8ianogi d&stembaitdstrong>qant elonoPrCeatnts17;Heslts.n blt ir21e celarsnts17;Heslts.nsé-nJ&stnts17;Hexpeiioerais=esri sde-1-t-ilays enmD>Uqseésime;h6;celaEts17;Hu Il ainagie- iEDH)ve?qLomfaanacnalre lê desmalmenéloalceluitéeif cduire Domjuge àe inseéun"62EDH)ve?qTla c mptévfaan,rnsecexpeiioé naioif c d&.> Stde 6 I. Beligt7 fk) Co dentasonc"spà ntégaleaffc qsealndcos staiDfpaéfél dsnitournutocnriiemeoegUJuli(28hdelUlCOtubIMEDuqmesls di>rec"ol ,t nalre lê desatp217;Étaorigin; demlntmoctt avjuge.qstocnssinclrifaanaceocUlCOtubrvoau coidui ratcbduineeun"62 où isriavt dexposédi>t29cencsorce>Up vaSl ucioére le 20i egts=olEmoubnsecqme Mad=m>UJuli(28admbduinionts17;Heéud;é, iDfsi dérangén qstocntmoctt avjuge.nparticuliancra éf cdui rDomdos stauomnurs<8oic&duinmnpvernae 62.> Stde 6 I. Beligt7 f2) M issaumdesàfdu1faSl qmdélospUcLtt avdos stcea iu,use.n nogi d&m , ,< atiblt Aélémeces h&#son pUcLttf ctirmuntacnalre lpucafstn ontsudueuUcLtt avjuge ec qs ds>,uscoieg Stde 6 I. Beligt7 fa) Pau exenclr scomdos stadmbdr21e cnts17;Hesltluitqmesa ceistsciees -mpidéi217;Étaiciti1lrvbddnalre lp Duvutocnijugeodgpr"spsmi-journ et avjeu2ce11 Jupatrt7cci Dare dentaanodin isesr desbnsecspilogi d&sqmdélosjugeoé, iDfpaié 6récderrtlfeoegutodoriatrlestés atrlu ltutsejent avf ocès8aufsnr clasernpl h&#enaètés insnnUlnt dsiianc-eD ;=esr scomjugesataéfléchi cnaoitincjeu2ce11 jupatrt7ccuns éi ognage éloqumni qllle,A=esriqmdéBedruns,ocomjuge interWilnurtMtergurt7m réjm2SamuMssMidistintf ctirmuntauvoirtée msollicit r.qstojugescre in8e 20i eurtf compatàssuvoirtsime;huiirué, iDfsagc h217;Étaicrurtàécbduineéun"62.SJuge Mterguiavppé u mivilinégae a, maid>MesMidistinttnts17;HyivoysSl s.n d217;Étaicmnpvéans t.SJuge cre in8eatibgeocUlCOtubrvid>27;MesMidistintds="sjuge Mterguqmesceasemene=oncbl=esristib.aiioesnééoh217;Étaicrurtrtlfeoegutodoriatrlestés. Notnincenseossa, ,qyad8 enan"spminicmeoea&.tetdqmime;hui daas duaapreaanaceortlfeoegutocnies lfrac h&#enajice etéeénaucafstnnce>,nalstés duuescv au ex-Une a, isriae>,gératp217;Étaicdépde lac/cdusescv au ju2cci L&; qs du9fvaSn ucors<ê desmituten ciussdstrong> iée"spàt8ostcoolul, ainin.mQ6p">a j,nuselso" pocv au etdrLss=m>Utimi>Lt un ioeo amsl, causeolaid>27;jice et. M isscomcos s8in nstu, isrittde ,opteoss&evéhicull er>marche, isrc>,gédie"chauffrsop vesageces h&#s-Unian,,> iée"spàtlestf mmandes soip217;ÉtaoJaian 62-> Stde 6 I. Beligt7 fb) Uh ru desfaiete/i uraceulf anodin maid>révélaersoteLndcos stf ctirmusqmdélosvecle 2ce12 Jupatrt7cc eurtexpeiioete/iou desqmime;huiiruluita1vt d tip">éohe rev/sir s20isaïrUcLpé,ne suuabrévi1lrvbdlrimnpvoqyadete/iuionncbce 20ich tiègc spUcLmoucetmudei 16 Jupatrt7cc,rsocompatqstorap oro àienafp/eabilsté dem eln 1 cné,tirmusuvoirtée m=esrinophofoin aumbuguauuéumdos stoourNrttiguttp217;Étaord>,ne suusecqmesnéotuiord>,ne suutnts17;Hé, iDfpalie/fereïnUdigériouosnr igérEDH)ve? Pourqsoi stqs ttsce leats=olEmoucomjugesa-l- iét/sueàtê desj ognablele 20i egcos stjicqmime;huiàees dqsse rtchttuméro"n f cnuuéumgrad8 pf eic qmime;huiiruutons p/i>oourNp Duvutos62=épvotuEDH)ve? Pourqsoi lndcos sttnts17;Ha-l- iép Duvéoqme Domsam 2ceoitinEDH)ve?qEtaie-etéeitce ioime;huiàecetmot un .UlCOtubord>,ne suué, iDfpaêteEDH)ve?qEt e 20qsoi tnts17;Ha-l- iée.n dais="tetpà ntvis he auojuge atp217;ÉtahôproptEDH)ve?qeitce ioime;huiisrcroysSl rtce mot un-là> mime;hui iéé, ie e ctrbltmdnalre lê desberné qstoeeajuge qs dfeognai rdceamalaliet8iplomnnéioetoourNévimémedemsiégernmudeiEDH)ve? Pourqsoi dgpr"spssl,rée Il aininqmeé, iD-patàsf ctirmuoulntmoctt avjugeEDH)ve?qPitce ioime;huiisré, iDfsurceis qstoeeaUnia ax=rlu lt&#enanari&;EDH)ve?> Stde 6 I. Beligt7 fAutntab 1t un t uni. Pourqsoi a-l- iédû t uniudstron? QidévhilaSl- iécarffudstron? llle< iétnts17;Heslts.n leaseultàst uniu,ocaies lfrac h&#enajice etéiué sca t uni. It&aicssayé<821e ayaarU articipanttàécbduineéun"62 sign fte la sinclrt un ioime;huiirutnts17;Hyiats.n euééineéun"62 dué la teCaenaaursSl sueê desvraisopteoeearu desmeode-> Stde 6 I. Beligt7 fEn1effet,ocaies lfrac iacoitirmé sgpr"soevhiloe lt vsce lnamnmppé sercqmime;hui iéy "vaSl dceatais62=cscieqmoocbduineéun"62 ie euélLeu. PourNes , technsc dncdusAnn&., isré, iDfpossibleie 20i egjugeode rev/sir s20isaïrUcLpé Stde 6 I. Beligt7 fLe drvocars h&#enaètés insnnUlnt dsiiancNrttigutaSentaersoui Duv-eL 1mnmppé L&; salenaussi affc iué s-eIincut"spmuraSentachedrequèst aumdos stes ddt sec,ne suuabrévi1lrvbdeavjuge.npitc"spà nipnch tiègc spUcLmouedatais62=h&#enavacsncu ju2cci L&; qEi>acnts17;Hesltexacerdentas&sqmdélosjugeocre in8f ctie àtsndécollegpnsajuges. Il> uita1vt d tip">éocelareltrnsec27;=esr- Irueif coultéspemjugesSue d;V iue 20iê desmncompaténstib.aifp/eabilsté dem eln 1 cnéaMad=m>UJuli(28in nstudstrong>qant elonoPrEtocaies lfracEDH)ve?1-t-ilays enmqant elonoPrIl tnts17;Hits.n vt diué scarrogafc qsealndnnelnt ds,lm issil8in nstp/i>oourNu19fvmoudceasoluc 622juridi21eqant elonoPrNermetdcsts.n mime;huiargfliioeo arigurs tnts17;HaSentaiué scmalmené, tu onsiangéouv axEDH)ve?1-t-ilays enmEttes ddtviése nrôdstrong>qant elonoPrIrutnts17;HyiavaSl ri(28àsianger,njUlCOtubri sinclrt un eatibgéoeeaUsup uv ax-1-t-ilays en> Stde 6 I. Beligt7 fLaies lfrac h&#enajice etéMm2interRurehspiwngré, iDfbeiért7b 17genUlent àocnaeéun"62.due coLnsnnUlnt ds h&#enaRépf eiioeéiué sca t uni. It&aftirmul mime;hui ittnts17;HivaSl nonsà puafvmouqmime;huiirutnts17;Hé, iDfpaliàocnaeéun"62 maid>qyime;huiisrrtvmaid>qmime;huiirué, iDfla>maid>qmeé la le meode a neçuocUlCOtubord&;ndemmpnse là1son sejen,tetdqmime;huiblt irpnce>,nustnts17;Hillaietnocv au puafvmouqmime;huiirué, ie effect vem , physéioeaffc nuUllittàécbduineeun"62-> Stde 6 I. Beligt7 fOstsomrp Duvl; q6.tdp">qant elonoPrTu mnts17;Hempè tos h&#dormir,leissvraiEDH)ve?1-t-ilays enmUninmnpvernae 628 217;antenstivit auAmnurs<8oienqseéud;d&#sait atunsmenac&s c unvt dpuaférérs atp217;Étaégaet avjuge-nIt&arrtvenioeo amchauffrsoiatée mnt dsiti3tr mm>Uétsce leaenUlnt ds ="spipp" es -mpid qIrué, ie auoooisce ettavaSn d ax=ageces h&#phlice e/iuniformm h’antUSGPN>à1.UlCOtubrrrtèrôpnoUlCOtubutmdnalre l ax=a photoger hiésse d 19istoccupaces husvéhicull avjuge-nArgflinnasait d217;Étaicj et1 e.adermenac&s,"soevéhicull e,i re arti>once loeSud,lm isscomjuge eberluérne nensaSl qmime;huià iaamort- Irueif cti3tàos62=ageni=h&#s-Unian,tJohnny e.aàfs>,rsouslt Bedrunsl mime;hui incé, iesDfscien 1e ontacevtourio.mCa jscr-là,h omjugesqmes6rdin L&;affc illaietàtss&ebuguauu steongesce lnaReuce Nefvm,leuisscomBo2Pbvaet Laspiliinsetdp217;ÉtaAv/sue Hrrry Truip" jicqmime;huiauseolaid>27;jice et auoBicnntfn L&;,oa avempruocer enanae 62.qant elonoPrJe mnts17;Hinformmtd n la dtnridéplacemeces, dem es hogcnts17;Hesltce.npitaivt d iuseesr.tôndstrong>cnaètés insnnUlnt dsiiancNé, ie vraisnsLnab 1t un aioquén. Aué s, leaenUlnt ds a-l- iéeeistsciees -mpidéh&#régvutocbduinin! L&;tqmeslnts17;Hempè taanaceodormir. T29t’antéqunp/c oocbax=qmesé, iesDfh; bnincetdloyaax=sDirearsos otée mmobilsoér lourNrégvutocbduinin! L&;tatl=esrivhos.mC Il aine,i iué scqourqsoi lndenUlnt ds t/cp9fvaSn sepporoe lt&#eniss rocaies lfrac h&#enajice etéoJaier la seut. Le d"ionce éi ognageporesuep lisUqsitgénérptet un iu,uss>,rsomm>tce dp">qant elonoPrJe t/c aSsts.n si lndliepteries lfrac é, iDfpaUllit,tr mm>Ucnts17;Heslt la piès soi r"buguauxtauoms lfrèrôo8oiena isciticnnénae 62.< ent avf Ulnt ds h&#enaRépf eiioeéiumqmesné
brrrtcadutocnriacersos lnsaqesrivulnérpbles e 20i es empè to lt&#eniss rofuimémedensinformae 62sotuns&dAlmbrrossa, astellisscomcri >U arfaSl tnts17;Hexnstu vrait un ap-> Stde 6 I. Beligt7 fQusce auonnepteries lfrac, isria Lss="éa la de"golt vsce lnamnmppé sercqmime;hui iétnts17;HivaSl jamaid>iuéla sPsncutceortlfeoegutocnijuge-nCaenaaursSl sueê desvrai- llle< lajscrisopteoeearu desmeode-> Stde 6 I. Beligt7 fCo dentaexpeiioe-l- iécomfaSl qmetMrdstronLeercChndrus aSl vt drp DuvéoceoWashingt62=cscieenracpetpà ntdceappé serch; bnincoffices vn=urtMrdstronFcoreo, lrquime;huiirulaiss "temb rosa plue de,rquime;huiirulaNrttigu ettabrnt>,nuscUlCOtubrn! L&;pnDévsce learefus éetMrdstronFcoreo, l,asa pueptèrôlrclce 62taivt d nalre lp Duvutocninnepteries lfrac e 20i egiecegu3 stf ctlce uvMrdstronFcoreo, lteLndenepteries lfrac naoffnst àoMrdstronFcoreo, lrceocUlCOtubrrgentaen u" postinà1.UlCOtubextait arcduseoys.mFcoreo, lrrefuse< lajscrisen LéercChndrus e,i paiti-> Stde 6 I. Beligt7 fPourqsoi lndenepteries lfrac nvaSl- iécru bnindemsnts17;Himpl deriopteocbduinin! L&; qmad8 iéaees -mpidéhLss="éaàocnamnmppé sercqmime;hui iéavaSn seivimcUlCOtubrn! L&; r mm>U la cimos stsecspiunant leasàionà#enajice etéh&#s-viudstron? lllesosmieocbduincopiet avf ocès-vmobmoudu sncompatdostms lfracs hnaveiéuduqmesls di>vt drLss=mé ec qs daursSl serishoàocnamnmppé sercdoevér fterilfstn ontsuàocUlCOtubord&;ndu jscr ei lnurNrtlte 628avsbduinépaneotuirn! L&; h&#pracès8feoegu3pnaètés insnnUlnt dsiiancEDH)ve?qLàie/fere, >,rsonc"spà ioeoindnnepteries lfrac wngrqesrine hiDfpali8navéian,tscien 1sejenp> Nousfong class="spip">CouConclus 62strong>

Stde 6 I. Beligt7 fTla c mptévfaan,,gastellis,eéué scàtperc& lcnriiempaits<8oirefus e.adermene>,gas=qmesé, iesDfé igésndévsce ianc-eEl j,nusiquitavaSentaipnse"sUlCOtubo eig e 62 éetc>,tiertàécbduinmnmppé seroce qmime;huieéudstsavaSentaec qs d nalre lp iès eéudstqourrarentaaider>à1! L&; jas iioulntluptèrôls20i es mircobQue suhoqs d>,useitouréointmoctt avjuge.interna,naacre in, la 1ision t tp217;Étain! L&; oppre,usuec"ol ,s qLnamnmppé seroa hLsoausstdstrong> Stde 6 I. Beligt7 fa) Lomjugescnterna,naacre in, agiunant e/steuce icdépde lac/,uiavppé lj<02 Jupatrt7ccmett,nsce lnamantèrôlbât621etdrauotossescu adoptmoudcea ol t d&dincé iall avSicoooio,osi"sjubeo,osi"suaa annéoourNenUpareib.aifpUl (ou1farc&)ijuridi21eotuisni!ro/paa"62 duéjugesas="spe d=esr haucencatrlestés ex-Une ves<8u eoys. ue coi) Lomjeu2ce11 Jupatrt7cc,useuégblt demciussst tpatvieldUlCOtubeeajuge ho/ièst maid>fragilc. ue col)noUlCOtubhéi rragieiioega-raceulhymaersomm8iagnost dée seraietcnamnpséqumncead3 clar cnalre l&#enforosssouishs"62 àid217;Étaictursapan"spminincpsych d&s. ue com) Lomjugesn Il ainaya,usjamaid>vt d iagnost dé r mm>Usouffr,uscoiclu,q#8#8natgfliforosst(g no" artait lle c co, aéedshez1.&#pa iu,uscors<8orson rteshs"62 àip217;ÉtahôproptNé, ie peun-ê deslospUlul, a cnalre l&#enhypnct(g no" ioegaccranns pa qmeselle-mpidéneun uvoirtée mlospUlul, a cnalre l&# fracss immenec. n)qLnamnmppé serocoiclupnauffaSl qmdélosenUlnt ds h&#enaRépf eiioe,aleaenepteries lfrac,ocaies lfrac h&#enajice et,ocomcos s8husTi=olEmoudeelieptèrôlIbQue suudeelbsp;: le 2.Ul >,us la dmpnse t,usàvdes sogré d"ionce etp coenecs hnamoctt avjuge. Il ddt udeser Nousfong class="spip">CouRECOMMANDATIONStrong>

Stde 6 I. Beligt7 fFoctt oocbs coicluminin,#8namnmppé seroetf mmande medstrongdue co1) Lndcos sthusts=olEmoudeelieptèrôlIbQue suudeelbsp;: le 2.Ul sn&.au1adui rqstodévsce leaCncompatSepait arthusPscv au Ju2cci L&; (CSPJ) r mm>Un 1enepterisusiclaiopteocbduinin! L&; rr27;jice et sn&ffc nutsnsl stinsoifavrsot ue cob) DLss="e lln cas7ceeaf arjuge dtocbs atrlestés duuescv au ex-Une anqmes62us lancniésseuu articipan 62 àienaeéun"62 dué11 jupatrt7cc,tirmusseuu articipan 62 effect ve àienditeortlfeoegu. ue coc) C co, tuttpnatgahis62=husshef c’antEtUde hauceatgahis62. ue co4)eLndenepteries lfrac etocaies lfrac h&#enajice et sn&ffc minstltaccusaei daetdienvoyé d"eainsoifonce 62. ue co5) LnsnnUllitorap oro sn&.au1ansfél datllsd d&tthusTi=olEmouctviludeelbsp;: e 2.Ul eénausCSPJéi;enfi2sntaL&;n. ue co8) La ceUparaei daetdloevhar cnalre l&#enloitscien 1earjuge. ue co9)noUlCOtublce 62tpf eiioeésn&.amituten mscvet un coirac GoEurLiunal toourNrtcelp> NousF Lt àilbsp;: le 2.Ul,h om06 Jupatrt7ccMesLot ue c> Nou />s ass="spip">NousSourcodstrong>No.php ?article14424&utm"ss="spip">No_lac">http://www.alartn"spme.ors/">No.phpEDH)ve?article14424&utm_sourco=twetturfeed&utm_m 2cum=twetturEHaïtn-Duvali rdstrong ue coue co La vicnéme RaymeodtDaviud>eatibgeocencsouffr Stde 6 I. Beligt7 fPosp;: le 2.Ul,h20tavrpatcc Stde 6 I. Beligt7 fLa vicnéme fong class="spip">CouRaymeodtDaviudtrong>Couinte-Clauh& Duvali rtrong>s8feoegu3p217;Étahuip"in,tet.détournemeces hetfonds,uiaobsDiré#8217;antrg dc/ce/sligne fong class="spip">CouAlartP"spmetrong> NousÂgéouctueéudt un het57 ain,#8217;anté e=omnstu Daviud>rap orossuvoirtée mbattu,8àsiainxud>rec"ip;n,1enecs8feupn neçu A>,usfice qstocnissémedes micats=crs s20i la serocorpl,#c>,tspme-l- iépceglfrép> NousIsrsinplue dfdu1faSl qmdélos sbL&;n dueuUgémecneuluito,usjamaid>offnst lafpossibilsté dndsenetpà ntàip217;Étahôpropt,lm lgré sndénosLotasnslnecssugrs.qAuomnurs<8oi8217;antrnn et1981 d iéfultarrêtéo17ofoin &dAlmenis62néd 19istfoin.qqant elonoPrA"chanpnsarres, e 62,njUlCOtubri dûevhme ltu sang.mC Il aine,i àn iussst tcbs a 19cit r.qseajUlCOtubri vt dsnitrblttoh217;Étaicrurtm>Uca to ltgpr"spsvs inst tBaanei (Sud-Est),ua,nusopteocbduinvs inteJUlCOtubri s.nsé qseénpestmoinslà-bas rrNousUnaeetanamaer="s,1fabriioé nvoc h&stpUlntun 27;tissustcoocen,gamedessustcoovsppbleaffc.> Stde 6 I. Beligt7 fLaiuUgémecvhilaSl ! L&; h&#Daviud>u/l"exenclr",qeitce ioime;huiisravaSticnissé#8217;antrrméns- e/stafc qseasoldapndemeneptèrôl I. Bns- àip217;ÉtahôproptNés it L&; oourNrtjoicrrr lndlarti>démocraetsshréti(28haïtn(28(Pdch),uaCouSylvio Clauh&trong> Nousqant elonoPrLe 13 octoLot71982,<àienase he t rimtnac&s exercérs qstocnsésbL&;n dueuUgéme,njUlCOtubri dûesaucetocnsémurs<8oi8217;antrmbaunal tdueVenezuaenaauoBicnntfn L&; (à puaximan,thusbord derme lt&#enamapropte),toourNrtt19fvmoudc asilea ol t d&pnoUlCOtubrmbaunal urNvénézuéli(28hdelUlCOtubépoque mnts17;Hitdn néSpiès soi250.00tdnllaos oméricainsé=ourNaatriim>Uca to ltgpr"seporesàios 8u eoys1-t-ilays en, rtlte&#Daviud,tpnatgnstupmuddgpr"spsvoix-> Stde 6 I. Beligt7 fEn1janvteri1983, isriatnnté, insstf cd;afole,A27; 217;antéchappMr e/i Il ainint19duissce dàot29veau, ài8217;antrmbaunal tdueVenezuaen. qant elonoPrLUlCOtubrmbaunal urNmnts17;HitminstltnUlnt dc/csugveiéuén. Untmoins=esri sde, sn&.alea1 rofévriert1983, jUlCOtubri ceis sUlCOtublxisr(e 20i egVenezuaen),tqmesa duré piès soid ax=aincetddemi-nJ&ssoisorev/sue[dgpr"soenoys] stjipatrt71986,targflinnachuhe t inte-Clauh& Duvali r1-t-ilays en, icriq#8#8navicnéme RaymeodtDaviud-> Stde 6 I. Beligt7 fAoi217;Étarudienc tdusjeu2ce18tavrpatccntenUlenn,tet.nepts, àocnamnurd nalre lp Duvudeelbsp;: le 2.Ul, inslnstu artie inst séséqmesnraei ds, NousFigureaé sdp">Cou( 1nnît Armand, EmileaCacvi2 sSeytouraCacvi2 sMaxcChndrmaru sHDireesriAntàioe sHDnriaCarnot,acre in Vergniaud,lHubnst Legrou sChrnstian Nau, SarmaSPterac-Paut,lEdmeodtPterac-Paut,lAntàioetPterac-Paut,lPterac Vicnoracre in, Roctrong>CouAntànio Vi axtrong>s8feu tos, [3] aya,uscnissé#8euu uauuép">Coun 1enixltu sang
1-t-ilays en, Tome II)> Stde 6 I. Beligt7 fLa c"ol ain; attee 62,tdp">CouHDnry Faice ntrong>Upluegnanl argflifong class="spip">CouRobnst Duval,lAlixlFilstAimétrong>CouNicolesMigloe etrong> Stde 6 I. Beligt7 f[1] Le djscrnalsstup cit r.é, iesDdstrong>CouEzéchiuvuAbellaod,lRenélMidoui2 sGas=Mr Raymeod,sSue dinitrong>CouSarfliPteractrong> Nous[2] Le des it L&;p lx-Uneénstlt1976sé, iesDffong class="spip">CouDagobnst inte,.interPaut,lMénés="trong>Couals="tri> fong class="spip">CouAyee ,lReynoldtrong>CouRenélSajscs,sSu diagoe,aGas=Mr Simé62,tV heytrong>Cou Merc& ontrong>Couals="tri> fong class="spip">CouGmsceanamotrong> Nous[3] Le dcimos ss,tdcsWarunstlt1976setorap oro r.qstoRaymeodtDaviud>dpteosatdé osee 62 due18tavrpatcc Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslbsp;: le 2.Ul, avrpatccCou 26 Avrpat1963trong>CouSimoinsetdinte-Clauh& Duvali rtrong>

d>nrméé,lh#nallénstltonct olion.mUninluche s217;antenstivit auAmnurs<8oienqseéud;=esrinophoh mm>d>t tppsgudenst sélnfaces Duvali r fureaé tu,s qLnarclce 62tcoirac aduiniuraceuosst(gt1lrvbdde kidnp Dingéfulttfriible. Uh r Duvuàot;enccnsémaclacenc&tthuvaliérnstuséfultlancé àeenaealio,A27 secnrmuns&dAanno/çanl qmime;huiostavaSn uttnnté àeenavield sélnfaces husPnUlnt dsime;30;. S Il aininltaursoeee ch. Bnsàip217;Étah mm>UauAh. aet eporelfeoegus, Cou FgCouètés insEdeliintrong>

,gtempliargfl,au1a dés ettabrttud. Catiblt AsbL&;n puaf/iffc deelime;huioccaminice 20iélim 2émedes ence>,nusiafau t ts217;antempareib"eainsos7b 17s1etddnalre latrafs, lx-Unee/pndesngurs àav1e, sinclrt un eatce ioime;huiissts/cu19fvesDfscien urNctom 2 E7gelusndesngurs rpmrpminée loej 20imêmm ousmoctssàvdes satuséicdéficees dp">,usarrêtés, brttud,lnecss r.qstobaatrs, maincscivivi62usetas&tiblt A>,uspu=réi ognémedes événemeces. ue coue c> Stdehrss="spip">Nou />s h3ass="spip">Cou 26 AVRILt1963- 26 AVRILtcc h3>s h3ass="spip">Cou 50 ANStrh3>s ass="spip">Nousfong class="spip">CouPOUR QUE VIVE LA MÉMOIRE DES "DISPARUS",tVICTIMES DE LA DICTATURE, IMMOLÉS CE 26 AVRILt1963 sET POUR CELLE DE TOUS CEUX QUI SONT TOMBÉS VICTIMES DE LA BARBARIE DUVALIÉRISTE, LEURS ENFANTS,sPARENTSsET AMIS,sINVITENT TOUS CEUX QUI LES ONT CONNUSsET TOUS LES PATRIOTES QUI N Il ainONT JAMAIS CESSÉ DE CROIRE ÀnoUlCOtubÉTAT DE DROIT, ÀnUNE MESSE, LE VENDREDI 26 AVRILtcc Stdeh3ass="spip">Cou.trh3>s ass="spip">NousDANS UN GRAND MOUVEMENT DE SOLIDARITÉ, DES MESSES SERONT ÉGALEMENT CÉLÉBRÉES A BRUXELLES,sMADRID sGENEVE, ROME,sPARIS,sMONTRÉAL, QUÉBEC, NEW YORK, BOSTON, NEW JERSEY sCALIFORNIE,sFLORIDE,sPANAMA,sPORTO RICO, AUX ANTILLES. ue coue c N Il ainOUBLIONS JAMAIS. ue coue c> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslbsp;: le 2.Ul, dLsasLot7cc12 ue coue c> Stde 6 I. Beligt7 ffong class="spip">CouLaspn c Hurbontrong>

Stdeh3ass="spip">CouCataong>phespnciane de vesetf co,auctiontrh3>s ass="spip">NousIiéy " dcearnomali ,1etdurU la caeoeee cnitrbdice 628àtnndrurth; rataong>phespnciane de, maincsuutnts17;Heslts.n eatce ioime;huieee cataong>phestnts17;Hirrtvenionalre l&#enfoin.qSisteuce cataong>phessepposmeenaeupeuge as="spemmnurs<6rdin L&;edes mhosndéeust tpatvie, >,rdevra lajscrisuvoirtrtf cnu u mivantaen u" apiès soienamataong>phe qLnadcsWaree 62 soudain; dnts176bu" proche, cnalre l&#éappéeustUlCOtubu" paceuoéeusenaf 2 brutall UlCOtubu" rap oro atoureux, ilt ir21e sUlCOtublffe nrôt un hett;enccnsésymbolestvisinecs h’antÉtatime;30; g>,ust sésieuae 62sUdes mataong>pher- Irusemenedui rdp">phesunavéianenecure ourneaffc deelUlCOtubord&; salmeode e/i orossqmime;huiosteuisse encdac t;encsndérepè&;n h#na uelsEDH)ve;s62=corle as="stais62=hnalre l&#endcscnitinuit drpdicale as="sce.npiteslt /suelourNnormal. O0iqmime;huiirrtve-l- iéqmad8 s&eobsDire uttnnt vem , enavielquotidnsentée/iHaïtnmivantaen argflin/cu1nsLnôt un hetterac due121janvtericc10EDH)ve?qO/sa snmm>Un217;Étaimn"spminicioetr 17gn7; 217;anté, iDfpalséaeà ic&dAargfl-midnaèttidi21e,tetdqmime;huiu/lsaultauvt darcllsoé nvoc h&xtaitt diu-devàst tcbdtearate-nLe"cscrisnormal,<6rdin L&;ede enavielaursSl rec"ipisi vhossqmime;huiosttnts17;HiursSl s.n ifttemplUilrne neudAlxnsturth; rataong>phespnciane de, iéy "ursSl slutôt év desunatrbvaSlspnciane dddnalre lacnul e 62 éete217;antévénemece1etddonctév desunaprocessustensténég e 62 qs d"svns t ài&#eninltall e 62 spnciane de dp">phe.mC Il aine,i etéDar"ifficultés2eea8usitât62nemeces hetlnaief co,auction. ue coue c Dime;huioùaviepà nipncbdteapuap(g no" ài&#entache dendcluc 622soienamataong>phe due121janvteridoce lUlCOtubrmclrcr déqsse Un217;Étaimaginae 62tév des daatssaan,Un217;Étau/ldostelusngrad8sadésafracs s2bis qstocnenoysldoeuisscinq ceces p"><(7b 17gerCouUlrich Becktrong>

s8feotee 62sv;encescvezdqsse rtqua deshe et1 ensvoieuge nouu arcourio 4skilomèracs àtp217;Étaictait arcd&#enamapropte,srau le=sDiresuudeemirculte 628sineédui rma feoegôleedes encppé c&#f cduire eust sépapreos h&#praprién,tet.dnalre lpssugs8eet"ifféceuoss égliscs hnamapropte.mC Il aine,i iuUcnt339;ur dnts17;H&#enteéud;sieuae 62 -elusnprUcLséme dddnalre l&#enteéud;mataong>phe- qmdélos "i igeaces hetl217;antÉtatgn7; 217;antinqmeètendr21e h&#enamantèrôldesmncomrver le escv au. ue coue c Larimataong>phersd"sssDsLnô,usàvdes aubpin;ss qs d"st>,nuce auonscv au cencsourc&s e ssinecs hnalre l&#enlégee man,t lajscrisoéjàscéfas iantd. Dateocbduinencepect ve,ocarimataong>pherssDsLnô,usê desreclacérs qstocnonscv au dpteoeee orossdmm8iag62.Udes sieuae 62sphesshez1noslenaussiaces, qmeslnsaaidetàéip posmou ax-mpid1 ensvicnémesifpUl àocnamnmplEmae mnntfrnae 62.phesenracuacnts17;Hesltoourrsblnapau exenclr qmdélosescv au tnts17;Heslt lajscriseaptobsédé.qstocaarcllsoaa"62 dnalre l&# méi rimoudu 121janvteri 19istgpr"argfl. Le dno é27;ief co,auctioncett 1"refe nac 622encdffc ilerur la imnlce s20ilaïcollclaivitéàdgpr"spsmesugrcoùa8namataong>phestnts17;Heslts.n ienvoyé;tatl=alsé,>cnts17;Hesl-à-dL&; nUlCOtublccèdefpaliàocnafeotee 62ct tp217;Étaoubli 1etddoncttnts17;Hits.n vt dsUlCOtubo jetddnalre l&natrbvaSlsh&#enaméi orM. ue coue coLnscaeodueuUsuauude kidnp Dingéde fong class="spip">CouClifford Brad8ttrong>

nae 62.< st séencloyé d"eabanqseaeust sédéputéséso,usimpl dés dp">"ifféceuoss ibQue suhosalenaussieaffc.qLnadLsoausstsst tcbeuUsuauuesltserçne év desun; rataong>phe,selle vi un 217;antinQcrL&; dgpr"sa r>,gunslnstu des apmrpminars st séviolsaeust sékidnp Dingstqs df>,usfrémi0i es fpmiéudst lacencudstnuitliàocnafapropte év des17genov2.Ul, au1e ontaqseat sérpmocip é27;oAnn&.s huipinnsinformffc qsime;huiaajscrhUlCOtubhuiue/iHaïtnmqant elonoPr8nas-Unian,thuipin;stnts17;Heslts.n pssugéc1-t-ilays en.mC Il aine,i l217;antÉtatgDs -mpidénpitesltishoàonu r mm>Udélinqmads.qTla sd;=sse Uiennudt un comidé sciffect vem , loenoyslvivaSn d amantèrôlnaeugellnddp">phespnciane de, enqseéud;=nov2ent àocnafoin 27;eUlCOtubord&; ol t d&dett 1"sUlCOtublrs8feoséqumncesmenedui es qstocnsécyclonus,spe d=esies,#8nacéfores, e 62,nudstqolluc 62s,éetc. e,i l217;antexn"spminicdu3pnaèts iitl tp217;ÉtaÉtatghaïtn(2.qO/sqea c mp"spàrr lnadésesioittei eatib, enape de des8feu tosa ociptesnpauvdes, maincaué scdes8feu tosamos snus,sà adoptmoudceavLpéUdes mataong>phernioeo cpii r eenoyslaajscrhUlCOtubhui-nLe"sscvese ltnalre l&nacscrisnormalede enavielquotidnsenttesltduv/sueouéDar<îtvse"s ontblt, q#8#8nasieuae 62 uctueéudmenecrocUlCOtublllure dnalre l&#enfeotee 62ckafkaïs pa sp">phe,rquime;huieéud;soSl naeugellndouéDol t d&, reqmeern d amantèrôlincé 1lrvbdune nensé; ol t d&dpUpf eicain; oouri oà e ltuocnafeotee 62ctime;huiêracs s2perflusn(flott,t cdues) liv"és dp">aux huincriscarnaé sè&;sedeseuUsuaux>t tp217;Étaics-Unian,.mC Il aine,i dL&; qmnamataong>phesnaeugllsoéc, banllsoéc, iec àsialt la pioje.aderief co,auction.mC Il aine,i etéDioje.aDs -mpidénpitimpl de e/i nonl qmdélos feotee 62scnts17;Hesltrtf cn<ître ioime;huiisrtnts17;HyiaursSl s ontacev oà eetpossibleisoienamataong>phe qO0i egi cvet un qstocn meruunefpopul e 62 rLss=meslospesiclaiondsestAnn&.s fe nam>ntaax=ei exn"imetcnamnpscienc td; a dig"in,t e,i eapenecuh&#recrérréqeacà enu le li(28s cipt Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslbsp;: le 2.Ul, novasLot7cc12 ue coue c fong class="spip">CouLaspn c Hurbon trong>

Stdeh3ass="spip">CouD1"sa c"ivatte e 62 éetenalre lEts ass="spip">NousLnanoe 62 éetc"ivatte e 62 éetenalre lEtCouHobbestrong>aux désirs>t tp217;Étaicdivihu7(désirth; euisslac/,udetpossspmini,udetdomnnae 62ime;30;)r21e sUlCOtubEt,nuscibremmnurs<àdsestAésirs.qO/sne neudAdonctnndrurth; sUlCOtubEtCounintteres lftri>,hetdmêmm eeascsec,nusàspnnserteJUlCOtubrimersSséici àflnalre lpva.Ul snulognémeqmdéloseneblèmt8qs dsnulève mo" ioqs é ude, e,i i egi de<8ootraré affc qse 21riri igeaces pnuvesDf! L&; h’antEtv;el àocnaelusngrad8eninlig"ifia.Ul iueooaffc mêmm où isstprétnndentaiptAév;elrtoourNcomdcollclaif,iouose"sUlCOtubo7gvea , oourrsbl21e sUlCOtuboh r Duvleqqant elonoPrle neuplc1-t-ilays en. ue coue c Cer21e27;ién"spmini, maincaué scàcdes8feoséqumncesmfâ toup;n,12.Ualcultbles e 20i es ri igeaces ax-mpid1 qs dsucf mbôns àécbduint(gt1lr62.m N;encsuvonsapau exenclr qmdél217;ÉtaEt,nusoe fong class="spip">CouDuvali rtrong>

27;iègnd,tgrâUl àocnamréaa"62 dnalre l&#enma tin7;ién"spmion.mTlacencudstico,ituc 62s, y c mp"ilin/cu1é oà pf eic, ivaSentaén,tor 17técs àtpnurNgDiresuuexclumif- llle27;c"ivatte e 62 éetenalre lEtCouPrévaltrong>

lffe nréndéeusavl>s8fe derçaces hetlnazon&, euissopteoeeamêmm i cvet un iqmime;huiirurtvns pa s20i8217;antrrrêtéosp">cnts17;Hesltte év bleisoieUlCOtubig>y r.qsto&#enmajorsté demnndrum>ntaL&;nEDH)ve?qDoi n mcotéàdgpr"spsAnn&.esligne ondsestprédLsapmeu s (Duvali r, fong class="spip">CouArnstih&trong>Préval), enalre luctueélenaussieaffc ned"sssDnl rucunefgèndtàéip hâturth; prélevémedes fraincscislnsaa Duvsauéléph>27;p217;Étaéu1anger2eea8usit1ansfeits<8217;antrrgentaonce nHaïtn, sp">ntalte e 62 éetenalre lEt,ust sésymptôm>d>t tppsnaeugeaelle-mpidééetenalre lEtUdes noysldonatesos. ue coue coPrt=on>Couiunia Barreautrong>qant elonoPrAutopsieldUlCOtubeeaenoje.atorpallé.qstocUlCOtubEtatghaïtn(21-t-ilays en.mAvnouri ous-,itredstrong>SOS8oourNcantef co,auction 27;p217;Étaécolest séictirmsè&;sede lbsp;: le 2.Ul.qO/sqea rtt19fvmousugspemwebic&dAarticle,,nuce t séicdicnné.qLnaCIRH (Cnmppé seroictaitm L&; oourNcantef co,auction 2217;antHaïtnmnnUlntén qstocnssPnUlnt ds fong class="spip">CouClintàntrong>lndenepteries lfrac haïtn(2)8atposeneje.as20isaïlnstu.qLnaSuisse ob iu,uscUlCOtublccord dalenaussieaffcaen attnnddqmime;huiu/lterablt lmessoSl offnst oourrsondencerilfsttrbvaux.m Peacà enu les ONGSaa D"spn fc qsime;huiisrtnts17;Hyiatslusndelterablt etdqmime;huiu/lpucaf la2 éetc>,o,auction 27;p217;ÉtahôproptN27;p217;ÉtaUnioncesté dUlCOtubEtCouMsriellytrong>

Udemenecrrr eeamue tposeneje.aetan"oposmehese217;antlx-Uneer-soevin7z oùEDH)ve?- àiCôtus-soe-=fns. Lnsnneje.aencd ilerursaïspUcLficité, lnaSuisse rtf cncasit1lrvbs nolli1lrvbs.qSispau exenclr eeaela2 oolide àsios steea8 claterea s20i8217;antlr,nusc217;Étaimn"spminicioime;huiisrte fherche qmime;huiàedurer2eeaàdseneteneduireé la (2seaissla.aaax=naïfsocnamroylac/ qsime;huiisrseraietauuiDiresuudeepatief co,auction.mIlstnts17;Hesltq#8#h&#encoldérer le budgetNaatoué uu eolaid>nae 62.< saux corpl t sédéputéséetides sénatesos oouri netpà ntc mptévqmdél217;ÉtaEtje neux, sp"><êrac u/lpge/pndemesl et,odcsWieer dnts17;H&#envoieuge is="sgyg>phare, sirènd,thauc-nndruuréetides nrmunsà=fnu,tetdètsdesspseluic etocaibeau templdpteosesdèonce 62stpUgali snus,sei eatmiosesdèonce 62stlnajice et qs dsupposmeqmdélos loin sn&ffc ivteneiusdetap Dl dées e 20it;encsp">,nu,1etdurUstf cdali a,r21e.qEnodéficetsve, guvons-t;encase z qse lnadévelop eaffc oestnoysloccnt dsaax=ei oestnoysléma,naces s parti Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslasis,sPbsp;: le 2.Ul,h om121novasLot7cc12> Stdeh3ass="spip">CouFédéraei danntfrnae 62.Lnas-Unian,thuipin;s(28hangertrh3>s ass="spip">NousLnafong class="spip">CouFIDHtrong>

CouRUsuauunae 62.<1eourNcandéflnsD t sédnn&.s huipinntrong>lndfong class="spip">CouCeoegu3nt338;cuméniqse 21riDnn&.s Huipinntrong>Uhuip"intsdesexcepasernplliniuroro e argflin/ciéisme due121Janvtericc10p> NousPiès soi 19istgpr"argfl amtraid,tqlusndel80% h&#lnapopul e 62 vitie/fereïensdsssoun 2uuiDuSlsh&#pauvdené, dpteoeee ieuae 62 h; précaitt dextrpidénpe 8iatnmpê l Sad8y tnts17;HitfaSl qmnts17;Higgris=r. Pourrecsl meénpes370.000dvicnémesiduuiéismesqmirvivesDfenferet p">l>s8feotee 62s,nusshéplacées)p> NousCa frioh217;Étaicarea s20i8ev oà at séphpul e 62sépe d=esr vulnérpbl;sedesecamplntaL&;.qEpncbdtea ieuae 62 ne ooipnrn(2 àapnaètt.é e=omn21es nae 62.ntaax,ce/s articulter se dnn&.laa#logeaffc, àoc217;antrlsm>ntation,éàienasann,tet.atp217;Étaéducae 621-t-ilays en a dLss="éafong class="spip">CouSouhayr Belh. Bnntrong> Stde 6 I. Beligt7 fAo aduinibsenc td; -Unian,tsutocUlCOtublccès aux dnn&.s fe nam>ntaax snts17;Hijeuce &#enninl-Unian,tjniariq#8#pnrsnsta de, carticultèrômentaflagradtet p"> NousPiès soi70% h&#lnapopul e 62 caicérptea /tu19fve aujscrhUlCOtubhuiu(28hétedsi62=crLvesDtvenene8 clée, carfoin 27euiss=esrinophoacnéns, sp"> NousDoeuisscnscébul de sUlCOtubacnénscc12,s628f co,ntation t rimtudtrer.qstobaatrs, e/s articulter dp">CouPol ettnae 62.

Stde 6 I. Beligt7 fLasngravbs céfas iansuhosaliystèmt8judiciaL&;CouCncompatSupait arcdu Pouv au JudiciaL&;trong>

lndCEDHeo,usexn"imé#8euu ioqs é udeas20is danm arti.UdLss="sce qrercrLte>CouinterClauh& Duvali rtrong>

NousDp">CouMINUSTAHtrong> NousLeseuUsulta.s éetsndéepéraei dllndCEDHeaccumpalesDf! vorpbl;m , enaeéduce 62 h;s effect f des it L&;p ilt ir21e sa 27mande ad&;ssér aax=noyslquitfournissDnl ddstcnitingffcs soiètsdese/i orossqm&#lesenctesrmece Stde 6 I. Beligt7 fArgfl amf co,"ifféceuosidoipin;s,spatFIDH,h omRNDDHéei>lndCEDHesouha/iffc icterDuvle0i es en2.Uipaax=actesos dUcLpé27;iénosnreouux défieodueuelèvumece 2217;antHaïtnmett 1"sUlCOtubvteneiss mece dUlCOtubeeaÉtatgde dnn&.-> Stde 6 I. Beligt7 fAo aduinfi2 scomrap oro formulr eealnsDsLnôNdeaief m sec Stde 6 I. Beligt7 ffong class="spip">CouéCouAax aurlestés haïtn(2n;stri> frong>

Stde 6 I. Beligt7 fUlCO26; Gudu ditode dfeotee 62smesugrssmncomrvatoL&;sede secénslqstoca Cnmppé seroicteramaitcain; des8dnn&.s éetenalre lHomidé om161novasLot7cc10tcoirac e séexpulpémesugrssmncomrvatoL&;sede secénslqstoca Cnmppé seroicteramaitcain; des8dnn&.s éetenalre lHomidé om221novasLot7cc10t st! veurNdosifemmuns&dAdusifiéudsthéplacées1-t-il;oue coqaCO26; P"spàrr lnd>mesugrssnLsapm L&;p oourNcstcetocoirac pnasurpopul e 62 caicérpteaei issugetode dfeotee 62s,nuss(28hétedsi62=crLvesDtvenene8 cléeaei issugeto&#enasmiltlac/ jniariq#8<àtchanpnspnce>,nuscrLvesuc1-t-il;oue coqaCO26; Menerià b 17gcnonuacessustensformac 622soienaPol ettNae 62.qsime;huiisreuisse êrac jugé etaf cnamn,te/ir Duvue 20i es s"imestcoirac enalre lHuip"iné pncpéerés sour"seroeUgéme1-t-il;oue coqaCO26; Mecegu3 stnt339;uvrr &natrbvaSlsh&#méi orM (2seUlCOtubhonnrsost dvicnémeside"spsAicnaeugep> NousCounfong class="spip">CouA#8namnmplEmae mnntfrnae 62.

ue coue coqaCO26; Appuyfrtet.renforcer udstico,ituc 62s8hémocnitiq#8d>2uenoysle.aDstcetocoirac pes enitiq#8d>27;coriuption1-t-il;oue coqaCO26; Assugeto&#enelusngrad8enco6rdin e 62 h;s qraje.s h&#ief co,auctioncett 1"dévelop eaffc is="spe dactesos pf eics etan"ivéss17gentvilUgéaaé es soluc 62sndugenecsl miérpmocieaé es ehpul e 62séfeocrtné1r1-t-il;oue coqaCO26; Mener ces eneje.s en ceocrtt e 62 ei eatitnariac is="spnas cién,tctvilethaïtn(2n;1-t-il;> NousCounfong class="spip">CouAuoCncompatd; S-Unian,tdusoNae 62s

> Stde 6 I. Beligt7 fUlCO26; A DuvutocnaMINUSTAHià rtf cn<ître saaiesionnenilsté dp">solda.s "eainaMINUSTAHiiesionnenecs NousCouCnctactsmenese trong>+33 1 43 55 14m12/>+33 6 48 05 91 57 (à lasis) ue coArthcreManetdstrong>+33/1 43 55 90 19 />+33 6 72 28 42 94 (à lasis) ue coPterac Espnce/c&EDH)veg>+509 37762101 (à lbsp;: le 2.Ul )> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslasis,soctoLot7cc12 ue coue c> Stdeh3ass="spip">Cou LES POSSÉDÉS DE LA PLEINE LUNE > h3>s h3ass="spip">Couinte-Clauh& Fignolé > h3>s h3ass="spip">CoucrLfpUl h& Yvbs Chcalatrh3>s ass="spip">Nousfopters="spi'">No_docum>nt_1536 ">No_docum>nts ">No_docum>nts_ce der' >s img src='local/ca to-vig"otces/L220xH336/soauposssd;p_web_eec1bad00de7fd1a48dfb38e86d06a28-2e301.jpg' width='220' height='336' sul,="" style='height:336px;width:220px;'rs="spi'' />troptecoue coLnsenepteri,itret"eainagrad8entrilogin 8eninte-Clauh& Fignolé Larinuitlidemeeeineaiune, enopnti elvs inst s Abitcots, e/sHaïtn,hmènea&#envsemnntfcom.qLnaishère, mauvaisomcncompalère, rLvèlr lnd>huipinnsenapncpéeuel év bac is="spe délémeces.qLnaterac eea8usih#na tcesaeltefc sour"spsséfherese Ueea8usicyclonus.nfong class="spip">CouAeL rtrong>

CouViol ttatrong>CouLouiorosse trong>t tp217;Étaalco6l. ue coue c> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslasis,sPbsp;: le 2.Ul,h8soctoLot7cc12 ue coue c> Stdeh3ass="spip">CouFédéraei danntfrnae 62.s ass="spip">NousCnmplEiioé demenese ue coue c> Stdeh3ass="spip">CouNon orsectennés ass="spip">Nousfaihref="http://www.fidh.ors/Non-orsectennéNo_out">http://www.fidh.ors/Non-orsectenné ue coue co A sUlCOtuboccasionsouert=oausl ot un hué secCouMINUSTAHtrong>CouFIDHtrong>CouRNDDHtrong>lndCeoegu3nt338;cuméniqse 21riDnn&.s Huipinns(CouCEDHtrong>,nul, y c mp"ilihe viol dc/s sexueéuds.qSistltonctu h&#lnapol t d&dens llélaocr-zéromenônén qstocnalre lCouONUtrong>ms it L&;p minstlt iussnontaén,tienvoyésstp">,usfii r UlCOtubo jetdde ooursui es oevant desejniariceéCoufholélatrong>,nus,tauvt d iusén qstocnalre labsenc tdUlCOtubictrafrauctugedésp"in L&;sesurNcanbas; soienaMINUSTAHnàoML&;belaid,écblle-citcnitinuôoàoniurtsaïiesionnenilsté dp">lndCEDHea Duvlece leéCncompatd; -Unian,tà1exionib"eainaMINUSTAHiquime;huieéud;cnmplEiioeopf eiioemmn.as20ipeastivi h;s qracédugrssimpl daaé es solda.s rapatriés,stltonctu h&#lnapol t d&dens llélaocr-zéro, et.atrtf mmandetocUlCOtublmendnsffc du SnaeupooftFocces Agreeaffcaeirac pes Nae 62ssolda.s "eainaMINUSTAHiiesionnenecslndCEDHea Duvlece lnaMINUSTAHià rtf cn<ître saaiesionnenilsté qstonéglig dc/cdp">mesugrss st! veurNdofréqsrpe 62sïcollclaivusdetaicdivihueatrs, ilt ir21nalre leot! veurNdUlCOtubicvesc pmemecesaenéictrafrauctugedédootraré affc h;s e.ux 28HaïtnmoevraSentaégalômentaêrac ceis;s. ue coue coA sUlCOtuboccasionso217;antentretn(2snis="sdesemasLots dutCncompatd;s s-Unian,te.aderieenUlennaces pnciane dstaupiès sos Nae 62slndRNDDHéo,usenUlennévdnalre latrafssief m seclndrenforceaffc deesanco6rdin e 62 is="spnaPol ettNae 62.fong class="spip">CouArthcreManettrong>+33 6 72 28 42 94 (à lasis) ue coue c> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslbsp;: le 2.Ul, -soctoLot7cc12 ue coue c> Stdeh3ass="spip">Cou Espacdupf eicUetntef co,auction 2217;antHaïtntrh3>s ass="spip">Nouseao fong class="spip">CouéCouLaëpn c Hurbontri> frong>

Stdeass="spip">NousL217;antespacdupf eicUf cnhar oourNcomse/sccnmpu2 (28HaïtnmlnsarundéencosLoéencdUlCOtubvteiagen,1 1"gsrpgrssimpnov2sés st séplacesopf eiioel< 1ansforménslqstsiiancmece ouot tp217;Étaagrirultuge,tetdqmi croLedsaqmnavielneudAflncrau ear la as incri qmdéchez eux. B 17ge dendu,écbax=qmert;encnnmpaujscrhUlCOtubhuiueoysgpr"g>,ust euissc><8os c"iscs ol t d&soeeaé e=omn21es. Queasd;=sse -l- iéq#ad8 d&#s20croîtt8os cataong>phernnaeugellns (iéisme, ine nac 62d,écyclonus) vns panta /tmélanger2àmcesac"iscs1-t-il?é ue coue cN;encuvonsavuajice1t un sondent, àapnaètv arcdu césafrac maj arc d&dpeenUlennein/ciéisme due121janvtericc10, a la c qs d"ss, iDfouoé, iDfserçnécomidépf eicUauvt drapideaffcaen iystéoitiq#8me ddoccupé, au1e ontaqsea8navi inst tlbsp;: le 2.Ul sDsLn iDftefev au l217;antestocad>Uiennud t i n murbp"iné. Co dentadonct Wnnser fouoreWnnser l217;antespacdupf eicUdp">CouAlbnst Mangonestrong>

CouFOKALtrong>27;pa Csrpïb;.qLa fr>,ust mfrtdiltb ce dentsdesreenUlennai eeali a<8n enemtna8n coùast sépnce>,nusshet lacencudstfeu tosa ociptesnpouvaSenta netpcoirac0i8ev oir2eea8uadimanchc- lllevroptN(pas 21ékidnp Ding, soibraq#age1nist mfudtreià répétee 62). ue coue c C Il aine,i às artir de 8iatnrr arcduvaliéiastbl21e sUlCOtuboh sondencesà=fui0i es espacdslpf eics, cnts17;Hesl-à-dL&; qmes espacdslpf eics sondenceneaàdsenearéfi=r. E/ tevanchc,ssous"sn eUgéme du Couinte-Clauh& Duvali rtrong>CouboaDfseop quitfuyaSentaonce latFcoride euse séîe séBahamas. Dateoeenepidétempl,bidoiv&llrs #encessDnl ddmg19ssiréetideiiDneultiplter taddis qm&#lbsp;: le 2.Ul dev&ffc qeacà enu sbl21e t;encf cnaujscrhUlCOtubhuidstrong>l217;antengorgeaffc, ldsloccup e 62stacarchiioel,27;iéfug és duuiéisme, jelveax=qstlnib"eainamultipltcae 62 h;s espacdsldr no/-dnn&., qsime;huiisrsnts17;Higipmuddoncttes qsatsiirs ehpul igrssmnco,ituésaenézon&s s-qsténs (shet ypMtCoua artheidtri>) où istesltdangereux>t t /tu19fver (8usih#na tcesa ax-mpid1 demcesaespacdslsoaé es eneptersià rtssDnlir se danger).qO/sqourrarénWnnser qmes espacdslpf eics soce aujscrhUlCOtubhuiuoccupéhoeao qant elonoPrle neuplc1-t-ilays en, cnts17;Hesl-à-dL&; udstfeu tosaehpul igrsspauvdesttes bidoiv&llrs, et q#8#cerseraietalt irunajice1netuourNdetjice et, lrsspauvdestrec"ent tbas; àoc217;antexnstu.Ul ddnalre lu/llspacdupf eic.qPourquoi1-t-il?é Parsbl21e Ul qs drauaceéiasete217;antlspacdupf eic,>cnts17;Hesltte cibremlccès soit;enccnsécimos ss àécbd espacd,tcnts17;Hesltt>,c unllspacduqs dmanttsptuoeeaé=oncn sileacieusmaffc m62.dnn&.ldUlCOtublccflinibremensdd;cnmplEicae 62 às artir de rUsuaux évissceo àseètsdesease rsdeseflax=h217;ÉtaopiniCouJü,nac Habnciastrong>u/lseuln dotidn(2ses suffit, eee seule rpdios(ta pacron"stchain; deauélévimini, isres fpultmue denir sour"serocoocrôinsjicqmc pnalre limaginaigrcdes8fimos ss. Le drase sLnôt und>27;id&denvroaé ê desnntfrdils, àoc217;antexc&pti62 éetcbax=qmiunioncestés2eea8usifenraed>dd;cnnféceuUls<&dAdursinéoi217;30;st/cso,useap oourNcsi h;s lieux>t tdiffus 62 h; Wnnsée cibrelonoPr;nLotf, enalre licdivihu7n&#j 2ittqlusndelppsmoisnreouute=omnl.qO/smuddouce qmdél217;antespacdupf eicUne qea êrafr21nalre l&#encnnqsêceià raviver2eeaàdf coolider tcnitinuôancmece,srau irurisq#8<àt la ooaffc t tbascultr dp">27;clacesopf eiioel, soi erablts1cibrel, soiruls<&dAdur 1ottoirs dUlengorgés. Catius,scesaespacdsldemtudentaicdisWnnsenecs, isstformfnea8usiictrafrauctugedédool217;antespacdupf eicUcron"saffc tit.mCa 21nalre le,i àsvraS dL&; e217;antlspacdupf eic,>cnts17;Heslt la àapnaèoinccesiictrafrauctugedé&dA8usiflax=h217;Étaopinintutocnavielnol t d&,tetdqmi qracèdesDfvirtusl ot un hetsUlCOtublnsDsLnôNdes cimos ss,t lacencms="sedé&dA lacencmatégor 1sa ociptesncnnf cdues. Le dictrafrauctugedéservesltt>,c ensqstooùa=sse Ucduqs desltv-Un dp">,c àf! vorteuttp217;Étaexn"spminicduépheie 62s<éionceesesurNcanvie, pUlCOtubhiltoL&; e r UlCOtubor 17t e 62 lceueéinst tcnanpe 62. ue coue c Co dentadonctexpei dfr qmime;huiostpuisse eaolnib"eainatef co,auction 27;lbsp;: le 2.Ul, sgpr"qmime;huiostmbdteaàoc217;antrvant-postc pes eneje.s qs dreocrtn;n dnts17;Hibordqenafellclaivané, cnts17;Hesl-à-dL&; cbax=qmintaax- soit;enccnséatrafsscimos ss du eoys. Prt=on>dd;sann,, de soinirs,>dd;cnnféceuUls,cdUlCOtubvcolel,nae 62.<1-t-il?éPrt=on>nnts17;Heslt aptlpacron"ién,tp"ivé; du felmirqmi,stlten2.UipM, nedsUlCOtuboccupMtqmdépnov2soireaffc. Lnsnolaid>nae 62.s8feotee 62ssusc&ptinecd>27;ienforcer udsln(2a ociptéqstocnsécnmplEicae 62r"qmime;huiisstf vorteufcaeirac pes icdivihusaei tltre le dapmocidd;sann,, sinéoi, sircul e 62, splled>dd;cnnféceuUls, espacdsldr rase sLnôt und,smarchés, m62ut und,sjardinupf eic,>etc.). ue coue c> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslbsp;: le 2.Ul, 3soctoLot7cc12 ue coue c> Stdeh3ass="spip">CouHaréi-Pol t d&dstrong>Une qéri de<8UlCOtubvbulliei danndipmocis ass="spip">NousPao fong class="spip">CouLesln( Péantrong>CouéCouAlceuPnese tri> frong>

pheaacglaid>fong class="spip">CouJohn Locketrong>

CouMsriellytrong>

CouVseaeo vle, fòlsi (Qsime;huiisrlelveailnôNou nni, isrooipn artir) [2].qLnaenUlensuude dfong class="spip">CouPautaDeceptrong>CouTurndbaDelpétrong>

Cous=vas="setrong>

Coutèt kalétrong>fong class="spip">CouMiragoân&, Pnti -Goâs=,cJérémi;,éCayls, LnaChaDuvletrong>CouCap-Haréinntrong>,useuali a<8neuisscns13aseptasLot7is="sdesefouncscscandant desec"ilihe colèr(mett 1"dUlesioir. As incri,;enaeémiltlac/ snts17;Horsecte;.qCoirac pnalre lrrna raire euspUlCOtubicjice et hnalre lu/lchef dnalre lÉt,nusc;s libnstésopf eiioel, viol tlpacron"ién,tp"ivé;,écomidécnts17;Hesltte cas avs62 voimi/lliming>phe,h omdocerso fong class="spip">CouAsnré"Mornotrong>eaolnm>ntaL&;d,sjugen,1comidrçaund,seoysgpr, ouortutn,1chômncri,;etc.qT;encc"spn nl spsearolc oourNdé=oncn0ienschnt339;ur cnséèorfaSluots dutfong class="spip">CouCncompatÉlectorptéPnciane dtrong>CouCncompatSupait arcdu Pouv au JudiciaL&;trong>

iage des deniirs ef eics qmi gnts17;Hvteiuneaàdvd&denalre lnt339;isp ue coue coLnadianporp a;iénosnu àécbdtenlevé; t tbeu iince is="spnamanttsptaa"62 teduc l mfrcredi 26aseptasLot7oevant n 1fong class="spip">CouBrooklynqCo ing;trong>

dduxébralntr sgpr"ussgognusc;tnosLot h;s mi/-Uniedé&dAporosfeailnôhomsctetait lsncnnf és àtde dfepblts. ue coSurNcomela2 deepatenaussilac/,ccnts17;Hesltt217;antimbrogiio deepattémaitoé7is="sdix-hui Msctetiedé&dAvingtmSecivteL&;sednalre lÉtCouMsrielly/Lamoth;trong>

ntr-hui masLots)siCouPnéval/Buvle0rvbtrong>

CouPnéval/Pterac-Louistrong>

CouPnéval/Alexnstrong>

ntr-quarafrmasLots di igeace eelpoyslde 65 ms iionsednalre lh#na tcesp ue coue cofong class="spip">CouSupaiteiané Coukrizokaltrong>

CouObamatrong> iage qmi qréhomnn;.qLa enUlnt ds CouDatilo Medin trong>CouMsriellytrong>

Coupfrtdiemtri>, eee ercro dfriecqmest/cvea pas 2L&; iageEDH)ve? ue coLnabeu ie eso beu ién qstofong class="spip">CouEdwis Z(2nytrong>Ufong class="spip">CouBob Simonnstrong>

une d=eshoréenUh(g nnecsl meccnséatrafs.qLnabarbarie euspatsauvagfriecsoce aux f mmandes7is="sunefflagradtetibsenc td; lucidan,. ue coue cofong class="spip">CouLespnti ass=n au1e cv aufrong>

cnts17;Hesltte molaide. L217;antéfhec du enti ass=n au1e cv au v&ffc encCouI"iné-Pnévaltrong>nt, &dArvanttepidéqmime;huiu/lenepterimsctetiecsoi aapp19fvé, lelenaussieaffc Msriellyta imposéo&#entaxe (enUlenné/ comidéeee reoevanc8).dime;huiu/lm62tant de<$1.50as20ipeam62tant demesugrsssoce illégnlel,,c unlvol pncpéeréocoirac pes elusnnauvdes, unlvol pnitiq#é qsto&#enmeiioeCouOrsectenné

=eshorocambope qseeodc pnalre lhiltoL&; demcesa 1>ntr éerntèrôhoacnéns, sous"snalre lrrna rage; candaleux desjugen électoraax=vé2.ux.1-t-ilays en Lespnti ass=n au1e cv au aén8 clé têceibntaL&;d afi2 qm&#cbsuderniurrivotent oouri onéPnepterimsctetie, isrsnts17;Heslte/foncé dp">députésoee seavesde,useap maincs&#louece Dlutôt, l217;antespacdudime;huiu/lvotecettmpidé as"felmirdUlCOtubunefcégisl1lurr. ue coNe hcsWiea,useap de rtss 2rcbsuienn.Uièdes oourra toteu icdéficemfnea8usivotee nLsapm L&;p oourNpase rs es moisnresnlois, n 1escv au ex-Une ftcreusmechanpnsjouri aontr-sixépnce>,nalités ol t d&sohoaé es avocaas"CouNew ln1SttnJice1trong>

CouAsnré"Michultrong>CouinterRenuvuSé2.tustrong>

ntaludeepatdémocniti; quitflSl dulchef deocUlCOtubÉtCouLesenaussieaffc Msrielly,"serocron"st(2n;mifrong>

dLlivleu ouo artir. Dateoeeneneptericap de figure, lelenaussieaffc aband62ner iDfsa;log d&densj a<à ommeonégae v&,cdgpr"spqseéud la n 1meode pncd auémàios u/elqstsii>dd;saeppéo, oourreeagrad8 j a<à ommeo osee vrcoùa la n 1meode gag"odstrong>laaenUlnt det, lrsspartis=h217;Étaop osee 62,CouSilvio Bereshf citrong>

CouGeorgesPapasnréoutrong>

laaestsii>eslt ermscér. ue coSig"osdesetempl,CouDalytValettrong>CouJos#é Pterac-Louitrong>ntaL&;ueot!once 62)linfi e-l- iéleuc mmipm L&;sinterRenuvuSé2.tus àaenvoyertuu cabinetodusjug>UhUlCOtubics,auction 27;lbsp;: le 2.Ulh omdoé s rsdeUmantpul a"62 deséfe nslpf eics pareManam>>laaenUlnt dtu CouSophiaqSaint-Rémy Msriellytrong>ideaffc1-t-il?qLeémàios qmime;huiostpuisse dire, cnts17;Heslt21nalre l iéisrexnstu bn(2 audsei2 hu e cv au u/eléquipecdUlCOtubrrtisgpr"dulchaos.qPauadoxancmece,sr Il aine,i sblmpidéJos#é Pterac-Louissqm&#leaenUlnt ds MsriellytacnnmpésenUlnt ds deeserofong class="spip">CouCncompatElectorptéPnciane dtrong>,nu. Dateoeenbral Stdeass="spip">Nous[1]>fong class="spip">CouJohn Locketrong>CouTg (1690),fong class="spip">CouAmélie Barontrong>laacolèr(mcoirac peleouvoirUgag"o;lbsp;: le 2.Ul1-t-ilays en, CouRFItri>, 1er octoLot7cc12. ue co[3]>fong class="spip">CouAsnré"Mornotrong>CouL; N6ausl ice1tri>, 21 septasLot7cc12 ue co[4]qLnarélégnnéUne rélégnnéCouAlceuPnese tri>, 25 septasLot7cc12. ue co[6]>fong class="spip">CouThoias Pérpitetrong>1-t-ilays en, CouHaïtnmLibnstétri>, 18 SeptasLot7cc12. V au aué scfong class="spip">CouWaatfréCameautrong>UBob Simonns huiiei,tqstocnsSé2.teso Edo Z(2ny1-t-ilays en, CouL; Mnnéntri>, 10aseptasLot7cc02 ue co[7]>fong class="spip">CouThoias Pérpitetrong>Couop. fi tri>. ue co[8]>fong class="spip">CouDalytValettrong>CouL; Mnnéntri>, 28 septasLot7cc12> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslbsp;: le 2.Ul, 2 octoLot7c102 ue coue c> Stdeh3ass="spip">CouSefnusscs1-t-il!trh3>s ass="spip">NousPaofong class="spip">CouéDalytValettrong>

No_out">http://www.ncmanénharéi.son/> Stdeass="spip">NousLn eoysapaètim. DutcreuxCouL=vas="trong>

CouTèt Kaletrong>

CouMsriellytrong>

vropux descnavielnae 62.,Aetéhaucai2 qmiïdLvalueqenafeon<8os cs="sedémos snes u/lmotif dnalre lhuiieiaa"62 pf eiioe.qLnass="selnol t d&,t=stocnsrr Duvu2.UlsssceodedsesofaSnecssedé&dAdedsesotaiedé&dApstoca pol t d&denalre lexclum"62 et sclaarnstu ooursuivielnstocnse cv au auïdLtrit un het la c qs dnnts17;Heslt apturocoooncc rose.qLnaenupmud&dA8usidémocnitns, qstopUlCOtubicsulteaenciane de &dApstoca p arc d Il ainengtpdrefc ces qracédéséatroianairesAana troni d&s qmirtesde,usàofeirôld;s ics,ituc 62souute=omesdetaicdéenecnae 62.<.qUnsvraS iefnrd oourreeae cv au sp">CouMiniceahtrong>

t trésulta.s "ateoeaalnabilse mnntfrn/. D217;antas incri nusstnts17;Hentrevn&. reeaavesau oùast séca qseeobleusodc pnalre lOnuosenmtdtggntu pnalre lics-Unian,cdesirulsCouSwees Mickytrong>CouSwees Mickytrong>laaesge &dApenchcmonce lat=oausl o8Haïtnmà édifier urNldsldLsosLots deUcdueoysaqmime;huiosc déma2telé,sps ié ec aband62né dp">CouPnévaltrong>

torté detpanvie, sentimece dUlCOtubrband62 dp"> iage dateoeenenaussieaffc,ïdLtlarnemeces (t eUlllocaa"62s illégnlelCouCEPtrong>

CouCSPtrong>nae 62.< tnts17;Hit aptassezadeecordfssà
CouD.V.trong>

Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslbsp;: le 2.Ul, août7cc12 ue coue c ue c ue c ue c> Stdeh3ass="spip">CouFONDATION ROGER GAILLARDtrh3>s h3ass="spip">CouAPPEL A CANDIDATURES -7cc12> h3>s h3ass="spip">Cou Boursomdoceoraln (28HiltoL&; c62temporain; > h3>s h3ass="spip">Cou ------> h3>s h3ass="spip">Cou10èdeoétee 62cdu C>s ass="spip">NousApiès &ne acnén hUlCOtubicterruptiontdoeCouFoec

CouMishabGas iaadtrong>

CouRose-NicollcmCadettrong>CouS cién,tHaïtn(2n; hnalre lHiltoL&;trong>

CouRectoran hetsUlCOtubUnioncestésdUlCOtubEt

CouFOKALtrong>Couenaussieaffc flaoçaintrong> Stdeass="spip">Nousfong class="spip">CouMODALITES DE CANDIDATUREtrong>

Stdeass="spip">Nousfong class="spip">Cou CouCRITERES D217;antADMISSIBILITEtri>dstrongfrong>

Stdeass="spip">Nousfimg src="local/cashe-vng"oites/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' aat="-" style='height:11px;width:8px;'ss="spi'' />dstronAu ooaffc tuïdLpôc tuïdoé s rsdeUcandidaeuge, ê destituleirôlhnalre lu/lMastur 2 (28HiltoL&; c62temporain;1-t-il; ue coue />fimg src="local/cashe-vng"oites/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' aat="-" style='height:11px;width:8px;'ss="spi'' />dstronEt"s7idmissencdoctorat dp">fimg src="local/cashe-vng"oites/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' aat="-" style='height:11px;width:8px;'ss="spi'' />dstronEt"s7engagé dp">fimg src="local/cashe-vng"oites/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' aat="-" style='height:11px;width:8px;'ss="spi'' />dstronEt"s7delnae 62.fimg src="local/cashe-vng"oites/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' aat="-" style='height:11px;width:8px;'ss="spi'' />dstronRUlnt r (28Haïtn. ue coue c> Stdeass="spip">Nousfong class="spip">Cou PROCÉDURE DE CANDIDATUREtrong>

Stdeass="spip">NousLesimandidaes devroaé impéiaaivuaffc 1ansmtdtre sUlCOtublnsDsLnôNdes docume ds suivafcdéqstocnurrtut électroni d&dstrong ue coue />fimg src="local/cashe-vng"oites/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' aat="-" style='height:11px;width:8px;'ss="spi'' />dstronU28tfurrtculum>vropeacomp"spanea8usiictormaai62 d=nce>,nullesé(adrupmudpostpte,scnurrtul,uuéléphone,>etc.), lns rlnsDng"ome ds ocanémn21es (tormaai62,lpf eicaai62 dévesDnulleséouécnmplEicae 62r) altsitqmdépnofepminineés (tonce 62seoccupéel,fimg src="local/cashe-vng"oites/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' aat="-" style='height:11px;width:8px;'ss="spi'' />dstronU2&#lett"s7delmotivpe 62. ue coue />fimg src="local/cashe-vng"oites/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' aat="-" style='height:11px;width:8px;'ss="spi'' />dstronU2 texos.cnurtaenUlentant n 1eneje. de rclherchedstrong>2tàe5aesges moximum>influanea8usiréféceuUls bi eiograph d&soeealeséfe nsldUlCOtubrrchivusdsusc&ptinecd>2UlCOtubê descompulsédEDH)ve; ue coue />fimg src="local/cashe-vng"oites/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' aat="-" style='height:11px;width:8px;'ss="spi'' />dstronUne atcsptaa"62 du circlarsoudes#cravnux desdoctorat au tit"s7delpnofepmrsoude enalre lu/ioncestésflaoçaine (oùa8eimandidae<&se admis)EDH)ve; ue coue />fimg src="local/cashe-vng"oites/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' aat="-" style='height:11px;width:8px;'ss="spi'' />dstronDeax=lett"sp de rtf mmandaa"62 dUlCOtublnsDng"ane/fhercheur(s).dime;huiu/ioncestésthaïtn(2n;s,ohoaé cblle dime;huiu/lnnofepmrso/fhercheurl Il ainengageadsaàosuivot7Lgalômentales#cravnux duimandidae.> Stdeass="spip">Nousfiss="spip">NousAUCUN DOSSIER INCOMPLET NE SERA ACCEPTEtri>. ue co Lesimandidaes retedus peavesDfê desconvtéptàf&#ientretn(2 as="spe jury dedsélclai62. ue c> Stdeh3ass="spip">CouDATE LIMITE DE DÉPÔT DE CANDIDATUREdstrong>30 octoLot7cc12trh3>s ass="spip">NousEnvoi tuïdoé s rsqstocnurrtut électroni d&oue c> Stdeass="spip">Noustorgharéi@gmas .son ue coue c> Stdeass="spip">NousIsdi dfr (2 obje.dstrong>doé s rsdeUcandidaeugeicc13-cc15 ue coue c Pour plusndUlCOtubictormaai62,lveailnôzasocouatfrépnalre lrrtncle f coacré ln 16 août7cc12sqstoAlceuPnese àécbdtenboursomdnts17;Hexc&ll dc/EDH)veg>fe c>aihref="http://www.aatfrenupmu.org/">No.php?rrtncle13242"ss="spip">No_out">www.aatfrenupmu.org/">No.php1-t-il?rrtncle13242 ue coue c> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslbsp;: le 2.Ul, jailnôt7cc12 ue coue c> Stdeass="spip">NousLn fong class="spip">CouCnman,tdu Direce 62cdu C>llègôlNae 62.

CouApmoci

CouApmoci

CouL=uru/pnSalvador Lamoth;trong>influr(mlncrenom 17ge voyant &ne cnnf rmaai62os20ipnaèorme h; c ntact hcsWiniLnôNs20ipeamiteohttp://www.cniah.org/conrd cneacutees-et-c ntact.html (page de c ntact)mou e/voyert&#iemas renïcuo /iptàf>aihref="http://mas .bungtper.son/edgsd;pk/cgi-bin/f mpose.exe?id=016020f0dc8bd7c920ea3be88408e0bb4231&new=&xsl=f mpose.xsl&to=icto%40cniah.org"ss="spip">No_out">http://mas .bungtper.son/edgsd;pk/cgi-bin/f mpose.exe1-t-il?id=016020f0dc8bd7c920ea3be88408e0bb4231&new=&xsl=f mpose.xsl&to=icto%40cniah.org , rou e/fereïpase rs a lig"er circlarmenniaa bur(auïdutfong class="spip">CouCNIAHtrong>

Cou22 As= MagloL&; Ambroise ue coChampl2943-1111frong>

CouL=uru/pnSalvador Lamoth;trong> Stdeh3ass="spip">CouObje.dstrong>APPEL DES INGÉNIEURS, ARCHITECTES, URBANISTES & ENTREPRENEURS DE CONSTRUCTION HAITIENStrh3>s ass="spip">NousMeosne20ipeaPnepteriMsctetie,oue c Le C>llègôlNae 62.Cosoude C="saai62,lMsctetèrrcduépnalre lE e=omne<&dAdusiFenn.Ufs, Direce 62cGénérpinudes#Impôes, Admsctetiaai62cGénérpinudes#Douan;s,oCosouSupait arnudes#C mptésiett uqCoir dsiuux Admsctetiaaif. Il sDsLnôN21nalre l iéiuglnsPalaid>duéJice et,h omMsctetèrrcduépnalre lIntait ar,h omMsctetèrrcdu Comidrce, etocaiPaolnm>nt. ue coue c Haïtnmnnts17;Heslt apteenstullpoyslnu1meode àsrecev au dc pnalre lrnt nntfrnae 62.poyslexionnta21esdosapnofepminineés locnux soiesDfadj ontslnux pnofepminineés é 1angerlrenïvd&denalre lassureu u/elharmon2s e 62 ei &ndéchangocde feonCouARTICLE 9trong>CouARTICLE 19trong>llègôldes#Ingéninophoôt7ArchitclarstHaïtn(2".1-t-ilays en _tfi2 h; rim e 62N( es motstsoulng"ésaei tl grasosoce deet;en). ue coue c N;encsouharée"éllègd&soeea(2 amè"er bemaceup à émigrfr (2 terafré 1angède,ésidpn(2s#nts17;Hesltfbisaenïcuo /ip.oue c Perluadéséqm&#voencs=uruzt la mtdtgl e, qa339;uvre oourNrectifier peaceuos d;p chosedé&dAréqsrfrépnalre licjice ceafbisl àot;s pnofepminineés,st;encv;encc"éCouPourNcomCNIAHtrong> ue coue c Géiard Lucsinte-Baptilte,#Ing.,sPnUlnt ds a- Géiald Emite Brun, M.1-t-ilArch.,sV ce-PnUlnt ds a- Alix Mullidor, Arch.,sTnUlortutoue c oue c Gi"oite Baué a2 Bungtper, Arch.,sSes"ét L&;sGénérpia- Hervé B. Déjnte,#Ing-Arch.,sCncompavert- Max Mé y r,#Ing.,sCncompaver ue coue c Olibree Cangé,#Ing.,sCncompaver t- Pterac Asnré"Loiasca,#Ing.,sCncompaver - PatriUk Aoollon,#Ing.,sCncompaver ue c oue c> Stdeass="spip">NousPourNcUlCOtubCouASSHAUtrong> ue coue c Paull-Emite Simon, Arch. DPLGF.,sPnUlnt ds a- Geiald Emite Brun, Arch-Urba.,ssV cesPnUlnt ds - FreoeriUk Mangon;s,oArch.,sSes"ét L&;oue c CouAHECtrong> ue coue c SergesSaint Louis,#Ing.,sV cesPnUlnt ds sinte-Robnst Jacinthe,#Ing.,sSes"ét L&;sGénérpia- Franck Romain Jr.,#Ing, 2èdeoTnUlortut oue coue c SuivesDf21elioel< ng"atugesidecpnofepminineést(2 appmidstrong ue coue c Jacioel ue coMsrii#enCverrobrun, Arch.a- Msrii#sLsttorsJules#- Georges Lescot,sArch.a ue cointe-Bfrnard Mslnôt, Arch.a- Domnntqm&#Mathon, Arch-Urba.#- PatriUk Viuux, Arch.a StNo_docume d_1503 ">No_docume ds ">No_docume ds_ce der' Staihref="IMG/pdf/Ltdtre-Conjoidte-PM-100712-=oms.pdf" title='PDFa- 632.7 ko' type="appeicaai62/pdfusfimg src='local/cashe-vng"oites/L32xH33/pdf-330a1.png' width='32' height='33' aat='PDFa- 632.7 ko' style='height:33px;width:32px;'ss="spi' tormaa_png' />> dtc > dl>dehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslaril,sle 26 jain7cc12 ue coue coL217;antéd&.durCouAsthony Phelp"trong>

CouMichuléMsriellytrong>

No_docume d_1501 ">No_docume ds ">No_docume ds_ce der' Stfiss="spip">NousVoix"VivusddecMéd&.drabfée (2sMéd&.drabféetri>. ue coue c> StNo_docume d_1500 ">No_docume ds ">No_docume ds_ce der' Staihref="IMG/pdf/CnmplEiq#e_pnese _Phelp"_defnraai62.pdf" title='PDFa- 1.6 Me' type="appeicaai62/pdfusfimg src='local/cashe-vng"oites/L32xH33/pdf-330a1.png' width='32' height='33' aat='PDFa- 1.6 Me' style='height:33px;width:32px;'ss="spi' tormaa_png' />> dtc > dl>dehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslbsp;: le 2.Ul,hsamedi 23 jain7cc12 ue coue coL217;antintormaai62aesltreoorn,n qstdstrong ue couong class="spip">Cou CouRadio KiskeyaEDH)veg>tHaïtn-Francr-Pol t d&tri> trong>

Stdeh3ass="spip">CouL217;antambassadeso flaoçain refusm h; serr rs a main d;sinte-Claut Duvaliertrh3>s ass="spip">NousCe rrde iccnt ds diplomitiq#8mentiecuong class="spip">CouDidn(r LnsBrettrong>Coufrèrôs desSaint-LouissdesGonzagu;trong>Couinte-Claut Duvaliertrong>

Coufrèrô SergesLaros;trong>CouJos#é AgénormCadettrong>,nalités apmistaiffc àdeaacérémon2e, qstmi eax=lnalre lux-PnUlnt ds générpi CouPnospMraAvriltrong>CouAsthony Phelp"trong>

CouMichuléMsriellytrong>

Uics,auctdurCouCarvès intetrong>

Cou CouRadio Kiskeyatri> trong>

Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslaril,smai7cc12 ue coue coN;encavo">CouLaë2n;c Hurbontrong>

Cou CouBulnôti2 h; l217;antObe rvatoL&; dempnarcl co,auction (28Haïtntri> trong>t tbemaceup deddécidncri,thaïtn(2s Stdeh3ass="spip">CouLa cullurraou compiliersabsffc deepatrcl co,auctiontrh3>s ass="spip">Nousfong class="spip">CouLaë2n;c Hurbontrong>

Stdeass="spip">NousDeeuiss=esrinophomois,;ees débatp ool t d&sores,ffc focali"ésos20ipeae uvoirUux-Une faen ip séginémsté - (LnsPnUlnt ds a-l- iéomirou no/lunefdoublelnae 62.CouTit ds strong>CouDuvaliertrong>

<=ourNeffet deerrviversetdd217;antapqrafe ni0ipesanecssugesides victémesih;nlpacatas,aophulnol t d&h d&hiec"UlentaitNcedtenrice.turr1-t-il? ue coue c Dnalre lun; catas,aophulà sUlCOtubatraf,mpnaioele 62ih;nlpaiémoirerdum arnupnacroix"duaeneje. de rcl co,auction h;nlpacapitalô. Tla &#cullurr es e Neffet fe néeNs20iu/lm6d;r artnculifrtdeerr Dortmentiecles vivafcdéett es mores, tltre lelviminecaen sUlCOtubicviminec.sPnoduction sodsinublle deo /ip,délévaa"62 demsoilonce &ne cnntee 62cplusnhumaltf,mpnacullurr ne qeattjamaisn endéployertdp">loniptesn ieu,eptaax=anôntosos d;tlbsp;: le 2.Ul,haou h;sanosLotux fost>qmit tiémoire,#cbsumarquesos d;tl217;antit dsité detpancapitalô<être e,ss=ve"du eossénae 62.<,édus bâtimeceslmsctetait ls,;desiunioncestést&dAdusiécoc;s,;de musé;hoec deebi eiothèioel- reosnstradateoeaapoé sbilse mde feriionibou h;ncrénr c qs daAétéhjicqmime;huiict négligé dateoeendomain; deaca cullurr, cnts17;Hesl-à-di"s7delpnoruirôllnsarisWieie fs ( icfras,auctugesiettics,ituc 62s) infentosondus feogrès,ithéâtot,mcoie rvatoL&;, musé;,iunioncestés,hsalecd>2UlCOtubexposee 62, esWac/sl=ourNdus fele vals.> Stdeass="spip">NousAepatfi2 h;stacnéns 1960, existaiffc qs>2emcinémadàtlbsp;: le 2.Ul,htandisaqmime;huiaaj 2rdnalre lhuit apturenstul/ntnts17;Hitsurvécu - no/l aptaasiéismec-ai Stdeass="spip">NousCôN21nalre lone/vir62nasDflnacapitalô,;desiètés insmenttèrôs secsoce enUcipitées vnce c/slesWac/s,nrtairées pstoleséaidelit alli e vus offnctus pstoleséONG (ema, soi2 dmédic.ux, kitslalsm>ntaires)selt arspnalre lesW au dc recev au gracieunômnnt &ndlogômentaou h;nsostiu hnts17;Hu/lsystème h; locaa"62 rp auvosossce.mCanate,#s20iu/easollinefdUlncc d&densppsrla &#tu Nord, snts17;Hesltl217;antinfarnaa"62 demcedtenutepi&dqs daA lacencudsta Dareac/sudnalre lun; chimèie,atanea8usif nriai62 dhe uie cnnf n ds à ceéleeodcs bidonvtlecd. Tla selpase riennleaffc condeosia8usiesWac/sl=f eics detpanvillôe/vir62sosoce dev/sueo8usiext(2nioneodcs bidonvtlecd,aen iofc iestést eoccupés pstolesémarchésiictormeés,<&nnsostôN21nalre lon Stdeass="spip">NousEntretempl, dateoeenvacuum dempnarcl co,auction (dAdusiics,ituc 62sodeocUlCOtubÉt2UlCOtubê desinclann,;san217;antincostôNoùs&dArs="srr idanéohsa2sé21e Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslbsp;: le 2.Ul, avril7cc12 ue coue c> Stdeh3ass="spip">CouLE DESARMEMENT D217;antHAITItrh3>s ass="spip">NousNotrdurmscfong class="spip">CouLaë2n;c Hurbontrong>

Cou CouEl Nuev Diatri> trong>CouOscarsAriastrong>pta Rica. Cnts17;HesltCouPterac-Asnré"Tnévads DausstsDesro s rstrong>

Stdeass="spip">NousNOTE DU TRADUCTEUR. Lnannauslle denlpacréics,a iaa"62 dcsc217;antarméethaïtn(2n; fue eee grad8ens20c"isel=ourNcnacnmplEauté intfrnae 62.pta Rica, fong class="spip">CouOscarsAriastrong> Stdeass="spip">NousSes ssges cncompadé&dArtf mmandaa"62n reflètefc claireaffc c217;antexpnesei62osincèrrcduéson<âdeosptino-amaitcainea21i sDo /itn olntCouPnUlnt ds Msriellytrong>

poyslsptino-amaitcainstuu couce h/sudurntèrôstdécr2nins. N;encos
CouFABRICANTES DE MISERIAtri>, éfialt arsfong class="spip">CouPlinio Apulcyo Mnecoza, Carlos Albnsto Meota ersetd Alvaro VargaptLIosatrong>2UlCOtubÉtcron"ssamasLots. Récupér rs a dig"anéonae 62.2UlCOtubapmistadet iociptl,hrelevetocnsitandard he uie dus femplEautéd>pouvresépoysa2n;s,ocrénr dosaemploisn=ourNfeirôldcsWar<îtgôNlpaishèrô,sdéusloppmr cUlCOtubag 2cullurr, réorsectefr lpaPol côlNae 62.CouFod8et un hetpanMétaphysiqmdédeséMqa339;uustri>. ue c Réfléchissez,sPnUlnt ds Msrielly. Qm&#leagrad8fArchitclar dcsc217;antUnionce Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">NousA r UlCOtuban=onUltdu pneje. duuenaussieaffc hnalre lHaïtnndecdot r àsnnausau ldueoysadnalre lun; armée, j; smt iuissidrupmé tuuaenUlnt ds fong class="spip">CouMichuléMsriellytrong>

<=stohasard qm&#cesa 19isteoysapartagece dUlCOtubrtrafssfeojonceugesEDH)veg> iséofc,aoutiiséofc eu, dosaarméesrquissla.est&dAu/licvele pmemece iocipt réduis dateoeendomain; deac217;antéduc e 62 ei lpassceé. Lesi95imilli62 dhe dollars duaeneje. de répta Rica<&se ee =ntalt ays. S;2=clim ta 19pical c217;antexposemnux uragp">naeurrls.mCa=necpta Rica. Haïtnmoccupe lpacent-quarante-cin dièdeoplace,sc217;antesWérancrcduévi; deac217;antentla.ahaïtn(2sesltde 17,4 p">ptarict 2p ue coLa difféceuc texnstafc tltre lpa=opuiaa"62 dnts17;Hu/leoysaetscblle dime;huiu/lautre et rnaus dp"><1meoteoys. AoeeeaépoioeCouCnpta Ricatrong>

CouFondaa"62 Ariasl=ourNcnaPaixtrong>pta Rica<&t Panamaapartagece patfronttèrôoeaa=eshopacsf d&deuameode. Et c; nnts17;Heslt apt=stohasard t;/lqlusnqm217;antiss iec"Ulententales#deux é e=omnesacnsénlencpnospèrôs despUlCOtubisthme centie-amaitcain,onstce qmdél217;antaronnta21i énl dAdustlté àot;s arméesresltaffecaéamaintenani àsc217;antéduc e 62 deet;s entla.saetsà lpassceé deet;s c62citos ss. ue coue c En 1995, Haïtnmdécida h; démobilsefr sdsttorces arméesr&tom dAfi2 àoee chaDuvec étfrneludeéceupd>2UlCOtubÉt<à qea pnès. Deeuissscors,oj/;n; cepmDndecdemandmr nu1meode déusloppé deet t aptaband62nertHaïtn,odc remtdt"s7sa dtdteiext(rne,adeeps dtesn"s7 pamain,adeeps dr Dorte0iu/easoopéiaaicron"ssaiesionnenilstést&dApnalre lu/e dime;huieéleeoesltCouOscarsAriastrong> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslbsp;: le 2.Ul, févrtericc12 ue coue coLasnémnsei62odasDr. GarytCeoille nec"Ulenteoee grad8fchoc oourNl eoys. Ol s; demandmraietn"ssqm&#cb qmdél217;antartncle nec"oduis ict vtece r Dorte0péMsis, /ndy réfléchissani bn(2, oo gnts17;HaDurçoie qm217;antissy Stdeh3ass="spip">CouHAÏTIEDH)veg>Lalnae 62.s ass="spip">Nous arsfong class="spip">CouPatriUk Elietrong>CouDetpanNation.CouMoïseninte-Chaoln"trong>

Coudcsc217;antextri>-enaussieaffc fong class="spip">CouCnoilletrong>

lnalre lHaïtn(2sesltnae 62.Coucamu" beavttri> entiecduux qnuplcscdoce t;ectsUlCOtubictaiêtsesltde vnt r pnogressnv&affc lnophocoir dsiuux ec deeseisau c217;antoccaminicduédéusloppmr cncre olntt vanea8usifaderuxcduépnalre lEsWagne,adeepatFrancrc&dAdusiÉtCouTnussaint Louusstur;trong>Cou De"salltfstrong>

CouLalnae 62.d62neurs. Msiss21i esl- iéaaj 2rdnalre lhui1-t-il? Deeuisscentempltqmdéduruéson<éqneaus isstnts17;Hatplencun; goussl de feqsaclaDnUcieux transmis qsto&#;smèrraou u/leèrô,seux-mpidsoHaïtn(2sCouMakandaltrong>CouPéa"62trong>CouTnussainttrong>

CouDe"salltfstrong>lontaireaffc cncrev2el=ourNdus eoysaoù issdtnts17;Hénl ffc qs><"és.oue c Fast- iérr Duvertleaglortuux épisodrades Brigades#Intfrnae 62.lontairesadelnosLotux eoys, =ourNcnadéfne e h;nlpaRépf eiioeCouManoufhia2trong>CouLouissArag62trong>CouChe Guevor

CouClub BorCouEnitco Fermitrong>CouModib Diarratrong>CouHenry Kismingertrong>CouZbig"aew Brzezinskitrong>lonaisnes fong class="spip">CouMadeleineaAlbrighttrong>

CouMichaël o8intetrong>duémàios (2smoi2 dbema, slle eûc ét dcrucsf éeLgalômentac;nlpacnnraibutinicdUlCOtubé 1angerlCouCocs,ituai62tetdNation.vnceionsncnéoecaeltflaoçaine,osoce dev/suôs eenfe nsade sondercrcduséjarispcs, cocs,ituai62n.latCocs,ituai62tde 1987,Nsi poidti incne qmant àipnanae 62.déléguélt&dAvice-déléguél,oh;samasLots h;nlpaCouridcNCass e 62,tdus fempandants-en-chef des FAhnalre lH (dAduepatPNH, duaPnecslarsocdu citos s,oetseslt lstô.avasncne s20ipesamasLots h217;antASEC,ccnsémaires,t etCeoompaiÉlclaorpi Pncianeut,oetc. QsoicdUlCOtubé 62nasDfqm&#dp">oourNas au délibéréaffc 19m é lnophocoicitos ss. ue coue c Lblnae 62.Lalnae 62.côN21nalre lissfaie.oue c PourNmaapart,oj/;nnalre laurCouPatriUk Elie fue secnétaL&; dUlCOtubÉtCouinte-Bertrad8fAristidetrong>

. ue c PatriUk Elie &se ee sollaboratdur Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslbsp;: le 2.Ul, 23 janvtericc12 ue coue c> Stdeh3ass="spip">CouLtdt"s7ouusst nauaPnUlnt ds h;nlpaRépf eiioetrh3>s ass="spip">NousCaite ltdt"s7ouusst nposem rè dclaireaffc ceépnoblèdeadcsc217;antexnst dc/ndnalre lu/lÉtCouinte-Claut Duvaliertrong> StC_documece_1418 p">C_documeces p">C_documeces_côntfr' St
NousA n"opostde fedtenltdt"s7ouusst ,misst;encaaétéïidrupmé u/lautre documecea21i éiane tuïdLbatml1ncét arsfong class="spip">CouLeslie Pétetrong>

StC_documece_1419 p">C_documeces p">C_documeces_côntfr' St
Nou />s ass="spip">Nouslaias, janvtericc12 ue coue c> Stdeass="spip">NousEn fedtenpaitodra rè dp19picenru souvesau,lnosLotux sofc cuux 21i doivest hésiteu tltre lpav>lont,tdeerepnesn"s7(sW au,aetNcnacn2o,ataai62asp">CouGarrytCeoilletrong>

StC_documece_1403 p">C_documeces p">C_documeces_côntfr' St
NousOnlpourra>Lgalômentaliac as="sasafcsge cUlCOtubouvrsge CouHaïtn,oréicvôntfr lnalre lave irtri> cqs dviffc t l ostiu .ux<Ériai62 dhe panMCouinte-Datiel Rannhoretrong>CouMichaël o8intetrong>CouMichècnsPterac-Louis.trong>C_documece_1402 p">C_documeces p">C_documeces_côntfr' Stlôs eesnemannr qs dtrDsLnôntdstronays endoce sUlCOtub9pinion ou lelrôlm qm217;antiss j 2ennidp">2UlCOtuborsecte1c 62sohumanttairesa&dAd; déusloppmaffc).oue c Lbltcemblômentac;nterr sdu 12 janvteriqeat- iéêtre sUlCOtubévé"ome dcqs dva feirôlémergnr un; nnauslle é"orgis7sollclaive1-t-il?qCnts17;Heslteasioele 62iepmDdsiulles21i esl abornéeNdateocetoouvrsge c6llclaifoe/lqlusndest21ele 62s s20ipesaiesionnenilstésthumaltfsoisafctea c.tas,aophu, lelrôlm h;samédiascectsUlCOtubengagedent d&#cbrtannr actrsos.oue c Il souhaitetcoiraibumr àoeeeae"iselde cocsUi(2ce etoissasc217;antambitéCouS mmairetrong>CouMichaël o8intetrong>Couinte-Datiel Rannhoretrong>CouChapitgôNItrong>Chron2ioeudnalre lun; c.tas,aophulan=onUéroue couong class="spip">CouS.mCastortrong>CouE. Msthu"é.trong>CouN. Borrtdteiet L. Daleautrong>Coui. i. Wag"ertrong>u2Ndésas,au onUvisinec ue coue cofong class="spip">CouChapitgôNIItrong>Racontfr &tomontierdstrong>lôs médiascent21ele 62oue cofong class="spip">CouP. Robnsttrong>Comme domoirac0iautres,fCoui. M.EDH)veSaint Fcncrtrong>CouV. Go"é.trong>CouA. Robnsttrong>CouChapitgôNIIItrong>Lpascè"e haïtn(2n; au eesnemann"du iéismeoue couong class="spip">CouM.EDH)veChaausttrong>Oùsen esltHaïtnru/lanCouL. Hurbontrong>

Coui. E.sSaint Paultrong>Coui. C. Fignolétrong>op ortunités,slimit1c 62soetnfeocraLute"oue couong class="spip">CouF. Grünewaldtrong>qsel bila2 deux p">CouP.sSalignontrong>sUlCOtubempirelhumanttairetent21ele 62oue cofe cofong class="spip">CouChapitgôNIVtrong>Élémeces =ourNune rcl co,auction/refondaa"62oue couong class="spip">CouE. Do"ésmeodtrong>souffrancrc&dAnt dsitéoue couong class="spip">CouP.sChansontrong>lô B62 dieucesl- iévrarmônt b62dstron?oue couong class="spip">CouM.EDH)veMsthisu,oR.8inteeJacqd&soeeaD. Daitv;istrong>

dusioutilptdurrcl co,auction ouril;s jeutfsoHaïtn(2soue couong class="spip">CouT.mCalvot, S.mRizktetdN.eHerlômeoc-Zorttchacktrong>

u2e beav;smantèrrcdurréicvôntfr lnalre lave irofe cofong class="spip">CouC.eHectortrong>rebadtgl l;s c.ctusdstron?oue couong class="spip">CouC.mRidorétrong>

CouChapitgôNVtrong>RéflexiontoourNaaj 2rdnalre lhuit&dAd;mannoue couong class="spip">CouP.sDesmangln"trong>

Réicvôntfr lelsystème h; ssceéoue couong class="spip">CouE. Kolo Favoneatrong>Coui. i. Moise ttrong>e"iorttésdosae"iorttép oo20ipeCouM.EDH)veRedo.trong>u2Naspect deCouG. Do"étrong>

Coui. i. Moise ttrong>e"iorttésdosae"iorttépoue cofong class="spip">CouD.sDesmangln"trong>

CouM.EDH)vePterac Louistrong> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">NousDécnsLoticc11 ue coue coqCnts17;Hesltvrar,et;us;avo2sae"is>u2Nsértuux rtdardïas="sp217;antacau.CouAs="spa sollaborat"62 detHarrytJoseph detHaïtn-Focustrong>CouDatiel Su Dlic;trong>Couinte-Bertrad8fAristidetrong>

CouRenétPnUvaltrong>CouAmarpi Duclonatrong>CouHenri Paul Mourraltrong>CouMari6 Asn"ésoltrong> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nous15 octoLoticc11 ue coue coCouLalPol t d&hGénérpie viffc tUlCOtubê desaDprnauée pstola ChasLotidusédépneéltrong>qsel poidtdle =nuplc condetçaitmà s;sl1pmDr dUlCOtubattesn"s7ce meme doenfi2 favonenec.oue coue c> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nous14 octoLoticc11 ue coue c> Stdeh3ass="spip">CouLalPol t d&hGénérpie duaPnepter MsctetiesaDprnauée auaSénattrh3>s ass="spip">NousCa jeudi 13 octoLoticc11,ccn noausaunPnepter Msctetie,clenCouDr. GarrytCeoilletrong>

Stdeass="spip">Nousqant elonoPr...jicee isafct2el=asic0iautvote, jeademandm aunPnepter aSecnétaL&; denr62nerteôcturradenlUlCOtubartncle 158 doepatcocs,ituai62dstronays en Stdeass="spip">NousCou[artncle 158]tri> qant elonoPrLeaPnepter Msctetieseniaccordïas="spn PnUlnt ds ch;isitipesamasLots hetsCouartncle 158tri>,ccn PnUlnt ds huaSénat aaeracédéiautvoteEDH)vegoue coqqant elonoPr...mtrci, j; rr Duvle qm;nlpamajorttésabsolm&#au nion.u huaSénat h;nlpaRépf eiioenesltde 16,nlpadés="r e 62 deePol t d&hGénérpie duaPnepter Msctetiesesltmsef autvote, cuux 21i soce our,alevozscpamain snts17;H iév;encqlaîc. Pnepter SecnétaL&;, faitesscencoirrôlm oo20imoi, idrci 16 oo201-t-il; cuux 21i soce coirac,alevozscpamain snts17;H iév;encqlaîc, 4 coirac1-t-il; cuux 21i sUlCOtubabstls pant,alevozscpamain snts17;H iév;encqlaîc, 5 absttptinispéLpadés="r e 62 deePol t d&hGénérpie duaPnepter Msctetiesfong class="spip">CouGarrytCeoilletrong>

C_out">http://www.haitilibre.fem/artncle-4017-haiti-nol t d&-c6m osia"62-du-cabin;e-mscteteriel-du-enaussieaffc-msrielly-ceoille.html> acoue coue c> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nous28 aoûticc11 ue coue c> Stdeh3ass="spip">CouAgrnculturrdstrong>Le poidtdsurNcnalécuranéoalrmôntaL&; jicqmime;hui(2sdécnsLoticc11trh3>s ass="spip">NousÀ côtésdosaehé"omène dnaeurrls>doce sts &ffetsdsurNcnalécuranéoalrmôntaL&; pouvesdAsô nUvélDr dram e d&sopouril;s qlusndéplEis, iéfaa até i mtptininers a ieu e 62 nol t d&hqs d#eafavonine os>entjiilletsà 50 enardcd>au débutu2e baisscidp">au dollar.mCa 21i entraînbra unr apDnUciaa"62 dcslcoûthoh;sae"aduissoimportés doce sts e"aduissoalrmôntaL&;s pouril;sqselssenvir62 dee50dstron%oh;sabesoi2 dduepatpopuiaa"62 sont importés. T;ecefois, oo obscgvôlu/e fong class="spip">Courugmôntaa"62 dusmeocafcNh/su 1ansfertsndenfe nsade lpadiaspora once lm eoystrong>entjiinicc10,slesmeocafcNeslt=asié àt88amilli62 dentjiinicc11, soietunr augmôntaa"62 de 9dstron%. ue coue coCouMine à j 2roh;sae"ajecai62 dhe lécuranéoalrmôntaL&; jicqmime;huiàsdécnsLoticc11trong>Cou CouNord217;08HOuesltri> trong>seamaintieutl&nnalr08HdepmCou CouNord217;08HEsltri> trong>longeadséaitsitpanqaitodradrajonce 62,t21i n"esn fin=générpieme doen jii2. Ànpartiu desjiillet,idp">maid>oeshoélevésnqm217;antsntjiilletscc10.éLpamajorttésdosacauvoteores,froce enaDnUcCou CouNordtri> trong>as="spesanUcol,fs du1maïsc&dAduasorgho 21i sUlCOtubéftolnineroce en desfinns&pt;sLotietooctoLot,ccnur ieu e 62 alrmôntaL&; devraréngnts17;Haméli6rbr. Illrsfroce enaPhas;A2 tltre octoLoti&dAdécnsLot.oue coue coCou CouSud217;08HEsltri> trong>Lgalômentasouffsstsdetpan éftorepne =nec

oourrl e dov au cncre ieu e 62 gnts17;Haméli6rbr tltre octoLoti&dAdécnsLot [(2slUlCOtubabscfcl detpnoblède dclimaaiioel]Nenttas=uridcslrUcol,fs du1haricoe ee dUlCOtubatrafssculturrsasemécd>entjiilletsetsaoût à Bellm217;08HAnse (toAnse217;08Hà217;08HPitgôs. Ca=nec Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslbsp;: le 2.Ul, 23 aoûticc11 ue coue coCouBulletinnspUcial # 15 du1mardi 23 aoûticc11 urong> Stdeh3ass="spip">CouAlncte" rougscpstorr Dort> aux sonriai62 dhe lyclone duaPla2 Nae 62.s ass="spip">NousLnts17;Hœ iéhe cUlCOtubouraga2 Irènedhe caeégortuA2 surNlnalre léftolpe1Saffir-Simpl62 gDore rnaustpour lUlCOtub2.ltafc ào=eshodnalre lun; côntaLnedhe kilomètoteonutnord doepatcôpctnord dnalre lHaïtn.qLesamanaces#=storr Dort>aux sonriai62 dhe tempêpcs sofc t;ej 2rlrdetmsef oo20i oucencudstcôpcs nord dnalre lHaïtn.q ue coue co En &ffet,8às1 h pm7ce mardi 23 aoûticc11, lUlCOtubœ iéhe cUlCOtubouraga2 Irènedaaétéïlocaliié àt20.7éhegré dduepa,itudctnord eto71.2éhegré dduep>as="sdosaexcédeuts huoenUcipit1c 62sos20ipesaterrai2 dmeocag"euxidcslrUgénir"nord etocnntie dnalre lHaïtnNaaj 2rdnalre lhui.qUne largsczonedhe cnUcipit1c 62 endéusloppanttuuos2d doepatRépf eiioeCouCeoong"ostrong>sûrlrmig"alés pstoleslauroiatéstlocalfeot df mités dé artemeceauxp ue co * Ceooolnt r lesatoieuots &n tôecaeltlatmsef àola terre dusi,ffcesadp"> Stdeass="spip">Nous· Se cnU armr àoévacumr simnéctsmaL&; (clain;s icondabl&s,aborde h;nmfr,oraviEe ,orivtèrôs, fl1nchoh;samoocag"es,oetc).oue c · Nedtravnceersûrlrà lUlCOtub2.tait uooh;sam Stdeass="spip">NousTalot BERTRAND, Ing-Agr. ue coChef dcsScgvicl detPla2ificaai62aec de Mobilsoaa"62 dcslRepm Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslbsp;: le 2.Ul, 3 aoûticc11 ue coue coC_documece_1305 p">C_documeces p">C_documeces_côntfr' St opanpoue c> Stdeh3ass="spip">CouIctormaai62 prepmDnqaCOt1;icc11-c09t-mCondun2ioé #2 Alncte"lycloniioes ass="spip">Nouslbsp;: le 2.Ul, mardi 2 aoûticc11- 06h00 qaCOt1;ioue coue coLeauong class="spip">CouSecnétaiaat encianeutlhcsgele 62idcslrisqm&s ec desodésas,austrong>CouCnntie nae 62.logietrong>

CouEmilytrong>clain;s icondabl&s,aborde h;nmfr,oraviEe ,orivtèrôs, fl1nchoh;samoocag"es,oetc.1-t-il;oue co Nedtravnceersûrrà lUlCOtub2.tait uooh;samlontairesade laaeracsla"62 céviss7soce enaétlogiecsodsinubtà suévreïat,entivuaffcosUlCOtubévolua"62 dussystème lycloniioe<=ourNentictormers a qopuiaa"62.oue coue coPourN=eshodnalre lictormaai62sf icbrn

C_out">www.meteo-haiti.enau.ht> acoue coua href="http://www.meteo-haiti.enau.ht/vigil1ncr.php"ass="spip">C_out">http://www.meteo-haiti.enau.ht/vigil1ncr.php> acoue coue c> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslbsp;: le 2.Ul, 18tjiilletscc11 ue coue coHier soir,Cou Lénord Fortuné qant elonoPrAzordstronays entrong>CouR

u2Nspectacle dateoeeécadre dusifele vités doelpafête"de Moce Carmel. ue coue co&#nt elonoPrJ217;antan lentamblar dateoenalre lâmo8eltlatmusiqm&#dp">encraLllesdstronays enCou Coukonpatrong>

(doce SS On; esaScorpio) ou he Coufolklocetri> (troup; Bak;el u), isafct2elfeirôlpartieCourCourcqd&soMaurice Forté"étrong>Coumusiqm&#vodoatrong>as="spui,nisseslt=asié circlaet un du Couhouctorttri> (templc#vodoa)aà lpascè"e.ioue coue coLeasuccèssceucoiraé pstopeCoumapoutrong>Coupe rntrong>Cou Couloas#vodoatri> trong> St iframoStCouHaïtn,ocœuoobadtanttri> dn CouCarl Lafeocafctrong>Nou />s ass="spip">Nouslbsp;: le 2.Ul, 2tjiilletscc11 ue coue c> Stdeh3ass="spip">CouPnepter feogièsAscn(2tsf d&dhe csych>logietrh3>s ass="spip">NousCouLnalre lAsiocipti62 Haïtn(2n; h;nPsych>logietrong>

logie soenccn Thème &#nt elonoPrCou La Ssceé Medsalô entHaïtnrapiès len12 janvterdstrong>Traumaaismes,NADpro tos ettTraiaet unstri>dstronays en. ue coue c Cedtennnauslle asiocipti62 he csych>logm&s haïtn(2s-ioci>logiioeApouisnPsych>iocipux entHaïtnoue co * ADpro tos Familaalrs,NC mplE.utairesa&dACollclaive dhe c"ésele2sfhargscdesatraumasoue co * RéféceutsnCulturrlsa&dAMécectemestdenRUlali(2ce entHaïtnoue co * Exprepm"62s,NVerbalsoaa"62sa&dAComplEicaa"62s fempueThérapits.oue coue c Ce feogièsAscn(2tsf d&dsnts17;Hesltfixé oo20iobjecaifstdenqant elonoPrrétn"rlogm&s,NPsychiptaus,iT1availpeophoSocipux,AMédeclts, Infirmtèrôs, Guaitssours,setc.) oo20ié tang;s ec discuseionsdstronays en1-t-il; denqant elonoPrceoo,ituerclaceforme h; discuseion ourNcnassceé mecealr entHaïtnrpstola mésele2sDlacr82UlCOtubu2cnésc.u he erafepm"62nolsoee dUlCOtub2.s,ituai62ssf icbrnésdstronays enatraumas.dstronays en ue coue c LeaBurrauaCaraïbet2ellnts17;Hfong class="spip">CouAgcfcl unioncestaire detpanFrancophonietrong>

logiioed>entHaïtnreclseroce,asp">logie esltentclarsidnalre lélaborat"62 àslpafacultédhe" scn(2cesahumaltfso2ellnts17;HUnioncestéidnalre lÉt StC_documece_1292 p">C_documeces p">C_documeces_côntfr' St
ua href="IMG/pdf/e"agrampu-livott.pdf" ,itle='PDF - 572.6 ko' type="apDlicaai62/pdfusNousHL/tHaïtnLibre / AUF> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">NousRediffsrio/senccirclatdctlbsp;: le 2.Ul ài10h du1maai2 h uot dnalre lHaïtnl(17h h uot demFrancr),as20iua href="http://www.grahn-meode.ors"ass="spip">C_out">www.grahn-meode.ors> acoue coue coC_documece_1284 p">C_documeces p">C_documeces_côntfr' StCouGroup; de réflexiont&dAdUlCOtubaction ouriun; Haïtnmnnauslletrong>

Cou21tjiinicc11trong>CouIntfrvenantsscors duul1ncrmece de GRAHN-Haïtntrong>CouSamsel Pteractrong>Couinte-VurnnteH(2rytrong>Couiacky Lumarquetrong>CouMyriamaGnapmDnLaceentrong>CouPterac Légertrong>CouLauceuc Gauthi rNPteractrong> Stdeass="spip">Nous
C_out">http://www.haiti-grahn.nnt> acoue coua href="http://www.facebook.fem/pages/GRAHN-Meode/125665430829222?v=wall"ass="spip">C_out">http://www.facebook.fem/pages/GRAHN-Meode/125665430829222EDH)ve?v=wall> acoue coue c> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslbsp;: le 2.Ul, 18tjiinscc11 ue coue c> Stdeh3ass="spip">CounCulturrdstrong>Lévreïenttolae cc11,ccnts17;HAUFop"UlenteraAs62 offre dusf ir/sueonumériqm&strh3>s ass="spip">NousLévreïenttolae cc11,ccnts17;Hfong class="spip">CouAUF> ong>

CouAgcfcl unioncestaire Francophonietrong>

CouLivoteoen Folaetrong>

CouQuinzaLnedhu>LévreïentHaïtntrong>C_documece_1283 p">C_documeces p">C_documeces_côntfr' StCou23tjiinicc11trong>CouSas ausoenoqartagetrong>CouSch>larVox AUF> ong>claceforme h; livoteonumériqm&s ett es cf eicaai62scde cnts17;HAUFdstrong>revur" scn(2tsf d&s,setc.oue coue coEnépnéludctà eagrad8févénrmece,i eaBurrauaCaraïbet2ellnts17;HAUFtp19pose aulof eica ouceeun; sértu dusf iféceuc s-débCouJ 2rnéscPor,fs Oausstes nu1CNFPtrong>

entlLgne.oue coue coLeauong class="spip">Cou22tjiintrong>

CouUnioncestéiQuisqm&yatrong>Cou CouRegardsac"oisélts20ipa Ceoo,itua"62 haïtn(2n;dstrong>hifr,oaaj 2rdnalre lhui &dAd;maintrong>

,cas="s empueicviténFritz Desh mmes, Me Moceferrifr Dorvptd(no/lcocf rmé), Me BbrnCou22tjiinoen apnès-miditrong>

CouPENDHAtrong>CouUniQtrong>

CouEopacttpolyvpt&sdA- INUQUAtrong>

Stdeass="spip">NousLeauong class="spip">Cou23tjiintrong>

Stdeass="spip">NousLeauong class="spip">Cou27tjiintrong>

CouFacultédhe" Scn(2cesa- UEHtrong>

Cou CouUne îlm oo20ideuxdstrong Haïtnrecl a Répf eiioe

1-t-il; slle ôra rc mée pstouong class="spip">CouinteeMariueThéodastrong>Cou1erijiillettrong>

Cou CouL&#cbrcecadusiromauctncedstrong>regardsac"oiséltrong>

,cas="s empueicviténfong class="spip">CouGary Victortrong>CouÉvelynusTrouillottrong>CouKadtlyeMarstrong>

CouDarlLnedAlexistrong>

CouinteeMariueThéodastrong>C_out">http://www.haitilibre.fem/artncle-3156-haiti-culturr-livot-en-tolae-cc11-unu-edia"62-excepti62nolpe.html> acoue coue coHaïtnLibre ue c> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">NousHaïtn,a18 maiscc11 ue coue coCnts17;Hesllà lUlCOtubArcahain [àNune trôntaLnedhe kilomètoteonutNord doepatcapit1le] qm;nl; P"Ulnt ds CouMiftol Msriellytrong>

excraLpsdstrong ue coue coqant elonoPrPnuplc 2ellnts17;HArcahain, Pnuplc Haïtn(2,oue coLeadev au desmémoL&;, qs daaj 2rdnalre lhui f cduitamaeo=aslà lUlCOtubArcahain, eahaa lieucdu not"s7histoL&;, qsptau j 2rlrànpeltf apnèsamoniaccepm"62 àepatPnUlnt dcl detpanRépf eiioe, envea po20imoi, envea po20it;estcuux, qs daaj 2rdnalre lhui Dorte/p pn nom dUlCOtubHaïtne2, pèlerinagscedoréflexion. ue coPèlerinagscsûrrmece,icstovivbr"edAfrrî tos,ores,fncl&nco"s7atj 2rdnalre lhui Do20inous,t2escnecsurtla ,t2ellnts17;Huni62 dett;estsesttils. Cnts17;Hesllcadtenuni62 d&h#oencnv62 dperduec&dA d&h#oenc#oencp19pos62scde re rnausr. Arrêto">-#oencfn emblô Do20irebâtiu not"s7eoysadétruisi&dAdévasté, juro">< d&h#oenc#oencmtdtrocncfn emblô s;estcu1mêmeodraprau,tcu1mêmeodraprauacréé pston;ssafcêrafs,ïDo20ire rnausr not"s7snausraLnenéoetdjuro">< d&h#oencrebâtiuo">< dnalre lHaïtnlredevieud"aspatpncecadusiAdti ibr"edAsbra la finsté dett;estsesttils.oue coue c> Stdeass="spip">NousRapDuvo">-#oencdu nossafcêrafs,ïrejolgnons la finsté desih mmescdu not"s7Haïtn,arapDuvo">-#oen...arapDuvo">-#oen de 1803...arapDuvo">-#oen dussaclaqui f ule dateon;ssveiEe ,osnts17;Hénl dAqsel saclEDH)ve? Leasacladu nossafcêrafs,ïleasacladu not"s7Grad8 Père 21i sUlCOtubeslteevé TedAKalé oo20icircdstrong>"snts17;HesllasiczEDH)ve!" Leasacladu not"s7Grad8 Père 21i sUlCOtubeslteevé TedAKalé oo20iécrircdstrong>"Libnsté ouolatMort" [...] oo20i tant rdstrong>"Gceuadiertà lUlCOtubasslutEDH)ve!" Not"s7dng"ité nUlCOtubao=aslhe c"éx, Répf eiioe< taqm&#villc,idp">< taqm&#blargadr,ccn draprauaindngètf soisaplafcé, oo20iqm&#cn draprauablôucedorougscflottcisurNcnaRépf eiioede rempliton;sso eigaa"62s. Noencs mmescbn(2ïdécntéslà garaceiri eabn(2-êtgl de not"s7eeappe, àspui flarniriunuséducaai62aadéqspt&detdassarnu not"s7eropre lécurané. ue coue coCnts17;Heslloo20i tanger cadtenr62neiqm&#désormaisl#oencp1êcho">de monignausrnomece, ce qse nous apDuvo">tégée,tencouragérceltchériu. V;estêtelrlnalre lélisl detcs7eoysaes àscs7,itrr, respensabl&s,aentclndetçla. pstounr at,itudctcéviss, respectutuse detvosampîtgôs esa2esvous-mêmes1-t-il; etounr at,itudctcévi d&de2sremplissla. vosadev aus de citoye2 d la (2sexigeadsélerrespect detvosadroiss. V;est2eveztêtgl des exemplceopour lesa=eshojelEe Ne.ap217;antespeirddencs7eoys. Atcuux 21i rêvefct2ellnts17;HUnioncesté, maisnqm&#cn système a laissés doecôté, jesvous romtdsies#vo/p ctanger,aentclndetçla. pstovous,tentclndetçla. pstovousnceud"s7patjiceice qse vos scnées he sc>larité méri,fnc.oue coJe m217;antfngagsc[...] sp">-#oen aurosocdeln;t"s7bicoloce ouriun; Haïtnmrevigorée,iun; Haïtnmfièrr, un; Haïtnmnnblc.oue coVivest nossafcêrafs,ïVive7Haïtn,aVive7le qeappe haïtn(2oTedAKalé.oue coue coAaj 2rdnalre lhui, ào 1avnce lesldiscoophoh;sarespensabl&s,anotamaffc ceémaire detpanvillc,il; dépneé,Netomêmeoào 1avnce leldiscoophohu rclarsocdellnts17;HUnioncesté, j217;antan réiliié qmdéles besoinsAdellnts17;HArcahaino ofc des ,hède dsur lesqselssj217;antan fbisacampagnep Leso 19ist dnalre lissAofc m(2ts cnés sofcdstrong>lnalre léducaai62,Ncnassceé e.ap217;antUcolenerafepm"62nolpe1[...] J217;antfnnerafiteNpo20ivoustcirca dnalre latj 2rdnalre lhui,Nsnts17;Hesllu2 j 2rooo20i ompceud"s, qm&#cnts17;Heslldp">as="snous,tcstojestf sui dpas unaindnvidu.vaa ne =asl#oencmtdtrecfnibap.qLn draprauarepcUlente 14omilli62 dhnalre lHaïtn(2s, 10omilli62 d di vivest ict, 4omilli62 dhp">-#oen po20imenertHaïtnroùl#oencv;el "> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">NousHaïtn,a9 maiscc11 ue coue c> Stdeh3ass="spip">CouLnarUvini62 detpanCeoo,itua"62dstrong>Unoqas histoia d&dhp">s ass="spip">Nousqant elonoPrLn MsctetèrradeséHaïtn(2sies, u2 Haïtn(2sqs daAunr autie nae 62.CouEdwinnPar Stdehrss="spip">Nou />s h3ass="spip">CounCeoo,itua"62dstrong>La doublô nae 62.s ass="spip">NousLesamilli62 dhnalre lHaïtn(2sodetpanDiasperaihaïtn(2n; pourrocsa2ésormaislbénéfictsrddenpatdoublô nae 62.84 s ax qouo,é2 coira& ec 4 abs,fnc"62s,Nl scartncle d12.1, 12.2, 13, 14 ec 15 (Artncle 15. "La doublô nae 62.CouEdwinnPar Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">NousHaïtn,a26Nasris cc11 ue coue c> Stdeh3ass="spip">CouÉducaai62dstrong>Msrielly,>lnalre léducaai62ogratuitec&dAlpadiasperatrh3>s ass="spip">NousEntvinit 7à Miamialusdi,nl; P"Ulnt ds élu1dnalre lHaïtn,aCouMiftol Msriellytrong>CouBan d& I.taiamértcain; df DéveloDpomecetrong>

CouCIRHtrong>Rel co,auction duosclarso detlnalre lfn eLgnemece (SE)dstronays en, àAflarniri250omilli62 ddoedollars s20i5 anso(.utace res,f à rnausr), ce erajec de fonds< ourNlUlCOtubéducaai62,Nfin1ncé pstolatdcasperai ourrarénrepcUlenteu unéfin1ncraffcocomDlémeceaire no/lnégligeablô Dermtdtafc tUlCOtubnnttiert=eshorapidomece l;s e"amasmes éeôcteral;s du P"Ulnt ds élu. Cess&ra dAsa">laL&;, corsqmdéles eoysadonsae2rlrse seroce retirésaetn dnalre lHaïtnlhevraAassamers ;ulôoc ddépfn es.oue coue coEnAsas au qlusns20ipeéerajec &#nt elonoPrRel co,auction duosclarso detlnalre lfn eLgnemecedstronays en1-t-ilg ue coAgcfcl dnalre lfxécua"62dstrong>Ban d& I.teiamértcain; df DéveloDpomeceoue coPsttenaire#fin1ncterdstrong>Ban d& I.teiamértcain; df DéveloDpomeceoue coCoûtitotaldstrong>$474.0Moue coMeocafc duofin1ncraffcdstrong>225 M$oue c Dpsl detdébucdstrong>OctoLoticc10oue c Duréedstrong>5 ansoue c fong class="spip">CouDescription duoerajectrong>1)orenforçla. lnts17;H nfrao,aucturrcsc>laL&;dstron; 2)Aflarnissla. desatrnapmDsséducaaivbr"edAenaélaboraa. desae"agrampus1-t-il; 3)sf iraibuafp7à lattormaai62 desae"afepme2rl1-t-il; 4) nntfoonfiafctlpaformaai62 techni d&detderafepm"62nolpe1-t-il; 5)ofin1nç

laL&;te.a ournlUlCOtubéducaai62odeCouCondettaires générpuxtrong> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslarin,nl; 14Nasris cc11 ue coue c Nous rofitonsodetpanpcUlencr8àslarin,nicviténpstolUlCOtubuong class="spip">CouEHESStrong>CouR62.CouR62.

path>logie ourNlnagele 62idcslcsych>trauma,Netois esltassarémentaien ibilsoé àodioncesproblède d di vontnfeoo,ituer lesaenjeuxidcaca qost-éeôcti62.oue coLnalre la2. St stam> stam> stam> stam> asLedc> objeca>ue a/c>a href="http://www.dailymoti62.fem/video/xi7zej_r62.CouAmnesty I.teinae 62.

C_documece_1208 p">C_documeces p">C_documeces_côntfr' St
ua href="IMG/pdf/femmes_violencl_ext_frr_web_1_.pdf" ,itle='PDF - 1.5 Mo' type="apDlicaai62/pdfusNou />s ass="spip">Nouslbsp;: le 2.Ul, c;s5Nasris cc11 ue coue c> Stdeass="spip">NousHaïtndstrong>Lei tant utouong class="spip">CouMiftol Msriellytrong>

CouMirlad8enMrc gattrong>CouRené PrUvaltrong>

CouiudctCéeôstlt> ong>

h uotsaasafctlnalre la2noncraoffictsllô dcoc dnésultats,ileosclréeaire dnalre lÉtCouAramick Louistrong> empueà lUlCOtubissmdédu prepter ,oso.oue coue coLn CEPmavbisaannoncé paésemaLnedhernièreiqm&#lanl coultati62 dut20 marsdavbisaén,decepché;tdetfraudeso&dA d&h=esrinophocôntaLnes he eracès-verbaux envoyés pstodifféceutsn nnties he vote rvl e/p én,dannulés.oue coLusdi,ndesoUcoleso ofc restées ferméteonutCap-Haïtn(2sellaux Cayes,Nl sc=eshograd8esnvillcsddu eoysaapiès latcapit1leilbsp;: le 2.Ul, oce indiquéAdesonadios locales. Aux Cayes,Nvillc où des sffrontemeces oottnculiè"st un oiolents rvl e/p euolieuc(2ïdécasLot,ndeso eindés doelpaCouMinupteh> ong>

CouRené PrUvaltrong>j 2rlrasafctleascrutin,ipstoleore 2roentHaïtnrdellnts17;Hrncten e"Ulnt ds CouinteeBertrad8fA"éstnt trong>

Couinte-Claude Duvaliertrong> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nous23 marsdcc11,clbsp;: le 2.Uloue coue c> Stdeh3ass="spip">CouL;s e"eptèrc dnéactionsadehosandids ass="spip">Nousuong class="spip">CouHaïtnrLibretrong>Cousansocondettairetrong>CouNosl deterepmDnMirlad8enMrc gattrong>CouMirlad8enH.nMrc gattrong>CouPsarice Dup cttrong> Stdeass="spip">Nous&#nt elonoPrIl esltàa2éplocerncsneec

burraux he vote dctlbsp;: le 2.Ul acors qm&#cn désomptendcslvopcsdnUlCOtubavbisamêmeopas &nco"s7f ndetcétdateoeatquasi-totalité desicnnties. Cedtenmanœuvreigrossièrr82u camp Cou CouRep62 dPeyizantrong>

tvine àounedauro eraclamaai62 pragrampée. Cepanestnfeotrbi"s7àoca loiséeôcteral; es às a dép crsaiele2sgénérps.tburraux he vote dctlatcapit1le.aPar énhi d&detdear respecttpo20ile qeappe &dAlpadép crsaie, Mirlad8enMrc gat nedsUlCOtubauroeraclamsra jamaisigagnant .oue coue coAp"ès as au "st rcié oottnculiè"st un ce ibr"edAcuux 21i ocsa2 cné le2ros ax aua#68,ois esltécritidp">< edtennosl deterepmDnqant elonoPrLns e"eptersoeracès-verbaux 21i ootvn(2n;ntaauoburrauadetfampagneaannoncrnlllanvictoL&;cdu patcandid Sts ass="spip">Nousuong class="spip">CouNosl deterepmDnMiftol Msriellytrong>CouMiftol Msriellytrong>CouAntonio Solatrong> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nous09 marsdcc11,c edtennéaction detnot"s7amiafong class="spip">CouGuy Pierretrong>

Stdeh3ass="spip">CouQUE VEULENT LES ACTEURS POLITIQUESEDH)ve?trh3>s ass="spip">Nous1. Dsquiso=esrinophoj 2rlrla erepmDnrr Dortetqmdéqmdlioed-unsadehoalarsosCou PrUvaltrong>

< tacunédcoc dalarsosj 2rlrdu scrutin dut20 marsdu2 tel débatmness&ra dA as#fauctueux carois ss7pimitcra dAsa">lesnduvaliérsstôs v;ulôce as="spn re 2rohu dictat utouong class="spip">Couinte-Claude Duvaliertrong>assamersle2rorespensabiregard doeenalre lHistoL&;. Ilncdoivest ant r lpataa"62 àsmtdtrecfnimarche unépracepmus visafp7à neutialteeu es àss; débarrasicr àaceurtotermecdehosabotins qant elonoPrPrUval-Ininédstronays en.aIlncpeuvefctloefaire ;ulômentAenaévit

La c"éselnae 62. d&d diconqutiqm&#lantaa"62 accéléieraAsaimarche vnce lUlCOtubabîme as="spn chant ut-sandidCouGuy Pierretrong> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">Nouslbsp;: le 2.Ul, marsdcc11oue coue c> Stdeh3ass="spip">CouLANCEMENT DE Lnalre l AMÉNAGEMENT Dnts17;HUN CADRE DE LIBRES EXPRESSIONS PROPRES AUX FILLES ET AUX ADOLESCENTES Àllnts17;HOCCASION DU CENTENAIRE DU 8 MARStrh3>s ass="spip">Nousuong class="spip">CouEspas ps mwentrong>

hempu-femme.oue coue c> Stdeass="spip">NousEspas ps mwenooo20i=rUvesirNlnacoctormaai62 desatil es/adolcscnepcs pux>idé>logiesndéfav renecd>àsle2roimpeicaai62acoccrè,f esafueuottdateoeattransformaai62 detpansocién,.oue coue c> Stdeass="spip">NousEspas ps mwenooo20i=ermtdtrô auxitil es/adolcscnepcs heooottncipmu libremece &coqleineaffc hp">La socién,dhp">CouHôtel Olofsconcrrnésdpstoleu0imodl dnalre lfxcesrion dp"> Stdehrss="spip">Nou />s h3ass="spip">CouÉeôctionsa&dAdroissthoeenalre lHemputrh3>s ass="spip">Nousuong class="spip">CouMiftol Forsttrong>soiece envoyés pouriuni=eshograd8érespect desdhroissthoeeat=erso2ne,tlatréforme h; lanjiceice,serviccs heobasedstronays en, atdctnM.dstronForst.oue coLnalre lExpnst indéneec

de satvinit 7etddenies#r&nconties as="spesaaurorstés du eoysaetnl;s nepcUlent< eedomaLne,anotamaffc Dour lesa rimes l sc=eshograves du eo"sédssctetreiqmUlCOtubaof cnu le eoysdstronays en, a-e-isarapDuvé. ue coqant elonoPrCsneecvoiesnjidnciaires,oisay alég1lômentadesaeas su Dlémeceaires àAfrrnchir en1maaièot de7mémoL&;, dnalre léducaai62,t2e p"éselde f cscn(2ce. Dnts17;Hatrafsseoysa(2sAmériqm&nLaainctedAenaAfriqm&nofc utilsoé d;s voiesnnovsarices pouriexorciser lesa rimes du eo"sé.tHaïtnrgagnerant àaints17;H np">rerédcoc dexpait fccsdstronays en.oue coAp"ès as au vinitéo=esrinophoprisCouP"Ulnt ds doelpaCeso detC="saa"62trong>soinslnedsoce as#qmdédcslbesoinsAhumaninaL&;s. Cc# ofc des droisstexigibibr"edAjess6uhaiteraisnqm&#cnts17;Hon sUlCOtubengags maintenannihp">es ulturrls,oafin=hUlCOtubentrer pragrepmiveaffc hp">< edtennoausale dynamiqm&ndeoc217;antaccèssàCouMiftol Forsttrong>CouHL/tHaïtnLibre> ong> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">NousInformaai62l nntfrnae 62.CouMaría AngepanHolguí2trong>CouMimni62 des Nae 62s Uniesopour la7Stabi

CouEdmeod Mulettrong>assameralla "achai2;aprUlnt dcl dutConseis henSécuranéos20ipaésituiti62 entHaïtnp> Stdeass="spip">NousLpaCelembie>a envie1gé,oas="spn Conseis henSécurané,aca qossibiqant elonoPrPo20ile gnausrnomece celembien,ois esltimportafpide f ctinuer dp">àeenalre lONUc.utclarsiduimois hUlCOtubasris.qLn c mmun2ioéaprUcise qm&#cf débatmseraAanimé =ar l;nP"Ulnt ds celembienols -même, fong class="spip">CouJuannMrcusldSafpostrong> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">NousHaïtn,ale 16 févrifr cc11 ue coue c Haïtnt->Rel co,auctiondstrong>Msc gat edAMsrielly r&ncontienlllanCIRHoue coue c> Stdeass="spip">NousLeaP"epter Msctetreiuong class="spip">Couinte-Max Bellmniv trong>

CouClintontrong>CouCondimni62 I.taitmaire ourNlnaRel co,auction dnalre lHaïtntrong>

concrrnafctlnalre lamélioraai62 detpanvieAdu7eeappe1haïtn(2,ïsondAqossibl<dp">ln planificaai62 straaégi d&, enalre l6rsecte1cion etoc217;antéteblissementadeo=sttenariaeso ofc enagrad8;apottnea2éjàcréiliiésrgrâcr8.ut ravail d&#canCIRHdstronays enCouMdedstronMrc gattrong>

CouM.dstronMsriellytrong>

Sts ass="spip">Nousuong class="spip">CouMirlad8enMrc gattrong>qant elonoPrJnts17;Heslimeanécepmaire ee indisprnsablô DournlUlCOtubave irddetnot"s7poysa21e soiséassaré&#lanl ctinuité nntieoc217;antengagsmece pcistpstou2Ngnausrnomece haïtn(2o.utnom dealUlCOtubÉtat,fnc&l, je crois#qmnalre lisdy atDlacr8pouriuniatrafiengagsmece 21i noencrevtefc à noen,éHaïtn(2sp Lnalre lave irddetnot"s7poysaesllnôtredstronays en, a-t-sale déclaré tla enarel cnCouMiftol Msriellytrong>

qant elonoPrOnaa attaquéAlesproblèdetau eolttode vul humaninaL&;. Je crois#qmdélatCIRH doisaj 2nu unlrôle importafpidp"> d&la"62ssà lnalre lfnhroisadesaeattncipaces.>qant elonoPrPo20quoianeopas pensnu à lUlCOtubit dstficaai62 desocitoye2 dhaïtn(2s dès latnqant elonoPrtèdAkaledstronays en, lUlCOtubignorancrtesllletv;larso qmitengesnrô laacauvrené.>qant elonoPrJnts17;Hai vu#cfrtaines e"amasmes 2p">icvités#o doabordéAtroisos2jesscimportafps ourNlnarel co,auctiondstrong>leorenforcuaffcolto,itua"62nel, enalre léducaai62oet8de renforcuaffcodehosapacités.oue coue coCouFelipeoGnnzáleztrong>

CouLi62dl Jop">ntrong>

CouClub denMadridtrong>

qant elonoPrpeérenforcuaffcolto,itua"62nel va c"eud"s7un; 2mportafcctnoausale as="sdcsléeôctionsadép crsaiioed>marquafctlnalre larrivée dnalre lun=nnausauae"Ulnt ds es Parlomece.oue coue coLn thèmeidellnts17;Héducaai62oalég1lômentaén,dabordé, rapDuvantaqse deouisnpuiséismecde janvtericc10, 90%sdcslénudiafps haïtn(2s ofc re,osonésa(2ssallô dcoclapmDnesaqmdélatCIRH avbisaflcilité desie"ajesscaxésos20ipaérel co,auction des nnfrao,aucturrsséducaaivbr"edAla foarnieuottdearepas et de enalre lsauaeotablô Dournlcslénudiafps.oue coue coCouMsftaëllô intetrong>CouUNESCO> ong>

qant elonoPrIl esltimpérsaifadetmtdtrecfniœuvreil;nPacceoNae 62.CouP.J.aPadtersCouCARICOMtrong>

CouP"agrampu

qant elonoPrDp">CouHL/tHaïtnLibre /nCIRHtrong>

Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">NousHaïtn,ale 2 févrifr cc11 ue coue c Isdy atvraiaffcobsauclap àodireos20ipaéerUlencr8malfaisafpcNhu dictat utoDuvalieroà Haïtn. NoencavonsareçutdesdtémoLgnages,adehoe"euves du7systèmeicorromputqmnréteitocaisn(2,ïdesonéactionsadetn;ssadim. EnAv6iciéqmdlioed-unes.oue coue c> Stdeh3ass="spip">CouHaiti-Duvalierdstrong>Ne nous mobis ass="spip">Nousveud"sdi 28 janvtericc11 ue coPstouong class="spip">CouGuy Pierretrong>CouAlterPrepmDtri>tle 27 janvtericc10)oue co1.>La situiti62 nae 62.né,ale 16 janvterihernier,dduCouinte-Claude Duvaliertrong>La taa"62 ne qeattfnco"s7 rnausr unimoye2 DournlUlCOtubabordsr#sértuusemece &coqu irdtoenccuux 21i pilvnce es cpisses d&#lnts17;HÉtLa taa"62 réclamenjiceice.>DcfnosLotuies#s ax nntfrnae 62.CouRogsr#Lafofpacetrong>

macouce>CouBfrnard Diearichtrong>CouGraham Greentrong>CouMsriellytrong>

M.dstronDuvalieroenteudA rnausr,rsuvo" l;tprepter disclarsi21nalre lis asprononcé,iuni=ouiainrpour nUhabiCouiudctCéeôstlt> ong>CouL.v ong>

CouAréstnt trong>

La taa"62 se rnaus brusioemece à=nnausau, snts17;Hesl-à-direocempueent1990,iflcô auédanger hu ret 2roau eo2v6itodelcuux nts171;spesaMme.aCouMsx Adolph trong>

CouLuc Désiotrong>

qant elonoPrpeépeudstronays en< dnalre lsllômavbisaaccumuvéidur

j 2rlras="spn CEPcetocaiprUlnt ds sortafp,<(n onenge Stdehrss="spip">Nou />s h3ass="spip">CouJnts17;HACCUSEtrh3>s ass="spip">Nousuong class="spip">CouOdbdtenRoy FosLountrong>CouDuvaliertrong>CouMarcol FosLountrong>Dcs masLotsnde maofamilleooce ayé doele2ros"en edtenlutpcdstrong>m62 bsau-frè&;, des nevrux, des coeni2l, =esrinophosimpeemece qant elonoPr2csWarusdstronays en217;30; Je ne quiso2 cc êtreihuvaliérsstô. MAISEDH)ve!aPestôtaqse dqalre lqalre laccablôtointe-Claude Duvalier- ce qs dnUlCOtubenlèus it foàllnts17;Hhorrnur des crimes cendim soencs /lgnausrnomeceEDH)ve-, je choisasduaCap.t1992oserant déclaré Acnéeidellnts17;HIndn(2ïav="sexposia"62sfnicc04éHaïtnrtape kanp;. Je #etvoyaisApas ocempufctenacc04,éHaïtnrness&ra dA as#pn Centrechistoia d&>es ulturrl henpanCaraïbe. Imagtnez maoWrofondecdéceptiondstrongoue coue />--e caifarnaval, des macouce>-prachesséteicncl ;uls àaeilvnu es cpisses pestôtaqlDines d&#lnts17;HÉt-malgré cuidradetduN12 janvter,oregrnapemece. EdAt;estsesdisece nae 62., acors qmnalre lilncsocsaprep d&dt;estégoïsce>, égoc cersstôs.qMalgré t;est es apDuvs#prepsacescdu=Konb t sdedstron:A=aslhe konb tes nae 62., eopuissce>, g>CouMarioeFrancrtClaudetrong>Couradio Kiskeyatrong>

=orter plaintc coira& cuux 21i lmirofc succédé, à évo d&rtles rimes qmnalre lilncoce cemmis coira& cuux 21i ne qouveicnclfuirdstrong>lnts17;Hutilsoation detpnts17;Hodtuuxi Pèrô LeLoun,iles#dôstauctions etdeilvagesésauvagesdstron;tsanstnanen&rtles bastonnad&l, empris217;30;. Eale a mfnc"62né7évidasmece les multip es asslsesnatsndofc culuisdeasonrpèrô, culuisdeauong class="spip">Couinte Domlt d&trong>asslsesnat physl d&d qmitenlèus ;epcéqossibiCouLiCouTélé nae 62.

d&dcnts17;Hon fbisaatj 2rdnalre lhuità raversot;est es medi.s. ue coSifois#av

asslsesnat physl d&ddu eoysaetnculuisdeam62 rêvcdstron; fnco"s7moinsAcbdtenqnceistafteidivini62aautnionauaDol t d&. Cccntentdénisadesamecacus expriméem pston;ssGrad8s V6iesnr"edAqmi mpei d&fctlaipnste de not"s7fi&uté légesnaL&;, det ;epcidigninéNe.acsllô, pragrepmive, de not"s7snausraincné. Cepan2eém217;antnntaiess; peshodeijuger inte-Claude Duvalier.aJessuisomalad& àicauieanu"tla d&#cfaqmdéj217;antai vécuNe.avis &nco"s hp">, hp">àsle2rodécharg&dstron?oue co Esl-cl eoysaexsangu&dstron?oue coue coEN CONCLUSIONdstrongoue coSnts17;HIL FAUT PARLER JUSTICE,iIL FAUT Lnalre lAPPLIQUER A TOUS CEUX QUI ONT VIOLE LES DROITS DE Lnalre lHOMME,iPENDANT ET APRES DUVALIER. CEPENDANT, MALGRE CETTEiPENIBLE SENSATION Dnts17;HETRE SOUS PRESSION DE FORCES OCCULTES, JE CONTINUE LE COMBAT EN FAVEUR DE Lnalre lUNION NATIONALE,iME FORCANT AiPENSER QU217;antUNE GRANDE KONBITEiNATIONALEiPEUT ENCORE SE TENIR POUR QUE MON REVE SE REALISEdstrongoHAITI CENTRE HISTORIQUE ET CULTUREL DE LAnCARAIBE.oue coue c> Stdehrss="spip">Nou />s ass="spip">NousHaïtn,ale 25 janvtericc11 ue coue coOe vieceod&#recevoitocr8messlg&ddu eoys.aPastvraiaffcomLgné, unussorteodô pamphledAqmi nésumeipaésituiti62 oourNbsauclap dô Haïtn(2sp CUlCOtubesltsa">CouPREVAL Cnts17;HEST FINIdstron!> ong> Stdeass="spip">NousQmnalre lisddécnt iouc=as dnts17;Hannuvnu es éeôctionsadu 28 NovasLoticc10, sommô laarumeur lnalre lnndiqm&#cf soir,nPrUval esltfoucudstron!oue coue c> Sts ass="spip">Nousuimg src="local/cache-vLgnett s/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' heLght='11' alt="-" style='heLght:11px;width:8px;'ass="sp'' />lonoPrNoencs mmescbn(2ïen rainide vtvieou2eéDériodmofinide règne no/l ;ulômentAhu régimecDol t d&dde René7PrUval maisldnalre lun tyledde gnausrnomece oopuisste improductif, hypnshypocrit&, qmitremofpcNàeinte-Bsrtrad8fAréstnt . Lesosignpux>se multip ieceEDH)ve:oue coue coue />-rerédcoluisetoenafbisanUlCOtubao=aslbesoin detcl fardsau. oue coue coFrrnafd=zdseraApnalre lun dehoer2.Uipauxilead&rsiduimondetentdéveloDpomeceoà êt"s7icvité auafbmeux>forumide Davosicc11o21i set ieceo edtensemaLnedentSuipmDnesaapnèsaisdseéresndentId8;apour mLgnersdehoalc6rdsacompurcipux>d217;antnmportafcctpour mon eoys. Qmdl ra Dort8as="sunémédiocreocempuePrUval qs darriv sdp"> domlt cainsndofc un vétaian dnalre lCouEl Nac 62.<.tri>oue coue c> Sts ass="spip">Nousuimg src="local/cache-vLgnett s/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' heLght='11' alt="-" style='heLght:11px;width:8px;'ass="sp'' />lonoPrLe Départemece dnalre lÉtàAsas au qm&#l;nrégimecde René7PrUval estnunéeo2v6itmn62ocrédibl&,ou2e hofpcN ourNlnaracctnoite ,N ourNlnaCaraïbe, et unesmecacui ourNlnarégi62nàl=esrinophonionaux. EnAeffed,ïAl Qmaeda aocempufcé à s217;antnnstalvnu sil fctuusemece icntentHaïtntec appuie subpilemece maislsértuusemece cnts17;Hopti62 dutmaintn(2o.uteo2v6itodelRené7PrUval as="siudctCéeôstlt, qsoi dnalre lisdsemblôrbisaqm&#cl derniertvoudr Stdeass="spip">NousPrUval, snts17;HesllfnntEDH)ve!aLeobal estnvraiaffcoterminédstron!oue coue c> Sts hrss="spip">Nou />s ass="spip">NousHaïtn,ale 19 janvtericc11 ue coue c> Stdeh3ass="spip">CouDÉCLARATION DE LAnCOMMISSION INTÉRIMAIRE POUR LAnRECONSTRUCTION Dnts17;HHAÏTI (CIRH)tSUR LE RÉCENT RAPPORT Dnts17;HOXFAM INTERNATIONALtrh3>s ass="spip">NousNoencavonsaén,dpittéralemece renversés pstolenrécace ra Dort8dnalre luong class="spip">CouOXFAMtrong>

<éhoou7surcdu faasses perc pa"onsaéchafaadées àhla hâtô. oue coue coOXFAM accumD leognausrnomece haïtn(2ohUlCOtub ndécini62 et de neopas av6itodelprioiatés. Toucefois, hp">relèusmentaeltdnalre lune nel co,auction 6rdocnées du=poysdstron;spe 31 marsdcc10, isdsoumtdtbisacc#planddéteillé à lUlCOtuben emblô dfs eoys bailvncrsode fod8s esadesl6rsecte1cions nntfrnae 62.< 11omilliardsad&#d llarsi21i seroce affectés àhla réiliiae 62 detcl eland.utclarsidesocinq "achai2;hoacnées.nLesnnntaiesséscpeuvefctlL&;detdtélécharg&rtcl elandà lUlCOtubadiess;EDH)ve:oue coua href="http://www.cirh.ht/nit s/ihrc/fr/prajects/Pages/defaalt.aspx"ass="spip">C_ouc">http://www.cirh.ht/nit s/ihrc/fr/prajects/Pages/defaalt.aspxCouCIRHtrong>at,ributionsaf cfiées àhla CIRH,naitsiaqm&#lenrôle qm&#cbdtendernièrô estaapDuv,e àijouer dp">CouPlan dnalre lacsion dua31 marstrong>

mofpacetdÊ,4 milli62smofpacetdÈ milli62smois. Ce e"ajes,ou2e fois#réiliié,Aflarnira un fmploinàl=eDin temps àa 60 000 Haïtn(2spoue coue c> Stdeass="spip">NousOnA rnausraou2e isste cempeèteide pnojesscàtlUlCOtubadiess;EDH)ve: ua href="http://www.cirh.ht/nit s/ihrc/fr/prajects/Pages/defaalt.aspx"ass="spip">C_ouc">http://www.cirh.ht/nit s/ihrc/fr/prajects/Pages/defaalt.aspx Stdeass="spip">NousLeognausrnomece haïtn(2oeto aACIRH réfutece dc manièreicaaégoia d&>lescdéclarationsacu eiéem pstoOXFAM edArestece ceivanncs> Sts hrss="spip">Nou />s ass="spip">Nous Haïtn,tjanvtericc11 ue coue coLeo12 janvter,oCouLoeN6ausalsstetri>teto aACouDirclai62 Nae 62.

StC_documece_1107 p">C_documeces p">C_documeces_c fteu' St
ua href="IMG/pdf/Haiti_-_12_janvter_-_Hemplg&_aux_victimes.pdf" title='PDF - 883.1 ko' type="a Dlicaai62/pdfusuimg src='local/cache-vLgnett s/L32xH33/pdf-330a1.png' width='32' heLght='33' alt='PDF - 883.1 ko' style='heLght:33px;width:32px;'ass="sp'tformaa_png' /> s hrss="spip">Nou />s ass="spip">NousHaïtn,ale 12tjanvtericc11 ue coue coue coHaïtnr- 12tjanvtericc10EDH)ve: P"agrampuregtetreihUlCOtubins ripti62 desopersprache cors du7séismecestaapDuv, à ônefaire lacdéclaration dp">regtetreiesltdôarUloudreAlesproblèdetd;soalaescde décès.>qant elonoPrUn moreodoce cnts17;Hacceode décèsanUlCOtubao=aslén,drédigé esltl coidéréojurid d&m ce vivacedstronays en, il eslt2 cc nndiseensablô qm&#lnts17;HÉtCouHaïtnLibretrong>

attnclô, pourNe2 i.forme0ipeéeluhogrand nosLot.oue coue coCou8:00 amtrong>Dcs ala vstés due ;laôso vaudou7set iecdroce au bureaucdnalre lethnologtu.oue coue coCou10:00 amtrong>Cou11:00 amtrong>au=Fort8Nae 62al.aPeshincrsoaurresie"ajesscdevrarefc êtreiannoncésN.utclarside#panj 2r2éc (pos& detpanpreptèreipierretd& lUlCOtubhôtel denvillô dcoPort-au-Pri.Ue,tpogomecescsocipux>àlPort-au-Pri.Ue, etc.)oue coue coCou2:00 pmtrong> orsecteerofc unr8cérém62teoreligtuuseAàaca pémoL&;Cou3:30 pmtrong>événemecei21i sUlCOtubachèusraoverso6:00 pm.oue coue coCou4:00 pmtrong>Cou4:53 pmtrong>CouUnr8minuteidelsil fcetrong>

Cou6:00 pmtrong>oue coue c Às raversoleimonde, di.sWoraAhaïtn(2n;s iecdrathe nosLotuies#ala vstés touc .utl cladetfedtenj 2r2écNdu7snaus ir.oue coue coCouHL/tHaïtnLibretrong> Sts hrss="spip">Nou />s ass="spip">NousPour marioerïav="sexala tuhe ca datô edAlnts17;Hhuureodut remblômentadeoterre,aca qopuiaai62ohaïtn(2n;, les médiasdsurNtla leoterritoL&; nae 62.oue coLeso4 milli62soue coLe tituiaireodutMAHVE nndiqm&# dnalre lsn peshodeila minuteidelrecues inmece à#exalarmece 4h 53 leo12 janvter,oca di.sWoraAsomptenég1lômentaorsecteer un fn emblô dnts17;Hatrresiala vstés, enaclnformité as="spesaala vstés réiliiées enNHaitn. ue coue c Aurresiala vstés cempémoraaivcsue coue coue coLesoala vstés nelaa"vesAàaca pémoL&;Isdy auraou2e oermaneucl au7msctetèreidetpanCulturr eeAdetpanl mmunicaai62 lundi prachai2>fntrei10thuures edo3thuures p.mp Touc j 2r2.oue coLe mardi 11tjanvterAàa9thuures dutmatlt, isdy auraou2e cérém62teodnalre lhemplg&ts20ipeésit&ddetSaint Chrést>phemn62oloin detTinanye2 où lanmajoiaté desoperspheAontaén,dinhumées.nDp">NousCouRobes 62 Geffrardtrong> Stdehrss="spip">Nou />s h3ass="spip">CouLnalre loiagi2.s ass="spip">NousPanis, pn 1er janvtericc11 ue coue coLeodirclaôso dutMatlt, CouDalytVcompceuafc un documeceAexc pa"onnsl. V6icié 62 messlg&EDH)ve:oue coue co En pièce j nntf, un SpécialAhu CouMatlttri>. Huic (8)acagesad&#d cumeces histoia d&s sur lnalre lIndéneeclescd cumeces nUlCOtubéteiffco as#atrhecetquel.aMsisol#oencavionsachoisaétdoeefaire af cfioue coue c NoenccavionsareçuN.utCouMatlttri>7e2oavrisdcc10eca vtsit&ddunDirclaôso Générps dutMuséeidu Panthé62 Nae 62.< 21i éteitov/su lt rcher desaexfmplairesnde cb>numéro Spécial.aCarl#oencétionsales sculs etolôs prepterscàareedreicescd cumeces inédissthcsWonibl&l entHaïtntapnèsales av6itoobtesus sur re21êt&dodirclaôaffcodes Arch ves Nae 62al&lodeeca Grad8e-Bretagne. ue coue coLeoDirclaôso dutMuséeidu Panthé62 Nae 62.< a mis sur piedou2e cendimni62 dnts17;Hexpsrts haïtn(2s qmi 8eveiffco ravailvnu sur lnalre latrhecetcaté desod cumeces reedusacu eics pstoCouLoeMatlttri>. S20isacdemande, n;estluisavonsaflarni desaexfmplairesnoourNfhacun dehomasLotsnde cad tenl mmimni62.aPnèsadnalre lune dizai2e. S2seensEDH)ve!a Au terme deho ravaux>d217;antatrhecetficaai62, pn Dirclaôso dutMupanahl#oencatremurciésN.utCouMatlttri>7hUlCOtubas6itoreeduthcsWonibl& entHaïtntcnalre lAcceodnts17;HIndéneecCouDalytrong>CouLoeMatlttri>oue coue c> StC_documece_1092os">C_documeces p">C_documeces_c fteu' St
ua href="IMG/pdf/Le_Matlt-Oragi2.<_Acce_Id8;neec s hrss="spip">Nou />s ass="spip">NousPanis, 26cdécesLoticc10 ue coue coOe aareçuNfedteni.formation.nOe v;estla 862ne tsllô qusllô. Ccis&ra dAbt fo i cUlCOtubéteitovérifié, ee alc6mpei.aMsiso dnalre lsn pensece lehoer2.Uipauxi andidhroiso.utchapitie eux>aumnidstron?oue coue c> Stdeh3ass="spip">CouACCORD ENTREdeass="spip">NousLE SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DE Lnalre lORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS,ue coLE GOUVERNEMENT DE LAnRÉPUBLIQUE Dnts17;HHAÏTI ET ue coLE CONSEIL ÉLECTORAL PROVISOIRE ue cSUR LAnMISSION Dnts17;HEXPERTS DE DE LAnMISSION Dnts17;HOBSERVATION ÉLECTORALE CONJOINTE DE Lnalre lORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS ET DE LAnCOMMUNAUTÉ DES CARAÏBES> Sts ass="spip">NousLE SECRÉTARIAT générps doecnalre lOrsecte1cionodesaÉt Stdeass="spip">NousCONSIDÉRANTEDH)ve:> Stdeass="spip">NousQmdéle74 aoûs cc10, le7SG/OEAtedAln Gnausrnomece deeca Répf eiioeadnalre lHaïtntofcomLgné un Acc6rd>concrrnafctlnalre lobserv1cionodesaéeôctionsadu 28 novasLotiaitsiaqm&#dnts17;Hu2>duuxième t 2roqmi qourrarénentdécoui=r,ale casaéchéafp,<(n Haïtn,t(nalr20;Acc6rd>P&Inalr21;), ec d&>le 9 novasLoticc10, le7SG/OEAtedAln CEPcoce ceiv/su dnts17;Hu2>Acc6rd>as="spn CEPcconcrrnafctcfs mêmesaéeôctionsa(nalr20;Acc6rd>dnalre lobserv1cionnalr21;)dstron; ue coue c Qun eourNacc6mpeirtlearsifoncai62stauxitermestd&#cfs Acc6rds, le7SG/OEAtedAla CARICOMcoce créé la Mimni62 dnts17;HObserv1cionoÉeôctoraln Clnj nntf doecnalre lOrsecte1cionodesaÉtdenl opérati62 mLgné eira& le7SG/OEAtedAla C mmunaneé desaCaraïbesale 22 octoLoticc10dstron; ue coue c Qmdéle713cdécesLoticc10, le7PrUlnt ds deeca Répf eiioeadnalre lHaïtn,ap217;antHonorablô René7PrUval,nacdemandé à lUlCOtubOEAtdUlCOtubenvoyetou2rtmimni62 dnts17;Hexpsrts dofc les objectifsasontaéneblis ci-d&ssousa(lnaqalr20;Mimni62dalr21;). Ln SecrénaL&; générps doecnalre lOrsecte1cionodesaÉtNousDÉCIDENTEDH)ve: ue coue c 1. > Qun cnalre lAcc6rd>P&I edAlnts17;HAcc6rd>dnalre lobserv1cionddoivece ;esAnuuxo8emeurerAne vigmd20isuvo" l;slsondia"62sP&I edAdoecnalre lAcc6rd>dnalre lobserv1cion. ue coue c 3. > Lehoobjectifsade la Mimni62 sofc les suivanssEDH)ve:oue coue c a. > Révin=r,adp">lescnésultaps d&#csllô-cidstron; ue c b. > Flarnirïau CEP, edAreedreicu eicoimmédiaaôaffcocorsqmUlCOtubil7esltterminé,iunira Dort8sur lesa d<ionsaréviiées enNvsrtutdu eoragra t r3 a ci-d&ssus,iy>compcis, sa">lescrel mmand Accroître#lanl cfi Pour atteiedreisehoobjectifs, la Mimni62 doisofaire ceé21i suieEDH)ve:oue coue c a. > Examlter les feuillôsaf ctesafc les résultaps ouopnocès-vsrbauxi(nalr20;PVnalr21;) d&s bureaux#dedscrutin ee toudAatrre documeceAéeôctoralmqmdélatMimni62 jugera psrtltefcdstron;o ue cob. > Réiliierndesaeira&vues8.s="sdes lhefsade oottnscpol t d&l,adest andid Pnnedrei ;epcimesureiqmnalre lellô juge nécepmaire ourNfaire en21êt&.oue coue co5. > Ln CEPcgarantiraAàaca Mimni62 u2aaccès illimité à ;epciperscompcis maislsans sUlCOtuby#pimin rEDH)ve:oue coue c a. > T;est es PV 6ragi2.ux, y>compcis cuux 21i aurofc én,drejetés pour les résultaps "UpiminaLres, la Unr8atasypeastatlst d&adeot;est es résultaps our nt dstfier desaanomalies 2p">compcis desoéchantillonssspécifa d&s à des finsnstatlst d&scdemandées Toece> Une névini62asompan Ln CEPcfera toec ceé21i esltenasonéeo2v6itm ourNobtesitodelt;est es qottnscpol t d<edodelt;est es andidCouSIGNÉtrong> Stdeass="spip">NousSG/OEAt/ GOUVERNEMENT DE LAnRÉPUBLIQUE Dnts17;HHAÏTIoue c Sts hrss="spip">Nou />s ass="spip">NousPanis, décesLoticc10 ue coue cofong class="spip">CouLaë/nec Hurbontrong>

attnclôiqmnalre lil7n;estsemblô nmportafs doefaire c 2naître#cstoil7f rresWondtass=zdexalarmece à ceé21i #oencatmoaivéscdp">denl nsacrerA=esrinophohe nosoala onsaànHaïtn.oue coOe 2e oeutiqmnalre laiafr Haïtn,toe 2e oeutiqmnalre ladmirer les Haïtn(2s,toe 2e oeutiqme neopas ompceudre (à7moinsAqmnalre lof "Ufèreisnalre lobstiferiàas217;antnnterrog r,nmalgré lôs désillshions) pourqsoiU2e oet tentaa"62,tmsiso62 le l co,ate,8untenjeu maje2roo 2roqmel d<poysn2e canl mmunaneé nntfrnae 62.Dcoqmel#cstalaèrô, cuttenjeudstron?nIl7e2oeslt dntosece leéqmilifi=r,adnalre lune faç62oouadnalre lune atrre. CompundAsUlCOtubét62ner Stdeh3ass="spip">CouRicstdo Se tenfus, unusvérité 21i ne qla dA as#à lUlCOtubOEAs ass="spip">Nous23/12/cc10e08:27:37oue coue c 24nhuures .pnèsalancu eicae 62édoeses cr t d<enversolUlCOtubONU edAlnts17;Hant iIntfrnae 62.CouLoeTempstri>dstronays en edArelayé7surcdu nosLotux#sit&ddontaHaïtnLibre,ecnalre lOrsecte1cionodesaÉtCouRicstdo Se tenfustrong>le diplomatetvasdev6itmsUlCOtubexpl2ionu sur ses qnises d&#posia"62sCouRicstdo Se tenfustrong>

CouGérard Latortuetrong><2>mois,tmsisoaté i sur lnalre lavesitodellanlarrièreidetRicstdo Se tenfus...oue c ue coEnisas au peshosur CouRicstdo Se tenfustrong>Diplôme nn8sctuncus eol t d<(U2ionceiné de Genève 1973), diplôme nn8é onopte et déveloDpomece ( U2ionceiné de Genève 1973), diplôme nn8histoirô modlrnesee ceiremporaLned(U2ionceiné de Genève 1978), doctoratoàllnts17;HInsa tue des Haece> Stdeass="spip">Nous
Nou />s h3ass="spip">CouEira&tn(2 as="sEve2 dEmmanmdl s20ipeécholéras ass="spip">Nous(novasLoticc10)oue coLeoP"afepmDuroEve2 dEmmanmdl esltlô doye2 deeca faculnéndes8sctuncus,Adu géniô edAlnts17;Harch tôctuotcdedcnalre lU2ionceiné de Quis d&ya>àlPort-au-Pri.Ue. Il dcrnge ceolaboratoL&;oue coue c> Steve2 emmanmdl&nvoyé pstoDomlt d& Flarnier CouEHESStrong>

CouLaë/nec Hurbontrong>CouÉeôctionss ass="spip">NousAu7moaffcooùtil eslt d<ionthoeremtdtrecca datô desaéeôctionsaà cause d&#csrtains fant>CouLaë/nec Hurbontrong>

CouDalytV

CouLoeMatlttri> de Port-au-Pri.Ue.oue coue c fong class="spip">CouLoeMatlt Hebdotrong>

CouVacuumdstron!trong>rece humblômentaà n;estgnausrnor, etocuux 21i, foncièremece incapabl&l, rêvece inc>-abnis, dutcholéra esadesl6uraga"> ool t d<pesaelesAfneésoe2 ontagrassementatiré prafic hp">leur b62ne ou>leur mauvaiseémlteAàaoffrirïauxAéeôctearsià titru de pnogrampus.>U2 loasinsAc6mpeicus,Aalcnt dssllômentarivauxdstron?nLetcoysannts17;Hesll as#vraiaffcomobiliiéanu" cesagrad8s enjeux etoclivagesao,aucturaux. Cnts17;Hesllcompu ool t d<éneblies nnts17;Hen fin dA as#detdéf ctesafcnu &t dnts17;HesLoous in" cesaéeôctears. Cnts17;Hesllun exurcice vraiaffcofastidieux 21e#dedvoui au les sinueroàllnts17;Héch=lle miltuuahaïtn(2oness&ie"êt&dni matérirllômentani ulturr inmece à#lnts17;Hémerg dcradetgrad8s qottnscportnophohe pnojesscmobiliiatears. Dnts17;Haatafpiqm&#les mi-lieux dnalre latgece etad&#po2v6itmentHaïtntpeasocsa ;ej 2rlrhistoia d&mentaar1angés pstocooup"ons nntfrposésnoourNf cfis d&rtleiDo2v6itm stopaérose,aca viol fce, les fraudesaéeôctoralcsteto aAl rruption.nLeofltancuaffcodes cpmpagnesublantetoourNfertains. nLnalre labs dcradetcadiennormatifAceiraaLgnafcos&ie"êt&dévidemmece aux#ex ravagaccos &t dépensesaéeôctoralcstinc><éeôctoralcstaux#rr eces d& poknu co21in.oue coue c Pourtafp,<(n dépit d&#cst héritage a Daremmece indécrotnebl&,ïil va falloir,nà n;eveau,ovatertlei28 novasLotiprachai2. Peut-êtreiqmnalre lun vraitleadnu capabl&tesa ;erné versoleilhangemece vraitfin ra parssortirNdo>ll va falloirovater.aMslgré ;ep.aMslgré cn CEPcdécrié.aMspm"vomece. eSbfncpnurNni cempeexf. Pour lnalre latrretHaïtn. oue c ofong class="spip">CouDalytVCouLoeMatlttrong>

Sts hrss="spip">Nou />s ass="spip">Nousuiass="spip">CouLaivérité esltoourNn;estla 8émocratle orsecteé&dtenasocién,dfivilctedAen gnausrnomece pol t d&p Touc loeneste esltfiction,rsophisme,8mes 62ge, tyrafni;.aLaofictionanUlCOtubaoqmnalre lune a Darefce, lersophismeanUlCOtubaoqmnalre lune face, lermes 62geanUlCOtubaoqmnalre lunotemps,aca tyrafni;anUlCOtubaoqmnalre lune arme,8qmnalre lof cs dbniseotôt ou>tard dp"> fong class="spip">CouLamartltetrong> Stdehrss="spip">Nou />s hrss="spip">Nou />s ass="spip">NousPanis, aoûs cc10 oue coue conalr32;nalr32;Noencven62sCouGuy Pierretrong>

CouEl Paístri>tetomér t&dévidemmece ;epcinot"s7attufcioe. onalr32;Cou uiass="spip">CouHaitíEDH)ve: unonosLot, unattación y un dehtlto a cambiartri> frong>denFrancia,d d&>le psro el nosLotdd&#Saint Domltgd&,<(lcmimmod d&>fue cambiado el primnr6dd&#ener6dd܌Aporael#de Haitíat"as unasAcau dsas gd&r"as d& se aadicalizaronadurantet aAl yunturadd܊-1803, enaclntratdoecastng>pas d& Napoleó2ohabíatenviado ao aAloloniaocon el objetivoadeoterminarocon el podlradeoT;essaint Loausrturô yenestabl&cnu &l mLstematdoeesss=v tuh. Per6dca luchaoue c ue conalr32;nalr32;Vnu coctesido eno
CouLa page "Actmiliné pour l>s ass="spip">Nousfong class="spip">CouLaë/nec Hurbontrong>

alcnt dscvelaôso dnts17;Hémoe 62 edAdetclmpamni62.oue coue c> StLaë/nec Hurbon -tjanvtericc10&nvoyé pstoDomlt d& Flarnier CouLaë/nec Hurbontrong>

lnts17;Haccffcomis sur pattécepminé de l co, tuti62 dnts17;Hu2e bibliothè d&>u2ionceinaL&; idssllôccusllôs,Cou4tmarstrong>CouLeslt cManigattrong>

CouBrève Es dipmDnhistoia d& dedcnalre lévoluai62odesainsa tuei62s u2ionceinaL&; mentHaïtns ass="spip">Nousfe coue coCou[Nates prépsté&s qo20ilnts17;Hi.formationcrapide dehomasLotsndu7Comité nntfrnae 62.< dedsoutn(2o&t dnts17;Happui àllnts17;HU2ionceiné dnalre lHaïtntpsctetrée .pnèsalnalre lhorrib oo ue coue c> Stdeass="spip">NousDesainsa tuei62s u2ionceinaL&; mhaïtn(2n;mtàérel co,auite, modlrnes voL&;Cou Leslt cF.cManigattrong>U2Cou(balaccomof qower)tri> qmi va ="surerAu2e oértode de paixdenaEunope oourNfin dacer8ats,iunidemi-siècle. ue coue c Lesainsa tuei62s u2ionceinaL&; mhaïtn(2n;mtoce pris naLpsaccom2p">CouRoiphetrong>

CouWilbsrforcutrong>

CouClarksontrong>

phemasbisadehonelaa"ons épést>lairesnsuivnes .s="sWilbsrforcu etanu"tla .s="sClarkson,o aAl rresWondacce as="scf dernierAa fanttlnalre lobjea8dnalre lu2 fort volumeacu eiéoàeStaff6rd>U2ionceiny, Cilifornie) et de enalre latrretas="spanRupm"eodu tsar CouAlexaudre Ier

fntrei1816oeto1820). oue coCnts17;Hesllen 1816o d&aChrést>phemcempufcomentgrand u2e ool t d& dnts17;Héducaa"62anae 62.CouBismarck

CouKulturkampftri>. Chrést>phema été, enaeffed, 2p">CouDiderottrong>

CouCatherinô de Rupm"etrong>

Couoseph IItrong>CouRoi

CouSa">-Soucitrong>les8sctuncus dedcnalre léducaa"62, les8sctuncus biologt d&s d te> acors qant elonoPrnaeurr insdstronays enAàaca têt& desqusllô>phtunneodp">phtunnelténeiece intégré&s au sompua8dnalre lu2 es eLgneaffcoauxitrois 2ionaux,iprimairô,asclondaL&; ecosupértuur, pstoune ChasLotdroyalu dnts17;Hinsaauctionapf eiioe,tas="ssonichanceli=r,ases dLgntnaL&; metases inspôctearsideho rois branchcs. Luong class="spip">Counalre lAlmanachdroyaltrong>

CouChasLotdRoyalu dnts17;HInsaauctionaPf eiioetrong>CouDedcanTastetrong>

CouDedDupuytrong>

CouDedVasteytrong>CouImprimnritdroyalu doeSbf>-Soucitrong>U2ionceinairesndUlCOtubHaïtntf mpu-Souci,os;estla forme8dnalre lu2 ltvie bilicld&a(français-anglais) nn8usage dp">phtunnel. Enfin, il esltà n;tnr qm&#enalre lassistafcrttechn d&aeto aAl opérati62 ét1angères (exceshiv&m ce britann d&) d&veiffcoplact0ilnts17;HHaïtnrde Chrést>phemdp">CouFrédér c II

le palaissde Postdam bisaété lotdomainô royal-Soucilcompuphtuncdu mêmeo2omAl mpuphe,tqant elonoPr d&acnts17;Héteitoeluhoqm&#nu"pceuafc ec dnalre lil7éteitovraiaffcounchanté desv6itmunonoirmsurgiïau milieu deho énèLotsnde cnalre lignorafce, fod8erAu2 em">re noausau8sur lesapiliersadnalre lune éducaa"62ainspiréem stodehoer2.Uipesachrétn(2sdstronays en edA dnalre lil7qant elonoPrespéieitov6itmfesnoausa Étdu eoys.noue c Unr8osLotdau>tabl&auEDH)ve: =lCouBoyettrong>phone, duCouU2ionceiné de Sbfco Domltgotrong>duuxième moaffcoforeodetcnalre lévoluai62odesainsa tuei62s u2ionceinaL&; mentHaïtn, .pnèsaletceup dnts17;Héss=ttfondaaeur de Chrést>phe,ta été la clnj nctuotcdedcnalre lavènomece deeuong class="spip">CouSalomontrong>

CouWindmorNB=lCouEcoletN6rmalu Supértuuresde Panistrong>CouDantès B=lCouGus iaumecManigattrong>

CouAlexaudre Pee 62trong>CouFrançois Saint Sur2.cManigattrong>CouPaul Déléage

CouLouis-Joseph Janvtertrong>

CouAnténor Firmintrong>

CouAudaLntrong>

As="sdestsllôsaidées fusafs doepart;ec,spnalre lepmorNeslldocnéooourNfeat& sclond& flambéom2esainsa tuei62s u2ionceinaL&; mprnqnomece diees.nfong class="spip">CouFrédér c Dorettrong>CouDr Léo2 AudaLntrong>Rfntré au eoys oourNy fod8erAcnalre lCouÉcole de MédecindsdUlCOtubHaïtntrong>

NousLnalre lfong class="spip">CouÉcole de Droistrong>

CouBoyet Bazelaistrong>CouSténio Vincffctrong> t1adia"62nsllôs.>qant elonoPrPar t;estsescpores, la socién,dhaïtn(2n;osupDurrdstronays en.aLe Droisoau se0vicu du socipldstron! EniDaroles dnalre lab6rd,ïlaissacc oourNplusitard au usrbe de soefaire chairnalr30;tas="ssuccès 6uanoe. oue coue c Ce moaffcoforeoesllpandlrnière étape asbfctlatfnUiai62ode cnalre lCouU2ionceiné dnalre lÉt

CouNoausauxicembaps our lnts17;HHistoirô Vivacer8dUlCOtubHaïtntri>dstronays en. Cetteoc cj nctuotcded1940-1960ta jeté lôs fod8emecescprépstatoL&; mà#lnts17;Hédtficaai62odu noausau8système éducaa"ft21i allanttaccues iau les noausadipmDaffcodes ltdtreso&t des8attslné au Quadtrocffco ina iec à artir de Fcorefce, 21i a c c diplt;ece cnalre lIna ie parsses qa339;uvresainspiréesldcienalre lAnt daté medtafcocnalre lhommec.uacentreiheo ;eptenaunohumecteme u2ionceiliiafc, edA di mUlCOtubesltréWandu enaEunope .uaXVIème siècle.nOe aivuïu2e clmparaLp62 fettilô qo20ilnts17;HéWan>dipmDaffcoictfllôccuslcst>attnst d&ahaïtn(2oded1940-1960tst>apnèsa(parsexfmpluCouFaculnéndnalre lEthnologtutrong>CouJean-BapcsscenRomaintrong>CouJac d&scRoumaLntrong>

CouP1addl Pempilustrong>CouDewict Peeerstrong>CouENAERTStrong>

CouÉcoletNae 62.<ÉtuhesiIntfrnae 62.

CouLeslt cF.cManigattrong><ÉtuhesiIntfrnae 62.CouINAGHEItrong>CouHubrrdaDerocceraytrong>U2CouJean Pric cMarstrong>CouAitsiaparvatlnts17;HOncletri>dstronays en, breftleifcear62 detlnalre li.tfllôccuiliné haïtn(2n; de réputation mondial&. ue coue c Voicntvesitomaintesafc, oourNune oncesni62 s20ipeéqant elonoPr d&afairedstronays enthaïtn(2o(2omatlère des besoinsAde renoausaCouComité Intfrnae 62.< dedsoutn(2o&t dnts17;Happui àllatrong>

Counoausa

doece eluhoqm&#dnalre latrre>, intéressé àase renhretfempttcdedcnalre lqa339;uvre àoentrepceudre oourNf ctribuer moralcmece ee matérirllômentaà#mtdtrecsur pied>denfoncai62neaffcou2e u2ionceiné haïtn(2n; dLgneédoece nom. oue coue c 1).>qalre1; La preptèrei d<iont&sllsuu pattaaur&aeto aAfoncai62naliné de lnalre lU2ionceiné dnalre lHaïtn. Ne doit-eale as#praficlradeofedtentrsscenépreauslpour sô posnu pat d<iont i =l omtdtrecu2e virgulô qo20iiaaisfaire aux#exam&fs moye2-âgeux des faculnéstdnalre luneatrrentemps.rCouD; prafundistri>, dut réfod8scdeelacdétresse haïtn(2n; prUlente, lnalre limpératifddnalre lu2e atrhent d&au2ionceinéldciqmaliné eslt2nalre lêt"s7f cforme8aux#exig dcrsidnalre lêt"s7fapabl&tde l co,inuerounr8têt& oeneacer8au sompua8deo ;eptle système éducaa"ftdu eoys.nAonosovrsisoamissde n;esty aider. oue coue c 2).- La sclond& d<iont&sllpattécepminé dnalre lorsecteer ca relherfte,<écr tus sur papterijau2i qmnalre lil7exhibanttas="sune suffnsauclmsaaisfaite.n Maisscnts17;Héteitohterdstron!... Auj 2rdnalre lhui, ca relherfte enatafpiqm&#tuvle,l(2odehors hetpanbesactdp"afepmoralctindividur in,o&sllorsecteé&denaunocorps 2édiéïauxAinvesaigae 62s sctuntifa d&s. Lesacentrestellô écuri;.aLaocirculaa"62idehoé dipesfntreilos pays esllle7sLgneéuoausau8d& la suprUmat e des chosesldcienalre lespcicIl faattoiae2clradasbfcage ursdstron?nOe aivuïqm&#enalre lU2ionceinétaccues ie 50.000 étudiacc mà#lnts17;Hes eLgneaffcosupértuurcdofc la moitiéïfréqneceeAréguiièremece lnalre lU2ionceiné dnalre lE,ato(UEH).orsecteé&dena13 faculnéstedAÉcolesaSupértuures. LesabesoinsAde ctdpea t mondeosocsanelaa"v&m ce énormes.nEt ceop"ablède des b>urses parsexfmplu,annts17;Hesll as#rUlolucsuvo" pesnccicèresndUlCOtubappropciaai62aedAdetjusstcf, voL&;CouQuidtri> dnalre lu2e orise en charg& Dartiellu etanous c>CouU2ionceinymof rhe WesllIecieltrong>

-Plagesaeto nts17;H.utotdau>ranch de Jean-Claude, les8maqustt; mpourNlha d& FaculnénecoEcole Supértuuresétafpitechn d&mece prépsté&s pstoune firme8spécialssée. Jnalre len parvn enaclnnaLpsaccom2eacause,aayace euo(2omai">CouEcole des Haece>

As="slacdéceicrntraa"62, les8délocaliiaai62sletslacdécrntraliiaai62aenvisagéeh, of auratlnts17;Hoccasi62ode d62nerqalre1; Leop"ablède uoausau8d&s u2ionceinés qnivé&s.>Il y aipcoliférati62 dnalre lu2ionceinés qnivé&s qmi p;essffcocompuDulehoécolesaqant elonoPrborlettesdstronays entdu sclondaL&;,ïil y a c>CouU2ionceiné Not"s7Dame

CouU2ionceiné Quis d&yatrong>

Il esltà n;tnr qm&#eus meillôur&s u2ionceinés qnivé&sosocsaàlla oltte du cro/rès da">fnoEcolesosupértuuresadenformat u2ionceinaL&;<.dmil. ue coue c 6).>qalre1; Un; atrren d<iont&n débaptsa"> faire rnpadetvaguessesllcellôcdu choix fntreilo sas au fondameceal spécuiaaifoodaesthét d&mece préféceustsl classiioe (pnalre lagnUi eedstron?)aet ceosas au à des finsApcagmat d&l (pnalre lutiledstron?),spesnc>t&aeto es formationsoerat d&l duApcagmat eme anglo-sax62s, forme8s20vivacer8duelacvnes ie querellôcdehoAncn(2sCouMirlad8eéManigattrong>

lairesnet u2ionceinaL&;,lpandionceificaai62odu c>CouPort-au-Pri.Uetrong>CouLéogânetrong>CouPea t Goâvetrong>CouGrad8 Goâvetrong>

CouJacmeltrong>le peuple haïtn(2oneoméritaLdA as.nLeobeau motade solidariné esllle7mos doepasse en fas=urodnalre lHaïtn. ue coue c uong class="spip">CouLeslt cF.cManigattrong>

Cou23 févrtertrong>CouMarie-JosèphemTardtuutrong>

CouRel co,auiteAHaïtnt- Hortzona2030EDH)ve:ïu2olollo d& histoia d&trong> auxAinstafcrs c><àtpnalre lÉcoletPolytechn d&a8eéMostréal.oqant elonoPrN;esteartage62s u2 rêveEDH)ve:ïceluiadetv au Haïtntf mpuCouRel co,auiteAHaïtntrong>

llo d& esllcemposé doEDH)ve:ïfong class="spip">CouJean-Marie Bourj>llytrong>CouMaximu Dehouxtrong>CouKerlad8eéMsbrltrong>CouYv62 M;escardytrong>CouSamur Pierietrong>CouPierie T;essainttrong>CouRel co,auiteAHaïtntrong>

EDH)ve:oCouÉr c CALAIStrong>CouPaul GÉRIN-LAJOIEtrong>phoneo&t dnts17;HHaïtndstron;oCouRenald LEGENDREtrong>phonie. Enl1996,tlnts17;HU2ionceiné detSherbrooke cs dad"npts u2 DoctoratoCouhonorss causatri> entéducaa"62,trel cnaissacc la valearndelsesttravauxdstron;oCouGonzalo LIZARRALDEtrong>phes naturr ins. Faisafco artie dnalre lun c"ogrampu de relherfte à locl terde,ssonitravailtportnospécifa d&m ce sur les lo.sé d&.Uesidehodécim"62s etratégt d&s dehod62nsursadnalre lo2vrages, sur lnalre lorsecteaai62aee paogest 62CouJacky LUMARQUEtrong>Il esltégalcmece rclaôso duCouBfrnard McNAMARAtrong>CouLauchlaniMUNROtrong>Il &slldevesuïvice-prUlnt ds enaoctoLotd2008. ChefAdetlacplanificaai62 etratégt d& àtlnts17;HUNICEF, dtd2000 à 2003,ïil a até i travaillé qo20ilnts17;HUNICEF hp">tels d&,tla Répf eiioeadémocrat d&adu7Congo, le Zimbabwfo&t nts17;HOugandadstron;oCouIsabslle THOMAS-MARETtrong>qant elonoPrEugènomGalloisdstronays enta én,dadtribué àasonio2vrageEDH)ve:ïMaretoI. (2004). Étalcmece urbainaetofriches indshtrisaurbainaetosacplanificaai62 eco articuiièremece lat d<iontde cnalre létalcmece, dtdmêmeo d&>s20ipaérelo.saauctionaapnèsacaaasaa>pheaeto aArUlnltuncunfommunatraLre. Ces dlrnièreslacnées, saurbainahurable.>EaCouComitésathépat d& aduolollo d&trong>

éceiopt d&aedAfnUiai62odnts17;Hemploisdstron;osocipldstron;ohurable (pnivilégtur, la Vill& d&#Mostréal, leslmédiasodu Québ=", aitsiaqme t;estin torsectemes edAinsa tuei62s qmi octC_;ec">rodr gue.baug@sympatico.caC_;ec">rocpnodz@yahoo.frC_;ec">apeltn(r@ca.nntfr.netCou12tfévrter cc10trong>CouGuy Pierietrong>

Stdeh3ass="spip">CouCOMITÉ INTERNATIONAL DE SOUTIEN A LA RÉALISATION Dnts17;HUN ENSEMBLE UNIVERSITAIRE POURoLnalre lUNIVERSITÉ Dnts17;HÉTAT Dnts17;HHAÏTIo(UEH)deass="spip">NousC coidérantoqmnalre lil7esllurgent dnts17;Happuyursoutesuïafltiqmnalre lil7pdipmD eurmonter c"ogrepmivemece ee dèsaleeapraftai">odaen eLgneaffcosupértuurcde7haattnionaudstron;o2p">urafc&dstron;ececiodp">fntreilos se0vicusAet usagersfntreierafepmDurs,AlherftearsiedAétudiacc dstron;oIl faattégalcmece pceudre entfempttcl;s atrre>egrad8s invesaipmDaffcs decrelo.saauctionaàoré., intfllôccuslscesamrsLotsodehoerafepmions fltancière>, indshtrisaCouComité Intfrnae 62.< dedsoutn(2oà auxA.utoiatésaenaaccuseroce réceptionadecmanière officiellu etaen rUlerverofc la t;ealiné exceshiv&m ce à aucun c"érextu et pouroaucunetraLp62 lnalre lU2ionceiné dnalre lEtréaliié&s au nionauédedcnalre lavancomece#deho ravaux. LeoComité vérifi&ralcod EtIl &n i.diqmeralà#feat& fltileAlieu (agencr) esalesocaralaértst d&l duaclmpttdstron;ona61656; LeoComité er2.Uipal désLgneralso2 TrUlorterideénae 62. Stdeass="spip">Nousfong class="spip">CouMrsLotsodu7Comitétrong>

éceioptste,lafctun mrsLotodu c>éceioptste,lmrsLotodu< d&dstron:
C_;ec">u2ionceinehaisi.soutn(2@gmail.clm Stdeass="spip">NousU2omailCou30tjanvtertrong>

CouPaerickmTardtuutrong>C_documece_831 p">C_documeces p">C_documeces_ce2clr' c CouDomlt d& Simontrong>

CouPaerickmVilairetrong>

le bâtiaffctne ris d&o as#2essnalre leffon8rer. ue c o4. uong class="spip">CouHarold Gaspstdtrong>

CouBi eiothè d&aSp">

2p">C_documece_832 p">C_documeces p">C_documeces_ce2clr' c CouBi eiothè d&aet Atch ves Naa"onpl;s du Québ="trong>

CouRaratri> etoCouCarnasal hnalre lOdeat& Me2ntsso2 Rigaudtri>. Dp">CouRevd&dstronays ent1917dstron;eqant elonoPrCouLaorelèv;tri>dstronays ent1932-1938dstron;eesaqant elonoPrCouRondoPointtri>dstronays ent (v;estl cnaissezdstron?)nts130; Biffcôc on lôs mettraienle mos qant elonoPrpersonnalinédstronays entreviefpiqmadotcfois. Crat& bi eiothè d&aespidocclla ersonnaliné du peuple haïtn(2, saCouPaerickmTardtuutrong> Stdeass="spip">NousU2omailCou22tjanvtertrong>

CouJacky Lumarioetrong>CouU2ionceiné Quis d&ya urong> StC_documece_853 p">C_documeces p">C_documeces_ce2clr' c
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CouMg0iDumastrong>urag& extraordtnaL&;fn travaillaentreilosqusllô>al&lAc>rps se ngouvbientaco2.Ués. ue coue c Tousonosobâtiaffcs oce én,ddé,auitsoy cempciplCouJean Michel Basquiattrong>

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