>>Verónica Gago, Economies populaires et luttes féministes : résister au néo-libéralisme en Amérique du Sud, éd. Raison d’agir

25 juin 2020
Auteur(e) : 
Paris, juin 2020



L’originalité du travail de Verónica Gago est de les observer « par en bas », et de montrer comment les classes populaires détournent les normes de compétitivité et de rentabilité en faveur d’autres formes de vie et de sociabilité. Dans les économies informelles des marchés populaires, les groupes subalternes s’approprient la rue, inventent d’autres pratiques économiques et mettent en cause la légitimité politique du néolibéralisme.

C’est ce qui se joue dans l’incroyable marché de La Salada à Buenos Aires, lieu par excellence des sociétés bigarrées que décrit Verónica Gago, ou encore dans les ateliers textiles qui emploient l’essentiel des travailleurs migrants. Les luttes féministes contre les violences domestique et économique, contre l’endettement ou la précarité suscitent des formes d’organisation et de contestation locales capables de subvertir de l’intérieur des modes de domination imposés à l’échelle internationale.





Traduit de l’espagnol (Argentine) par Mila Ivanovic. Préface de Marie Cuillerai. Avec le soutien de PROSUR aide à la traduction dans le cadre du Programa Sur du ministère des Affaires étrangères de la République Argentine.

Article tiré du site : http://www.ameriquelatine.msh-paris.fr
Rubrique:  Brèves