>>Ophélie Jaësan, Iceberg memories, éd. Actes Sud

3 décembre 2009
Auteur(e) : 
Paris, décembre 2009



Poète et romancière née en 1978 à Nantes, où elle vit et travaille, Ophélie Jaësan a reçu le prix de Poésie Bleustein-Blanchet pour son recueil La mer remblayée par le fracas des hommes (Cheyne éditeur, 2006). Chez Actes Sud, elle est l’auteur d’un premier roman, Le pouvoir des écorces.


Ophélie Jaësan
envoyé par Alexandre de Nunez


Extrait lu par Ophélie Jaësan et Alfonsina y el mar par Giovanni Mirabassi :


Je connais mal ma mère, son enfance argentine, l’histoire de ses parents, de sa rencontre avec mon père. Nous avons fui, disait-elle. Mais d’où, de quel pays avez-vous fui ? Voilà ce que je lui demandais. L’Argentine – c’était pour moi le pays argenté, aux mille reflets, l’immense fleuve, la pampa, les mauves jacarandas et toute cette flore tellement faune, indomptée. Une terre de rêves, dont ma mère prétendait qu’elle était aussi terre de cauchemars – et elle n’expliquait rien, haussait les épaules, montrait dans des cadres accrochés aux murs de la maison les photos qui racontaient son enfance et celle de mon père, comme autant de preuves d’un quelconque ratage.
O. J.



À voir : Poésie verticale de Roberto Juarroz, le site Actes Sud et le journal d’Ahosera.

Article tiré du site : http://www.ameriquelatine.msh-paris.fr
Rubrique:  Brèves