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>>Victoria Ocampo, Drieu, éd. Bartillat

Paris, septembre 2007


André Gabastou est traducteur. Il travaille avec les plus grands éditeurs littéraires français, à commencer par Christian Bourgois pour qui il traduit Vila-Matas depuis le début. André Gabastou est également un découvreur de talents.




En 1929, une célèbre mécène argentine, d’une grande beauté, rencontre un jeune romancier français jalousé pour ses conquêtes.

Quelques années plus tard, Victoria Ocampo fondera SUR , la plus brillante revue littéraire d’Amérique latine au XXe siècle ; Pierre Drieu la Rochelle, après avoir trouvé, avec Le Feu follet et La Comédie de Charleroi, le ton juste de son inspiration, cédera finalement à la tentation fasciste.

Sur cette rencontre à haut risque, voici deux témoignages majeurs : les chapitres que Victoria consacre à Drieu dans son autobiographie et la correspondance inédite de Drieu. Leur étonnante sincérité ne nous révèle pas une idylle convenue entre deux personnalités sûres d’elles-mêmes, mais l’appel au secours que se lancent « deux enfants fascinés et perdus ».

Fondée d’abord sur la force de l’attraction sensuelle, leur relation ne succombe pas à leurs divergences politiques, qui s’accusent au moment de la Guerre d’Espagne, lorsque Victoria prend résolument position contre Franco. Leur fidélité en amitié survit aux convulsions de l’Histoire et se fait tendresse et dialogue intellectuel, jusqu’au suicide de Drieu. N’écrira-t-il pas, en février 1944, s’imaginant lui-même dans le personnage de Benjamin Constant : « Ma Mme de Staël, ç’aurait été Victoria » ?

Elle sera l’une des rares intimes à qui il destinera son ultime confession testamentaire.

Ecrit sur le ton de la confidence, récit intime d’un amour qui commence en 1929 et se prolongera jusqu’au suicide de Drieu, ces pages apportent grandement à la connaissance de l’écrivain qui tout au long de son existence confiera à la fougueuse Argentine son mal de vivre, les secrets de sa création littéraire, sa conception de la littérature, ses ambitions inassouvies, ses amours, les arcanes de son désir. Victoria Ocampo offre ici un témoignage d’une grande qualité humaine, dénonce des errements de l’engagement politique de Drieu et de Malraux, les voyages en amoureux, les nuits sans sommeil, les promenades au Louvre, leurs silences...




Victoria Ocampo (1890-1979) a joué un rôle de premier plan dans le rayonnement de la culture littéraire au XXe siècle. Fondatrice de la célèbre revue Sur , elle publie pendant 40 ans les textes des plus grands écrivains, qu’ils soient argentins ou européens. Bioy Casares, Borges, Cortazar, Camus, Drieu la Rochelle, Malraux, Sabato, Caillois... Elle contribue personnellement à faire connaître en France Borges, qui était de ses intimes et lrong class>Malents de l’enga Elle caromenades au Louvre, leurs silences...
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