>>Leopoldo Brizuela, Le plaisir de la captive, éd. José Corti

20 mai 2007
Auteur(e) : 

Paris, mai 2007



Leopoldo Brizuela est né en 1963 à La Plata, province de Buenos Aires. Romancier, poète et traducteur, il a publié quatre ouvrages (deux romans, un recueil de poèmes et un ensemble de nouvelles) et a édité quelques anthologies. Inglaterra. Una fabula est édité en Argentine, en France, en Espagne, au Portugal, au Brésil et en Allemagne. Les éditions Corti viennent de traduire son recueil de nouvelles : El placer de la cautiva (Le Plaisir de la captive).


Leopoldo Brizuela
envoyé par Alexandre de Nunez





Leopoldo Brizuela sera à Paris lors de la 3ème édition du Salon du livre d’Amérique latine grâce au concours du Ministère des affaires etrangères argentin. Nous remercions tout particulierement le Ministre Sergio Baur et Madame Silvia Maldonado du bureau du livre de Buenos Aires.

Dans l’Argentine de la fin du XIXe siècle depuis la pampa jusqu’à la Terre de Feu, Leopoldo Brizuela revient avec sa puissance d’évocation déjà remarquée dans Angleterre, une fable, son précédent roman, à ses deux thèmes de prédilection : l’anéantissement des populations et des cultures indiennes par les Blancs ; les rapports homme-femme au sein de sociétés vouant un culte à la virilité. La nouvelle éponyme, Le plaisir de la captive, relate la chevauchée à travers la pampa d’une jeune fille blanche poursuivie par un chef indien. Tandis qu’elle prend conscience de la montée du désir en elle, Rosario semble peu à peu, par une appropriation de la stratégie de l’Indien, renverser les rôles et imposer de nouvelles règles à la poursuite, qu’elle convertit en une sorte de cérémonie érotique et d’épreuve initiatique - long prélude à l’étreinte finale, dont le lieu et le moment seront choisis par la « captive ».

Le Petit Pied de Pierre raconte, à partir de trente-huit témoignages qui sont autant de voix différentes et parfois divergentes, la biographie fictive d’un personnage réel : Ceferino Namuncurá, fils et petit-fils de caciques qui tinrent longtemps en échec l’armée argentine, l’un des derniers survivants de sa tribu, dont, à des fins édifiantes l’Église voulut faire un prêtre, et dont un grand nombre d’Argentins firent un saint.

Lune rouge, sous un déguisement ethnologique (et, à l’occasion, burlesque), est une rêverie poétique sur la fonction de gardien du feu chez les Yaghan de la Terre de Feu, peuple de navigateurs et de pêcheurs. Vénéré et donc solitaire, le gardien du feu, véritable chaman androgyne initié aux mystères élémentaires, restait obstinément penché sur la flamme ancestrale.

Ne frappent pas seulement dans ces récits la thématique abordée, mais aussi l’écriture et la construction de l’ensemble où chaque motif semble se répondre d’une histoire à l’autre ; où la langue est au service du vaincu, comme elle était aussi naguère, l’instrument du vainqueur.




Leopoldo Brizuela, Le plaisir de la captive, Ed. José Corti

Article tiré du site : http://www.ameriquelatine.msh-paris.fr
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